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Il attendait sous ma terrasse couverte quand je suis rentrée de l'école. J'avais pleuré pendant tout le chemin du retour, sentant déjà un énorme vide là où ma petite fille pétillante avait été. Même si je me réjouissais de ses voyages tout au long de l'année, les trois cent trente jours où je souhaite faire une pause n'ont pas rendu plus faciles les jours où elle n'était pas là.
Je me sentais très seule quand Jacy partait.
Edward n'est pas parti pendant quatre jours.
Le premier jour, on a fait l'amour dans la salle de bains. Sur le canapé. Ecrasés contre le comptoir dans la cuisine, il me disait à quel point il voulait le faire à chaque fois que je faisais la vaisselle. Les hanches tapant douloureusement contre le bord du comptoir pendant qu'il me mordait l'épaule, en finissant vite et fort et puis se mettant à genoux pour que finisse moi aussi. Et une morsure au cul si forte qu'elle a laissé une marque.
Je n'avais jamais joui comme ça de toute ma vie.
Le deuxième jour, je dormais, je me suis réveillée avec lui, étendu sur le dos dans mon lit, les boucles sauvages et le visage doux du sommeil. Il s'est rapproché et ses bras sont passés autour de moi. glissant à l'intérieur, faisant quelque chose de doux et lent, frissonnant à travers un orgasme pendant qu'il gémissait contre ma poitrine. Le petit déjeuner, le déjeuner et le dîner dans les oreillers. Nous avons passé une saison entière d'une émission de télévision à laquelle nous n'avons pas prêté attention, nous avons pris une douche puis avons recommencé.
Le troisième jour, c'était le travail, et j'ai pensé à lui tout le temps que j'y étais. Points de suture et des blessures à la tête et des jambes cassées mais j'avais envisagé toutes les choses que je voulais lui faire quand je serais finalement la maison.
Je voulais l'attacher à mon lit. Lui sucer la bite. M'asseoir sur son visage. Mais je m'avançais, parce que tout ce que je voulais vraiment, c'était ce sexe assoupli. La petite baise domestique. Les douches paresseuses ensemble. Les trucs qui m'avaient manqué tout ce temps.
Le quatrième jour, je suis rentrée du travail et il était toujours là. Dans la maison. Dans la chambre de Jacy. Sur son lit. La photo de Jake dans ses mains.
"Je ne pensais pas que tu serais encore là."
"Je ne voulais pas partir."
Je me suis assise à côté de lui sur le lit et j'ai regardé le visage de Jake à travers le verre. J'avais pris cette photo deux mois avant sa mort, le lendemain de notre dispute pour connaître le sexe du bébé qui me tabassait de l'intérieur.
Il voulait savoir. Pas moi.
Ça me rendait encore malade qu'il soit mort sans savoir.
"Elle lui ressemble. Je pensais qu'elle te ressemblait mais elle lui ressemble," dit-il.
"Elle lui ressemble. Ça devient de plus en plus fort avec l'âge. Je peux le voir en elle, de plus en plus."
Nous avons tous les deux regardé Jake pendant un moment, en silence.
"Tu sais ce qui va lui poser problème ?" Je me suis approchée d'Edward, son bras faisant une boucle autour de moi alors que je posais ma tête sur son épaule.
"Que je ne veux pas prendre sa corvée du lundi ? Quelle est sa corvée du lundi, exactement ?"
"Passer la serpillière." J'ai roulé des yeux.
"Beurk. Pas étonnant qu'elle veuille tellement que j'emménage."
"Elle t'a demandé ça ?" J'ai levé la tête pour le regarder, surprise.
"Elle m'a dit. Je suis censé venir l'aider à nettoyer le sous sol le week-end prochain." Il a fait un clin d'œil.
Merde.
"C'est le fait de ne plus dormir dans mon lit qu'elle va détester."
Jacy a toujours été dans mon lit. Au début, c'était ma propre solitude puis la facilité de l'avoir proche puis le réconfort que m'apportait son petit corps chaud. La familiarité. Elle a traversé une période de trois mois a vouloir dormir seule quand elle avait sept ans mais même maintenant, elle se retrouve dans mon lit quelques nuits par semaine.
"J'ai l'impression que tu y penses."
"A quoi ?"
"Nous."
