31 octobre 1981

Le Monde sembla s'arrêter autour d'eux. Dumbledore venait de tomber à la reverse, encore entouré d'une lumière verte intense. Pour ceux qui étaient les plus proches du vieil homme, ils pouvaient voir un air résigné sur son visage qui avait traversé tant d'années, tant de combats. Celui-ci était son dernier. « Albus Dumbledore est mort », voilà tout ce que pouvaient se dire les témoins de la scène. Le professeur venait de toucher violemment le sol derrière lui, les yeux fermés.

Les yeux exorbités, ils tournèrent leur regard vers Lord Voldemort. Ce dernier avait encore la main détentrice de la baguette levée. Lui non plus ne semblait pas y croire. Il avait gagné. Après toutes ces années de bataille, il avait enfin gagné. Il avait tué celui qui avait emprisonné Gellert Grindelwald, le soit disant sorcier le plus puissant de Monde magique.

Des chuchotements se firent entendre petit à petit autour de lui. Certains étaient craintifs, ne sachant pas s'ils devaient se mesurer au mage noir pour tenter de l'éliminer, ceux-ci étaient les sorciers de la lumière. D'autres, les mangemorts, les partisans de Voldemort, étaient admiratifs. Leur Maître avait réussi. Leurs idéaux allaient prendre le dessus. Le Lord bougea enfin, il baissa sa baguette et se redressa.

-A présent que ce vieux fou est mort, c'est moi qui vais diriger ce pays, commença-t-il avec un sonorus. Je vais vous laisser ramasser vos morts et vos blesser, je vous laisse une heure pour prendre une décision : me rejoindre, ou mourir. Je vous promets que si vous choisissez la deuxième option, aucun mal ne vous sera fait. Je vous demande juste d'adhérer à mes idéaux et d'obéir à mes ordres. Les sang-mêlés et les né-moldus seront acceptés.

Il transplana, suivit de près par ses mangemorts. De nouveau, il y eut un moment de blanc, puis tout se mis en marche. Dans un grand capharnaüm, chacun commença à courir dans tous les sens. La plupart des sorciers transplanèrent chez eux où leurs enfants étaient en sécurité, vite rejoint par leur conjoint ou conjointe qui se trouvaient eux aussi sur le champ de bataille. Beaucoup avaient de la famille à l'étranger. Juste le temps d'empaqueté quelques affaires et ils disparurent du pays à jamais.

D'autres, ne sachant pas quoi faire, coururent un peu partout, à la recherche de personnes connues. Des cadavres se firent marcher dessus, des blessés à qui il manquait des membres se firent bousculer dans l'indifférence générale. Dumbledore était mort, le ministère de la magie était tombé, Voldemort prenait le pouvoir. Que faire ? Se rendre ? Beaucoup y renoncèrent. Dans un dernier effort illusoire, ils choisirent de faire entrave à la magie noire.

Les derniers restants décidèrent de se rendre, sachant très bien que le pays était perdu. Parmi eux se trouvèrent James et Lily Potter. Deux aurors, des chasseurs de mages noirs, tout deux âgés de 21 ans. Ils avaient eu leur fils Harry un an et quelques mois avant cet événement. Lily était une née moldu, elle n'avait pas de famille, de maison autre qu'à Godric's Hollow qui pourraient les cacher, elle et les deux amours de sa vie. James, quant à lui, venait d'une lignée de sorcière pure qui s'était faite décimée quelques semaines plus tôt. Il ne restait plus que le brun et son fils nouveau né pour perdurer la maison des Potter. Ils devaient protéger leur enfant. Harry devait vivre. Ils n'avaient nul part où aller cependant et le choix se fit rapidement, se rendre, comme pour de nombreux autres sorciers.

À côté d'eux, les derniers membres de la famille Weasley avaient fait le même choix. Arthur et Molly avaient déjà 6 enfants et étaient la famille sorcière de sang pur la plus pauvre d'Angleterre. Ils ne pouvaient pas partir même s'ils le voulaient.

Ainsi commença le règne de Lord Voldemort. Des centaines de milliers de morts pour commencer, puis la résignation. Évidemment, pour ceux qui avaient décidé de changer de camp, tout ne s'est pas passé comme dans le plus beau des mondes. Il y avait les mangemorts qui en profitaient pour les rabaisser, pour leur rappeler qu'ils avaient gagné. Il y avait aussi les « nouveaux arrivants » qui, pour bien se faire remarquer de la part de leur Maître, n'hésitaient pas à faire des coups bas aux sorciers de la lumière. Enfin de la « lumière », chaque jour qui passait, de moins en moins d'entre eux persistaient à croire que le côté de Dumbledore était le bon, celui qui devait gouverner.

Il y avait en effet tellement de violence, de coups bas, que beaucoup se laissaient tenter par le côté sombre. « Et si, au final, le Maître avait raison ? », « Et si les ténèbres devaient gouverner ? ». Pour Voldemort, la meilleure des délectations fut quand les sorciers les plus connus de la lumière durent plier le genou devant lui afin de recevoir la marque. Ils lui appartenaient tous à présent. Au moindre faux pas, il pouvait les éliminer juste par envie. La marque des ténèbres était reliée à lui. En une pensée, leur nouveau Maître pouvait leur envoyer le sort qu'il voulait, qu'ils soient devant lui ou à l'autre bout de la Terre.

Le petit Harry et bien d'autres enfants grandirent dans cet univers qui, d'abord sombre, commença peu à peu à s'éclaircir. Bien qu'ils soient maltraités par les sang-purs et quelques sang-mêlés, les né-moldu n'étaient pas rejeté de la part de Voldemort, comme il l'avait promis. Quand un né-moldu naissait, il était directement enlevé de ses parents, remplacé par un autre bébé et donné soit à un orphelinat sorcier, soit à une famille d'accueil sorcière. Ainsi, Hermione Smith devint la fille du couple Granger et prit leur nom.

Rien ne changea à Poudlard, mis à part le fait que les élèves envoyés à la maison Serpentard étaient mieux vu de la part de leurs parents que ceux des autres maisons. La directrice devint Minerva McGonagall, ancienne directrice adjointe. Bien qu'elle soit du côté de Dumbledore, la sécurité des élèves était une priorité pour elle. Ce fut donc sans trop de contrainte, que Minerva accepta le poste.

Année 1988

Les années passèrent, Harry eut 7 ans, ses parents attendaient cet âge avec impatience. En moyenne, c'était à ce moment là que la magie se manifestait pour la première fois chez un sorcier. Mais les jours passèrent, puis les semaines. James et Lily se dirent qu'après tout, ce n'était justement qu'une moyenne, que leur fils était peut être en retard. Ce n'était pas grave. Ils l'aimeraient dans tous les cas.

Puis un jour, Voldemort fit une apparition publique. Rare dans son cas, il préférait rester dans son bureau à « magouiller on ne sait quoi » disait James. Mais là c'était différent. Il apparu au ministère de la magie dans sa robe de sorcier noire faite de tissus noble. Ses traits n'avaient pas changés avec les années. En fait, personne ne pouvait lui donner un âge. D'aussi loin que chacun se souvenait, depuis qu'il avait commencé à regrouper des partisans et à semer la terreur partout où il allait, Voldemort avait toujours eu l'air d'avoir la trentaine.

Voldemort, donc, était apparu en chair et en os devant une foule de sorciers avec, ce qui semblait être, des rideaux noirs en fond. Il voulait que tout le monde le voie. Il avait donc inventé un sort pour qu'une sorte d'écran apparaisse dans chaque maison. Ce n'était pas la première fois que ça arrivait, loin de là mais cela restait extrêmement rare que ce soit Voldemort en personne qui se déplace. Depuis la naissance de leur fils, cela n'était arrivé que deux fois à vrai dire. James avait déjà essayé de le détruire mais sans succès. James et Lily étaient chez eux à ce moment là, assis sur le canapé avec Harry qui lisait un livre sur le tapis à leurs pieds. Le couple ne se rappellera jamais du sujet du discours de leur Maître car au moment où Harry entendit la voix du Seigneur des ténèbres, il leva les yeux vers l'écran, tendit la main vers lui et disparu dans un crack.

Lily fut la première à réagir, elle cria le nom de son fils en se levant brusquement, cherchant autour d'eux mais en vain. James ne se rendu compte qu'au moment où sa femme cria « Harry ! » qu'il comprit ce qu'il venait de se passer. Il avait transplané Godric savait où. Des exclamations venant de l'écran les firent se tourner tous les deux. Ils écarquillèrent les yeux sous le choc de ce qu'il se passait devant eux. Sur la scène, aux côtés de Voldemort, se tenait Harry.

Le petit regardait le sorcier noir, qui avait arrêté de parler, avec, ce qui semblait être, un regard curieux mais adorateur. Des mangemorts accoururent, croyant que leur Maître se faisait attaqué mais Voldemort eut un temps d'arrêt. Ses yeux rouges scrutaient le garçon et James et Lily eurent, pour la deuxième fois de leur vie, peur pour la vie de leur enfant. Mais contre toute attente, le mage noir tendit lentement la main vers Harry qui l'attrapa tout de suite. Sans un mot, Voldemort tira le petit homme derrière la scène et s'engouffra dans les ténèbres. L'écran se désintégra immédiatement.

Lily et James, de leur côté, ne savaient pas quoi faire. Leur fils était littéralement aux mains du seigneur des ténèbres. Comment le récupérer ?

-On doit aller le chercher, dit Lily en regardant dans le vide, imaginant milles scénarios dans sa tête.

-Je vais y aller, répondit James en redressant les épaules. Il doit se douter que c'est un accident, il doit le savoir, dit-il plus bas comme pour se persuader lui-même.

-Non, on y va tous les deux, renchérit sa femme en se tournant cette fois vers lui.

-Non Lily tu-

-Moi aussi j'étais auror James, je sais me défendre, il est hors de question que je reste à la maison sans rien faire alors que notre enfant est aux mains de cet homme.

-D'accord, accepta James à contre cœur.

Ils ne perdirent pas plus de temps et mirent allèrent vers leur cheminée. Ils dirent chacun leur tour, haut et fort « ministère de la magie !» et disparurent dans des flammes vertes.

Ils arrivèrent dans un immense couloir fait de carrelage noir tellement lustré qu'il brillait. Des dizaines et des dizaines de cheminées s'enflammaient avec un sorcier à l'intérieur tout autour d'eux. Les personnes qui étaient venu voir le discours du Lord s'en allaient petit à petit. Lily et James prirent le chemin de l'ascenseur où ils décidèrent d'un commun d'accord d'aller au département de la justice magique, devinant que c'était à cet endroit là que se trouvait le bureau de Voldemort.

Quand ils sortirent de la machine, ils se trouvèrent devant un couloir qui allait à gauche et à droite. Les murs étaient faits du même carrelage que celui du grand hall. Une multitude de portes s'étalaient des deux côtés.

-Et là ? Demanda James.

-Allons à droite, décida Lily après quelques secondes de réflexion, on trouvera sûrement un panneau ou quelqu'un pour nous aider.

-je te suis, acquiesça l'homme.

Ils marchèrent cinq bonnes minutes, ne rencontrant personne et ne voyant pas la fin du couloir. Ils commencèrent à désespérer quand ils entendirent un rire. Celui de Bellatrix Lestrange. Ils se regardèrent une seconde puis marchèrent de plus en plus vite vers le bruit qui leur était si connu et qui, généralement, ne présageait rien de bon.

Ils la virent d'abord elle, adossée à l'embrasure d'une porte plus imposante que les autres.C'était une grande femme aux paupières lourdes, aux lèvres minces et à la mâchoire forte. Son visage émacié est semblable à une tête de mort. Ses cheveux étaient bruns, longs, épais, ils avaient une brillance peu commune mais étaient décoiffés et négligés. Elle tourna la tête vers eux, un sourire arrogant et dédaigneux aux lèvres.

-Et voilà les parents canards venu chercher leur petit caneton, ricana-t-elle de sa voix dure et sèche.

-Nous sommes venus reprendre Harry, dit James.

Il avait une main dans sa robe de sorcier, prêt à sortir sa baguette à tout moment. Lily fit un pas en avant, tentant de calmer le jeu.

-C'était un accident, il n'avait jamais fais de magie avant, nous sommes désolé du désagrément.

-Bien sûr que c'était un accident, cracha la femme, personne de censé n'aurait transplané au beau milieu d'un discours de notre seigneur.

-Maintenant que cela est clair, pouvons nous le voir ? Demanda la mère.

Bellatrix eut un petit rire et tourna la tête pour regarder le couple ne savait quoi dans la pièce.

-Je doute que cela soit possible en fait, leur dit-elle, toujours un sourire moqueur aux lèvres.

-Et pourquoi ça, demanda James en s'avançant, dégainant très clairement sa baguette.

-Parce que notre Maître est en pleine conversation avec lui, répondit une voix derrière Lily.

Le couple se retourna comme un seul homme. L'homme était très grand, mince et avait les cheveux foncés et les yeux d'un gris hypnotisant. Son teint était pâle, il avait un air sérieux sur le visage.

-Qu'est-ce que tu veux dire ? Dit James, la mâchoire crispée pour éviter de lancer un sort qu'il pourrait regretter plus tard.

-Exactement ce que je viens de dire, Potter. Le seigneur des ténèbres a trouvé très… intéressant, le fait qu'un enfant de 7 ans arrive à déjouer les protections magiques du ministère. Ils sont donc en train de discuter calmement, répondit simplement l'homme.

-Où est-il ? Demanda doucement Lily, rassurée quand elle entendit le mot « calmement »

-Il est là, dit Bellatrix, toujours la tête tournée vers l'intérieur de la pièce.

Doucement, James et Lily avancèrent vers la porte. Quand ils s'approchèrent d'elle, Bellatrix renifla de dégoût et partit se mettre dans un coin de la pièce, une sorte de garde du corps au cas où un membre du couple aurait l'idée d'attaquer son Maître.

James, le plus proche, vit le premier la scène, vite rejoint par Lily. Leur fils était assis sur un canapé en cuir noir aux reflets verts, un verre de ce qui semblait être du jus de citrouille dans les mains. Il observait attentivement son interlocuteur qui devait lui parler de quelque chose de très intéressant au vu de sa concentration. Il eut un petit hochement de tête sérieux. Ses parents durent se retenir de rire au vu de l'attitude de leur enfant.

Ils ne pouvaient entendre la conversation. Voldemort avait sûrement formulé un sort les empêchant d'être entendu par autrui. Lily observa l'immense pièce. Derrière le canapé, se trouvait un grand bureau fait de bois ciré avec une plaque en verre sur le dessus. Encore derrière, une fenêtre qui ressemblait plus à une baie vitrée, entourée de deux rideaux du même noir étrange que celui du canapé. Lily se demanda qu'elle vue il pouvait y avoir étant donné que le ministère se trouvait au sous-sol. Sur les côtés se trouvaient deux portes l'une en face de l'autre de la même couleur que le bureau. Les murs étaient beiges. Dans un coin, Bellatrix n'était plus sur le qui vive mais regardait le petit garçon et l'homme avec un drôle de regard.

Enfin, Harry posa ses yeux vers ses parents. Il leur sourit, posa précautionneusement le verre par terre et couru vers eux. Ils le prirent dans leurs bras, plus qu'heureux de le voir sain et sauf.

-Tu vas bien mon chéri ? Demanda Lily en mettant ses mains sur ses joues, l'observant sous toutes les coutures pour se rassurer un peu plus.

-Oui ! Voldemort m'a donné du jus de citrouille et on a parlé ! S'exclama le garçon.

James et Lily eurent un frisson. Certes, ils utilisaient le nom « Voldemort » dans leur tête, mais jamais, au grand jamais ils n'avaient prononcé le nom à voix haute. Il portait malheur, tout le monde le savait. Tout le monde sauf leur fils apparemment.

-Harry, commença James mal à l'aise, tu ne dois pas-

-Il a le droit de le dire, annonça un Voldemort mi-amusé, mi-sérieux, toujours assis sur le canapé.

-Mais-, commença le père.

-Harry a réussi à passer mes barrières de sécurité, j'ai décidé qu'il avait le droit de m'appeler comme ça.

-Oh, eh bien, merci mon seigneur, remercia Lily toujours un peu indécise.

-Aucuns soucis, dit Voldemort en se levant du canapé. Je voulais aussi vous informer que, si vous aviez le moindre problème avec la magie de Harry, il ne fallait pas hésiter à m'envoyer une lettre afin que je prenne les mesures nécessaires pour l'aider à la canaliser, fit Voldemort avec un air absolument sérieux.

-Encore merci, nous allons essayer de faire au mieux, dit Lily en faisant un petit sourire mais comprenant petit à petit que son fils n'allait pas avoir un futur calme et paisible.

-Bien, maintenant que cela est dit, Rodolphus va vous raccompagner jusqu'à l'ascenseur.

-Au revoir Voldemort ! Dit un Harry un peu triste de partir.

-Au revoir Harry, sache que tu es le bienvenu ici, lui répondit son interlocuteur.

Lily prit son fils par la main et, tous les trois firent demi-tour, reprenant le chemin qu'ils avaient emprunté pour venir, l'héritier Lestrange devant eux. James avait encore sa baguette en main, ne faisant aucune confiance au mangemort qui les accompagnait. Lily aussi était sur le qui vive mais moins que son mari, profitant pleinement de sentir la petite main de son fils dans la sienne. Elle avait tellement eut peur.

Ils rentrèrent à la maison par le réseau de cheminette. Harry essaya de monter les escaliers dès qu'il fut arrivé mais son père le tira par le tee-shirt.

-Non, non mon garçon, on va d'abord discuter, lui dit-il.

Il l'emmena dans la cuisine où il le fit asseoir à la table. Le chat de la maison vint se lover contre les jambes de son petit maître dès qu'il fut assit. Lily les suivit quelques secondes après.

-Bien, commença le père de famille, commençons par le commencement. Qu'est-ce qu'il t'a pris de transplaner vers le seigneur des ténèbres ?

-Je voulais le voir, répondit simplement Harry.

Il eut quelques secondes d'hésitation puis…

-Il est beau aussi, ajouta-t-il en se penchant vers eux de peur que les voisins l'entende.

-Il est…beau ? Répéta sa mère.

-Oui, j'aime beaucoup ses yeux. J'aime le rouge.

James et Lily étaient estomaqués. Harry pouvait aimer qui il voulait, garçons ou fille, cela n'avait pas d'importance, tout ce qu'ils voulaient était que leur fils soit heureux. Mais le seigneur des ténèbres ?

-D'accord, tu aimes ses yeux, c'est juste pour ça que tu y es allé ?

Harry ne répondit pas, il baissa juste les yeux, comme prit en faute.

-Tu avais déjà fais de la magie avant ? Demanda Lily.

-Non jamais, dit son fils.

-Et de quoi avez-vous parlé ? Ajouta James.

-On n'a pas beaucoup parlé en fait, vous êtes arrivé assez vite. Il m'a demandé ce que je voulais boire et si j'avais peur de lui. Je lui ai dit que je n'avais pas peur et voilà. Après je lui ai dit « comment tu t'appelles ? » et il m'a dit que je pouvais l'appeler Voldemort.

Ses parents se regardèrent en frissonnant. Il leur faudrait un gros temps d'adaptation avant qu'ils ne puissent s'habituer à ce nom sortant de la bouche de leur fils.

-D'accord mon chéri, tu veux manger quelque chose ? C'est l'heure du goûter, lui demanda sa mère.