Je me rends compte que c'est la première fois que j'écris sur du BokuAka alors que j'adore ce ship, cherchez l'erreur.
C'est encore de l'angst... Je prévois d'écrire du fluff là, ça craint sinon.
Nombre de mots : 600~
Paring : BokuAka
Angst
| Akaashi n'est rien sans Bokuto. |
[…]
Était-il seulement possible d'aimer quelqu'un aussi fort qu'il l'aimait lui ? Était-il possible d'imaginer des limites à son amour ? Était-il possible pour lui de pouvoir respirer, manger, dormir, vivre sans lui ?
Akaashi ne savait plus quoi répondre à ce genre de questions qu'il se posait à lui-même, souvent, en face de son café noir, le matin. En face de son café noir, le soir. En face de son café noir qui le tenait tant bien que mal éveillé.
« Tu vas bien ? »
« Oui. »
« Tu as besoin de quelque chose ? »
« Non. »
Sauf de lui. Sauf de son ace, sauf de ce fanatique de hiboux, ce grand mangeur de viande, gourmand, joueur, enfantin.
Lui dont l'absence était la pire des présences. Cette présence fantôme qui s'était faite une place dans son quotidien.
Entendre sa voix au détour d'un couloir, ses exclamations de joie, voir ses yeux dorés briller d'espoir à la lueur des étoiles. Sentir la chaleur de sa paume contre la sienne, écouter les battements de son coeur, l'oreille contre sa poitrine. Et enfin, se réveiller, ou papilloner des yeux, sortir de sa transe et réaliser, pour la millième fois, que Bokuto était parti.
« Où est-il parti ? » lui demandait-on.
« Parti. » répondait le brun.
Alors on le regardait, avec peine, avec pitié, offrant des mots encourageants qui ne servaient à rien à part se donner bonne conscience, on lui tendait un pauvre mouchoir en papier, sans savoir qu'il n'avait plus assez de larmes pour pleurer. Parfois une accolade, un micro sourire, rarement sincère, ou des yeux malheureux qui n'exprimeront jamais autant de désespoir que les siens.
Et lui sombrait, peu à peu, dans la folie de l'amour perdu, de son amour brisé, de son âme-soeur envolée. Le manque lui déchiquetant le coeur à chaque seconde, comme des milliards de couteaux démesurés, ne laissant de son organe vital qu'un tas de sang et de chaire broyée.
Qui était-il sans lui ? Un nom. Akaashi Keiji. Peut-être un corps, si l'on pouvait appeler cela ainsi, plus une enveloppe, quelque chose de frêle, qui pourrait s'effondrer au moindre coup de vent.
À chaque fois qu'il le voyait, pris dans une illusion fabriquée de toutes pièces par lui, c'était comme s'il revivait, comme si son regard s'illuminait de nouveau, comme si son cerveau se souvenait comment marcher, courir, puis sauter dans ses bras. Rire et pleurer de joie. Et en une demi seconde, rencontrer le sol gelé, brusquement, et s'apercevoir que ce n'était que le fruit de son imagination.
Que son esprit voulait guérir son cœur. Qu'il voulait se persuader que Bokuto n'avait pas été noyé par une bande d'assassins. Que son corps n'avait pas été retrouvé au fond d'une rivière, un énorme poids attaché à sa cheville.
Qu'il était toujours en vie.
Parfois, Akaashi avait envie de tuer. Mais dès qu'il trouvait la force de se lever, ses jambes ne tenaient pas, et il s'écroulait.
Et dans un dernier élan de rage, Akaashi hurlait à s'en déchirer les poumons. Jusqu'à tomber à plat ventre sur le parquet de sa chambre, à moitié-mort sûrement.
Et là où son petit-ami l'aurait pris dans ses bras pour le rassurer, Akaashi n'avait été accueilli que par la mort.
Akaashi n'était rien sans Bokuto.
[…]
My heart : I want flufffff please!
My brain : I-I-I cant-
Oups
