Bonsoir cher lecteur !
Cela fait un moment que je n'avais rien posté, toutefois cela ne m'a pas empêché de continuer à écrire. Je vous présente donc ce soir le premier chapitre d'une fic Harry Potter que je travaille depuis quelques temps.
Disclamer : Les personnages d'Harry Potter ne m'appartiennent pas J.K Rowling en est la propriétaire exclusive.


Chapitre 1

La lune était absente du ciel nocturne ce soir-là, l'air était glacial malgré que ce soit en plein milieu de l'été. Une silhouette apparut soudainement dans un pop discret aux abords de la discrète ville de Little Hangleton dans le sud du Northumberland. Encapé de pied en tête, toute de noir vêtu, elle marcha d'un pas soutenu dans le village, passa sans prêté attention au pub à ragot du coin « Le bar du pendu » bien bruyant à cette heure et se dirigea d'un pas confiant vers la grande masure un peu délabré des Jedusor. Elle passa le portail de fer forgé couvert de lierre, grimpa les marches branlantes du porche et passa la massive porte en chêne rongé par les termites.

Une fois dans le Hall, la silhouette retira sa cagoule dévoilant de longs cheveux blond presque argent, de froids yeux gris et un air fier, presque arrogant. Lucius Malfoy se dirigea vers l'escalier délabré, un rictus légèrement dégoûté sur les lèvres fit une apparition furtive à la vue qui s'étendait devant lui à l'état de la demeure du terrifiant mage noir de Grande-Bretagne. Il fit violence à son sens de l'auto-préservation et monta les marches prudemment jusqu'à l'étage où l'attendait son Seigneur et Maître. Cher Merlin, il maudissait la petite raclure qu'était Queudver pour L'avoir ramené d'il ne savait où. Il s'arrêta un instant devant la porte et rectifia sa tenue, chassant le peu de poussière de sa cape et redressant quelques plis. Rassemblant tout le foutu courage Gryffondorien qui lui faisait défaut, terrifié de ce que lui voulait le maître et qui ne requérait uniquement que sa présence. C'était toujours mauvais signe lorsqu'un mangemort était convoqué seul, la punition pour quoi qu'il ait pu faire était toujours synonyme de Saint Mangouste pendant plusieurs semaine (pour les plus chanceux) ou mois (dans le pire des cas).

Avec toute la bravoure qu'il n'avait pas il frappa deux fois fermement à la porte et attendit l'ordre de son maître pour rentrer. La voix froide et puissante s'éleva de l'autre côté de la porte, l'autorisant à enter. Ce qu'il fit immédiatement pour ne pas contrarier celui-ci et s'octroyer une punition en prime. Il avança jusqu'à son maître qui était installé dans un fauteuil à haut dossier vert forêt, son serpent reposant en parti sur le dossier et sur les épaules de son maître. Une fois devant Lui il s'agenouilla et baissa la tête.

— Bonsoir Maître, vous avez fait mendé ma présence ?

— Bonsoir Lucius, répondit le Lord d'une voix sifflante, en effet j'ai une mission d'un aspect plutôt personnel pour toi. Lève-toi.

Lucius suivi l'instruction et tourna son regard vers son Seigneur sans toutefois rencontrer ses yeux qui avait toujours le don de le mettre mal à l'aise. Une couleur tel que la sienne était toujours perturbante surtout quand on en connaissait la cause. Lucius se demandait quel pouvait être cette mission, la délivrance des consignes était un peu plus singulière. Il commença à paniquer intérieurement lorsqu'il se rendit compte que le Lord l'avait conduit dans sa chambre personnelle. La pièce tout aussi glaciale que son propriétaire ne possédait aucun tapis chaleureux sur le sol en pierre brut, aucunes tapisseries ne recouvraient les murs similaires au sol, même la majestueuse cheminée à droite de l'entrée était éteinte. Le strict minimum d'ameublement était présent, deux fauteuil devant la cheminé, un bureau et une chaise devant la double porte fenêtre situé en face de la porte d'entrée, un grand lit à baldaquin sans rideau à l'opposé de la cheminée et une bibliothèque qui couvrait les murs entre le lit et les double porte-fenêtre. Tout à sa discrète inspection des lieux, Lucius n'en oublia toutefois pas la présence imposante de son Seigneur et suivait du coin de l'œil ses moindres faits et gestes.

Le Seigneur des Ténèbres s'était dirigé vers son bureau et en avait sorti un petit coffret en bois couverte de rune. Il fit signe à Lucius de s'installé dans un des fauteuils devant la cheminée et le rejoignît avec le coffret. Tous les deux installés, un silence pesant pour Lucius plana quelque instant avant que le Seigneur des Ténèbres ne le rompe.

— Mon cher Lucius, tu es bien conscient que ces dernières années la réussite de tes missions a été plutôt chimérique et bien que tu sois sévèrement puni à chaque fois, les résultats ne s'améliorent pas.

Lucius ne dit rien, bien conscient qu'aucune réponse n'était demandée néanmoins une peur viscérale pris lentement possession de son être, de léger tremblement se présentèrent dans ses mains qu'il serra l'une contre l'autre sur ses genoux. Une sueur froide remonta le long de son dos et le fit imperceptiblement frissonner. La suite de la conversation le remplissait d'un sentiment de plus en plus pressant de fuite, son instinct lui disait qu'il ne devait pas rester, qu'il devait fuir, prendre sa famille et ne jamais revenir. Cette pensée le prit légèrement de court étant donné qu'il ne considérait certainement pas Narcissa comme son épouse. Elle avait été une amie autrefois mais sa fidélité aveugle au Seigneur des Ténèbres lui avait coûté son fils unique. Elle l'avait soigneusement éloigné de lui le plus possible durant son enfance et maintenant il s'était fait embrigader dans les rangs des Mangemorts avec une fierté titanesque déplaisant Lucius au plus haut point. Non, Lucius n'avait plus de famille que sur le papier, il serait surement d'autant plus facile de s'enfuir, non ? La voix de son Maître le sorti de son marasme intérieur, il prêta de nouveau oreille à ce qu'il lui disait avant de se figé d'horreur.

— C'est pour cela que tu vas m'aider avec mon dernier projet, mon cher Lucius. Au moins tu devrais pouvoir y arriver. Ce n'est pas bien compliquer. J'ai décidé d'avoir un héritier.

Lucius était tétanisé, un héritier, Lui… Que les Dieux les protègent tous… Lucius ne savait plus quoi penser, ils seraient tous morts même si ça ne serait certainement pas avant un petit moment, après tout un bébé ça met du temps à grandir… Mais qu'allaient-ils bien pouvoir faire contre ça ? Quand une pensée affolante lui traversa l'esprit, il releva la tête, croisant le regarde de son Maître et s'adressa à lui le plus respectueusement possible au vue de ses paroles :

— C'est une grande nouvelle Mon Seigneur ! Puis-je savoir en quoi exactement je peux vous être utile, Maître ?

Le sourire carnassier et cruel du Seigneur des Ténèbres ne réassura en rien Lucius. Il ne répondit pas non plus à la question de Lucius et ouvrit la boîte qui reposait sur ses genoux. Une fois ouverte elle fut tourné dans sa direction afin que Lucius puisse en voir le contenue. Lucius posa donc son regard sur trois fioles, chacune avait un liquide différent à l'intérieur. La première et la plus à gauche était d'un rouge profond. N'use-t-elle été aussi liquide que de l'eau, Lucius aurait parié que c'était du sang. Mais il remarqua ensuite l'éclat bronze à la lumière du feu. La seconde et celle du milieu était d'un blanc nacré aussi opaque que la première n'était translucide. Et la dernière était d'un vert brillant à la consistance aqueuse et poreuse.

La seule du lot qui ne disait rien à Lucius de vue était la seconde. Il ne reconnaissait pas la potion contenu dans cette fiole. Mais au vue des autres – une potion de luxure et une de fertilité – il avait peur de ce qu'elle pouvait bien contenir.

— Je vois que tu as reconnu les potions de luxure et de fertilité. Mais tu ne sembles pas savoir à quoi est destinée la blanche.

— En effet, Maître, je ne reconnais pas cette potion.

— Et bien, ce n'est pas nécessaire. Tu vas en découvrir les effets par toi-même. Après tout, il n'y a rien de tel que tester pour apprendre.

Voldemort prit délicatement la fiole et la tendit à Lucius. Ce dernier était grandement tenté de ne pas la prendre mais au vue du regard menaçant – plus qu'habituellement – du Seigneur des Ténèbres, il n'avait pas grand choix. Il prit alors la fiole en verre, le flacon était tout aussi froid que sa peau. Lucius était terrifié de ce qu'allait lui faire cette potion. Il se doutait maintenant – et surtout à la vue des deux autres potions – qu'il allait devenir, d'une façon ou d'une autre, le porteur de l'héritier de Voldemort.

Il ferma les yeux une seconde, les rouvrit, vaincu. C'est la main tremblante qu'il déboucha la fiole. Il prit une profonde inspiration, porta la potion jusque sa bouche, ferma les yeux de nouveau et avala cul-sec la potion. Celle-ci, étonnement, n'avait pas un goût particulièrement répugnant. Bien que l'arrière-goût métallique du sang et une certaine âpreté qui s'attardait sur la langue n'était pas franchement plaisant. Il rouvrit doucement les yeux, curieux de savoir ce que la potion était censé faire et si elle n'avait pas fonctionné. Lucius ne sentait aucun changement en lui pour le moment. Il regarda alors curieusement le Seigneur des Ténèbres. Celui-ci avait un sourire vicieux et attendait patiemment que la potion ne prenne effet.

Quelques minutes d'un silence de mort plus tard et Lucius commençait sérieusement à se demander si la potion fonctionnait. Voldemort n'avait pas l'air plus inquiet que ça, juste patient et amusé. Puis soudainement, une douleur fulgurante le pris au ventre. Ses entrailles le brûlaient. La douleur était insoutenable, il se plia en deux essayant d'atténuer son agonie.

Il entendit vaguement Voldemort ricané et lui parler mais il était bien trop concentrer sur sa respiration et la douleur qui lui parcourait le ventre, le bas des reins et le bas-ventre pour faire attention à quoi que ce soit. La douleur s'intensifia encore et il ne put retenir un cri de douleur lui échapper. Il tomba du fauteuil, atterrissant à genoux sur le sol dur et froid. Toujours courbé de douleur, il sentit une faible caresse dans ses cheveux. Le Seigneur des Ténèbres s'était rapproché de lui et il pouvait maintenant discerner ses paroles.

— Là, là, Lucius, c'est bientôt fini. Tu pourras bientôt remplir ta mission. Mon héritier sera tout aussi puissant que moi, et bien plus parfait que tous mes mangemorts. Une arme parfaite pour la domination du monde. Le visage des Ténèbres même.

Voldemort repassa une nouvelle fois sa main dans les cheveux de Lucius. La douleur commençait doucement à refluer, son corps se détendit lentement au fur et à mesure que le supplice s'atténuait.

— Bien, tu vois. Ce n'était pas si difficile. Maintenant, il faut laisser tes nouveaux organes se reposer un peu avant de les mettre à contribution. Il est conseillé d'attendre une bonne demi-heure. Je te propose donc d'aller prendre un bain en attendant. Après tout, vaut mieux être propre et détendu pour ce genre de chose n'est-ce pas mon cher ?

Voldemort continuait de lui caresser les cheveux pendant qu'il parlait. Lucius était bien trop concentrer à détendre ses muscles courbaturer pour en être dégouter, il ne doutait pas qu'il en aurait largement le temps plus tard. Ne voyant aucune réaction du blond, le Seigneur des Ténèbres se renfrogna mais ne commenta pas. Il se redressa et d'un léger mouvement de main fit flotter Lucius dans les airs puis le dirigea vers la salle de bain attenante.

Une fois dedans, Lucius eut le temps de remarquer que la baignoire était à ras du sol et qu'elle ressemblait plus à une petite piscine d'intérieure qu'à une baignoire. Un courant d'air froid lui fit prendre conscience qu'il était nu. En relevant la tête, il s'aperçut que Voldemort l'était tout autant. Sa grande figure élancée aurait sans doute été attirante s'il n'avait pas cette répugnante apparence de serpent. Sans mentionner l'absence de nez humain et de cheveux. Lucius faillit avoir un haut-le-cœur en pensant furtivement à ce qui l'attendait.

Il fut délicatement déposer dans l'eau et la chaleur qui l'entoura détendit ses muscles courbaturés. Un clapotis lui apprit que le Seigneur des Ténèbres l'avait rejoint. Il n'osait pas bouger de peur d'attirer son attention et d'accélérer ce qui s'en suivrait. Il ne voulait pas recevoir si tôt les foudres de la colère de son maître. Il resta donc aussi silencieux que possible et se détendit autant qu'il put. Profitant de cet instant de répit.

— Approche Lucius.

Le blond sursauta légèrement au bruit soudain. Il se redressa et regarda l'homme à l'allure serpentine qui lui faisait face de l'autre côté du bassin. Voyant l'impatience qui commençait à monter dans le regard de Voldemort, il se hâta de le rejoindre, encore un peu tremblant il remercia silencieusement d'être dans l'eau. Il ne savait pas s'il aurait tenu sur ses jambes autrement.

— Bien, tu es si obéissant aujourd'hui Lucius.

Le Seigneur des Ténèbres passa de nouveau une main dans ses cheveux. La caresse d'un maître pour son chien. Lucius en frissonna de dégoût.

— Lave-moi.

Le blond préféra ne pas attendre, il redoutait ce qu'il adviendrait de lui s'il ne se conformait pas rapidement à ses ordre. Il avait beau être le futur réceptacle de l'héritier des Ténèbres, il n'était pas irremplaçable. Il s'attela donc à la tâche, essayant autant qu'il pouvait de penser à autre chose et de réprimer ses frissons.

— Suffit. Lave-toi, je t'attendrais dans la chambre. Ne prends pas ton temps. Je n'ai pas que ça à faire.

Voldemort sortit de l'eau, se sécha d'un mouvement de main, sa robe vint l'envelopper de suite après et il sortit de la salle de bain. Lucius se retrouva seul, tremblant et effrayé. Il savait très bien ce qui allait se passer quand il sortira de là. Il ne voyait vraiment pas comment il allait pouvoir s'en sortir cette fois. Peut-être que s'il arrivait à rentrer en contact avec Sévérus… Le blond avait toujours soupçonné le maître des potions de n'être fidèle qu'à lui-même. Il arriverait peut-être à le convaincre de l'escorter auprès de Dumbledore. Enfin, encore fallait-il qu'il survive aux prochaines heures.

A suivre...


Et voilà !
J'espère que ce chapitre vous aura plus ! N'hésitez pas à me faire part de vos impressions =)
A bientôt mes petits loups !

Zophia.