Un petit one-shot sur ce couple que je ne shipais pas du tout à la base, mais dont l'histoire m'a été inspiré par "Fire meet gasoline" que j'ai lu ici (Merci Candy-M-Winchester de l'avoir écrite, j'espère toujours voir une fin à cette histoire d'ailleurs XD), et par l'image que j'ai mis en couverture. Et maintenant, j'ai du mal à ne pas les imaginer ensemble XD.

Pour continuer dans les disclamer : les personnages appartiennent à J.R.R Tolkien.

J'espère que ça plaira !

Je préviens juste que le raiting M est justifié par une scène de sexe (et que je n'ai pas l'habitude d'en écrire. Selon mes potes, qui ne sont pas du tout objectives, c'est cool, donc voilà, n'hésitez pas à me donner votre avis sur le sujet !)

Ah, et les parties en italiques correspondent à des dialogues en elfique !

Sur ce, bonne lecture !


- Où l'as-tu trouvée, nain ?
- On m'en a fait cadeau.
- Pas seulement un voleur, mais un menteur en plus. Fouillez les tous !

L'ordre du prince fut respecté instantanément, chaque elfe s'occupait de dénicher toutes les armes de leurs prisonniers, découvrant parfois des lames cachées dans des doublures ou sous des sangles. Une rousse revint en amenant l'un d'entre eux, il était brun, sûrement le plus jeune du groupe, et n'opposait aucune résistance à celle qui le retenait (il en déduisit qu'elle l'avait désarmé).

- Qu'en est-il des araignées Tauriel ? Demanda-t-il à sa capitaine.
- Mortes, Seigneur Legolas, mais elles reviendront, répondit-elle en fixant son captif. Elles s'enhardissent...

Le blond comprit tout de suite la requête implicite de ce fait mais choisit de ne pas rebondir dessus : ils devaient suivre les ordres de son père pour l'instant.

Les cliquetis d'armes jetées par terre étaient de plus en plus rare, mais l'un des nains ralentissait leur retour à cause de toutes les lames cachées que trouvait son subalterne. Legolas l'observa un instant : lui aussi était jeune, mais moins que celui que Tauriel avait trouvé. Ses cheveux tressés avec moins de soins que des cheveux d'elfe ressemblaient à la crinière d'un lion, ses yeux clairs révélaient une tension certaine en lui. En soi, la situation dans laquelle il se trouvait expliquait cette tension, mais lorsqu'il la vit décroître à la fin de la fouille, une grande méfiance le poussa à faire signe à Tauriel de prendre la tête du groupe pour rester près de lui, l'observant avec attention. Grâce à ses sens plus fins que ceux des mortels, il remarqua la souplesse de ses muscles sous ses vêtements épais, l'harmonie de ses traits malgré leur rudesse (typiquement nain), et fut surpris par son odeur douce malgré leur rencontre avec les araignées. Il dégageait quelque chose d'attirant, et Legolas se laissait envoûter sous couvert de surveillance (n'ayant pas oublié pourquoi il avait commencé à regarder le nain malgré tout, entendons nous bien).

De son côté, Fili zieutait discrètement son garde, un peu mal à l'aise à ses côtés : l'elfe le dépassait de deux têtes, mais l'hostilité dont il avait fait preuve avec son oncle était moins forte avec lui. Cela ressemblait plus à de la curiosité s'il en croyait son regard aventureux. Et au fur et à mesure, il ressentit l'envie d'attirer ce regard, ce qui était absurde.

Il lui jeta des coups d'œil moins discrets, plus appuyés, réussissant parfois à le dérouter (et se sentant fier de cela), se surprenant à le trouver séduisant pour un elfe. Il se rappela de la méprise de son frère à Fondcombe, qui avait affirmé que l'une d'entre eux était « plutôt pas mal », jusqu'à ce que Dwalin lui fasse réaliser qu'il s'agissait d'un homme. Si les autres avaient ri de son erreur, lui, avait approuvé en silence, puis juré d'effacer cette pensée immédiatement. Mais maintenant qu'il était en présence de l'elfe blond, elle ressurgissait, en bien plus fort... C'était sans doute l'effet de la forêt et du poison des araignées qui lui embrouillaient l'esprit, mais il acceptait totalement de se laisser embrouiller.

À peine eurent-ils franchi le pas de la forteresse que Legolas donna l'ordre d'emmener Thorin à son père, puis il continua de surveiller le petit blond alors que ses subordonnés enfermaient les nains dans les cachots.

- Attendez, asséna-t-il en attrapant l'épaule du prisonnier.

Il le retourna vivement vers lui, plongea sa main dans sa veste sans hésiter et en sortit une épée courte qu'il plaça sous la gorge de son propriétaire dont les yeux s'écarquillèrent.

- Emmenez celui-là dans mes appartements, ordonna-t-il, j'ai l'impression qu'il a encore des choses à nous révéler.

Il avait volontairement fini sa phrase en elfique de manière à semer le doute parmi leurs captifs, et fut satisfait de voir son vis-à-vis déglutir. Deux gardes le saisirent fermement et l'écartèrent pour obéir à leur prince, et l'un des prisonniers s'accrocha à ses barreaux en regardant son compère s'éloigner.

- Fili ! Cria-t-il inquiet.

Legolas le remercia intérieurement pour l'information qu'il venait de lui donner et suivit ses hommes.

- Je m'occuperai de lui personnellement, vous retournerez surveiller les autres.
- Bien mon Seigneur.

Les gardes poussèrent le nain dans une pièce spacieuse, où Fili repéra à gauche, ce qui semblait être une chambre (avec une couche en hauteur), à droite, une bibliothèque (mais il repéra également des épées et des flèches), et devant lui, une petite table qu'il dépassait tout juste. Il fit face au blond resté seul, un peu tendu : il ne savait pas qui était cet elfe, mais il avait pu duper les autres, pas lui. Cela en faisait un adversaire dangereux.

- Combien en avez-vous encore ? Demanda son geôlier qui l'observait minutieusement.
- Si vous voulez le savoir, il va falloir venir les chercher.

Sa réponse audacieuse fit lever un sourcil curieux à son vis-à-vis, mais il ne se laissait plus dérouter maintenant.

- Est-ce censé m'impressionner, nain ?

L'elfe fit un pas en avant, et Fili avait relevé son intonation joueuse, ce qui le fit frissonner. Lui aussi avait envie de jouer, à défaut de comprendre ce qui se passait entre eux.

- Si vous saviez combien j'en ai encore, vous pourriez l'être.

Un sourire écorna ses lèvres, se reflétant sur celles de l'autre homme : il saisit fermement un pan de sa veste pour en sortir un couteau caché dans une doublure.

- C'est ce que nous verrons, déclara-t-il comme s'il relevait un défi.

Fili le fixait pendant qu'il le détaillait, à la recherche de poches, de sangles et d'autres cachettes. Il n'oubliait pas que dans sa position actuelle, il pouvait encore espérer libérer les siens (la raison lui aurait soufflé que, dans une forteresse pleine d'elfes, il ne serait pas allé loin, mais elle l'avait abandonné à cet instant précis), alors il guettait la moindre ouverture pour fuir.

Legolas lui confisqua encore un couteau court, très concentré dans sa recherche. Cela lui évitait également de s'arrêter sur les tresses dans la chevelure épaisse de son prisonnier, ou de s'attarder sur son regard provocateur qui avait un effet étrange sur lui, tout comme le sourire qui trônait sur ses lèvres, assorti à l'expression de ses yeux bleus.

C'était déjà la deuxième fois qu'il se surprenait à le trouver attirant, ce qu'il ne comprenait pas, et le nain capta son trouble puisqu'il fit glisser une dague le long de son bras et tenta de l'attaquer avec, mais Legolas dégaina l'une de ses armes et para son coup, puis ils s'observèrent un instant avant qu'il ne le repousse.

- Votre audace vous perdra, Fili, nota l'elfe alors qu'il esquivait un nouvel assaut.
- Comment savez-vous mon nom ?
- Êtes vous le seul à ne pas avoir entendu votre compagnon vous appeler alors que mes hommes vous séparaient des vôtres ?

Le blond pesta en khuzdul, ce qui amusa beaucoup le prince. Il para une nouvelle passe et contre-attaqua cette fois-ci : ce nain était un bon guerrier, mais les sens de l'elfe lui donnaient l'avantage. Néanmoins, il savait que le sous-estimer était une erreur qui pourrait lui coûter cher.

- Vous connaissez mon nom, et je ne sais le votre : la situation n'est pas équitable, bougonna-t-il alors.
- Le fait est que vous resterez ici tant que le roi n'aura pas pris de décision sur votre sort : ce n'était déjà pas équitable.
- C'est une raison supplémentaire pour que vous me donniez cette information ! Pour rendre les choses un peu plus justes.

C'était un prétexte absurde bien-sûr, mais l'elfe eut un sourire amusé. Ils continuaient de se battre pendant leurs échanges, jusqu'à ce que le Sinda parvienne à désarmer son prisonnier puis à placer l'extrémité de sa lame sous sa gorge.

- Legolas, souffla-t-il bas.

Malgré sa défaite, Fili sourit avant de lever légèrement les mains pour abdiquer. L'elfe tira ensuite sur sa lourde veste pour la jeter par terre : au bruit qu'elle fit, il compris que certaines armes étaient encore à l'intérieur.

- Savez-vous vous-même combien vous en avez ? S'enquit-il curieux.
- C'est une bonne question.

Un petit rire franchit les lèvres du descendant de Durin, ce qui tordit l'estomac de son hôte. Ce petit homme était incroyablement attirant, si bien qu'une vague de chaleur passa sur son visage. L'elfe observa sa tunique, rangea sa dague et posa un genou à terre avant de laisser ses mains glisser de ses épaules vers son torse. Il fut satisfait en constatant qu'il faisait frissonner le jeune nain et s'arrêta à hauteur de son bras gauche : une irrégularité avait attiré son attention, et le sourire joueur de Fili lui indiqua qu'il venait d'en trouver une autre. Ce dernier secoua légèrement son avant bras et saisit le bout d'une sangle sur laquelle il tira, ce qui fit glisser un nouveau couteau de sa manche, couteau qu'il présenta docilement à l'elfe.

- Vous êtes plutôt doué à ce jeu là, remarqua-t-il.
- Considérez que la chance du débutant porte mes recherches.

Un nouveau rire, puis d'un geste vif, Fili plaça sa main dans son dos et en sortit un poignard : le prince de la forêt attrapa son poignet avant de le crocheter pour le mettre à terre, puis il s'assit sur ses jambes et bloqua ses mains au-dessus de sa tête, l'immobilisant parfaitement.

- Vous êtes têtu, grogna-t-il, quand comprendrez-vous que vous ne pouvez m'échapper ?
- Je n'en serai sûr qu'en essayant.

Legolas serra son poignet droit pour le pousser à lâcher son arme, ce qui lui prit plus d'une minute, et arracha un gémissement de douleur au nain. Mais lorsque l'une des mèches de cheveux du prince vint chatouiller sa joue, il se rendit compte d'à quel point il était proche dans cette position, ce qui lui donna chaud. Il cligna plusieurs fois des yeux et cessa de lutter, permettant au fils de Thranduil de capter leur proximité à son tour. Il desserra inconsciemment sa prise sur ses mains, et son prisonnier saisit cette occasion pour le faire basculer et se redresser : il fallait absolument qu'il retrouve les autres et qu'ils sortent d'ici, ou les choses pourraient prendre une tournure qui lui attirerait beaucoup d'ennuis.

Malheureusement pour lui, l'elfe était rapide et parvint à le bloquer face au mur avant qu'il n'atteigne la sortie.

- Votre persévérance ne vous mènera nulle part, vous vous fatiguez inutilement, chuchota-t-il près de son oreille.

Un frisson remonta le long de la colonne vertébrale de Fili qui ferma les yeux, voulant étouffer son désir grandissant. Il ne répondit pas et ne lutta pas lorsqu'il sentit les doigts de l'elfe parcourir ses flancs (retirant un nouveau poignard au passage). Il le voulait, et serait bientôt complètement incapable de résister à cette idée, alors il se concentrait pour la repousser de toutes ses forces. Après seulement il pourrait faire une nouvelle tentative pour s'évader.

Mais comme la main libre de Legolas caressait sa cuisse pour descendre vers son mollet (car c'était effectivement des caresses, au-delà de la simple fouille cette fois-ci) sa respiration se bloqua et ses yeux s'écarquillèrent. Sa jambe de pantalon fut relevée et la lame qu'il y cachait jetée avec les autres, sauf qu'il était à des lieux d'y penser. L'elfe relâcha son bras gauche et tira sur le droit pour qu'ils soient à nouveau face à face, et à l'instant où leurs regards se croisèrent, ils s'avancèrent pour prendre possession des lèvres de l'autre.

Fili perdit ses mains dans les cheveux doux et fins de Legolas, et l'elfe le serrait étroitement contre lui, chacun essayant de faire ployer son vis-à-vis sans succès. Leurs baisers étaient fougueux, le désir qu'ils contenaient fut décuplé par leur retenue précédente, rendant leurs mouvements désordonnés et empressés à la fois. Le nain ramena ses doigts dans le cou de son hôte qu'il caressa légèrement, les laissant descendre jusqu'aux sangles qui retenaient ses épées, mais l'autre interrompit son geste en attrapant ses poignets qu'il épingla au-dessus de sa tête, le faisant grogner de frustration. Ainsi immobilisé, il n'avait plus accès aux lèvres de Legolas et voulut chasser son petit sourire satisfait lorsque l'elfe arriva à la même conclusion que lui. Néanmoins, en bon prince des bois qu'il était, il les lui accorda à nouveau, prenant plus de temps dans ce nouvel échange. Sa langue goûtait les lèvres du petit blond plus tendrement et sa volonté fut de tenter son captif qui y cédait avec plaisir.

Fili ne savait pas quand il avait fermé les yeux, mais il les ouvrit brusquement lorsque son futur amant lui mordilla les lèvres : il ne s'attendait pas à une telle attention, et le petit gémissement qu'il poussa (et qui trahit sa surprise) était ridiculement aigu. Une légère honte s'empara de lui, et redoubla lorsqu'il capta le rictus amusé du blond en face de lui. Le nain tenta alors de se libérer, désireux de reprendre le dessus sur l'insolent, mais se fut peine perdue : Legolas resserra sa prise sur ses poignets et revint l'embrasser. Rancunier, son prisonnier détourna la tête, et ses lèvres atterrirent dans ses cheveux. Sans se démonter, il le bloqua à une main pour dégager l'accès à son cou et le lui mordiller, provoquant une vague de frisson chez son captif. Inconsciemment, il pencha la tête sur le côté, permettant à son hôte de couvrir également sa clavicule de morsures et de petits baisers.

Fili essaya de réprimer son sourire sans grande volonté : le jeu qui s'était installé entre eux lui plaisait beaucoup. Vraiment beaucoup. À tel point qu'il plongea son visage dans les cheveux de l'elfe pour accéder lui même à son cou, et adora voir sa peau se couvrir de frisson. D'un coup, celui-ci l'attira en arrière, se relevant vivement, et sans qu'il n'ait le temps d'anticiper quoi que ce soit, il fut soulevé et assis sur la table : Legolas avait relâché ses bras, ce qui lui permis de retirer l'attache de ses dagues cette fois, et de dénouer sa tunique. Le nain sentit ses propres vêtements se desserrer, et posa ses mains derrière lui pour permettre à son hôte de se débarrasser de ses différentes couches de haut (il trouva encore une lame, ce qui le fit soupirer légèrement, et sourire le prince nain). Ils s'embrassèrent à nouveau, le plus petit crochetant la nuque de son amant pour lui permettre de se rapprocher, écartant ses jambes un peu plus pour qu'il y prenne plus de place. Les doigts courts et rugueux de Fili parcouraient le torse de l'elfe qui l'embrassait en détachant son pantalon.

La respiration de Legolas était saccadée, les caresses de son prisonnier lui faisaient beaucoup plus d'effet qu'il ne l'aurait admis, puis il posa sa main à plat sur son torse pour le pousser à s'allonger, l'aidant à relever ses hanches et lui retirant enfin son bas. Le prince de la forêt prit un instant pour l'observer : ainsi positionné, à demi couché, docilement offert et un sourire provocateur sur les lèvres, le nain était plus que désirable, alors il l'embrassa sur le torse, laissant sa main gauche parcourir son ventre et son flanc, appréciant ses soupirs chargés de plaisir. Fili laissa sa tête partir en arrière, les yeux fermés, et répondit ardemment au baiser de l'elfe en sentant sa main contre sa nuque, main qu'il fit glisser discrètement pour qu'elle revienne sur son torse. Visiblement, Legolas n'avait pas capté cette manœuvre, ce qui lui montra qu'il succombait vite à ses caresses et ses baisers, puis le nain défit sa ceinture, et le prince retira son bas en un éclair. Il se laissa docilement faire lorsque son hôte le rallongea, glissant ses doigts le long de sa colonne vertébrale en l'embrassant. Legolas passa doucement sa langue dans son cou, descendant sur son torse qu'il couvrait d'attention également, puis sur son ventre, jusqu'à ce qu'il prenne son membre en bouche. C'était assez inattendu, et Fili se cambra sous ses va-et-vient, perdant peu à peu pied lui-même. Il capta vaguement les doigts du blond qui s'introduisaient en lui, mais cela ne fit qu'augmenter le plaisir qu'il ressentait. Il gémissait de plus en plus fort, avait de plus en plus chaud, et s'éclaircit la gorge avant de se redresser sur un coude.

- Legolas, appela-t-il la voix rauque.

L'elfe eut un frisson en entendant son prénom prononcé de cette façon et jeta un œil à son amant qui lui faisait signe de revenir à lui. Il accéda rapidement à sa requête, embrassant passionnément le plus petit juste avant de le pénétrer. Un profond soupir d'aise mourut contre les lèvres du prisonnier qui serra son hôte, impatient. Fili pressa la hanche de son amant, pour l'inciter à bouger un peu plus, gémissant à chaque va-et-vient de sa part. L'archer enfouit sa tête dans son cou, l'embrassant et le mordillant parfois, savourant les sensations qui parcouraient son corps, baissant peu à peu sa garde, ce que son prisonnier ressentit. De ce fait, Legolas ne s'inquiéta pas lorsque le nain passa sa main derrière sa tête, comme s'il se grattait la nuque, mais il cessa tout mouvement en sentant quelque chose de froid contre sa gorge. La surprise dans son regard fit naître un sourire plein de fierté (voire d'arrogance) sur les lèvres du petit blond. Dire qu'il n'en revenait pas était un euphémisme. Il se rappela alors que son amant l'avait empêché d'atteindre cette zone dans ses cheveux et comprit quand et comment il s'était fait avoir.

- Y a-t-il une seule situation où vous n'avez pas d'arme sur vous ? Demanda-t-il incrédule.

Fili rit et appuya légèrement sa lame contre son cou pour le pousser à basculer sur la droite. Habilement, il se retrouva à califourchon sur l'elfe maintenant assit sur la table, une main sur son torse et l'autre serrant son arme.

- Jamais, asséna-t-il tranquillement.

En effet, Fili était connu pour transporter beaucoup d'épées. Son oncle le préparait à devenir un grand guerrier, rôle qu'il prenait très au sérieux. Il pouvait en porter beaucoup, et avait même reçu en cadeau cette lame semblable à un pic à glace : elle était à peine moins fine, et son manche ressemblait plus à un étui en cuire qu'à un manche à proprement parlé. Ayant les cheveux épais, il l'attachait au milieu d'une mèche dans la continuité de sa tresse la plus haute, lui permettant de ne pas attirer l'attention dessus. S'il n'avait pas pensé en avoir la nécessité jusqu'ici, il reconnut qu'elle était forte utile dans la situation actuelle.

Ses jambes pliées de part et d'autre du buste de Legolas tremblaient un peu, et sans relâcher la pression sur sa lame, le nain fixait le prince des bois, ne sachant plus réellement quoi faire maintenant qu'il avait pris le dessus sur lui. S'il y avait réfléchi un peu plus longtemps, il se serait peut-être rappelé que la Compagnie était prisonnière à quelques étages de lui et qu'il devait trouver un moyen de les faire sortir, mais la présence en lui ainsi que son érection dressée lui firent oublier ce détail. Il laissa l'elfe poser sa main sur sa joue et jouer avec la tresse droite de sa moustache, puis, après un léger mouvement du bassin, passa ses bras autour de son cou pour l'embrasser avec ardeur. Il ondula d'abord doucement, puis de plus en plus vite, frissonnant au contact des mains chaudes et douces de Legolas sur ses hanches. Le plus grand accompagnait parfaitement ses mouvements, gémissant de plaisir contre ses lèvres lorsqu'il n'embrassait pas son cou et ses clavicules. Leurs va-et-vient prirent de l'ampleur, rendant sa respiration difficile et chaotique : Fili était submergé par ce qu'il ressentait les frissons qui couvraient sa peau, les baisers qui laissaient une sensation de chaleur, les gémissements de son amant se mêlant aux siens, ainsi que les fourmis qui engourdissaient ses membres à chaque fois que Legolas touchait sa prostate... Il avait à la fois l'impression de flotter et d'être englouti par tout ça et ne pouvait retenir ses cris plus longtemps. Brusquement, le nain tira la longue chevelure de son amant en arrière lorsque l'orgasme le frappa, inspirant profondément à cet instant. Legolas décrispa ses mains avec douceur et le ramena contre lui pour l'embrasser alors que Fili reprenait son souffle, somnolant. Il se retira doucement et le déposa pour le nettoyer pendant que son prisonnier s'endormait. Legolas l'allongea à sa place en écartant son pic à glace pour ne pas le blesser : il observa la petite lame pendant quelques instants avant qu'un sourire ne prenne place sur ses lèvres sans qu'il ne s'en aperçoive. L'elfe secoua la tête et se rhabilla : il fallait qu'il ramène le captif dans sa cellule maintenant.

xXx

Lorsque le descendant de Durin revint à lui, il eut du mal à comprendre qu'il n'était plus dans les appartements de son hôte. C'est la voix de son frère qui lui fit comprendre que le prince des lieux l'avait enfermé, comme il aurait dû le faire plusieurs heures auparavant.

- Fili, ça va ? Demanda Kili inquiet.

Le blond s'assit difficilement : il avait des courbatures un peu partout (il savait parfaitement pourquoi), et remarqua qu'il n'était pas aussi « lourd » que d'habitude. En effet, Legolas avait gardé ses épées, dagues et poignards, ce qui retirait un grand poids de ses affaires. Il soupira légèrement et passa sa main dans ses cheveux, interrompant son geste d'un coup en réalisant deux choses : non seulement, Legolas avait refait ses tresses (elles n'étaient pas serrées de la même façon que d'habitude), mais en plus, il avait dissimulé son pic à glace à sa place, ce qui le fit sourire discrètement.

- Oui, souffla-t-il à l'attention de son cadet, ne t'en fait pas pour moi.

Il ne savait pas vraiment ce que l'avenir leur réservait, mais avait d'ores et déjà hâte de recroiser le prince des bois.


Voilà, j'espère que ça vous a plu ! N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé !

Ayumi-chan