Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendances à traumatiser mes personnages.
Titre : Noir ramage.
Résumé : Lorsqu'elle avait accepté ce job, elle pensait à un boulot long, mais qui au final serait assez simple. Trouver un traitre et le livrer au MACUSA, quoi de plus facile dans son boulot ? C'était sans compter un passé qui refuse de mourir et un mage noir qui est bien décidé à faire des siennes. Le pire dans l'histoire ? C'est que si elle l'avait su, elle aurait dit oui quand même.
Note : Cette histoire va être un monstre. Je suis déjà à une centaine de page et un total de 40 chapitres...
N'oubliez pas que vous pouvez laisser des reviews pour donner votre avis. Positif ou négatif, je suis preneuse.
« La jalousie est un méchant mal, les petits enfants et les chats en meurent. »
- Provençal le Gallois.
Chapitre 13 : Frederic Grayson, ou comment ne pas perdre son job.
Beaucoup de monde aurait dit que Frederic Grayson avait tout pour être heureux : il était né au sein d'une famille de la bonne société de Sleepy Hollow, n'avait jamais manqué de rien, durant son enfance avait eu les meilleurs précepteurs, à Ilvermorny n'avait pas connu l'échec… Bref, qu'il avait réussi dans la vie…
Cela fut vrai jusqu'à l'âge de onze ans, là était apparu dans sa vie Percival Graves. Quoiqu'il fasse, il n'était pas parvenu à le battre, arrivant toujours deuxième derrière. Lui qui n'avait jamais connu l'ombre se faisait éclipser par un congénère naturellement plus brillant.
Alors qu'il était en dernière année, son père fut ruiné à cause d'un mauvais investissement, obligeant Frederic à devoir trouver une autre voie que celle de grand patron de l'entreprise familiale. Tous ses rêves s'étaient écroulés en une fraction de seconde. Et désastre ultime la ruine en question était plus due à la bêtise paternelle et ses penchants pour le jeu, la boisson et les filles, qu'à une mauvaise conjoncture. La ruine familiale se doublait donc d'une honte inavouable… Il avait donc décidé de devenir Auror, et qui plus est, le meilleur Auror. Pendant ce temps la famille Graves, toujours aussi respectable, avait continué à prospérer, pourtant Percival n'avait rien trouvé de mieux à faire que de vouloir devenir auror, lui aussi, se retrouvant de nouveau en concurrence avec lui, et lui coupant de nouveau l'herbe sous le pied. Et bien sûr, durant leur formation, encore et toujours, Graves avait été meilleur que lui. Durant la guerre, Frederic avait espéré que son rival meure, mais cela n'avait pas eu lieu. À la place, il était revenu encore plus… Plus décoré, plus respecté, plus honoré, plus, plus et encore plus… Plus détestable. Un vrai héros américain.
Tout cela parce que Frederic n'avait pas été envoyé sur des missions aussi dangereuses et valorisantes que l'autre. De plus, on avait mis en cause sa vaillance et son intégrité quand il avait juste obéit aux ordres venu du commandement. Pendant que l'autre n'en faisait à sa tête, quitte à s'assoir sur le règlement, contrairement à lui, réussissait à être médaillé. Graves avait refusé d'obéir à un ordre formel. Sous le prétexte que cela aurait laissé sans défense une base médicale, il n'avait pas attaqué une base ennemie. Ce qui était la preuve de sa couardise s'était en fait transformé en action d'éclat, et, on avait même trouvé le moyen de le féliciter sous prétexte qu'il avait sauvé sa peau.
Un jour où leur service était terminé depuis quelques heures, mais où Garces et lui étaient restés pour terminer de la paperasse, une jeune femme était passée dans le bureau. Jolie, souriante… Le genre de femme à la beauté totalement naturelle… Et elle ne s'était pas arrêtée devant lui, elle ne lui avait même pas jeté un seul regard. À la place, elle était allée parler à Graves et l'avait invité à boire un verre. Percival avait levé les yeux au ciel, comme s'il savait d'avance que résister était une cause perdue et l'avait suivi. Une fois encore, Frederic avait été dans l'ombre du même homme. Plus tard, il avait appris le nom de cette fille : Mercy Lecay. Malgré son jeune âge, elle était l'un des chiens de garde d'Hector Bluesky. Il avait tenté de la séduire, de la voler à Graves, mais, c'est à peine si elle l'avait remarqué. Lui avait bien remarqué leurs airs faussement détachés quand ils se rencontraient en public, ses salauds osaient fraterniser avec un collègue et étaler leur amour devant son nez.
Puis, Graves avait été nommé chef du Bureau Fédéral des Aurors à la place de Frédéric. Et après, Directeur de la Sécurité Magique. Grayson devait s'avouer qu'il avait espéré devenir le bras droit de son rival… Mais non. Bluesky avait eu cet honneur. C'est à ce moment-là qu'il avait compris qu'il ne gagnerait jamais. Si sa famille n'avait pas perdu son rang, s'il était quand même devenu auror, les dés n'auraient pas été ainsi pipés, Percival ne devait ses succès qu'à sa richesse et ses ancêtres... C'est lui qui aurait dû être admiré. Lui le véritable héros américain. Lui que les femmes auraient désiré. Il ne serait pas celui devant lequel on passe sans le voir. Vu qu'il ne serait jamais aimé, il avait décidé de se venger. Il avait collecté des informations sur tous ses ennemis, et il avait découvert des secrets.
Le frère de Graves avait eu une bâtarde. Lecay était née hors mariage. Bluesky était marié et père de famille. Lecay semblait la plus faible des trois et il avait essayé de l'attaquer sur ses origines, elle lui avait répliqué un « et certains disent que mon père était même un non-maj' ». Une idée ridicule. Vu les conséquences d'une union avec un sans pouvoir, personne de censé s'y risquerait. Et Lecay s'était mise à se méfier de lui, et à le regarder comme s'il était un insecte répugnant qu'elle devait écraser à chaque fois qu'ils se croisaient. Lui qui croyait pouvoir résister à une nouvelle dose de mépris en avait été blessé. Le rôle du héros n'était pas pour lui, et celui du méchant lui faisait du mal.
Quand Grindelwald l'avait contacté, il avait saisi sa chance. Dans un nouveau monde, il pourrait enfin avoir tout ce qu'il méritait, et surtout, il se vengerait. Mais, Maxime Reed était rentré dans la danse et menaçait de prendre sa place. Grindelwald avait toute confiance en lui et pour la première fois il avait consulté un autre et semblait se ranger à l'avis de ce bâtard.
Pourtant, c'était grâce à lui si Grindelwald avait remporté son plus grand succès en capturant Graves. C'était lui qui avait fourni les informations erronées au Directeur. Lui qui avait fait rentrer son maître à New-York. Lui qui lui avait fourni un abri, son manoir ancestral, en attendant le bon moment pour frapper. Lui qui avait fait sortir l'autre loin de la sécurité de sa maison ou de son bureau, sans protection, permettant à Grindelwald de le capturer. L'air surpris de Graves quand il avait compris que son subordonné ne le défendrait pas, le livrait même, valait à lui seul le paiement de toutes ses peines. Depuis, enfermé Graves s'affaiblissait enfin, perdant de sa superbe, pendant que lui, Frederic, grandissait. Bientôt, il aurait tout ce que son rival lui avait volé. Il ne comptait pas l'achever avant que Graves ne le supplie de le faire. Telle une araignée envers le puceron, le chat envers la souris, il en salivait d'avance et se délectait de voir Grindelwald étendre sa toile et prendre au piège une société qui se croyait indestructible.
À la tête du département fédéral des aurors américains, il était particulièrement bien placé pour un jour prendre la tête du Congrès Magique des États-Unis d'Amérique, chose que son maitre ne pourrait lui refuser, sa famille retrouverait son rang d'autant, et plus personne n'oserait jamais se moquer de lui.
Frederic ne supporterait plus longtemps d'accepter de passer au second rang. Tôt ou tard, il allait devoir faire un grand ménage…
Désolée, lorsque j'ai mis le proverbe provençal, je n'ai pas pu résisté à la référence à Kamelott.
