Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendances à traumatiser mes personnages.
Titre : Noir ramage.
Résumé : Lorsqu'elle avait accepté ce job, elle pensait à un boulot long, mais qui au final serait assez simple. Trouver un traitre et le livrer au MACUSA, quoi de plus facile dans son boulot ? C'était sans compter un passé qui refuse de mourir et un mage noir qui est bien décidé à faire des siennes. Le pire dans l'histoire ? C'est que si elle l'avait su, elle aurait dit oui quand même.
Je t'ai donné la vie pour que tu puisses la vivre.
-Liberté Lecay à sa fille.
Chapitre 35 : Catherine Herrat, ou l'absente.
Catherine avait envie d'hurler. Cet imbécile ne comprenait rien et personne ne voulait parler. Tout ce qu'elle savait, c'était que Mercy avait des problèmes et ce parce que la Suprême de la Nouvelle-Orléans était venue en personne voir Madame Lecay pour l'en avait avertir. De plus, depuis le jour où Mercy lui avait confié la bonne marche de ses affaires, elle n'avait plus de ses nouvelles. Aussi se tenait-elle devant cet auror pour lui signaler la disparition de son amie.
-Non, vous ne comprenez pas ! Mademoiselle Lecay est co-associée dans deux bars et une école. Elle est la dirigeante d'une entreprise. Elle a des obligations et elle les prend très au sérieux, même si il lui arrive de ne pas être joignable pendant plusieurs jours, elle prévient toujours lorsque ce sera le cas.
-Comme elle est majeure, il nous faut quelque chose de plus tangible que cela. Elle est sûrement partie en vacances, elle va revenir reposée et bronzée, vous serez bien ennuyée et peut-être un peu honteuse de vous être inquiétée inutilement.
-Pas sans m'en avertir. Je vous assure qu'elle ne serait pas partie sans m'avertir.
-Et pourquoi cela ?
Parce qu'elle était l'une de ses meilleures amies et que jamais, jamais, Mercy ne laisserait sa mère se faire un sang d'encre pour elle d'une façon aussi cruelle.
-Je suis sa secrétaire. C'est moi qui gère son agenda. Et cela fait au moins deux jours qu'elle a… Comme disparu de la surface de la planète. Les lettres qui lui sont destinées reviennent à l'envoyeur…
-Elle a pu jeté un maléfice de repousse-hiboux.
Et il ne ferait rien. Il ne fera rien parce que même si tous les membres du Coven de la Nouvelle-Orléans avait senti Mercy disparaître, il n'y avait rien qui prouvait, avec des preuves pouvant être présentées à un tribunal, qu'il y avait un problème. Madame Lecay avait raison. Ils étaient seuls. À moins que… Mercy avait une filleule en France… De mémoire, sa mère était un Chien Noir. Hors, les Chiens Noirs pouvaient aller enquêter dans un autre Coven. C'était même courant pour éviter les tensions au sein d'un Coven de faire appel à un Chien Noir venu de l'extérieur, vu qu'ils se devaient d'être neutres vis-à-vis de tous les membres en toutes circonstances. En fouillant dans les affaires de Mercy, elle retrouverait peut-être le nom de cette femme.
Les Chiens Noirs étaient, de par leur fonction, habilités à mettre leur nez dans les affaires les plus sombres des Covens. Oui, cela pourrait être une solution qui éviterait de mettre le feu aux poudres.
Liberté Lecay n'avait que dix-huit ans lorsque sa fille était née. Étant donné que les sorciers vivaient en moyenne deux à trois fois plus longtemps qu'un non-maj's, ce n'était rien pour eux. Plus d'une fois des gens dans la rue avaient cru que Mercy et sa mère étaient des sœurs… Mais maintenant… L'inquiétude avait fait vieillir cette femme, maintenant, on ne pouvait plus la prendre pour une personne ayant une vingtaine d'années de moins que son véritable âge. En arrivant à son domicile, Catherine s'était fait cette réflexion. A vrai dire, si elle-même se regardait dans une glace, elle ne semblerait pas non-plus au mieux de sa forme…
« Bonjour, Madame Lecay. Je suis venue vous voir car je suis très inquiète. Je ressens un grand vide et ce vide est dû à l'absence de votre fille, je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis une semaine au moins, hors, elle devait me joindre pour un problème urgent d'organisation... J'ai essayé de signaler sa disparition aux aurors, mais, ils m'ont dit que comme elle était majeure et vaccinée, ils ne pouvaient rien faire. ». Non, elle ne pouvait pas faire ça à la femme qui lui avait tout appris de l'art de la guérison. Mais elle avait besoin d'accéder au domicile de Mercy et à son carnet d'adresses. Sa mère était un moyen sûr d'y parvenir. Elle pris une grande inspiration, se dopa d'un « courage ma fille ! » et entra.
Liberté Lecay, assise dans son fauteuil, semblait en effet avoir vieilli de trente ans en quelques heures. Près d'elle, une boule de cristal encore opalescente disait qu'elle venait d'être utilisée. Vu l'air désespéré de Madame Lecay, sans doute en pure perte.
-Bonjour, Madame Lecay. Je suis venue vous voir car je suis très inquiète. Je ressens un grand vide et ce vide est dû à l'absence de votre fille, je n'ai plus de nouvelles d'elle depuis une semaine au moins, hors, elle devait me joindre pour un problème urgent d'organisation... J'ai essayé de signaler sa disparition aux aurors…
-Mais comme elle est une femme adulte qui a disparu sans rien d'inquiétant pour les autorités, ils ne peuvent rien faire, l'interrompit Liberté Lecay d'une voix fatiguée voir épuisée. J'ai essayé les herbes, les pierres et même la boule de cristal… Rien à faire. Une magie trop noire m'empêche de la localiser… Je sais qu'elle est en vie, parce qui si ce n'était pas le cas, je n'aurais plus de raison de respirer.
-Je suis venue car je crois me rappeler qu'elle a une amie en France : Regina, je ne sais plus quoi. Je pense que nous pourrions la prévenir, je sais qu'elle connaît un Chien Noir. Si elle acceptait, il pourrait peut-être venir nous porter aide et assistance pour la retrouver.
-C'est en effet une idée qui mérite d'être tentée… Comme vous le savez, Mercy connaît beaucoup de gens. Malheureusement, je n'ai pas de registre, elle a l'habitude de dire que tout est dans sa caboche qui pour l'instant ne fuit pas… Qu'elle aura un répertoire quand son cerveau sera de la gélatine… Que certains noms sont trop dangereux pour être notés.
-Elle a peut-être laissé une piste dans ses affaires… Justement, je connais une secrétaire qui connaît cette façon si personnelle de classer ses papiers, de plus elle pointera au chômage si on ne retrouve pas sa patronne. Avec votre permission…
C'est comme cela que depuis cinq heures, elle fouillait dans des monceaux de papiers griffonnés, de livres, de photos… rangés ou plutôt empilés dans des caisses dans tous les coins du débarras adjacent à la chambre de Mercy. Elle ouvrit un album photos, marqué JUIN 1918, SOMME. Des infirmières, des médecins, des blessés… Mercy était bien du genre à garder une trace des horreurs vécues pour se souvenir toujours pourquoi il fallait faire attention à ne pas recommencer les mêmes erreurs. Sur l'une d'entre elle, Mercy tenait par l'épaule une autre femme qui portait un poupon devant une église… La légende disait « Baptême d'Arwen ». Elle retrouva plusieurs fois cette femme sur d'autres photos. L'une était marquée : Regina. Regina qui ? Pas de nom de famille ? Sur l'une où elle apparaissait, elle posait devant une librairie. Par chance, un panneau signalait la rue en arrière-plan. Elle se trouvait rue Claudel, la plus grande rue commerçante sorcière de Paris. Catherine avait pu s'y rendre durant la guerre, elles en avaient déjà parlé, et c'était pendant cette discussion que Mercy lui avait dit écrire régulière à sa filleule et à sa mère qui possédait une petite ferme perdue dans les bois en France non loin de la capitale.
Catherine savait que le père de June avait des contacts à Paris à grâce de son commerce de tissus. Elle pourrait lui demander de se renseigner. Mais cela prendrait du temps : même si quelqu'un avait entendu parler d'une Regina ayant une Arwen comme fille, ayant servi comme infirmière durant la guerre, il fallait que ce soit les bonnes personnes et que cette personne sachent en plus où elles vivaient. Le plus simple était que la demande soit faite d'un Coven à un autre. Comme Catherine ne faisait pas partie du Coven de la Nouvelle-Orléans et il allait falloir qu'elle trouve la Suprême pour lui parler de son plan. Et cette dernière n'aimerait sans doute pas du tout qu'on mette le nez dans ses affaires. Le dernier auror a avoir tenté l'expérience était resté sous la forme d'un crapaud pendant trois mois.
