Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendances à traumatiser mes personnages.
Titre : Noir ramage.
Résumé : Lorsqu'elle avait accepté ce job, elle pensait à un boulot long, mais qui au final serait assez simple. Trouver un traitre et le livrer au MACUSA, quoi de plus facile dans son boulot ? C'était sans compter un passé qui refuse de mourir et un mage noir qui est bien décidé à faire des siennes. Le pire dans l'histoire ? C'est que si elle l'avait su, elle aurait dit oui quand même.
Note : Joyeux Noël.
« Je connais plusieurs personnes à qui je confierais ma vie, mais aucune autre à qui je confierais ma mort. Par amour, ou pour quelque chose qui y ressemble, Percival tenterait de me maintenir en vie coûte que coûte. Ma famille et mes autres amis en feraient autant. Mais si je veux la mort, Maxime me la donnera. Parce que nous comprenons tous les deux que ce n'est pas mourir qui nous effraie. C'est vivre. »
-Mercy Lecay.
Chapitre 41 : Gellert Grindelwald, ou le corbeau disparu.
Grindelwald se cassait la tête sur ce problème de potions, il ne voyait pas la logique dans leur préparation et Lecay refusait de lui dire le moindre mot. Mais ce n'était son seul problème. Comme venait de l'en informer le vieux Palmer, Bluesky était en parfaite santé et mettait son sale nez dans ses affaires. Il manquait plus que ça. Il réglait un problème, et un ancien revenait sur le devant de la scène. Comment avait-il pu rater le fait qu'il était non seulement encore vivant mais guéri ? Il avait fait surveiller toutes les listes d'admissions aux hôpitaux à sa recherche, les cabinets médicaux de la côte est en pure perte. Aucune trace. Il avait disparu d'un instant à l'autre, sans aucune explication logique. Bluesky avait donc trouvé le moyen de se faire soigner hors des sentiers battus : il était allé voir un guérisseur traditionnel. Et quel était la pratiquante de magie traditionnelle la plus proche ? Mercy Lecay. Soit il avait utilisé les contacts de cette dernière, soit elle l'avait soigné. Sale peste manipulatrice.
Pour l'instant le vieux Palmer lui était indispensable, sans compter qu'il avait grand besoin de Lucius Archibald qui n'apprécierait sans doute pas qu'il se débarrasse de son cousin. Mais il ne perdait rien pour attendre, quand on n'était pas capable d'éliminer efficacement d'une minable sorcière, on ne méritait pas de rester dans son organisation.
-Autre chose ? Lui demanda-t-il.
Il fallait qu'il sache tout de suite ce qui allait bientôt lui tomber sur la tête. Depuis que Lecay était entrée dans sa vie, les emmerdes volaient toujours en escadrilles. Il se demandait encore comment il avait fait pour ne pas voir la cause de ces effets tout de suite et s'être laissé berner si longtemps par cette femme.
-Bluesky m'a retrouvé le lendemain à la porte de mon entreprise… Il m'a demandé vous lui rendiez son corbeau.
Lui quoi ? Cela ne voulait absolument rien dire. Grindelwald aurait bien aimé que Bluesky perde la tête, mais, cela serait trop beau, il valait mieux y renoncer.
-Qu'avez-vous fait ? Lui jeter un sort pour le suivre à distance, le rendre malade, amnésique… Vous ne l'avez tout de même pas laissé repartir comme ça ?
-Je ne pouvais rien faire. Nous n'étions pas seuls… Autour de nous, tous mes employés ainsi que quelques clients et tous ne sont pas des sorciers. Je vous assure que je ne pouvais rien faire, Hector Bluesky le savait très bien et c'est pour cela qu'il a choisit ce moment là pour me rendre visite.
Grindelwald pensait à la maxime qui disait que « l'homme a pour maîtresse la plus puissante, la bêtise », encore une fois, il en avait la preuve. Avec des partisans pareils… Parfois il désespérait d'arriver à son but. Altair Palmer était devant lui, tremblant et très inquiet, il se disait totalement dévoué à notre cause mais manifestement il était conscient que ce n'était pas ce qui lui permettrait de sauver sa peau s'il ne lui apportait pas des résultats plus concluants.
-Quelles dispositions avez-vous prises pour éliminer cette 3M ?
-J'ai installé des guetteurs autour de sa maison.
-Et ?
-Pour l'instant, nous ne pouvons l'approcher, Bluesky a élu domicile chez elle et ne la quitte pas des yeux.
-Et ?
-Avec un garde du corps pareil…
Et trouillard avec ça. Décidément, il était vraiment bien entouré… Il allait devoir remédier à cela dès qu'il en aurait le temps. Il leva la main et d'un geste las, le renvoya. Il l'avait assez vu. Il voyait comme un air de famille entre Lecay et Bluesky : tous les deux étaient capables de contrarier le monde juste en respirant.
Le neveu entra. Dieu merci, ce Palmer là était d'une autre trempe. Impassible, le visage fermé, il n'avait pas accordé un regard à son cousin quand il l'avait croisé sur le seuil de la porte… Tous comptes faits, il pourrait peut-être envisager de se débarrasser de l'incapable sans le mécontenter…
-Vous êtes au courant ?
-Oui.
-Que me proposez- vous ?
-Nous pouvons retirer nos installations de Sleepy Hollow…
Cela pourrait être une solution. Mais alors il s'agirait une régression. Il avait eu du mal à étendre sa toile hors de New-York. Retirer ses installations de Sleepy Hollow voulait dire abandonner le terrain qu'il y avait gagné. Cela serait la solution de facilité qui ne résoudrait rien, Bluesky était sur la piste. Il avait levé le coin d'une de ses cellules et malgré le cloisonnement existant entre elles, il pouvait tirer sur le fil de la pelote de laine et remonter son organisation. Non la meilleure solution restait la disparition de Bluesky et de celle qu'il protégeait.
-Je pense que ce serait une erreur, à mon avis, il faut colmater la brèche : éliminer Bluesky et 3M. Vous allez prendre quelques sorciers avec vous et vous en charger. L'idéal serait de les faire parler avant de les tuer, ainsi nous saurions si d'autres sont au courant. Bluesky a la réputation d'être un solitaire qui mène ses affaires à sa guise mais ça ne veut pas dire qu'il ne met personne ne connait le résultat de ses recherches…
-Oui, Maître. Je m'en charge.
Son visiteur partit. Il allait falloir qu'il l'aide à choisir d'excellents combattants. Ce coup-ci, il voulait la tête de Bluesky, et ce n'était pas une image. Maintenant, il devait faire le point sur la situation. Tant que Bluesky serait en liberté, il ne pourrait pas agir à son aise. Mais, il gardait un otage bien utile : Bluesky ne voudrait pas avoir la mort de son supérieur sur la conscience. Par chance, même si ce vieux fou arrivait à envoyer quelqu'un dans ses pattes, cet espion ne trouverait pas Graves facilement.
Sa nouvelle prison se trouvait dans une boite à chaussures abandonnée au fond d'un placard à balais. C'était facile à déplacer et aussi intelligente que soit Lecay, elle n'avait pas pensé à la fouiller. À vrai dire, elle ne devait même pas l'avoir remarqué. La seule raison pour laquelle Lecay n'y était pas, c'était qu'il envisageait qu'une des disciples, mademoiselle Irène Fly, prenne sa place. Dans ce cas, il la lui faudrait facile d'accès. Aussi douée que soit mademoiselle Fly, elle n'était pas suffisamment douée pour se passer de Polynectar, et l'ingrédient le plus important de cette potion était un morceau de la personne dont on voulait prendre l'apparence, généralement un cheveu, pour la simple et bonne raison qu'on devenait une réplique exacte de notre victime en permanence actualisée et qu'il était difficile de marcher avec un pied en moins, d'où l'intérêt de ne pas couper un membre…
Higgins se présenta. Courbé en deux, le vieux majordome attendait qu'il lui accorde un regard. Grindelwald soupira.
-Martins et Williams se présentent au rapport.
C'étaient deux des trois hommes qu'il avait envoyé enquêter à la Nouvelle-Orléans, chez Mercy Lecay. Enfin une bonne nouvelle. Il allait apprendre des choses sur son ennemie et peut-être des éléments qui l'aideraient à la briser...
-Alors ? Fit-il.
Il n'était pas d'humeur à faire de longues phrases et ces deux-là semblaient d'humeur à être ailleurs. Ils se jetèrent un regard avant que celui de droite ne se racle la gorge dans une vaine tentative pour gagner du temps. Pas de bonnes nouvelles manifestement.
-Elle possède la moitié d'un bar…
-En fait, le propriétaire avait des difficultés financières suite à un incendie, alors elle lui a racheté la moitié de son bar, compléta l'imbécile numéro deux.
-Ce qui n'est pas un mauvais investissement vu l'emplacement et le type de la clientèle.
-Il est très prisé par la bonne société créole de la Nouvelle-Orléans…
-Merci pour cette visite touristique, autre chose messieurs ? Les interrompit Grindelwald.
Ils se regardèrent de nouveau. Ils avaient fait quoi pendant les semaines qu'ils avaient passé à fouiner à la recherche d'informations sur Mercy Lecay ?
-On a posé des questions sur elle, disant que l'on voulait faire appel à ses services…
-Au début, tout ce passait bien, nous avons même pu prendre contact avec son agence de mercenaires.
Et… ? Grindelwald commençait à s'énerver doucement mais surement. Le duo de comiques n'allait pas faire long feu à ce rythme.
-On ne sait pas trop ce qui est arrivé…
-On est juste aller se faire lire l'avenir chez un prêtre vaudou… Un certain Philippe Blanchard…
-On s'est installé…
-Et l'instant d'après, des grenouilles... Il nous avait transformé, puis très gentiment, il nous a mis dans la mare derrière chez lui en nous souhaitant bonne chance. Sur le coup on a pas compris, mais on s'est vite rendu compte que dans ce pays de sauvages tous les enfants chassent les grenouilles
-Chassent les grenouilles ?
-OUI, on ne peut pas y croire mais ils les mangent… ils adorent ça. On a bien failli se faire manger une bonne douzaine de fois par ces sauvages de Cajuns. En voyageant de nuit, nous sommes sortis des marais. Le problème c'est que le jour, les enfants vous chassent, et la nuit, les alligators ne dorment pas… Il faut être sur le qui-vive en permanence si on veut s'en sortir. MacNab n'a pas eu cette chance. Un serpent l'a avalé en un seul morceau…
-C'est pour ça que nous avons mis près de trois mois à revenir. Plus de 2200 kilomètres en sauts de grenouilles. Savez-vous que les grenouilles aquatiques sont capables d'effectuer de très longs sauts en restant près du sol ou cinquante fois la longueur de leur corps c'est-à-dire à deux mètres de haut, et de nager très rapidement ? C'est dû à leurs pattes longues et palmées, c'est ce qui nous a sauvé.
Mais en plus, ils se lançaient dans un cours sur les batraciens… Rien ne lui serait épargné, vraiment. Il leva la main pour les faire taire, il en avait assez entendu.
-Bref, vous avez fait chou blanc… Résuma Grindelwald.
-Ça on peut pas dire le contraire, Maître, répondit Williams contrit.
Ce n'était pas vrai. Impossible pour lui d'avoir une bonne nouvelle aujourd'hui. D'un geste de main, il congédia ces deux crétins. Il n'allait pas les tuer, ce n'était pas forcément leur faute si d'une façon ou d'une autre ils avaient marché sur les pieds d'un prêtre vaudou. Au vu de la réputation de ses gens-là, c'était miraculeux que ce Louisianais ne les ait pas cuisinés lui-même, peut-être était-il végétarien ? Sans compter qu'il les admirait un peu : 2200 kilomètres en sauts de deux mètres...
-Au fait, bravo pour votre retour, vous avez montré une persévérance digne d'éloges ! Comment avez-vous retrouvé votre forme ? Il devenait sans doute un peu sentimental, mais il fallait qu'il sache…
-Vous savez, Maître, entrer dans le QG ne fut pas simple, les gars voulaient tous nous chasser à coups de balai. Mais pour tout dire, le plus compliqué fut d'un trouver un qui ait accepté de nous embrasser sur la bouche…
A celle-là, il ne trouvait rien à répondre… Il ne chercherait même pas qui s'était dévoué et les regarda sortir d'un air rêveur, puis interloqué, quand il vit Martins attraper une mouche au vol pour la manger...
