Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendances à traumatiser mes personnages.
Titre : Noir ramage.
Résumé : Lorsqu'elle avait accepté ce job, elle pensait à un boulot long, mais qui au final serait assez simple. Trouver un traitre et le livrer au MACUSA, quoi de plus facile dans son boulot ? C'était sans compter un passé qui refuse de mourir et un mage noir qui est bien décidé à faire des siennes. Le pire dans l'histoire ? C'est que si elle l'avait su, elle aurait dit oui quand même.
« Le succès ne s'explique pas. L'échec ne s'excuse pas. »
-Napoléon Bonaparte.
Chapitre 63 : Gellert Grindelwald, ou ce n'est pas le jour pour arrêter de boire.
Il avait demandé à certains de ses Partisans de préparer une attaque en Europe. Une revanche sur les derniers évènements de ce côté-ci de l'Atlantique. Il n'était pas rancunier, non, non… Ou juste un peu. Et comme il n'avait pas de cible définie pour lui faire subir sa juste colère… Les sans-pouvoirs seraient juste un excellent moyen de calmer ses envies de revanche.
Depuis quelques temps plusieurs de ses partisans avaient disparu. Même les deux Palmer ne donnaient plus signe de vie depuis une dizaine de jours. Pour le vieux, ce n'était pas une grande perte, lui-même avait décidé de le supprimer dès qu'il le pourrait. Mais Lucius Archibald, lui, était une recrue de grande valeur. Un type aussi convaincu du bien fondé de sa doctrine que lui était important dans son équipe. Il n'était donc pas normal qu'il ne lui donne plus de nouvelles… Depuis quelques temps, plus de trente de ses partisans étaient absents des réunions. Un jour ils disparaissait de la surface de la terre puis plus aucun signe depuis. Que quelques foies jaunes aient décidé de déserter devant la difficulté de leurs tâches pouvaient être compréhensible, mais ça ne collait pas avec le profil de certains des manquants. Smith jusque là était quelqu'un en qui il avait mis toute la confiance dont il était capable et depuis un peu plus d'une semaine, ils ne recevaient plus de ses nouvelles. Son infiltration du milieu sorcier de Boston se passait pourtant parfaitement bien jusque là… Au nom de la Magie que pouvait-il s'être passé ?
Que penser de plus de l'attaque de l'église de Stratton ? Au ministère, personne n'avait pu le renseigner. Aucune opération officielle n'avait été menée dans ce secteur, il le savait d'autant plus que, normalement, il aurait dû être celui qui l'avait ordonnée. Quelqu'un jouait à prendre sa place et cela ne l'amusait pas du tout… Picquery devait être au courant, elle seule avait le pouvoir de passer par dessus la tête de Graves pour autoriser une mission d'aurors. Il fallait qu'il la rencontre et la teste pour juger de ce qu'elle savait ou pas. Si la Présidente du Congrès Magique avait réussi à le tromper, il devait bien reconnaître qu'elle l'impressionnait. Même si elle était une politicienne, Picquery n'était pas du genre à avoir des secrets de cet envergure pour celui qui était censé être son bras droit. Peut-être un coup de Bluesky. À la réflexion, sans doute un coup de cet homme. Pourquoi n'était-il pas encore six pieds sous terre ? Il fallait qu'il fasse tout lui-même. Ce n'était pas possible.
Et c'était trop… Bluesky ne pouvait pas être dans suffisamment d'endroits différents pour mettre à mal toute son organisation. Soit il recevait de l'aide, soit il était mort et il y avait un autre joueur qu'il ne connaissait pas.
Il allait charger Higgins de mener une enquête discrète. Il ne pouvait laisser personne gâcher ses plans. Non décidément, depuis quelques temps son verre du soir près de la cheminée de Graves n'avait plus la saveur d'avant. Trop de problèmes avec trop peu de réconfort.
Et il ne parlait pas seulement de sa machination et la mise en place de ses pions… Il parlait aussi du travail de Graves. Ce type passait sa vie à passer d'une urgence à une autre. Si au début cela pouvait être amusant et s'il pouvait déléguer certaines tâches, il le pouvait de moins en moins. Graves avait tellement peu de vie sociale qu'il passait parfois plus de douze heures par jour à son bureau. Comment faisait-il pour tenir le coup sans distraction ? À une époque, il avait eu une petite amie, une famille à qui parler… Maintenant, ce n'était plus le cas. Avant qu'il n'arrive, Graves n'avait pas d'échappatoire au travail. En lui prescrivant le repos, il avait sans doute sauvé le Directeur de la Sécurité Magique du surmenage et d'une dépression.
Et la chose qui ravageait les rues de sa ville… Voilà qu'il se mettait à parler comme Graves. Il était temps que cette affaire prenne fin, il commençait à avoir de mauvais réflexes. Cette chose… Il savait ce que c'était. Il avait reconnu le phénomène pour l'avoir déjà vu dans le passé. C'était un Obscurus qui agissait. Un Obscurus qui était devenu suffisamment fort pour être utile. Tout ce dont il avait connaissance lui venait des livres, Grindelwald n'avait jamais pu étudier ce phénomène sur un sujet vivant.
Un Obscurus apparaît chez un sorcier, dans la quasi-totalité des cas quand il n'est encore qu'un enfant, contraint par son entourage de refouler ses pouvoirs magiques au fond de lui-même sans possibilité d'avoir libre cours à leur utilisation à travers la magie accidentelle. Et dans la quasi-totalité de ces cas, un Obscurial décédera à cause de son Obscurus avant même de pouvoir atteindre l'âge de dix ans, la violence de cette force en lui étant trop puissante et trop compliquée à gérer.
Apparaissant sous la forme d'un nuage de vapeur et de fumée noire, parfois accompagné de teintes rougeâtres ou d'yeux, l'Obscurus qui force son hôte à le libérer peut se tordre dans tous les sens lorsqu'il est en plein vol ou s'étendre sur une surface immense si besoin est. Il représente alors un pouvoir dévastateur et cause de gros dégâts sur tout ce qui se trouve sur son passage. Une fois son œuvre faite, l'Obscurus peut se reformer sous sa forme d'Obscurial qui l'hébergera de nouveau jusqu'à sa prochaine explosion.
Et il y avait un Oscurus ici même à New-York… Cet Oscurus sera la clef de sa victoire ici. Il l'avait vu en vision. Le seul problème était qu'il n'arrivait pas à le voir clairement. Tout ce qu'il voyait était Mary Lou Bellebosse et son fils. Bellebosse, vivre dans un tel entourage de fortes contraintes, si contraire à tout épanouissement, pouvait être l'explication de l'ampleur des dégâts. Son fils, si ce dernier avait été plus jeune, aurait été un candidat possible, mais il était quasiment adulte. Non, il devait être celui qui pouvait conduire à cet enfant si précieux… Dire que les américains ne se rendaient même pas compte du potentiel de ce qu'ils avaient sous le nez. Pitoyable.
Une nouvelle fois, il avait de l'avance sur eux. Il avait approché le jeune Croyance. C'était un être faible, sans pouvoir malgré une ascendance sorcière, avec pour seul intérêt de lui être utile pour infiltrer les rangs des fidèles de sa mère. Mary Lou Bellebosse était une plaie : tant de méchanceté alliée à une totale absence de scrupule et une certitude de sa mission, la meilleure recette de la dangerosité. À manipuler avec précautions. Sans doute le seul point de politique sur lequel il était d'accord avec Lecay. Cette sale peste manipulatrice.
En réfléchissant, il se rendait maintenant compte à quel point elle l'avait manipulé. Elle lui avait fait croire qu'elle était inoffensive. Puis, en tuant Reed d'une façon aussi particulière que personnelle, elle avait réveillé son intérêt pour qu'il pense que la tuer serait une mauvaise idée. Et enfin, pour une raison qu'elle seule connaissait, elle l'avait poussé à l'enfermer… En lui révélant qu'elle avait compris qui il était réellement. Il ne voyait pas de fil conducteur… De logique à travers ces actions… Mais, il était certain qu'il y en avait une. Il devait y en avoir une. Il ne pouvait pas croire qu'une personne aussi brillante… Parce qu'elle l'était même si cela le contrariait de le reconnaître… Qu'une personne aussi brillante puisse être suffisamment folle pour agir sans une idée derrière la tête.
Oui, il y avait toujours le problème de Lecay et Graves. Il les avait rassemblé histoire de leurs montrer qu'il pouvait se servir de l'un des deux comme moyen de pressions sur l'autre… Et cela avait été un échec. Il avait mis un bracelet à Lecay bloquant la magie chez son porteur… Un bracelet qui avait la réputation d'être une torture quasi-perpétuelle pour un sorcier du troisième cercle… Et cela avait juste rendu Graves encore plus agressif et déterminé à lui pourrir la vie. Et lorsqu'il avait torturé Graves… Lecay s'était totalement refermée. Et il avait l'impression que les yeux de la sorcière avait changé de couleur. Mais ce n'était pas possible, n'est-ce pas ? Et même si ça l'était, elle n'avait pas accès à sa magie. Avait-il déjà dit que cette femme était un mal de tête persistant ? Trop précieuse pour être tuée, trop insoumise pour être laissée en vie. Un vrai duo d'emmerdeurs.
Il allait les séparer. Savoir qu'il avait tout pouvoir sur la personne qu'ils étaient censés aimer plus que tout… Même si au vu du comportement de Lecay lorsqu'il torturait Graves, et l'inverse, il pouvait en douter. Cette tactique ne marchait pas. Alors qu'en les séparant… C'est l'incertitude qui allait les briser pour lui.
Et Irene Fly. D'après sa dernière lettre, la jeune femme n'avançait pas. La cousine de Lecay semblait vivre uniquement pour son travail et Fly n'arrivait pas à rentrer en contact avec un membre du Coven.
Non, il n'était pas encore l'heure de se réjouir. Du moins, plus maintenant, pas avec tout ce qui était en train de contrarier ses plans. Il ne savait pas encore ce qui avait déclenché toutes ses gênes, mais, il fallait qu'il le découvre au plus vite pour éliminer ce problème avant qu'il ne réduise ses plans en cendres.
