Je ne possède aucun des personnages de la série TV.
La première arrestation par la police de Danny Brooks
Rappel : Danny Brooks est l'identité sous laquelle a grandi Neal jusqu'à ses 18 ans.
Ce texte a été écrit pour un défi de "L'Enfer de Dante".
Il regroupe 15 défis (liste en fin de texte)
En espérant que cela vous plaise
Bonne lecture
PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)
Tu es ma famille
Ellen comprit qu'il se passait quelque chose dés qu'elle aperçut les voitures de police garées devant la maison de Mary Alice. Inquiète à l'idée que leur passé ait pu les rattraper, elle bondit à l'extérieur et se précipita dans la direction des officiers. Après tout, elle était là pour les protéger, elle et Danny, c'était bien pour ça qu'elle avait insisté pour rentrer dans le WITSEC avec eux, pour ne pas les abandonner, pour tenter de soutenir Mary Alice. C'était bien la moindre des choses qu'elle pouvait faire pour la famille de son équipier !
L'ancienne sergent de police, hâta donc le pas, se concentrant pour maîtriser ses réflexes acquis au cours de ses années sur le terrain. Elle devait se rappeler que maintenant, elle n'était plus flic… Elle devait se concentrer et elle ralentit le pas en se rapprochant. Les deux policiers en uniforme se tenaient devant la porte. Ils venaient apparemment de frapper sans obtenir de réponses et l'un d'eux tentait de regarder par le volet à peine entrouvert.
- Je crois qu'elle est sortie, dit Ellen en se rapprochant.
Le premier policier se retourna vers elle, lui adressant un regard noir. Avec son taroupe prédominant, cela lui donnait un drôle d'air.
- Vous êtes ?
- Sa belle-sœur, mentit Ellen avec un bel aplomb.
Ce n'était pas si loin de la vérité au final, deux coéquipiers devenaient frères.
- Vous savez quand elle rentrera ?
- Non, elle ne m'a rien dit.
Le policier soupira et tourna les yeux en direction de la voiture de police.
- Vous connaissez ce jeune garçon ?
Ellen suivit son regard et observa le petit… Danny… assis à l'arrière de la voiture avec un air penaud.
- Oui, c'est Danny, son fils, mon neveu, dit-elle. Que se passe-t-il ?
- Eh bien nous l'avons arrêté.
- Pardon ! S'étonna la jeune femme. Mais pour quelle raison ?
- C'est le chauffeur de son bus scolaire qui nous a prévenus, dit le deuxième policier en lui tendant une carte de bus. Il s'est rendu compte que sa carte était fausse, presque parfaite, mais fausse.
- Mais qui lui a faites ? Demanda Ellen en la regardant avec admiration.
- Il nous soutient que c'est lui.
- Cela ne m'étonne même pas… mais ils vont déposer plainte ? Je peux payer les trajets vous savez.
- Je n'en doute pas et je pense qu'un tour en voiture de police lui a sans doute fait comprendre que ce n'était pas une bonne idée de recommencer, mais nous aurions aimé voir sa mère.
- Cela peut-il attendre demain ? Nous passerons au poste tous ensembles.
- Oui, ce n'est pas le délit du siècle, si vous passez demain matin, ça ira.
- Très bien, dit Ellen en se rapprochant de la voiture en même temps que les policiers.
L'un des deux ouvrit la porte et s'adressa à Danny.
- Allez le faussaire en herbe, dehors. Ça ira pour cette fois.
Le petit garçon ne se le fit pas dire deux fois et courut dans les bras d'Ellen qui le serra doucement contre elle. Les policiers la saluèrent et s'en allèrent. La jeune femme attendit qu'ils s'éloignent avant de baisser les yeux sur le petit garçon.
- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Une ombre passa dans le regard azur si frappant du gamin de 10 ans.
- Je ne pouvais pas faire autrement.
- C'est vraiment toi qui a fait cette fausse carte ?
- Oui…
- Et pourquoi tu ne pouvais pas faire autrement ?
- Maman n'a pas payé le bus scolaire depuis trois mois. C'est long d'y aller à pied, faut que je parte de bonne heure pour ne pas être en retard, je suis fatigué et il fait froid maintenant les matins, et nuit aussi, débita Danny d'un trait sans redresser la tête.
Ellen frémit de rage devant la détresse qu'elle sentit derrière ses mots. Elle passa une main dans son dos et le ramena vers elle.
- Danny. Tu es ma famille, tu le sais, pourquoi tu ne me l'a pas dit avant ? Je te l'aurais payé le bus, j'aurais même pu aller te chercher le soir.
- Maman a dit que je ne devais pas te déranger et que marcher était bon pour la santé.
- Ta mère ne dit pas toujours des choses justes, j'imagine qu'elle est à la maison.
Danny hocha la tête Ellen soupira. Tout en tenant la main du petit garçon, elle se dirigea vers la maison, prit la clé sous le pot de fleur et entra. L'odeur de la cigarette et de l'alcool la fit frémir. D'un geste, elle demanda à Danny de l'attendre dehors et se rapprocha du canapé, découvrant Mary Alice en train de dormir. D'un coup de pied, elle frappa dans l'accoudoir ce qui la fit sursauter.
- Qu'est-ce qui se passe ?
- Il se passe qu'il est 17h30 et que tu n'as pas ouvert les volets de la journée, tu t'es levé du canapé au moins ?
- Oh ! Ne hurle pas comme ça…
- Pourquoi tu as mal à la tête peut-être.
- Je suis fatiguée.
- C'est pour ça que tu n'as pas ouvert la porte à la police ?
- La police ? Mais pourquoi ?
- Deux policiers ont ramené Danny.
- Danny ! S'exclama Amy en s'asseyant sur le canapé. Mais pourquoi ?
- Je ne sais pas ! Réfléchis !
- Mais j'en sais rien, moi !
- Depuis combien de temps, tu n'as pas payé le bus scolaire ?
- Il n'a pas besoin du bus, l'école est à quatre kilomètres, ça lui fait faire un peu de marche.
- Tu es une irresponsable ! Résultat, il a fabriqué une fausse carte de bus, et il s'est fait pincer ! Tu sais ce qu'on va faire ? Danny va dormir chez moi cette nuit et tu vas en profiter pour te remettre de ta gueule de bois parce que demain, nous avons rendez-vous au poste de police.
- Oui, maman, marmonna Mary Alice.
Ellen frémit de rage, mais ne répliqua pas. Elle gagna la sortie et rejoignit Danny qui l'attendait sur le perron. Elle lui tendit la main en souriant.
- Ça te dit de dormir à la maison, j'ai fait des cookies ! Et on pourrait commander des hamburgers.
Les yeux du petit garçon s'allumèrent.
- On pourra manger devant la télé ?
- Si tu veux, répondit Ellen, heureuse de le voir autant sourire.
OoooO
Danny prit son plateau et vint s'asseoir à côté d'Ellen sur le canapé. Cette dernière, lui sourit.
- Qu'est-ce que tu veux qu'on regarde ?
- Tu as encore des westerns ?
Ellen lui adressa un nouveau sourire.
- Rio Bravo, cela te va ?
Danny hocha la tête et Ellen se leva pour trouver la cassette du film. Pendant ce temps, le petit garçon commença à picorer dans ses frites. Ellen lança le film et revint s'asseoir vers lui. Danny se blottit contre elle et fixa sur la télévision. Il passa les première minutes sans rien dire, mangeant tranquillement, mais finit par poser sa tête un peu plus contre elle.
- Dis, pourquoi je ne peux pas vivre toujours chez toi ?
Le cœur d'Ellen s'accéléra. Elle savait parfaitement pourquoi il lui demandait ça, Mary Alice ne parvenait plus à remonter la pente et le petit garçon commençait à comprendre que l'attitude de sa mère n'était pas normale. Ellen soupira, lissa ses cheveux et se pencha pour lui donner un baiser sur la joue.
- Danny… Tu sais que je t'aime ?
- Oui, moi aussi, c'est pour ça.
- Je sais, mais je ne suis pas ta mère.
- Mais tu pourrais !
- Ce n'est pas comme ça que ça marche, mais par contre, je serai toujours là, tu le sais bien.
Danny laissa échapper un soupir à fendre l'âme et se blottit un peu plus dans ses bras.
- Oui, je sais…
Ellen ressentit une boule au ventre se former et laissa sa main caresser doucement ses cheveux et sa joue. Elle le sentit hoqueter doucement et perçut le sanglot qu'il ravala, les yeux rivés sur le film pour ne pas le montrer. Ellen se pencha et lui déposa un baiser sur le front. Elle l'aimait ce gamin…
- Je pense que tu pourras rester ce week-end et lundi nous irons te payer le bus, ça te va ?
- Oui, répondit Danny en retrouvant le sourire.
- Parfait, alors profite du film et finit ton hamburger, il va refroidir.
Le petit garçon hocha la tête et se redressa, attrapant son sandwich qu'il se mit à dévorer avec appétit. Ellen le regarda faire, c'était fascinant comme il pouvait passer d'une émotion à une autre en un claquement de doigt… Cela promettait pour l'avenir…
Défis répondus :
Les premières fois : La première fois que je suis arrêté par la police
Prompt par milliers : Prompt 150 : "Cela peut-il attendre demain ?"
Le défi de baisers : Deux cent trente-cinquième baiser : Un baiser sur la joue
Titre du jour : Titre du 27/07/2020 : Tu es ma famille
Collectionner les POP : POP 13 : Écrire sur un personnage qui dissimule quelque chose
Les 1001 situations : Situation 181 : Un personnage A s'occupe d'un personnage B, enfant
Qui est-ce ? : Ecrire sur une femme
Défi de Sarah et Voirloup : Défi n°57 : écrire sur un ou plusieurs perso sui regardent une série/un film
Expression de notre fleuriste : Douzième expression de notre fleuriste : Je suis pas ta mère.
Les Prompts d'amour : Prompt d'amour 1 : "Tu sais que je t'aime ?"
Je ne sais pas : Je ne sais pas 2 : "Je ne sais pas ! Réfléchis !"
Alphabet des thèmes : Y : Yeux
Mot du jour : Mot du 21/07/2020 : Maison
Couleur du jour : Couleur du 23/08/2020 : Azur
Mot inconnu de la semaine : Mot inconnu de la semaine du 07/05/2020 : Taroupe
