Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendances à traumatiser mes personnages.

Titre : Noir ramage.

Résumé : Lorsqu'elle avait accepté ce job, elle pensait à un boulot long, mais qui au final serait assez simple. Trouver un traitre et le livrer au MACUSA, quoi de plus facile dans son boulot ? C'était sans compter un passé qui refuse de mourir et un mage noir qui est bien décidé à faire des siennes. Le pire dans l'histoire ? C'est que si elle l'avait su, elle aurait dit oui quand même.

Note : J'ai de moins en moins d'avis sur cette histoire... Est-ce que vous l'aimez toujours ou pas ? S'il y a quelques chose qui ne vous convient pas, dites-le moi. En tout cas, bonne lecteur à ceux qui viennent se perdre ici.


« La douceur supporte les défauts et les mauvais procédés du prochain pour l'attirer par ces égards, à la connaissance de l'amour de Dieu. »

-Saint Vincent de Paul, Les maximes spirituelles (posthume, 1576).


Chapitre 66 : Norbert Dragonneau, ou à la poursuite du Niffleur, Acte VI.

L'américaine lui criait dessus. Non, elle ne le faisait pas vraiment, disons qu'elle enchainait reproche sur reproche. Comme s'il n'était pas autant embêté qu'elle de n'avoir pas la bonne valise… Bon, il avouait : cela l'avait un peu arrangé lorsque Monsieur Graves avait voulu en observer le contenu et n'avait trouvé que des pâtisseries à la place de ses pensionnaires. Manifestement, la valise de l'homme croisé à la banque. Comment s'appelait-il déjà ? Jobloski ? Non. Kawalski ? Non. Kowalski ! Oui, c'est ça ! Il allait devoir le retrouver et vite, avant qu'il n'ait l'idée d'ouvrir sa valise et ainsi de libérer ses animaux dans la ville. Il voulait un prêt pour ouvrir une boulangerie. C'était peu, mais il allait devoir se débrouiller avec ça. Logiquement la banque ne devait pas être très éloignée de son domicile… Un sort de Localisation, oui c'était envisageable...

Mais au lieu de le dire, il avait bien sagement gardé le silence pendant que la demoiselle perdait la face. Après, il aurait peut-être la chance de la voir partir. Mais malheureusement, elle avait manifestement l'intention de l'accompagner. Autant faire avec. Ils partiraient ensemble à la recherche de ce Monsieur Kowalski...

-Dire que vous n'avez même pas oublietté cet homme ! S'il y a une enquête, je suis fichue.

-Pourquoi seriez-vous fichue ? C'est moi qui…

Ces américains… Ils faisaient des histoires pour tout et n'importe quoi. Ce n'était pas un drame. En général, les moldus préféraient ne pas dire ce qu'ils voyaient d'étrange. Les gens considéraient ceux qui sortaient de l'ordinaire, les excentriques encore plus mal que les sorciers et personne ne voulait être mal considéré par ses voisins. Au pire, il dirait ce qu'il avait vu et personne ne le croirait.

-Je ne suis pas censée approcher les Fidèles de Salem.

Ils approchaient du bon quartier, un Billywig vrombissait au-dessus d'eux, la valise avait été ouverte. Norbert ne pouvait que le regarder horrifié. Les américains faisaient partie des sorciers qui tiraient sur les Créatures Magiques et après seulement ils discutaient. Ce n'était qu'une petite chose qui tenait dans la paume d'une main… Une petite chose fragile…

-Qu'est-ce que c'était ?

S'enquit mademoiselle Goldstein perplexe mais manifestement, suspectant déjà un rapport entre lui et cet étrange insecte qu'elle n'avait fait qu'entrevoir.. D'ailleurs il avait l'impression que quoiqu'il se passe aujourd'hui, elle le suspecterait d'en être l'origine ! Hors, on ne pouvait le tenir responsable de tout, le Titanic, la tornade de mars 1925 et ses 700 morts dans le midwest des États Unis… il n'y était pour rien. Et si demain un ouragan détruisait la ville, il n'y se… Pour être honnête certains de ses bébés pouvaient avoir des comportement époustouflants et bruyants… Oui, vraiment, il était urgent de récupérer sa valise, d'en faire l'inventaire et de retrouver ses locataires échappés !

-Euh, une mite, je crois. Une… grosse mite.

À la vue de la tête de l'employée du MACUSA, elle n'était pas convaincue par cette explication. Ils tournaient à l'angle de la bonne rue et tombèrent sur une foule de moldus affolés : un immeuble était dévasté. Un policier essayait de prendre une déposition alors qu'il se faisait harceler de toute part. Norbert essayait de voir d'où tout était parti… Ses animaux. Les pauvres devaient être apeurés et ils étaient si fragiles et délicats… Il passa près de la foule avec son accompagnatrice forcée et jeta un rapide sort de Confusion à un vagabond qui semblait être près à dire ce qu'il avait réellement vu. Par chance, mademoiselle Goldstein était trop occupée à évaluer les dégâts pour s'en apercevoir.

La laissant derrière lui, il monta quatre à quatre l'escalier de secours. Il y avait des traces de piétinement, des meubles cassés, des débris de verre. Et il ne parlait pas du grand trou dans le mur d'en face. Le niffleur n'était pas le seul à s'être échappé. En tant que magizoologiste – le premier du monde, il était prêt à parier que le niffleur était parti lui-aussi, même s'il avait un don pour mettre sens dessus-dessous l'endroit où il se trouvait, c'était un animal paisible incapable de mettre un tel désordre et qui fuirait de telles perturbations. Il avait dû se réfugier dans un endroit calme pour compter et contempler ses biens. Le moldu, monsieur Kowalski, gémissait dans un coin de la pièce. Norbert se précipita pour lui venir en aide.

-Monsieur Dragonneau !

La voix de son accompagnatrice venait de l'escalier, elle approchait. Affolé, Norbert lança un sort de Réparation. La pièce fut remise en ordre et Norbert se précipita sur de sa valise, s'efforçant d'afficher un air flegmatique et innocent. D'un geste calme, il en verrouilla les fermoirs.

-Elle était ouverte ?

La jeune femme disait cela comme si c'était une catastrophe… Bon, à la réflexion, c'était une catastrophe. Ses pauvres bêtes étaient perdues toutes seules dans la nature, pire dans une ville encombrées de moldus et de magiciens capables de les blesser ou de vouloir les tuer. Sans espaces verts, sans arbres, les pavés des rues ne sont pas faits pour elles, comment allaient-elles pouvoir survivre ?

-Légèrement, avoua Norbert.

-Ce maudit Niffleur est encore dans la nature ?

Maintenant elle semblait prête à se pendre. Décidément, le Niffleur l'obsédait, hors il était attachant et drôle… Lui, n'était pas une vraie urgence du fait de sa capacité d'adaptation à toutes les situations, il avait juste la mauvaise habitude de filer et semer le chaos sur son chemin. Mais les dégâts de l'appartement de ce moldu, ce n'était pas sa patte, et là, le fautif pouvait véritablement produire des… perturbations... dans cette ville. Mais pour l'instant il n'était pas important de l'informer de ces détails, il pouvait retrouver ses fugitifs seul.

-Euh… Ça se pourrait bien.

-Alors cherchez-le ! Regardez !

Le moldu gémit de nouveau et mademoiselle Goldstein se précipita vers lui.

-Il est blessé ! Il saigne au cou. Réveillez-vous, monsieur le Non-maj'.

Pendant qu'elle était occupée, Norbert s'approcha de la porte. C'était le moment de filer à l'anglaise... Norbert fit volte-face. Il saisit la créature qui venait de bondir sur l'auror rétrogradée et la força à retourner dans sa valise.

-Nom d'un hibou, qu'est-ce que c'est que ça ?

-Rien d'inquiétant. C'est un Murlap.

-Qu'est-ce que vous avez d'autre là-dedans ?

-Vous ?

Monsieur Kowalski venait de parler. Il devait avoir repris connaissance sans que les deux sorciers ne s'en rendent compte.

-Bonjour, le salua Norbert.

-Doucement, monsieur euh…

-Kowalski… Jacob…

Tina retourna vers le sans-magie. Lorsque Norbert pointa sa baguette vers lui, Goldstein se mit devant le moldu pour le protéger.

-Non, ne l'oubliettez surtout pas. Il doit nous servir de témoin.

-Non mais, vous m'avez crié dessus à travers tout New-York parce que je ne l'avais pas oublietté.

-Il est blessé. Il n'est pas en état.

-Ça va aller. Les morsures de Murlap ne sont pas dangereuses.

Au pire, monsieur Kowalski allait développer une petite résistance à la magie. C'est à ce moment-là que le blessé fut pris de haut-le-cœur. En guise de réponse, l'américaine jeta un regard incrédule à Norbert.

-Oui, j'admets que la réaction est légèrement plus violente que d'ordinaire. Mais si c'était vraiment sérieux, il aurait… Commença Norbert avant de s'arrêter un peu gêné.

Il y a des choses que l'on ne pouvait pas dire devant une dame.

-Quoi ?

-Des flammes lui sortirait de l'anus. Ce serait le premier symptôme.

Maintenant monsieur Kowalski semblait au bord de la panique.

-Nous voilà bien, tiens !

-Ça durera quarante-huit heures tout au plus. Je le garde avec moi, si vous voulez.

-Oh ! On ne les garde pas ! Monsieur Dragonneau, vous connaissez un peu la communauté des sorciers d'Amérique ?

Maintenant, elle se pinçait l'arrête du nez, comme pour ne pas piquer une crise. Décidément, les Américains s'énervaient pour pas grand-chose.

-Je sais deux, trois choses. Je sais que vous avez des lois plutôt rétrogrades sur les relations avec les Non-magiques. Vous ne devez pas devenir amis avec eux. Ni les épouser, ce qui est quelque peu absurde à mon sens.

La sorcière semblait à deux doigts de lui sauter dessus pour l'étrangler.

-Qui l'épouserait, lui ? Vous venez tous les deux avec moi.

Pas la peine d'être désobligeante avec ce pauvre monsieur Kowalski. Ce n'était pas de sa faute s'il s'était trompé de valise.

-Je ne vois pas pourquoi je dois venir avec vous.

Il devait retrouver ses créatures et elle n'était même pas auror. Elle ne pouvait pas l'obliger à la suivre. Goldstein essayait de soulever le moldu à demi-inconscient.

-Aidez-moi, ordonna-t-elle à Norbert.

Le magizoologiste se sentit obligé de l'aider, après tout, s'il devait être honnête, il était un peu responsable de la situation. Il aurait dû faire attention et ne pas poser sa valise près de celle de cet homme. Mais rien n'arrive par hasard.

-Je rêve, hein, c'est ça ? Oui… Je suis fatigué. Je suis jamais allé à la banque. Ce n'est qu'un affreux cauchemar, hein ?

-Pour nous deux, monsieur Kowalski, répondit mademoiselle Goldstein.

L'auror rétrogradée les fit tous transplaner dans un lieu connu d'elle seule.


(1) The Great Tri-State Tornado du mercredi 18 mars 1925, de force 5 sur l'échelle de Fugita, est la tornade la plus meurtrière de l'histoire des États-Unis. Elle a parcouru 378 km du sud-est du Missouri, à travers le Sud de l'Illinois, pour se terminer dans le sud-ouest de l'Indiana, soit la plus longue jamais enregistrée mondialement. La trace au sol fut cependant discontinue et les sections mises bout à bout totalisèrent 352 km.

Échelle de Fugita : classement par ordre de gravité des tornades en fonction des dégâts occasionnés. Élaborée en 1971 par Ted Fugita de l'université de Chicago avec le météorologue Allen Pearson, chef du National Severe Storms Forecast Center. Améliorée en 2007.


Le vrai héros de cette histoire, c'est le Niffleur ^^.