Chapitre trois : It begins – Part III.
LittleHelo (aka PetiteDeesse aka la lectrice qui m'a perturbée en changeant de pseudo (l'ancien était très mignon ! x) ) (mais j'aime le nouveau aussi!)) : Tes reviews me font toujours extrêmement plaisir et me donnent le sourire à chaque fois que je les lis. Merci de prendre du temps pour commenter ainsi ! Je suis contente que mes fanfictions te plaisent autant et espère que ce sera toujours le cas après ce chapitre ^^ … Pour répondre à ta question, oui, Hazel (qui s'appelle Noëlie désormais x) ) est bien une fille d'Hermès … et oui, leur mère est une femme très courageuse xD. Les frères et Jazz … oui, peut-être ! :) après tout, ils ont un ascendant en commun, ils devraient bien s'entendre x'). Sur ce, je te souhaite une bonne lecture ! :) P.S : je n'ai pu trop le temps de lire en ce moment mais je n'abandonne pas pour autant tes fanfics ! Je commente dès que je peux ! (désolée:/:( )
Je voudrais remercier également les lecteurs qui lisent cette fanfic sans laisser de reviews. Vous aussi je vous aime !
Jeudi 22 Juin,
Colonie des Sang-Mêlés,
11h30.
« Qu'est-ce que tu fais là ? », s'exclama Lysandre, les sourcils froncés, l'air contrarié.
Devant lui se tenait un homme aux airs très familiers : cheveux bruns et bouclés, sourcils en accent circonflexe, yeux noisette et étincelle malicieuse, Lysandre avait vu ce visage une bonne dizaine de fois et jamais l'envie de l'amocher n'avait été aussi violente. Six ans. Cela faisait six ans que son père ne lui avait plus adressé la parole et voilà qu'il refaisait surface, la veille d'une guerre.
« Si ça, ce n'est pas pour profiter de toi … »
« Je suis venu vous chercher. », répondit Hermès, son portable-caducée entre les mains, le dos appuyé contre l'un des murs de la Grande Maison.
Lui habituellement si détendu et souriant, avait prononcé ces quelques mots d'une voix tendue que Lysandre et Noah ne lui connaissaient pas. Le visage fermé et le teint pâle, le Dieu des Messagers observa attentivement ses deux garçons avant de déclarer, d'un ton laissant transparaître une légère surprise :
« Vous avez grandi. »
« Belle observation. », railla Lysandre d'un ton tranchant.
Qu'est-ce que leur père croyait ? Que Noah et lui étaient restés deux gamins âgés de dix et douze ans ? Six années étaient passées ! Six fichues années !
« Qu'est-ce que tu fais là ? », répéta le jeune homme après un instant de silence, bien décidé à obtenir une réponse, alors que Noah lui donnait un léger coup de coude, comme pour l'inciter à se calmer.
« Je vous l'ai dit, (le ton d'Hermès était toujours le même, tendu et légèrement énervé, ce qui rassura quelque peu Noah : le Dieu des Voyageurs ne semblait pas prêter attention à l'insolence de Lysandre. Du moins, pour le moment.). Je suis venu vous chercher. Mainten... »
« Argus aurait pu nous amener., répliqua Lysandre, en plongeant son regard dans celui de son interlocuteur, une colère sourde bouillonnant en lui. Je ne vois pas pourquoi tu es venu. Après tout, n'as-tu pas des tonnes de travail ? Tu ne tiens même pas à nous. Tu nous ignores tout le temps. Alors pourquoi être là ? Pourquoi ? Pour bien nous observer encore une fois afin que vous ne restiez pas avec des corps inconnus sur les bras la guerre terminée ? »
« Lysandre ! »
Choqué, Noah saisit brusquement son petit frère par les épaules et le bouscula légèrement , comme pour le ramener à la réalité. Jamais le jeune homme n'avait vu Lysandre aussi énervé et cela l'effrayait.
« Qu'est-ce qu'il t'arrive, bon Dieu ?!, pensa Noah alors que Lysandre reculait brutalement, comme électrisé par le contact. Toi d'ordinaire si calme … »
Mais Lysandre ne sembla pas l'entendre. Mâchoires serrées et l'air toujours aussi énervé, le jeune demi-dieu gardait le regard fixé sur son père, bien décidé à lui montrer tout son ressentiment à l'égard de son comportement.
Un silence tendu s'installa, seulement rompu par les cris lointains des autres pensionnaires de la colonie. Hermès, qui jusque-là s'était contenté de regarder Lysandre avec un mélange de surprise et d'inquiétude, la bouche légèrement ouverte, s'avança d'un pas et déclara, d'une voix plus tendue qu'auparavant :
« Lysandre Curtis Jones. Ton deuxième prénom est le nom d'emprunt que j'utilisais lorsque j'ai rencontré ta mère. Tu es né le vingt-deux Janvier mille-neuf-cent-quatre-vingt-quatorze, à Liverpool, un mois et demi avant le terme de la grossesse. Ta couleur préférée est le bleu foncé, tu rêves de devenir médecin depuis tes cinq ans et tu sors avec une certaine Lola depuis six mois. Ton numéro fétiche est le sept, ton animal préféré le cheval et tu adores les entrecôtes, même si tu mets un point d'honneur à me sacrifier la plus grosse à chaque repas. »
Cette dernière phrase avait été prononcée sur un ton quelque peu amusé, comme-ci Hermès essayait désespérément de détendre l'atmosphère. Mais alors que Noah esquissait un petit sourire en coin, le visage de Lysandre restait impassible, étonnamment froid. Posté à quelques centimètres de lui, Noah avait la terrible impression que la colère de Lysandre était en train de prendre forme tout autour du jeune homme. Comme s'il le sentait lui aussi, Hermès se mit à parler plus précipitamment :
« Noah Benjamin Jones. Tu es né le vingt-trois Août mille-neuf-cent-quatre-vingt-douze, à Paris. Ta couleur préférée est le rouge et ton plat les lasagnes. En septembre, tu rentreras à l'université pour une licence de Lettres dans le but de devenir journaliste. Tu travailles tous les mercredis et samedis à la bibliothèque municipale pour aider ta mère à payer le traitement de Noël... »
« ARRÊTE ! ARRÊTE CA TOUT DE SUITE ! »
Les pires craintes de Noah s'étaient confirmées : son frère était tellement en colère qu'il perdait le contrôle de ses pouvoirs. Autour d'eux, l'atmosphère s'était réchauffée de quelques degrés, les enveloppant dans une bulle d'air étouffante. De trente-cinq degrés, ils étaient passés à quarante, faisant accélérer les battements de cœur de Noah qui inspira bruyamment et brusquement, à la recherche d'un peu d'air.
Le visage impassible mais une drôle d'étincelle au fond des yeux, Hermès resta quelques instants immobile avant d'avancer de quelques pas vers Lysandre, l'air réellement inquiet. Lysandre et Noah, tout comme leur petite sœur Noëlie-Rose et leur mère, avaient toujours occupés une place spéciale dans le cœur du Dieu des Voyageurs. Il les aimait, profondément et pour toujours. Entendre ces mots sortir de la bouche de Lysandre était donc un déchirement. D'autant plus que ces paroles faisaient écho à celle de Luke Castellan …
« Lysandre, je … »
Mais Hermès ne put aller plus loin. Se dégageant brutalement de l'étreinte dans laquelle son père voulait l'amener, Lysandre, le visage toujours aussi froid et le regard meurtrier, murmura :
« Savoir ces informations te donne peut-être l'impression de nous connaître, mais ce n'est absolument pas le cas. Tu n'es jamais là pour nous. Jamais. Tu n'as jamais répondu à nos appels, tu n'es jamais venu voir Noëlie à l'hôpital. Si tu souhaitais réellement nous connaître, si tu tenais réellement à nous, tu aurais fait cela. »
« Lysandre, arr... »
« Non, je n'arrêterai pas, Noah !. Lysandre, tremblant, recula encore d'un pas pour échapper à son grand-frère. Il n'a strictement rien à faire là ! Il est resté loin de nous pendant des années et voilà qu'il refait surface la veille d'un départ en guerre ! Je suis à peu près sûr qu'il est uniquement là pour s'assurer qu'on aille jusqu'au bout ! Nous ne sommes que des outils pour lui, rien de plus ! Tous les demi-dieux sont des outils ! »
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Jeudi 22 Juin,
Dans un minibus,
13h45.
Lysandre ouvrit brusquement les yeux, la respiration haletante. La nuque douloureuse, le jeune homme se redressa en grimaçant, se passant une main à l'arrière du cou, et regarda autour de lui, désorienté. Son rêve avait semblé tellement réel qu'il s'étonnait de se retrouver là, dans un minibus conduit par Argus. Quelques secondes furent même nécessaires pour se remémorer la raison de sa présence dans ce véhicule : Noah et lui allaient à l'Empire State Building pour protéger l'Olympe. La confrontation avec son père n'avait pas eu lieu. Cette réalité fit un drôle d'effet à Lysandre dont les joues se colorèrent fortement. Honte. Il avait honte de son rêve. Honte d'avoir pu penser, ne serait-ce qu'un instant, que son père ne se souciait guère d'eux. Parce qu'il savait au fond de lui que ce n'était pas vrai : une voix le lui avait toujours dit.
« Est-ce que ça va ? », demanda une voix familière légèrement inquiète.
Avec un sursaut qui le ramena définitivement à la réalité, Lysandre tourna la tête vers son frère, assis à côté de lui. Visiblement préoccupé, Noah l'observait sous toutes les coutures.
« Tu es tout pâle. », reprit Noah, voyant que Lysandre ne répondait pas.
Son regard noisette fixait celui de son petit frère avec insistance, donnant à ce dernier la désagréable impression d'être passé au rayon X. Au volant, Argus tourna plusieurs de ses nombreux yeux vers eux.
« Non, tout va bien. Juste un léger mal des transports. », répondit Lysandre, nerveux, en essayant d'esquisser un sourire convaincant.
Mais son esprit était occupé à tout autre chose …
« Ne pense surtout pas à cela … n'y pense surtout pas... S'il l'entend … », pensa-t-il amèrement alors que les détails de son rêve lui revenaient douloureusement en tête.
« Qu'est-ce que je ne dois surtout pas entendre ? », questionna aussitôt Noah, les sourcils froncés, un peu plus préoccupé qu'auparavant, alors que d'autres yeux d'Argus convergeaient vers eux.
« Rien, rien du tout. », s'empressa de répondre Lysandre, ses pensées se concentrant sur le dernier film qu'il avait regardé, occultant ainsi toute trace de son rêve.
Mais son ton était tremblant et il n'avait pas besoin de mieux observer son frère pour comprendre que celui-ci ne le croyait pas. Mal à l'aise et les joues toujours rouges, il frotta sa nuque d'un air nerveux avant de tourner la tête en direction de la vitre à côté de lui, le regard de Noah lui brûlant l'arrière du crâne.
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Jeudi 22 Juin,
600ème étage de l'Empire State Building,
Mont Olympe,
10h12.
« Et nous, on est censés faire quoi ? », demanda un jeune garçon, un air d'incompréhension sur le visage.
Rosalia Sanders venait de terminer son discours et un silence à la fois sceptique et pesant régnait dans la salle, personne n'osant demander d'avantage d'informations, de peur d'avoir bien compris. Aussi, lorsque la voix de Benoît Martins retentit, bon nombre de demi-dieux tressaillirent, comme ramenés à la réalité.
« Je viens de le dire, Benoît., répliqua la fille d'Aphrodite, d'un ton agacé. T'arrive-t-il d'écouter de temps à autre ? Tous les demi-dieux étant âgés de douze ans ou moins doivent être envoyés chez leur parent mortel ou chez un autre tuteur. Alexandre McCoyle, Thyméo Rosedale, Holly Archer, Jazzlyn James et moi-même devons rester ici pour assurer la protection de l'Olympe. Tous les autres doivent regagner la colonie des Sang-Mêlés pour aider les autres demi-dieux à tenir tête aux monstres qui tenteraient d'attaquer d'autres lieux symboliques. »
« La colonie des Sang-Mêlés ? Réellement ?, grogna un autre garçon, plus âgé, à la carrure importante et à l'air plutôt agressif. On va vraiment être obligés de fréquenter ces imbéciles ? »
« Ce ne sont pas des imbéciles, Kevin., lui répondit Jazzlyn, attirant les regards sur elle. Ils sont aussi débrouillards que nous. Ils ont moins de pouvoirs, c'est tout. Et une vie beaucoup moins tranquille. »
« Moins tranquille ? C'est sûr que passer ses journées dans une colonie à cueillir des fraises et à faire du volley, c'est beaucoup moins tranquille que de s'entraîner au combat h24. »
Quelques ricanements se firent entendre, faisant bomber le torse au garçon, content d'avoir des spectateurs.
« Tu te trompes, Kevin. »
Thyméo Rosedale se leva, les sourcils froncés et imposa par ce simple geste le silence dans la salle. Ce jeune homme blond aux yeux noisette faisait partie des plus âgés et était hautement respecté – et craint – par la majorité de ses camarades.
« La majorité d'entre eux ne restent pas au camp toute l'année, reprit-il après quelques secondes de silence tandis que Kevin ouvrait la bouche, très contrarié d'avoir été dérangé durant son petit spectacle. Et je ne parle pas que des moins dangereux. Certains sont très puissants et décident tout de même de passer la plupart de leur vie à l'extérieur, dans le monde réel. Et cela n'est réellement pas facile. Ils peuvent se faire attaquer par des monstres à n'importe quel moment et ce, même s'ils sont en cours, en week-end, ou occupés à toute autre activité différente de la quête. Les monstres peuvent ne leur laisser aucun répit. Ils peuvent les harceler jusqu'à ce qu'ils perdent le combat. Alors je pense pouvoir considérer que notre existence est tout de même plus tranquille que la leur. Tu devrais être fier de pouvoir les rencontrer, Kevin. Ce sont de grands héros. Peut-être même plus grands que nous. »
« A quelle heure devons-nous partir ? », demanda une jeune fille métisse, la main levée, alors que Kevin faisait la moue, peu convaincu.
Même lui respectait Thyméo.
« Le départ pour la colonie des Sang-Mêlés se fera à quatorze heures précises., déclara Rosalia, d'un ton impérieux qui fit rouler des yeux Jazzlyn. Ne soyez pas en retard. Pour ceux qui doivent retourner chez leurs parents, un bus vous attend déjà au pied du building. La réunion est terminée. »
Et comme-ci ces dernières paroles les avaient électrocutés, tous les demi-dieux présents dans la salle se levèrent d'un coup et quittèrent la pièce, dans un état de grande excitation.
« Tu viens ? », demanda Alexandre à Jazzlyn, toujours assise sur sa chaise.
La jeune fille affichait un air pensif, les sourcils froncés et le regard fixe, des rides de concentration visibles sur son front.
« Jazz' ? », reprit Alexandre, face à l'immobilisme de la jeune fille.
« Hum ? »
Jazzlyn avait lentement tourné la tête vers lui et le regardait sans le voir, l'air toujours aussi pensive.
« Tout va bien ? »
« Oh, oh oui …, La jeune fille secoua légèrement la tête comme pour changer une mouche de son visage et se leva, faisant face à Alexandre, un léger sourire aux lèvres. Je me demandais juste comment Sanders avait pu enfiler une jupe aussi horrible ce matin. À sa place, si ma mère m'avait sortie ça du placard, je serais partie en courant. »
« T'es pas possible … », soupira Alexandre, en souriant, alors que Jazzlyn lâchait un petit rire et qu'ils se dirigeaient tous les deux vers la sortie.
Mais quelque chose au fond de lui lui disait que la jeune fille mentait. Et cela l'inquiétait.
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Jeudi 22 Juin,
Devant une gare,
14h10.
« Lysandre. Lysandre, on est arrivé. Viens ! »
Noah secoua l'épaule de son frère, qui laissa échapper un grognement. Le jeune homme s'était rendormi pendant le peu de trajet qu'il restait et refusait à nouveau d'ouvrir les yeux. Légèrement amusé, Noah entreprit de le secouer une troisième fois par l'épaule, sans succès.
« Allez, Lysandre !, s'exclama-t-il alors que le concerné recommençait à râler. Argus ne va pas rester ici indéfiniment. Et le train ne va pas nous attendre ! »
« Le train ?, Lysandre se redressa, l'air soudainement très réveillé, et adressa un regard à la fois interrogateur et perplexe à son frère. Comment ça ? Je croyais que Argus nous déposait directement devant l'Empire State Building. »
« Oui, mais une partie de la route est en travaux depuis une semaine. Il y aurait eu une explosion due à une fuite de gaz. Nous sommes donc obligés de prendre le train. »
Avec un soupir et après avoir juré en grec ancien, Lysandre se détacha et suivit son frère en dehors du véhicule après avoir salué Argus. Mais alors qu'il s'avançait en direction de la gare, son sac à dos sur les épaules, son regard fut attiré par un puissant scintillement provenant de la gauche. Curieux mais légèrement ébloui, Lysandre mit sa main en visière et plissa les yeux pour essayer de voir quelque chose. Du coin de l'œil, il vit que Noah avait fait de même.
« Qu'est-ce que c'est, à ton avis ? », lui demanda-t-il, le regard toujours fixé vers l'étrange lumière.
« ça, mon pote, intervint une voix masculine d'une voix amusée alors que Noah ouvrait la bouche pour répondre. C'est mon carrosse. Il en jette, hein ? »
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Ppppppffffiiiioooouuuu …. Je dois vous avouer que ce chapitre ne fut pas une mince affaire ^^ Il est malheureusement plus court que les autres, mais j'espère que vous l'aimez tout autant. Je m'excuse de l'énorme retard … j'ai été un petit peu débordée par les événements …
La fin devait être plus longue, mais comme j'aime beaucoup le suspense (ceux qui lisent Par Zeus le savent bien … x) ) et que je trouvais que cette fin-ci rendait bien … bah ma nature paresseuse a pris le dessus et j'ai décidé de laisser comme ça x). mais l'identité du/de la nouveau/elle arrivant(e) devrait être facile à deviner, non ? x)
Je vous souhaite à tous/toutes de très bonnes vacances et espère que tous ceux qui ont eu des examens de fin d'année s'en sont bien sortis …
Je vous promets d'être plus régulière ! J'attends vos avis avec impatience.
A la prochaine,
SP17.
