Chapitre cinq : "Je ne suis pas sûre que tu puisses y faire grand choses, tu sais."

LittleHelo : Au risque de me répéter, cela me fait très plaisir que tu aimes autant la fiction ! J'espère que ce chapitre-ci ne te décevra pas ! ;)

Les passages avec Apollon et Hermès sont loin d'être finis alors … essaie de ne pas mourir avant la fin, s'il te plaît x) cela me rendrait très triste !

Je suis contente que le lien entre les deux fanfictions ne te gêne pas … parce qu'un autre personnage de Par Zeus se cache quelque part dans ce chapitre x) (et il n'est pas prêt de partir ^^)

C'est encore une fois un chapitre pas très joyeux … mais bon, je me vois mal faire un « PARTYYYYY TIIIIME » en temps de guerre x) (promis, je ferais un effort au prochain ! x) )

Voilà voilà … Je pense qu'il ne reste plus qu'à te souhaiter une bonne lecture ! :)

SP17.

Bonne lecture également à tous ceux qui lisent la fiction ! I love you guys.

Vendredi 23 Juin,

600ème étage de l'Empire State Building,

Mont Olympe,

21h02.

Tu me manques.

Ce sms de la part de Lola fit apparaître un sourire triste sur le visage de Lysandre et le jeune homme passa plusieurs fois son pouce sur l'écran tactile de manière nerveuse, se demandant quoi répondre. Comme l'Hermès de ses songes l'avait dit, Lola et lui sortaient ensemble depuis six mois seulement, mais le demi-dieu pensait avoir trouvé la perle rare. Meilleurs amis depuis leur plus tendre enfance, Lola et Lysandre avaient pratiquement grandi ensemble, habitant dans le même quartier et évoluant dans les mêmes écoles. Ils étaient toujours fourrés ensemble, inséparables, et cette complicité s'était renforcée depuis qu'ils avaient échangé leur premier baiser. Lysandre aimait profondément Lola et espérait que cette histoire dure encore longtemps. Peut-être même jusqu'à la fin de leurs jours.

« Tout va bien ? Tu es tout pâle. »

La voix inquiète de son frère le ramena à la réalité et, avec un léger sursaut, Lysandre regarda rapidement autour de lui avant de répondre, persuadé que personne d'autre à part Noah n'écoutait :

« C'est Lola. J'en ai assez de lui mentir. Elle croit que je suis en colonie de vacances jusqu'au mois de Juillet. En colonie de vacances ! Qu'est-ce que vous allez lui dire, si jamais je ne reviens pas ? »

« Tu reviendras, Ly'., répondit Noah, d'une voix assurée, comme-ci il n'y avait pas d'autres alternatives possibles au destin de son frère. Tu reviendras. Et lorsque tu seras de retour à la maison, et lorsque tu te sentiras prêt, tu lui avoueras tout. C'est le seul moyen pour que votre relation se développe en toute sérénité. »

« C'est surtout un excellent moyen de la faire fuir. », intervint une voix féminine teintée d'ironie.

Holly Archer, une jeune fille aux yeux bleus et aux étranges cheveux aux reflets violets, était assise face aux deux garçons et les regardait d'un œil intéressé, un léger sourire amusé aux lèvres.

« Comment ça ? », lui demanda Noah en fronçant ses sourcils, contrarié, alors que Lysandre lâchait un soupir triste, comme-ci toutes ses espoirs étaient réduits à néant par cette simple phrase.

« C'est logique, non ?, répliqua Holly, sourcil levé, visiblement surprise de l'incompréhension de son interlocuteur. Les Mortels ont toujours peur de ce qu'ils ne peuvent pas comprendre, de ce qui leur est étranger. Ils n'ont aucune imagination et n'acceptent rien qui puisse sortir des normes qu'ils ont établis. Lorsque ton frère va dire à cette fille qu'il est un demi-dieu et qu'il part s'entraîner tous les étés dans le but de se perfectionner dans l'art de tuer les monstres, comment crois-tu qu'elle va réagir ? Elle va le prendre pour un fou, point final. Elle va le prendre pour un taré et partir en courant ! »

« ça a pourtant bien été avec mon petit ami. »

Noah avait prononcé ces mots d'un ton tranchant, les yeux dans ceux de son interlocutrice, une vague de colère le submergeant. Mais qui était donc cette fille pour se mêler des affaires des autres et pour déprimer son frère ? Les Mortels n'étaient pas tous aussi fermés qu'elle le disait … la révélation serait dure à faire, certes, et Lola aurait sans doute besoin d'un peu de temps pour s'en remettre, mais une relation demi-dieu/mortel n'était pas impossible. Sa propre histoire avec James le lui confirmait … ils étaient ensemble depuis maintenant deux ans et le jeune mortel semblait s'adapter parfaitement à la situation.

« Peut-être que ton copain te prend pour un barjo mais qu'il a trop pitié de toi pour te quitter. », répondit nonchalamment Holly en avalant un nouveau marshmallow.

A ce moment, Noah vit rouge. Le cœur battant à tout rompre, le regard lançant des éclairs et les joues étonnamment rouges, le fils d'Hermès se leva précipitamment, avec la profonde envie d'étrangler la fille de Dionysos. Trop loin, la jeune fille allait définitivement trop loin. Mais alors qu'il s'apprêtait à la pousser violemment et à lui demander si elle avait trop bu, une main se posa sur son épaule, le repoussant doucement mais fermement vers l'arrière.

« Laisse tomber, Noah., s'exclama Thyméo, après avoir lancé un regard noir à Holly qui lui rendit un sourire arrogant. Elle n'en vaut pas la peine. Crois-moi. » , insista-t-il alors que Noah ouvrait la bouche, mécontent.

« Tout le monde devrait garder son calme., reprit Thyméo après un instant de silence. Nous sommes là pour protéger l'Olympe. Pas pour nous entre-tuer. Ce serait donner l'avantage à l'ennemi. »

OooOoOoOoOo

Un peu plus loin,

21h10.

Depuis qu'elle avait reçu la lettre de sa mère et grillé les cheveux de Sanders, Jazzlyn n'avait pas vraiment eu le temps de se retrouver seule. Or, c'était tout ce dont elle avait besoin en ce moment-même. Alors, quand Lysandre Jones s'était approché d'elle et lui avait demandé s'il pouvait s'asseoir à côté d'elle, la jeune fille avait bien eu envie de lui envoyer une bonne décharge électrique : après tout, si elle s'était arrangé pour esquiver le feu de camp en prétextant une migraine, ce n'était pas pour que l'on vienne la déranger. Même son collant de meilleur ami semblait avoir compris le message. Mais le jeune demi-dieu semblait tellement mal au point que Jazzlyn ne put rien faire d'autre que d'acquiescer à sa demande.

« Tu veux en parler ? », demanda-t-elle d'une voix douce et hésitante après un court instant de silence.

« Je ne suis pas sûr que tu puisses y faire grand choses, tu sais. », répondit lentement Lysandre d'une voix malheureuse.

Au fond d'elle, la fille d'Apollon ne put s'empêcher de ressentir un certain soulagement face à la réponse négative du jeune homme. Jazzlyn était du genre gaffeuse et maladroite, et, en presque seize ans d'existence, ne savait toujours pas comment on réconfortait les gens. Elle savait les écouter, ça oui. Ressentait vraiment de la peine pour eux. Une peine réelle et authentique. Mais trouver de quoi les rassurer demandait encore beaucoup de travail …

« A défaut de pouvoir le rassurer sur sa situation, essaie de lui changer les idées … », pensa-t-elle alors que son Ipod commençait à jouer Six Degrees of Separation de The Script.

Lui changer les idées … mais comment ?

« ça n'a pas l'air d'aller, toi non plus », déclara Lysandre, interrompant le fil de ses pensées.

Le jeune homme l'observait depuis quelques minutes, un air inquiet sur le visage. Pour toute réponse, Jazzlyn grimaça et enleva ses écouteurs qu'elle posa sur ses genoux.

« Je ne suis pas sûre que tu puisses y faire grand choses, tu sais. », s'exclama-t-elle ensuite avec un léger sourire amusé.

Sourire que Lysandre lui rendit.

« Alors, si j'ai bien compris, on a un ancêtre en commun ? », questionna Jazzlyn après quelques secondes de flottement.

Cette question était purement rhétorique et donc ne nécessitait pas de réelle réponse, elle le savait, mais elle espérait que Lysandre y réponde. Car, si au premier abord, elle avait pensé qu'être seule avec ses pensées et son groupe de musique préféré était le meilleur remède contre sa tristesse passagère, la fille d'Apollon avait vite compris que cela la plongeait dans une mélancolie profonde, et ne lui changeait en aucun cas les idées. Elle espérait donc qu'une petite discussion avec un jeune demi-dieu tout aussi triste qu'elle la remettrait enfin sur pied. Jazzlyn détestait la tristesse.

« La tristesse empêche les gens de combattre correctement. Alors ta petite déprime, ma vieille, tu la feras après la guerre … »

« Oui., répondit simplement Lysandre, la sortant une nouvelle fois de ses pensées. Vous n'êtes jamais sortis d'ici ? », demanda-t-il après un court instant de silence, d'une voix hésitante.

« Lui aussi a besoin de parler... »

« Non, jamais., répondit Jazzlyn alors qu'une partie d'elle-même remerciait le fils d'Hermès.

Puis, en voyant l'expression perplexe de Lysandre :

« Enfin, nous sommes sortis, quelques fois. Du moins, les plus âgés d'entre nous. Mais les sorties sont rares et dangereuses. On ne nous laisse généralement pas plus d'une demi-heure. »

« Une demi-heure … ?, murmura Lysandre, abasourdi. C'est peu … »

Son expression de tristesse plus visible qu'auparavant, Jazzlyn acquiesça en silence.

« Surtout quand tu souhaites voir ton parent mortel., renchérit-elle, la voix légèrement tremblante. Nous sommes ici depuis la première année de notre vie alors on a pas vraiment l'occasion de créer un vrai lien avec eux. Ce qui est franchement dommage parce que c'est quand même nos parents, non ? Et puis, ajouta-t-elle d'une voix rapide sans même s'en rendre compte. La plupart d'entre vous, les sang-mêlés qui vivent à l'extérieur, vous avez tendance à penser que l'on a une existence facile. C'est sûr que c'est assez calme, ici, la plupart du temps. On s'entraîne tranquillement, on ne risque presque jamais notre peau, on est bien nourris et logés, on peut parler quelque fois à notre parent divin. Mais vous ne vous imaginez pas le sacrifice que cela représente, de ne pas pouvoir voir son autre parent. Ce parent, qui, dans mon cas, m'a donné la vie et … et qui ne veut plus entendre parler de moi … »

La voix de Jazzlyn se brisa, et la jeune fille baissa la tête, submergée par la tristesse. Depuis que sa mère lui avait dit qu'elle ne voulait plus entendre parler d'elle, la jeune demi-déesse ressentait un pincement au cœur constant et avait l'impression d'avoir perdu une part d'elle-même. Son esprit passait son temps à rechercher une raison valable à ce subit abandon sans pour autant pouvoir mettre la main dessus.

« Ta mère aime beaucoup jouer au « Je t'aime/je ne t'aime plus », ma puce … »

La voix de son père résonna avec une telle clarté dans son esprit que Jazzlyn ne sut pas s'il s'agissait d'un souvenir ou si son père venait de lui adresser ses quelques mots. Avec un soupir, la jeune fille essuya ses larmes d'un geste rageur. Elle qui s'était promis de ne pas craquer, c'était raté …

« Je suis désolé. », murmura Lysandre, sincère.

Le jeune homme, de nature sensible, avait été touché par les paroles de Jazzlyn, au point d'en avoir les larmes aux yeux, et ressentait désormais l'envie de la serrer dans ses bras et de la rassurer. Mais quelque chose au fond de lui lui disait que la jeune fille n'allait pas apprécier.

« C'est pas grave, marmonna Jazzlyn, d'une petite voix, en adressant un petit sourire peu convaincant à Lysandre. Je m'en remettrai. Il le faut. »

oOoOoOoOoOo

Vendredi 23 Juin,

Maison des Jones,

Edimbourg, Ecosse,

20h30.

« Maman, est-ce que Lysandre et Noah sont partis en guerre ? »

Noëlie-Rose Jones n'avait pas attendu que sa mère finisse de parler avec son parrain pour poser cette question. À vrai dire, cette dernière était sortie toute seule, sans que la jeune fille ait pu y faire quoi que ce soit. Surprise, Ambre Jones resta immobile un instant avant de se tourner vers sa fille, à la fois mal à l'aise et abasourdie.

« Noëlie … je … comment … comment … »

« J'ai fait un drôle de rêve la nuit dernière. Et puis, j'avais un mauvais pressentiment depuis quelque semaines, comme-ci quelque chose de mauvais allait se produire. Et je t'ai entendu pleurer la nuit dernière. Tu pleures tout le temps depuis leur dernier appel. »

Choquée et plus blanche qu'auparavant, Ambre se passa une main sur son visage fatigué. Était-elle une aussi mauvaise mère ? La trentenaire avait toujours eu beaucoup de mal à cacher ses émotions mais avait essayé tant bien que mal de ne pas paraître inquiète tout au long de ces trois jours … et l'on pouvait dire que c'était raté.

Honteuse d'avoir pu rajouter du stress à sa fille alors que cette dernière n'en avait absolument pas besoin, Ambre déglutit difficilement et bredouilla :

« Ma puce, ils … ils ne sont p... »

« Oui, ils sont partis en guerre. », l'interrompit son frère, le visage grave.

« Matt' ! », s'écria Ambre, énervée.

« Elle le sait déjà, Ambre. Ça ne sert à rien de le lui cacher plus longtemps. »

« Mais … elle est malade et … »

« Elle doit éviter le stress, je sais ! Mais elle stressera plus encore si elle sent que tu lui caches quelque chose. »

La mère de famille laissa échapper un soupir. Déjà tourmentée à l'idée que ses deux plus grands soient partis en guerre, Ambre avait espéré pouvoir préserver Noëlie de cette nouvelle le plus longtemps possible, peut-être même jusqu'au retour des garçons. Un souhait irréalisable, elle en prenait maintenant conscience.

« On pourrait peut-être faire quelque chose, non ? », suggéra Noëlie après quelques instants de silence.

« Faire quelque chose ? », répéta Matthew Jones, les sourcils froncés, observant le visage de sa filleule, pas très sûr de savoir où elle voulait en venir.

« Oui, faire quelque chose., insista Noëlie en regardant alternativement Ambre et Matthew. Vous êtes des demi-dieux, non ? À défaut de pouvoir aider Lysandre et Noah, vous pourriez peut-être aider ceux qui sont restés à la colonie ? »

Il y eut un instant de silence durant lequel les enfants d'Iris semblèrent réfléchir intensément. Ils échangèrent ensuite un regard avant qu'Ambre ne commence :

« Ma chérie, on aimerait beaucoup, tu sais, mais … »

« Mais tu ne penses pas que nous sommes un peu rouillés ?, continua Matthew d'un ton triste. Nous n'avons pas tué de monstres depuis … »

« Je ne vous parle pas de tuer des monstres, l'interrompit Noëlie, d'un ton brusque. Je vous parle d'entraîner les demi-dieux. Votre expérience peut faire changer les choses. Et puis, si vous deviez passer à l'attaque, il vous reste quand même l'arc. »

La jeune fille, à la fois enthousiaste et anxieuse, s'était levée du canapé et observait les deux adultes avec détermination et espoir.

« Allez !, reprit-elle devant l'immobilité de ses interlocuteurs. Vous savez très bien que vous ne pourrez pas rester là à attendre éternellement. »

« Mais toi, ma grande, on te met où ? », demanda Ambre alors que Matthew ouvrait également la bouche pour dire quelque chose.

Il était inimaginable que Noëlie combatte. Elle était malade et n'avait aucune expérience dans le combat…

« Je resterai à la colonie. Promis. », répondit la jeune fille, son regard plongé dans celui de sa mère en signe de sincérité.

« Alors je … », commença Ambre, hésitante.

« J'appelle Chiron., déclara Matthew d'un ton déterminé en se levant et en se dirigeant vers la cuisine. Faites vos bagages. »

oOoOoOoOoOo

Avec un léger sursaut, Lysandre ouvrit les yeux au maximum pour essayer de percevoir quelque chose. Autour de lui, tout était noir. Un noir profond, immatériel et opaque qui fit accélérer les battements de son cœur. Aucune lumière ne venait jusqu'à lui, aussi ignorait-il complètement où il se trouvait. Était-il sur une quelconque route abandonnée ou dans un bâtiment très sombre ? Ou y avait-il à quelques centimètres de lui un énorme gouffre qui l'engloutirait au moindre pas dans la mauvaise direction ? À cette pensée, Lysandre frissonna. La gorge serrée, le jeune homme déglutit difficilement et tendit les mains devant lui, dans l'espoir de rencontrer quelque chose qui l'aiderait à délimiter l'espace. Mais ses mains ne rencontrèrent que du vide. Son angoisse redoubla et après une profonde inspiration, il essaya de se mettre accroupi. Il était à mi-chemin lorsqu'une voix masculine se fit entendre :

« N'avance pas. Tu risques de chuter. Et cela peut faire mal, même dans les rêves. »

Lysandre se figea puis se redressa lentement, une sueur froide lui coulant le long de son dos ainsi qu'une drôle de sensation au creux de l'estomac. Cette voix lui disait quelque chose, mais quoi ?

« Tu dois nous rejoindre, Lysandre. Tu dois rejoindre l'armée de Cronos. », continua la voix.

« Qu … quoi ? Mais … Non !, balbutia Lysandre dont le cœur battait à tout rompre. Pourquoi je ferais ça ? »

« Parce que toi aussi tu en veux aux Dieux. Tu en veux à ton père de ne pas avoir été présent pour toi alors qu'il l'a été pour ton frère. »

Ces insinuations totalement fausses indignèrent Lysandre qui serra les mâchoires et les poings. Non mais pour qui cette personne se prenait-elle ? Jamais, ô grand jamais, il n'avait ressenti de la réelle colère envers son père. Il s'était, certes, énervé quelques fois mais cela ne durait jamais bien longtemps. Au fil du temps, Lysandre avait compris pourquoi son père ne pouvait être à ses côtés et il savait très bien que ce n'était en aucun cas la faute du Dieu des Messagers.

« Non, ce n'est pas vrai !, s'écria-t-il alors avec colère, alors que des souvenirs de son rêve honteux lui revenaient en tête, le mettant mal à l'aise. Mon père est resté un moment avec ma mère après la naissance de Noah et il serait resté si Z... »

« Si ta mère n'avait pas été qu'un simple outil pour assurer sa descendance. »

« Mon père aimait ma mère ! Et il l'aime toujours ! »

La voix masculine eut un rire sans joie.

« Je te croyais plus intelligent que cela, Lysandre. », déclara-t-elle.

« Qui es-tu ?, questionna le concerné, plus énervé que jamais. Qu'est-ce que tu me veux ? »

« Je te l'ai déjà dit. Je veux que tu nous rejoignes. Tu as un très bon potentiel. »

« Je ne veux pas vous rejoindre ! Ce que vous faites est mal et je n'ai absolument rien con... »

« … contre les dieux ? Que signifiait ton rêve alors ? Tu sais, celui où tu t'énervais contre ton père ? », rétorqua la voix d'une voix malicieuse

Lysandre s'immobilisa brusquement, la gorge sèche, des gouttes de sueur coulant le long de son front. Comment … ? comment cet individu pouvait-il savoir qu'il … ? et puis, ce n'est pas comme-ci ce rêve lui avait fait plaisir … il s'en était voulu par la suite et s'en voulait encore ...

« Je suis dans ta tête depuis un petit bout de temps., dit la voix comme-ci elle avait accès aux pensées du jeune demi-dieu. Je pensais que tu serais facile à convaincre. Je me suis peut-être trompé. Mais ne t'en fais pas, Lysandre. Je n'abandonnerai pas. Tôt ou tard, tu changeras de camp et tout te paraîtra plus clair. »

Lysandre, les sourcils froncés, s'apprêtait à répondre à son interlocuteur qu'il pouvait toujours courir, lorsqu'un étrange sifflement se fit entendre derrière lui, tout d'abord faiblement puis de plus en plus fort. Surpris, le jeune homme se retourna et recula d'un pas. Ce n'est lorsqu'il se sentit basculer dans le vide qu'il se souvint des premières paroles de la voix.

« N'avance pas. Tu risques de chuter. »

oOoOoOoOoOo

Voilà, ce cinquième chapitre est terminé. J'avoue être un peu déçue ( surtout de la fin) mais j'espère tout de même qu'il vous aura plu.

Comme je l'ai dit dans mon autre fanfiction (Par Zeus !), je pars en vacances du 6 Août au 3 septembre, dans un endroit où je n'aurais pas Internet. Ceci est donc le dernier chapitre avant le mois de Septembre. Je m'en excuse et espère que vous serez toujours là à la rentrée …

Je vous souhaite de très bonnes vacances,

N'hésitez pas à laisser votre avis,

SP17.