Disclamer : Les Animaux Fantastiques et Harry Potter ne sont pas à moi. Ce qui est tant mieux pour les personnages de JKR vu mes tendances à traumatiser mes personnages.
Titre : Noir ramage.
Résumé : Lorsqu'elle avait accepté ce job, elle pensait à un boulot long, mais qui au final serait assez simple. Trouver un traitre et le livrer au MACUSA, quoi de plus facile dans son boulot ? C'était sans compter un passé qui refuse de mourir et un mage noir qui est bien décidé à faire des siennes. Le pire dans l'histoire ? C'est que si elle l'avait su, elle aurait dit oui quand même.
« J'avais l'impression que plusieurs jours s'étaient écoulés, même si ma montre affirmait que ça ne faisait que quelques heures. Le même effet qu'un décalage horaire, sauf qu'au lieu de franchir des fuseaux, on franchit des évènements. Pour peu qu'ils soient assez traumatisants et se produisent à la chaine, la perception du temps se met à se déformer. »
-Hector Bluesky à Mercy Lecay en 1912.
Chapitre 86 : Mercy Lecay, ou fin de mission.
Mercy courrait d'une urgence à une autre. Au début, c'était des combats avec des Fanatiques de Grindelwald un peu partout en ville, et elle reconnaissait que dans certains cas, elle aurait pu y aller avec un peu plus de douceur. Mais certains d'entre eux avaient tenu des propos… Disons qu'ils émettaient des suppositions erronées et injurieuses pour toutes honnêtes femmes sur sa relation avec Grindelwald. Étant une femme faisant un métier « d'hommes », elle avait l'habitude des remarques désobligeantes, mais, il y avait des choses qu'elle ne pouvait pas laisser passer. Grindelwald… Franchement, elle avait meilleur goût que cela. Cet homme pouvait se montrer aussi charmant que séduisant, mais, il restait un homme qui se transformerait en tyran si on le laissait faire. Comme tous les hommes à la réflexion... sauf que lui serait bien plus tyrannique que la moyenne ! Et Mercy n'avait jamais été douée pour obéir sans poser des questions.
Les combats étaient difficiles car les aurors affrontaient des fanatiques qui employaient tous les sorts à leur disposition, même les interdits, d'ailleurs c'étaient sans doute leurs préférés vu leur fréquence ! Ils devaient aussi rester discrets et prendre garde à qu'il n'y est pas de sorts perdus touchant un non-maj' alors que leurs adversaires n'en avait rien à faire. Par chance, une bonne organisation avait empêché des pertes et limité leurs blessés. Tout s'annonçait donc bien jusqu'à ce qu'un gros nuage noir se mette à ravager New-York. À cet instant, Mercy se retrouva partagée. Devait-elle tout laisser tomber et allez secourir les non-maj's, en tablant que de toutes façons, le Secret Magique était mort ? Ou devait-elle continuer sa mission initiale ? Elle savait que la bonne réponse, celle que se devait de faire tout bon auror, était qu'il était plus important de capturer un partisan de Grindelwald qui pourrait tuer trente non-maj's dès demain, plutôt que de sauver un seul non-maj'. Mais, elle était fatiguée de cette histoire de bien commun.
Elle mit à terre son adversaire actuel, l'attacha et envoya un bleu faire une livraison express aux geôles du MACUSA, ensuite, elle alla secourir les non-maj's… Solidifier les murs de leur habitation, jeter un charme protecteur pour empêcher l'Obscurus de les atteindre, empêcher des passants d'être atteints par des débris… C'était important. C'était ce qui devait être fait à cet instant. Elle aurait tout le temps de traquer des criminels demain. Aujourd'hui, elle devait empêcher de nouvelles victimes. Parce les règles d'un auror était servir, se battre et protéger, jusqu'à la mort, sinon, elle n'avait pas tout compris. D'un autre côté, elle n'avait jamais été douée avec les règles. Au collège ses professeurs disaient qu'elle était aussi intelligente que dissipée.
Percival venait de se réveiller, il n'était pas en grande forme c'était vrai mais elle avait confiance en deux choses : le tonus de Perce et le talent de Sara. D'ici quelques jours June se mariait et ils seraient présents tous les deux, d'ailleurs dès qu'elle aurait un instant de libre, elle lui enverrait un hibou en lui demandant de prévoir un smoking supplémentaire, Mercy n'était pas certaine que Percival souhaite continuer à utiliser sa garde-robe alors qu'un mage noir avait pioché dedans des mois durant. Elle pensait plutôt que non, son premier réflexe serait de tout bruler et d'enterrer les cendres... Et le connaissant, il allait même réfléchir à changer de baguette. Pour ce qui en était de la maison, ça c'était certain, personnellement un cottage dans les bois serait idéal, elle n'avait jamais aimé cette grande demeure dans le quartier chic de New-York. Cette mission allait bientôt prendre fin, ils s'offriraient quelques vacances avant de reprendre le boulot. Peut-être même irait-elle rendre visite à sa vieille belle-mère… Avoir fréquenté à hautes doses un mage noir dingue relativisait la nocivité de Madame Graves Mère. D'ailleurs leur première rencontre, au chevet de Perce s'était bien passée, elle l'avait même remercié d'avoir secouru son fils… Sans doute un coup de Bluesky, influencé par Sophie, il devenait entremetteur sur son vieil âge...
Bon. Bien entendu après avoir dit quelques mots gentils du bout des lèvres, elle avait jeté à Mercy un regard… Ou plutôt Le Regard que jette une femme à une autre pour juger de l'apparence de sa « rivale ». Inutile de parler du petit sourire en coin de l'insupportable vieille. Ni du fait que Mercy lui avait sauté au cou en lui faisant un gros câlin et en la remerciant d'être toujours aussi charmante. Pour sûr que Madame Graves en avait été surprise. Ensuite, Mercy était repartie comme si de rien n'était. Le mieux dans l'histoire était que cette chère Morticia ne pouvait rien dire.
-Mercy !
Elle se retourna et vit que Maxime courait sur elle. Allait-il lui reprocher de ne pas respecter le plan ? Il serait bien placé pour le faire, lui qui pouvait s'assoir sur le règlement aussi souvent qu'elle. Chose qu'elle n'hésiterait pas à lui signaler s'il osait lui dire qu'elle devait suivre aveuglement les ordres.
-Sara t'a dit de ne pas trop forcer sur les sorts complexes et délicats tant que ta magie n'est pas de nouveau stable. Laisse-moi m'occuper des protections pendant que tu couvres mes arrières.
Elle lui adressa un sourire en coin. Elle pouvait toujours compter sur lui pour couvrir ses arrières. Elle ne comprenait pas pourquoi, mais si elle lui disait de se jeter du haut d'une falaise, il le ferait, certain qu'elle avait un plan pour qu'il s'en sorte… D'un autre côté, s'il lui demandait, elle le ferait, certaine qu'il la rattraperait.
Ce n'était pas une certitude née de l'amour mais d'une confiance aveugle. Celle qu'on a envers d'une personne qui s'est toujours tenue à nos côtés quoiqu'il advienne. Quoiqu'ils se soient mutuellement fait, Maxime et elle seraient toujours partenaires dans le crime ou dans une chasse.
