Hey, trois mois de retard, mais je crois que c'est le plus long chapitre, what else ?

Comment vous allez ? Vous aviez hâte ? Je suis déééésolée pour le délai, vraiment. En plus des examens, je suis partie deux semaines au Japon, je suis crevée, je suis rentrée hier, mais aleluha, inspiration est là, et donc ça rime avec nouveau chapitre de Binarité (ça rime pas, mais bref.) J'ai beaucoup d'autres projets littéraires en ce moment, comme commencer pour de bon mon roman, mais je veux vraiment finir Binarité avant parce que ça me tient à coeur. Je ne sais pas quand viendra le prochain chapitre, ni combien il en reste, mais tout ce que je peux dire, c'est : bientôt, et on approche de la fin.

Alors, profitez. J'espère que malgré le retard vous êtes quand même toujours là, que vous avez pas perdu votre verve et votre envie de lire, et que mon histoire continuera à vous inspirer.


C'est un chapitre long, avec des pavés et des scènes qui vont briser vos cœurs ! J'espère que vous êtes prêts. o/

Bonne lecture !


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It kills my heart to see

Your eyes are no longer on me

It's critical to me

You stop messing with me

CAZZETTESleepless

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« Quel bon vent t'amène ? » chanta la voix de Snoke avec un plaisir évident.

Le jeune garçon grinça des dents, se retenant de lever les yeux au ciel. Il était évident que Snoke savait pourquoi il était là, mais il semblait vouloir jouer aux faux-semblants encore un petit moment. Mais Titouan n'avait pas le temps, et il était tout sauf patient.

« Tu es venu me livrer quelques croustillantes informations ? Comme la position de ce ridicule fourmilier où je pourrais écraser ces insectes de résistants ? »

Le soldat essaya de ne pas flancher sous l'assaut du regard du Supreme Leader. Il essaya vraiment, mais finit par détourner les yeux.

« Je suis venu parler, oui, mais en échange de quelque chose, cette fois-ci ! »

Sa voix était mal assurée, éraillée. Mais sa volonté, elle, était sans fin, brûlant d'une flamme impérissable.

« Je t'écoute, petit oiseau bleu. Dis-moi ce que tu veux. »

Il prit une respiration. Inspira.

« Je veux que vous libériez mon père et ma sœur. »

Et expira.

Un petit silence envahit la pièce, un silence qui se voulait gênant et oppressant. Le visage d'Hux n'avait pas bougé d'un poil, mais son regard – son regard – s'était assombrie d'une étincelle dangereuse. Une ombre noire, sombre dansait dans ses yeux, un ballet qui ne présageait rien de bon à venir. Les craintes de Titouan se reconfirmèrent. Il ne survivrait pas à la nuit.

Pire encore, il voyait pertinemment que Snoke avait pour lui que de sombres desseins, à défaut des informations et de la liberté demandée pour son paternel. Il était naïf, vraiment.

« Ton père et ta sœur ? J'espère que tes informations en valent la peine. Qu'est-ce que tu vas me dire, aujourd'hui ? »

Titouan fronça les sourcils. Il n'aimait pas vraiment le sarcasme dans les paroles du Supreme Leader. Ce dernier le prenait de haut, comme s'il y avait quelque chose qu'il savait en plus, un détail qui échappait encore au jeune garçon, et qui ne lui plairait pas forcément. Hux n'avait pas joué toutes les cartes de sa manche, et il était fin stratège.

« La position de la base ennemie. Et ils ne partiront pas cette fois-ci. Ils sont prêts. Ils vous attendent. »

Snoke resta silencieux encore un moment, semblant peser le pour et le contre, avant de sourire sournoisement.

« Très bien. Je t'écoute. »

Titouan secoua la tête, puisa dans son courage pour croiser les bras et relever la tête. Il avait subi sans arrêt les jeux déséquilibrés de la vie, incapable de poser le poing et d'affirmer qu'il était contre : non. Bras en croix, debout contre l'asphalte refroidissant, il attendait simplement que tout se passe. Le regard perdu dans un futur qu'il s'évertuait à sauver à sa manière, il se sentait pourtant maitre de la situation. Il pouvait contrôler ses sentiments, et altérer ses jugements. Pour la première fois depuis qu'il était né, peut-être, il ne subissait plus – il décidait. Il ne se laisserait plus faire.

« Non. » dit-il avec la voix claire. « Non. Je veux voir mon père et ma sœur en premier. Vous me le devez bien. »

Le visage pâle de Hux se crispa un instant, avant qu'il ne se tende brutalement, tandis qu'il éclatait d'un rire amusé, sordide, à glacer le sang. Ses yeux se révulsèrent dans son orbite, comme s'il devenait dément, avant qu'il ne retrouve soudainement son calme et son visage inexpressif. Titouan sursauta. Un tel changement ne lui allait pas. Il était même plutôt terrifié des sautes d'humeur, au point qu'il en avait perdu de sa verve et reculé de quelques pas.

« Tu veux voir ton père ? » répéta lentement le tyran. Il prit lentement sa respiration, comme s'il prenait le temps de bien peser ses mots, lui donnant un air plus vil, plus manipulateur. « Avant cela, tu dois me dire où se trouve la base de la Résistance. »

Titouan leva les yeux, croisa le regard de l'autre, et le soutint.

« Non. »

Et puis, en quelques secondes, tout bascula. La scène aurait pu se passer au ralenti, elle aurait , même. Dans les romans ou dans les histoires que son père lui lisait quand il était enfant, le héros ou l'héroïne voyait toujours ce genre de moment se dérouler lentement, secondes par secondes, comme si le temps se suspendait pour laisser le temps au héros de trouver un moment pour fuir, pour survire. Mais Titouan n'était pas le héros de sa propre histoire, loin de là, ou alors le protagoniste tragique d'un récit dramatique.

En quelques secondes à peine, sans qu'il n'aille le temps de ciller ou de se rendre compte de ce qui lui arrivait, Hux l'empoignait par le cou et le soulevait à quelques centimètres du sol. Il avait le regard froid, à faire pleurer d'un coup d'œil. Sous son œil, une veine palpitait de colère et Titouan tenta lentement d'avaler sa salive. Il suffoquait, et tandis qu'il ouvrait la bouche pour parler, il ne réussit qu'à gémir quelques grognements désespérés. Il voulait de l'air. Il voulait de l'air.

« Tu veux voir ton père ? » grogna Snoke, avant de relâcher le garçon, qui s'affala sur le sol. Le Supreme Leader s'approcha à quelques centimètres du visage de ce dernier, plissant les yeux pour se concentrer, mais il se détourna au bout de quelques secondes. « Je n'y arrive pas ! Raaah, je n'y arrive pas ! Quelle idée de prendre possession d'un corps aussi inutile et insensible que celui-là ? Je n'arrive même pas à m'introduire dans ta tête pour y voir ce dont j'ai besoin … »

Titouan reprenait péniblement son souffle, tenant ses mains là où les doigts de Hux s'étaient refermés. Trop sonné, il ne prêtait pas vraiment attention aux élucubrations du rouquin, et pourtant, il aurait dû. Oh, il aurait dû …

« Si je n'y arrive pas comme ça, j'y arriverai autrement. » conclut Hux.

L'instant d'après, il décochait un énorme coup de pied en plein dans le visage du jeune homme, lui brisant le nez et l'envoyant dans la plus insouciante des insouciances en quelques secondes …

(C'est un homme terrible, avec des yeux doux. Il me prend pour cible. Il me donne des coups. Il me fait pleurer avec un regard. Il me fait trembler quand il est en retard.)

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Le cristal de Kyber n'était plus d'un beau bleu lumineux. Non, non, il brillait d'un nouvel éclat, un éclat doré coruscant, qui se reflétait dans le regard étonné de Rey. Sans se relever, elle s'assit sur le sol, gardant le spath précieusement entre ces mains. Elle sentait une puissance énorme qui émanait de la pierre, une force instable et dévastatrice, mais en force avec laquelle elle se sentait en communion. Les vagues de pouvoirs étaient parfois agressives, parfois douces. Depuis la fissure au sein du cristal provenait la forte lumière scintillante, et Rey ne pouvait en détacher ses yeux.

Lorsqu'elle réussit à se détacher de l'aura de la pierre, elle releva les yeux, les clignant plusieurs fois. Et puis, sans même réfléchir ou prononcer la moindre parole, faisant preuve d'un mélange de fougue et de lente concentration, elle se posa doucement le cristal sur le bureau, et se baissa pour ramasser les métaux que Ren avait balancé au sol lors du commencement de leur ébat interrompu.

Il ne fallut qu'une demie seconde à peine pour que le Chevalier noir comprenne l'intention de la jeune femme. Il fronça les sourcils, incapable de trouver les mots, avant de bondir sur elle.

« Le cristal de Kyber est instable, puisqu'il est brisé ! » s'enquit Ren en s'emparant du bras de la jeune femme pour arrêter son mouvement. « Si tu le manipules, il risque d'exploser ! »

Dans sa voix perçait un peu d'inquiétude, malgré les accents de colère entassés pour dissimuler ce futile sentiment. Mais il savait pertinemment que la lutte était vaine Rey était têtue, et il savait qu'elle n'écouterait pas ses paroles, quoi qu'il dirait. Mais il devait essayer, oh il le devait simplement. Seulement, il sut qu'il se heurtait à un mur lorsque que Rey tourna la tête, plongeant son regard dans le sien. Une flamme puissante dansait dans son regard, provocante, éléctrisante. Par ses yeux, par sa détermination, elle démontrait que non, elle n'allait plus se laisser faire par les doucereux mots de Kylo. Elle ferait comme elle en avait envie, et il n'avait rien à y redire.

Elle était assez grande pour y arriver toute seule, et elle avait attendu un long moment avant de s'y atteler. Elle aurait pu monter son propre sabre laser bien avant la mort de Leia, après la bataille sur la planète glacée, mais elle ne l'avait pas fait. Elle n'avait jamais eu le sentiment que le moment était venu. Elle ne savait pas ce qu'elle attendait, mais elle savait qu'elle saurait lorsque le moment serait venu. Et il était là. Le moment était venu pour elle de surmonter cette épreuve, de montrer qu'elle était capable. Et surtout, qu'elle pouvait gagner la guerre à la force de sa volonté et de ses poings.

Démonter le sabre de Luke avait appris à Rey tout ce dont elle avait besoin de savoir. Parmi les enchevêtrements de métal, elle avait su lire la signature de son maitre, quand la jeunesse de ce dernier et son impulsivité lui avait fait louper une soudure, raccourcir des circuits, plier le métal. La jeune Jedi avait l'étrange impression d'avoir toujours été là, actrice intégrante à la fascinante scène, perdu entre ciel et terre, où il avait interagi avec la Force, bâtissant de ses propres mains son trésor, sa puissance future, et le symbole, désormais, d'une Rébellion en péril.

Plus encore que l'apprentissage au travers des gestes passés de Luke, les livres sacrés des Jedi avaient entrepris de l'aviser sur les choses qu'elle n'aurait jamais soupçonnés. Alors non, non, elle n'avait pas besoin de Kylo Ren, pas dans ce moment-là. Il n'était pas son guide, ou son maitre. Jamais.

L'appel était trop fort, pas le temps de se poser des questions, ses doigts bougeaient tout seul. Elle sentait la Force grésiller dans ses membres, qui la guidait, la formait, la charmait. En quelques mouvements fluides, elle avait rassemblé le matériel à terre, et l'avait déposé sur le bureau, où le cristal l'appelait toujours, sans pâlir un seul instant de son éclat subjuguant.

Les mains fébriles, tremblantes, elle s'assit sur la petite chaise en bois, avant d'embraser du regard l'étendu du matériel à sa disposition. Il y avait des circuits de modulation servant à conduire l'énergie formée par le cristal, le cylindre de chrome pour contenir ce dernier, les lentilles permettant de projeter l'énergie accumulée et de stabiliser la lame, et pièce maitresse, la cellule d'énergie au diatum. Cette dernière était l'élément principale, servant à constamment alimenter l'arme et assurer le maintien et la stabilité du faisceau lumineux.

Elle avait gardé, par nostalgie ou par folie, elle ne savait pas, l'ancienne garde du sabre de Luke, mais y avait rajouté des éléments. Elle avait, par exemple, ressoudé la partie brisée par son combat avec Kylo Ren, et profité pour percer un trou au bout permettant à la lame de sortir des deux côtés. Elle y avait aussi enlevé les bandes noires, préférant son sabre plus brut, plus marqué. Elle se souciait bien peu de l'esthétique, elle voulait juste une arme qui fonctionne avec laquelle elle pouvait se battre.

Avec précision, elle introduisit le cristal de Kyber dans le cylindre déjà présent du sabre de Luke, à l'aide d'une petite pince. En quelques instants, la pierre flotta presque d'elle-même pour aller se loger dans le tube, et la jeune femme entreprit d'y ajouter délicatement des circuits conduisant le courant. Tout s'enchainait à la perfection, elle n'avait pas besoin de réfléchir ou de ressortir les livres poussiéreux pour réussir. Tout semblait tellement naturel, comme si elle avait toujours fait cela. La Force la guidait, empêchant ses mains de trembler, empêchant ses doigts de commettre une erreur. De minute en minute, le sabre prenait forme, et satisfaisait de plus en plus la jeune femme.

« Tu t'y prends mal ! Ton sabre laser va exploser, et toi avec ! » s'énerva pour de bon Kylo Ren, mais il parlait dans le vent. Rey était dans une sorte de transe. Il lui était impossible de lui dire quelque chose, de la toucher, d'intervenir avec ce qu'elle faisait.

Malgré sa colère et sa crainte, il ne pouvait tout de même pas s'empêcher d'admirer la jeune femme. Elle rayonnait, littéralement. Rien ne la troublait, ne la déconcentrait. Lorsqu'il se taisait, il entendait le silence asservissant, le battement désordonné de son cœur touché, et il ne pouvait s'empêcher de la regarder, de dévorer son air concentré du regard, de suivre ses yeux le chemin de ses fossettes, de lire la sueur le long de ses veines. Il n'arrivait plus à se détacher d'elle, il aurait voulu se vacciner trop tard, il était fou. Mais une telle hardiesse émanait d'elle, comment ne pas en devenir aliéné ?

Sans se préoccuper de Ren, à croire qu'elle ne l'avait pas entendue, la jeune femme continua son dur labeur en installant le bouton d'activation sur la garde. Le sabre, presque fini, formait un patchwork étrange, difforme. En quelque sorte, un patchwork qui lui correspondait, qui lui ressemblait. Le sabre laser était toujours différent, toujours à l'image de son détenteur. Unique, oui. Et pour autant très puissant.

Elle finit par installer les deux lentilles au bout de son manche. Celles qu'elle avait choisies assurait le maniement dans des situations où un contrôle total de l'arme était requis. Luke n'aurait sûrement pas approuvé son choix, surtout qu'elle avait opté pour un double-sabre, mais son passé sur Jakku lui avait appris à maitriser le bâton à la perfection. Un sabre laser ne devait pas être bien plus compliqué.

Il lui fallut la journée pour terminer la construction du sabre. Les soleils de Jakku se couchaient, lorsqu'elle connecta le dernier câble, et qu'elle se releva, comme si elle venait à peine de s'assoir. Elle venait de se réveiller de sa transe, les doigts ensanglantés par le métal coupant, la fatigue étreignant son cerveau.

Kylo Ren était resté toute la journée à l'observer, à la dévorer, à la dessiner dans son esprit, encore et encore. Il n'avait pas bougé d'un poil, un peu comme s'il avait été en transe lui aussi. Fou, oui. D'elle, il en était sûr. Lorsque Rey se releva lentement, son sabre terminé dans la main, il leva la tête pour la regarder, le regard sévère, brillant. Une sorte de fierté l'étreignit et il dut retenir un sourire pour garder son air sérieux. Il n'avait pas oublié ses craintes le cristal, bien qu'au sein du sabre, était brisé, et pouvait exploser à tout moment. Mais la transe, le visage ravi de Rey, et la force qui émanait de l'arme acheva sa détermination, et il ne dit rien de plus.

La jeune femme agita lentement le manche devant elle, ressentant les vibrations du métal sous ses doigts. Elle était fatiguée, éreintée. Elle avait les doigts douloureux, mais l'émotion qui faisait battre son cœur léger la soulageait de toute ses peines. Elle y était arrivée. Elle avait construit son propre sabre laser, en symbiose avec la Force et avec elle-même. Etrangement, elle se sentait plus forte. Elle avait moins peur, et elle était sûre maintenant la guerre, elle la gagnerait.

« J'avais mis douze heures à construire mon sabre laser. »

Ben avait lâché cela sur un ton léger, pour détendre l'atmosphère chargé d'électricité et de puissance. Il avait les yeux cernés, mais un léger sourire sur le coin des lèvres. Rey resta un instant immobile, un peu gênée qu'il ait assisté à toute la scène, avant de passer sur cet étrange sentiment. Son visage s'éclaira d'un sourire et elle fit quelques pas dans sa direction, taquine. Pour rentrer dans sa blague, elle jeta un petit coup d'œil à l'horloge magnétique posé sur le bureau.

« Dix. » dit-elle simplement, et même si ce n'était pas vraiment un défi, elle savait qu'elle avait gagné. « Mauvais perdant. » fit elle ensuite, pour se moquer de son visage défait.

Un petit rire rauque se fraya un chemin dans sa gorge, avant qu'il affiche un sourire sardonique sur ses lèvres charnues. Au moment où Kylo Ren s'approchait d'elle, le regard brillant d'une lueur qui plaisait beaucoup à Rey, prêt à se venger de s'être fait battre par la belle et heureux de pouvoir rattraper l'ébat précédemment interrompu, une voix trancha leur intimité.

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« Allo, allo ! Ici Ord Lithone ! Rey, est-ce que tu me reçois ? C'est Poe ! »

La jeune femme sursauta si violemment qu'elle faillit en perdre le sabre qu'elle avait en main. Sans perdre une seconde, cependant, elle fouilla dans la poche de son pantalon bouffant, et en ressortit un petit appareil qui vibrait dangereusement. La voix du pilote sortait par-là, et ne cessait pas. Il répétait son message, encore et encore, espérant qu'on l'entende depuis l'autre bout de la galaxie.

Tremblante, à nouveau, elle dut se concentrer pour presser le bouton et commencer à parler. Si Poe la contactait, cela voulait dire que les nouvelles n'étaient pas bonnes … Ou pire … Elle ne devait pas céder à la peur, mais elle ne pouvait empêcher la sourde angoisse de s'insinuer dans ses veines.

« Poe ? C'est Rey ! Qu'est-ce qu'il se passe … ? »

Il y eut un silence de l'autre côté du fil, avant que la voix grave du brun reprenne : « Rey ! …. la base tout de suite ! … un traitre, …. l'arrêter ! Le Premier Ordre …, … de trop ! »

Poe parlait vite, et une quantité impressionnante de bruit rendait la communication compliquée. Rey ne comprenait pas bien, peut-être un mot sur deux. Et les mots qu'elle entendait n'assurait rien de bien. Son cœur battait si fort qu'elle se demandait s'il ne bloquait un peu le son, à lui tout seul. Derrière elle, Kylo Ren posa la main sur son épaule, un peu comme un réconfort. Le méchant grésillement blessait les tympans, et faisait grincer les dents, mais la main de Ben eut le mérite de la calmer légèrement.

« Quoi ? Je ne t'entends pas très bien ! »

« Il faut que tu rentres, Rey ! » reprit la voix de Poe, plus distinctement. Pas de grésillement cette fois-ci. Il devait s'être éloigné de l'agitation. « Il y avait bien un traitre. C'était Titouan. »

Le cœur de Rey se serra à cette entente. Titouan … Titouan était un bon gamin, mais il n'avait pas eu la vie facile. Perdre sa sœur, puis son père au cours de la même guerre. Inconsciemment, la Jedi jeta un regard à la porte, comme si Jaley pouvait sortir de n'importe où. Comment affronter la petite fille en sachant que son frère était peut-être celui qui les menait à leur perte ? Mais comment en vouloir à Titouan ? La disparition de sa sœur, puis l'abandon de son père l'avait beaucoup fragilisé. Elle en avait presque les larmes aux yeux. Ce garçon n'avait pas vécu des choses faciles.

« Il s'est enfui ! On n'a pas pu l'arrêter à temps ! Il a sûrement été prévenir le Premier Ordre ! Il faut que tu rentres maintenant, Rey. Et avec des alliés. »

La voix de Poe était dénué d'humour, contrairement aux habitudes. Et si même lui ne riait plus, alors la situation était grave. Très grave. Le cœur de Rey se serra à cette pensée. La bouche pâteuse, la gorge serrée, le mal de tête lancinant guettant au coin de son esprit, elle pressa une dernière fois le bouton du communicateur.

« Très bien. Je rentre. »

Pas besoin de réfléchir. La priorité allait à la Résistance. La guerre n'était pas finie, contrairement à ses petites vacances sur Jakku.

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Il fallut quelques minutes, de longues minutes à Rey pour assimiler les paroles de Poe. Pas d'humour. Pas de taquineries. Pas de petits éclats de rires. Rien de tout cela. Les yeux baissés, inlassablement fixé sur le communicateur silencieux, elle tentait de dompter les battements bouleversés de son cœur. La boule dans sa gorge l'empêchait de dire quelque chose. Elle sentait la présence de Ren dans son dos, sa main sur son épaule, désormais froide et désagréable tant sa peau la brûlait, mais elle était tout bonnement incapable de se retourner vers lui.

Finalement, ce fut lui qui brisa le silence. Sa voix était étonnement rauque, grave, pressée par la gravitée de la situation. Lui aussi avait de la peine à assimiler les nouvelles qu'il avait appris, mais peut-être pas pour les mêmes raisons que la jeune femme. Il la connaissait suffisamment pour savoir qu'elle allait voler au secours de ses amis … Et la perde lui semblait inconcevable.

« C'est du suicide d'y aller. »

Rey se retourna vers lui, les sourcils froncés, une colère sourde naissant dans ses entrailles et de la peine dans son regard.

« Je n'abandonnerai pas mes amis ! »

Ben aurait pu parier qu'elle allait dire cela, mais l'heure n'était plus à rire. Rey tentait de maitriser sa rage, de la refouler, pour adresser l'esquisse d'un sourire à Kylo, sourire qui ressemblait étrangement à une grimace. Le Chevalier ne s'en formalisa apparemment pas, son visage fermé n'exprimant aucune émotion. Il avait les yeux plus noirs que la nuit, le teint plus cireux, les traits plus tirés. Aucun des deux n'aimait la tournure que prenait la discussion.

« C'est pour ça que j'ai besoin de toi. » commença doucement la jeune femme. Elle puisait dans sa colère naissante, et la transformait en détermination. « Avec tes chevaliers, la Résistance aura un atout en plus, et il nous sera possible d'en finir avec le Premier Ordre pour de bon. »

Le visage de Kylo Ren resta fermé, mais son regard changea. Au lieu du noir profond et mystérieux, de la lave fusion coula dans son regard, alimenté par sa colère.

« Il est hors de question que mes Chevaliers se battent contre le Premier Ordre ! Je suis désolé de te le dire comme ça, Rey, mais la Résistance n'a plus aucune chance, que mes guerriers se battent ou pas. Tu ferais mieux de rester ici, auprès de moi ! »

« Lâche ! »

Le mot avait fusé tout seul, droit du cœur. Elle n'avait pas pesé ses mots, elle avait simplement suivi sa conscience, et en l'occurrence, l'amertume qui coulait dans ses veines. Murement réfléchi, elle ne regrettait pas ses mots. Elle voyait clair maintenant dans le jeu de Ben, maintenant. Il voulait la garder pour lui. Comme lors du combat contre les gardes de Snoke, il lui proposait de battre en retraite et de se terrer plutôt qu'embraser son destin. Il était lâche, oui.

« Lâche ? Je ne suis pas lâche, Rey, et tu le sais. Je pense à ta sécurité avant tout. » dit lentement Kylo Ren, faisant un pas dans sa direction, la surplombant de sa grandeur. Il essayait tant bien de maitriser sa colère, malgré la noirceur de son regard, de son cœur. « Toi qui pensait si bien me connaitre, tu pensais à quoi en venant ici ? Que battre des cils devant moi me ferait changer d'avis ? Tu es si naïve, Rey. »

La gifle fusa d'elle-même, à la même façon de l'insulte du guerrier. Sans demander son reste ou dire quelque chose de plus, elle s'empara de son sac fait sur le lit, de son sabre laser fini, et elle quitta la pièce. Sans un regard en arrière. Les paroles qu'il venait de lâcher résonnait encore dans sa tête, et y restait, comme un subtil poison qu'il aurait dissimulé dans ses mots. Elle était blessée, mais elle aurait dû s'y attendre, n'est-ce pas ? Les gens ne changeaient pas, et elle avait pensé pouvoir ramener Ben à la lumière.

Mais Ben était bel et bien mort. Elle s'était fourvoyée sur toute la ligne.

Lorsqu'elle passa le pas de la porte, elle se retourna tout de même, et sans oser regarder le Chevalier, elle ajouta : « Tu es un monstre, Kylo Ren. » Puis elle claqua la porte, et s'en alla pour de bon.

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Lorsque le Faucon Millénium s'éleva dans le ciel de Jakku, prêt à s'envoler vers d'autres galaxies lointaines, des larmes coulaient sur les joues de Rey. Et personne, ô personne, n'aurait pu dire s'il s'agissait de larmes de colère, d'humiliation, ou de tristesse …

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Noir. Tout était noir, étrangement noir. Et silencieux. Il n'y avait aucun son autour de lui, aucun bruit susceptible de le tirer de l'obscurité dans laquelle il s'était enfoui. Quoique, non, il y avait peut-être bien le vagissement de sa respiration hachurée. Une respiration, qui ne faisait pas écho à ses propres inspirations … Au bout de quelques secondes, le temps que son cerveau s'habitue à l'entonnoir dans lequel il semblait être prisonnier, il réalisa que la respiration n'était pas la sienne, et qu'il n'était probablement pas seul.

« Titouan ? Tu m'entends ? »

Cette voix … Il devait rêver, pas de doute possible. Ou bien alors, il était déjà mort, ce qui en soi n'était pas plus mal. Il ne réagit même pas. A quoi bon ? A part souffrir inutilement, avec des remords et souvenirs tous plus douloureux les uns que les autres ... Il avait été fou de croire qu'Hux lui laisserait une chance. Un fou, oui.

Mais la voix reprit soudainement, l'appelant une seconde fois, sur la même intonation plaintive. Cette fois-ci, il consentit enfin à ouvrir les yeux, et ne rencontra qu'une faible clarté, ainsi que le visage d'une vieillard défiguré … Il lui fallut plus d'une longue seconde pour y reconnaitre son père, et son visage se fendit d'un grand sourire.

« Père ! » s'écria-t-il, extatique, oubliant directement les réprimandes mentales qu'il s'infligeait lui-même.

Sourire qu'il perdit instantanément lorsqu'il prit conscience des blessures de son paternel … Ses habits étaient maculés de grandes taches foncées. Et son visage, misère, son visage … Son nez était tordu, souillé de sang séché, et son œil droit était fermé, gonflé, tuméfié. Il avait d'innombrables coupures sur tout le corps, et de nombreux chiffons entouraient certains de ses membres. Il faisait peur à voir sincèrement, et peut-être, un peu, si on voulait bien se l'avouer, il faisait pitié. La mort lui aurait été préférable.

Titouan refoula cette affreuse pensée loin de son esprit, se mordant les lèvres pour se punir. Son père était vivant, et c'était le plus important. Il allait trouver un moyen de les délivrer tous les deux, puis, il irait chercher Jaley. Et ils reformeraient une famille, tous ensemble. Il ne lui restait plus qu'à choisir une petite planète où le climat n'était pas trop capricieux, et ils s'y installeraient tous. Peut-être même qu'il proposerait à Rose de venir emménager avec lui.

« Qu'est ce que tu fais ici, Titouan ? »

Sa voix était teintée d'angoisse, teintée de peur sournoise. Grave, Titouan éloigna toutes ces divagations, les reléguant à plus tard, lorsqu'il aurait trouvé une solution. Pour essayer de détendre un peu l'atmosphère tendu, il tenta d'esquisser un vague sourire, qui se dessina en grimace sur son visage sali.

« Je suis venu vous sauver Père ! Je suis venu vous chercher, Jaley et toi ! »

Les yeux de son père s'écarquillèrent d'horreur, affichant une mine défaite sur sa figure détruite. Le silence s'installa un court instant dans la cellule, le temps que Caever arrive à surmonter le nœud dans sa gorge.

« Jaley … ? Mais … Titouan, Jaley n'est pas ici … Elle est morte, mon fils. »

Au tour de Titouan de se décomposer. Son visage devint blanc, avant qu'il ne reprenne de sa verve et qu'il s'empare délicatement des mains de son père. Dans son regard brillait une foi absolue.

« Mais … Hux me l'a dit ! Il m'a dit qu'elle était vivante, et qu'elle était ici sur le vaisseau, et que je pouvais la revoir si lui donnais les informations qu'il voulait … »

Caever éclata d'un petit rire sans joie teinté de désespoir. Il écrasa du doigt une larme coulant sur la joue de son fils, désolé.

« Comment crois-tu que Hux a accédé au pouvoir ? C'est un menteur, tous les hommes politiques le sont. Tu t'es fait avoir, Titouan, je suis désolé. Hux est un homme terrible. »

Le jeune garçon eut beaucoup de peine à prendre conscience des paroles de son paternel. Pour lui, naïf et jeune, il ne pensait pas à mal, il voulait juste revoir sa chère sœur, vivre heureux, en famille, en paix, pour toujours. Naïf, oui. Les larmes coulèrent toute seule sur ses joues, sans qu'il ne puisse rien faire pour les arrêter. Il se sentait tellement idiot ! Maintenant qu'il y réfléchissait, la supercherie était évidente ! Il s'était accroché à quelque chose d'utopique, à un désir trop longtemps refoulé. Revoir Jaley avait été sa motivation, son but, depuis sa disparition, et maintenant … Il n'avait rien, plus rien.

Les sanglots restaient silencieux, coincé dans sa poitrine et dans son cœur gonflé de tristesse.

Et puis, soudainement, la lourde porte de la prison s'ouvrit dans un feulement métallique, chassant l'obscurité ambiante et brûlant les pupilles des deux retenues. Hux entra lentement, avec classe et élégance, le visage illuminé par son regard vert. Lorsqu'il plongea son regard dans celui, effrayé, de Titouan, ce dernier eut l'impression d'être passé au crible, comme si l'ennemi pouvait lire dans son cœur, lire son chagrin et sa tristesse, décoder les larmes sur son visage.

« Et bien je vois que j'arrive au bout moment. Tu es réveillé, Titouan, parfait. Tu as dormi longtemps. Presque une journée complète. »

Un petit sourire sadique ornait ses lèvres, et il claqua des doigts. Quelques secondes après, un robot volant entrait dans la cellule, et Caever, au côté de son fils, se terra dans son coin en retenant un gémissement de peur. Hux, lui, s'adossa contre le mur, et croisa les bras sur sa poitrine, serein.

« Maintenant, es-tu prêt à parler, mon petit oiseau bleu ? Dis-moi où se terre la Résistance. »

Mais Titouan resta silencieux. Il serra les poings et se mordit les lèvres. Hux lui avait menti, pas question de répondre à ses questions. Il ne lui dirait jamais où se cache ses amis ! Il leur avait fait bien assez de tord comme ça … S'il pouvait au moins sauver ceux à qui il avait porté préjudice … Il s'agissait de la moindre des choses. Il ne dirait rien, oui. Il en était sûr.

Mais il n'était pas au bout de ses peines.

« Tu ne veux pas parler ? Très bien. »

Hux claqua une nouvelle fois des doigts, et le petit robot volant extirpa un petit câble de sa tête où une main métallique s'agitait. L'automate s'avança lentement vers Caever, sous le regard médusé et apeuré de Titouan. Lorsqu'il arriva vers l'homme, recroquevillé dans le coin de la pièce, la main jaillit en direction de la tête, et agrippa le vieil homme, le soulevant du sol. Le père poussait des plaintes et des petits glapissements d'horreur.

« Tu es sûr que tu veux rester muet, Titouan ? » insista Hux avec un grand sourire.

« Ne dis rien, Titouan ! Je … Je peux supporter. » s'enquit son père, le regard braqué dans celui de son fils.

Il s'agissait d'un mensonge, et père comme fils le savait. Tared n'allait jamais supporter, vu l'importance de ses blessures. Il vivait tortures sur tortures, son corps ne supporterait plus.

« Très bien. » soupira Hux, avant de claquer une troisième fois des doigts.

Alors le robot raffermit sa prise sur la tête du prisonnier, et une immense lumière jaillit dans la cellule, suivi d'un affreux cri de douleur de la part de Tared. La lumière perdit en intensité, sans pour autant s'éteindre. Le corps du vieil homme était secoué de spasmes, les yeux révulsés, ses cris continus. Il souffrait le martyre, crachait du sang et implorait la fin qui ne viendrait jamais. Titouan ne supportait pas ce spectacle. Son père … Son père était tout ce qu'il lui restait … Et le voir ainsi … Il tenta de fermer les yeux, de garder sa volonté intacte, mais il ne pouvait pas, il n'y arrivait pas … Il préférait désobéir à son père que le voir endurer cette douleur.

« Arrêtez ! Je vous en supplie, arrêtez, je vais tout vous dire ... »

Hux afficha un sourire ravi, avant de claquer des doigts. Le robot lâcha son père, qui tomba sur le sol dans un bruit pathétique, et Titouan se précipita vers lui, relevant sa tête pour le garder près de lui.

« Eh bien, je suis étonné. Je pensais que tu tiendrais plus de temps. Mais non, tu es encore plus faible que ce que j'imaginais. Alors, dis-moi, Titouan, dis-moi où est la fourmilière que j'aille abattre la reine ! »

Les larmes coulaient des yeux du père comme du fils, et le jeune garçon caressa doucement la tête de son ainé.

« Je suis désolé, papa, je suis tellement désolé … »

« Dis-moi ! » hurla Snoke, dément. « Dis-moi ou je te tue ! Dis-moi ou je le tue, lui ce misérable cloporte qui ne fait que de se recroqueviller dans sa cellule ! »

Titouan posa doucement la tête de son père au sol, et s'éloigna doucement de lui avant de faire face à Hux. Son regard était chargé de haine, de colère, de désolation. Il ne supportait pas la douleur qu'on infligé à son père, et il se révulsé de lui-même.

« Ils sont … sur Balnab, la planète tellurique ! »

La gifle partit d'elle-même. En quelques secondes, le bruit se répercuta sur les murs de la cellule, et la joue du garçon se mit à brûler. Il ne pouvait pas mentir, il le savait, mais il avait mis tellement d'espoir dans ses paroles…

« Tu mens ! On ne peut pas me mentir, à moi ! Pas avec la Force, espère d'idiot ! Dis-moi où ils se terrent. »

Il claqua des doigts, et le robot s'approcha vers Caever. Un sursaut de terreur agita Titouan, et l'adrénaline embrasa ses veines, surpassant le dégoût et la peur.

« Ils sont sur Ord Lithone ! Je suis désolé d'avoir menti, mais s'il vous plait, s'il vous plait, ne faites plus de mal à mon père … »

Les larmes s'étaient remises à couler. Il était pathétique … Si au moins cela pouvait sauver son père, sa répugnance envers lui-même serait peut-être un peu lavée. Il avait envie de vomir, l'estomac noué et l'esprit emprisonné.

« Parfait ! Tu es un bon garçon, Titouan. Je passerai le bonjour à tes congénères quand j'irais les exterminer. Je suis sûr qu'ils seront ravis ! » Hux était extatique, ravi.

Il tourna le dos pour quitter la pièce, et avant de quitter le seuil, il se retourna une dernière et claqua des doigts.

En quelques secondes, le robot qui était resté immobile fonça en direction de Tared Caever, sa main tournant à toute vitesse, et sans que Titouan puisse réellement se rendre compte de ce qu'il se passait, l'androïde planta sa main gantée dans l'estomac de son père. Ce dernier poussa un cri glaçant, mais pas autant traumatisant que le bruit de succion dégoutant que produisit la pince du robot en ressortant du corps chaud du prisonnier. Le robot rétracta sa main, et suivit Hux jusqu'à la sortie.

« Il ne m'était plus utile. Bon débarras. » acheva Hux, avant d'appuyer sur le bouton pour refermer le sas, et de plonger la pièce dans le noir.

.

Titouan accourut aussi vite qu'il le pouvait auprès de son père, essayant de ne pas trébucher malgré sa vision inexistante.

« Ti … touan. » gémit le mourant.

« Papa … » sanglota-t-il. « Papa … Ne parle pas, ça va aller, tu vas t'en sortir … »

« Je suis désolé … » gémit-il encore une fois. La main du père vint se loger dans celle du fils.

« Chuuuut, je suis là. Tout va bien se passer, papa, d'accord ? Tu vas t'en sortir, je te le promets. »

Le silence lui répondit.

Et puis, la réalisation. La main qui perd sa force et se soustrait à l'étreinte.

Le silence.

« Papa … ? »

Et le noir.

(C'est un homme terrible avec des yeux verts. Il voit à travers. Il me passe au crible. Je suis transparent quand il est devant moi. Je pleure, je me lamente. Je reste sans voix. Je descends la pente de la peur et de l'effroi. Cet homme me hante. Il me met en croix. C'est un homme terrible, c'est un homme terrible...)


FEEELS. Sorry mouahahaha. J'espère que ce chapitre vous aura plus. Il a été dur à écrire, et long, parce que l'inspiration n'a pas toujours été présente, j'avais fait une première version qui me plaisait pas, avec un Ren violent, une Rey brouillone, et je suis un peu plus satisfaite de mon chapitre maintenant.

J'espère qu'il vous a plu aussi, je me réjouis de lire vos gentils messages et vos review pleines de théories et de bons conseils pour la suite qui font toujours plaisir.

En espérant que la flamme ne soit pas éteinte.

Des bisous. A bientôt !

Isadora