Hello tout le monde ! Comment vous allez ?
On approche de la 200ème review, merci beaucoup à tout le monde, je suis trop contente ! Et cette histoire arrive au bout, gentiment ... Sachez qu'elle sera finie avant le premier novembre, car cette année je participe au nano, et je veux finir tous mes textes adjacents avant d'entamer mon roman ! Si vous voulez un peu d'information sur ce dernier, c'est l'histoire de la petite fille d'un grand super-héros qui décide d'écouter les vieilles histoires de son grand-père qu'elle a toujours cru sénile. Bientôt chez votre marchand de journaux ! (je rigole)
Sinon je tiens à vous remercier tous pour vos reviews et votre soutien ! J'ai de plus en plus de peine à avancer cette histoire, même si je sais pertinemment ce qui se passe dans mes chapitres à venir, mais le soutien des lecteurs est ce qui alimente ma flamme. J'espère que l'histoire continuera à vous plaire ! Et n'oubliez pas que celui qui aura la 200ème review gagne un OS de son choix ... Ne vous battez pas surtout xD !
Réponses aux reviews :
NoChaDaiSAlamander : J'espère que mon cliffhanger sera bon du coup, puisqu'il est présent jusqu'à la fin du chapitre, et pas sûr les 500 premiers mots. Et effectivement, j'ai expédié la bataille, car mon action se centrait pas sur ça dans mon chapitre. Par contre il est très possible que je revienne dessus dans les prochains chapitres. Bonne lecture !
La Chapeliere : Prête à concourir pour la 200ème review haha ? Zaraim est un personnage que j'aime beaucoup, et il va vraiment être utile dans la suite (contrairement à des persos que j'ai introduit et que je sais plus quoi faire maintenant mdr) Leia est différente, oui, mais c'est un peu la façon dont je la vois, je pense que Ben n'a pas été traumatisé uniquement par le caractère de son papa. N'oublions pas qu'elle est diplomate et guerrière, absolument pas mère, et j'ai de la peine à la voir "aimante" avant qu'elle ait perdu réellement son fils. Après, c'est ma vision des choses, hahaha. J'espère que ça sera épique, en tout cas, les scènes de combats c'est pas le truc où je suis hyper à l'aise. Bonne lecture ma belle 3
x-Beautiful Blass-x : Suspens et cliffhanger sont mes deuxièmes et troisièmes prénoms, mouhaha ! Bonne lecture, en espérant que la suite te plaise !
AliceChubbyBaby : Si ce cliffhanger t'a tué, tu verras bien le prochain ... hahahaha ! C'est très gentil ce que tu dis, mais je te promets que je posterai de temps en temps des OS sur les personnages de la fiction pour combler le manque dans ton coeur haha ! Et comme dit en haut, sinon, y'a mon roman, mais pas sur que je poste les chapitres avant de l'avoir fini. Et Hamilton c'est la vie, voilà. Un jour j'écrirai un OS, un jour. Urh, je tiens à dire que j'aime beaucoup Your Obediant Servant aussi. Bonne lecture sinon !
neeed : Merci du commentaire, en espérant que la suite te plaise toujours autant !
Laura-067 : Je pense que Zaraim a toujours compris le lien entre Rey et Ben, même s'il ne veut pas l'avouer. C'est qu'il est attaché à son maitre, le petit, mais pas dans un sens romantique ou autre, hahaha. Pour le reste de tes questions, rdv en dessous, mouahahah ! Bonne lecture, et à tout bientôt !
Bonne lecture !
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A meteor bursting through my atmosphere
What's a star I long to touch, it's so very near
Here I am reaching towards its erupting flame
Thoughts surrounded by your name
[Verse 1]
Blame, I blame, I blame, I blame my heart
Every day, every day, every day I fall apart
This perfect star I do adore
I am forever yours, my meteor
Meteor – MAX
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A peine une demi seconde après la déflagration qui embrasa le ciel, une nuée de X-Wing, semblables à des papillons nocturnes fuyant la lumière, s'envolèrent tout autour de Rey, et elle les regarda faire avant de se rendre compte qu'il s'agissait peut-être du signal tant attendu. Le cœur battant à tout rompre, se mordant les lèvres de honte d'avoir raté le coche, elle leva rapidement les manettes de commande et le Faucon s'envola dans un soubresaut capricieux. La pauvre bête était à peine en état de voler. Les pièces se détachaient tristement, et retombaient mollement dans la poudreuse.
« Tu es un petit peu en retard, Rey. » ricana Poe dans le micro, ce dernier en tête de file, menant les vaisseaux à sa suite.
Rey fronça les sourcils, puis leva finalement les yeux en l'air, préférant sourire à la boutade du pilote que de s'en vexer. Il s'agissait peut-être de la dernière vacherie que Poe lui dirait, pire encore peut-être même les dernières paroles de son ami. Elle essayait de ne pas perdre espoir, mais la nuit était difficilement longue.
« Si tu avais dit plus tôt que l'explosion totale d'un massif montagneux était le signal, je peux t'assurer que j'aurais mis moins de temps à réagir. » bougonna-t-elle dans le micro, gigotant sur son siège, sans pour autant perdre sa concentration ou détourner son regard du ciel immaculé. De l'autre bout de la ligne, Poe éclata de rire, et son hilarité réchauffa le cœur de la Jedi.
Puis le silence revint avant que la voix du brun revienne chatouiller leurs oreilles. « Bien. Trêves de bavardages. Leurs troupes volantes ne sont peut-être pas toutes abattues, il faudra se veiller à ne pas se faire attaquer. Nous profiterons de l'état de surprise pour attaquer le plus de troupes au sol, mais notre objectif n'est pas ça ! Notre objectif est de détruire le gros vaisseau et de les empêcher de repartir. Nous avons une base où nous terrer avec de quoi tenir contre un siège. Ils n'ont rien hormis ce vaisseau. Alors, partez, volez, gagnez. Mais surtout, revenez victorieux et … vivant. »
Les mots de Poe étaient preux, encourageants, et très vite, une salve de cris enthousiastes firent crépiter le micro. Chewbacca, à ses côtés, avait aussi entendu, et il poussa un grognement qui se voulait combattant ! Rey sourit, et lui fit un signe de la main.
« Prend les commandes, Chewie, je vais descendre au poste de tir ! Tu as entendu Poe, non ? Feu sur le Destroyer ! »
Chewie feula sur l'affirmatif, et Rey lui céda sa place dans la cabine de commandement. Sans perdre plus de temps, elle se faufila dans les couloirs étroits du Faucon, pour rejoindre son nouveau poste. Puis soudain, elle s'immobilisa. Plongée dans une sorte de léthargie, elle avait l'impression d'être comme dans sa bulle. La situation lui semblait étrange. Il y avait quelque chose qui ne jouait pas. Elle se sentait dépassée, comme si son esprit s'élevait de son corps et la retardait. Mais elle n'avait pas de temps à perdre, et elle se ressaisit rapidement, descendant l'échelle menant aux armes. Elle prit place avec une sorte d'anxiété qu'elle ne connaissait pas. Elle ne savait pas s'il s'agissait de l'étrange sentiment qui la traversait, de la peur de la bataille à venir ou de la situation dérisoire du fait de s'assoir là où Poe avait blessé pendant la fuite de Kachirho. Quoiqu'il en soit, elle ne ressentait absolument pas le même amusement enfantin qu'elle avait ressenti en mitraillant les TIE-chasseurs sur Crait.
Depuis son poste de commande, elle avait une vue dégagée sur tout le territoire, et à sa droite, sur la terre fumante et la poudreuse volante. L'explosion avait été impressionnante, prenant Rey par surprise ! Même si les TIE-chasseurs volaient bas et semblaient avoir été soufflés par la déflagration, il n'était pas impossible que quelques irréductibles vaisseaux aient survécu au choc. Elle devait se montrer vigilante, et elle fixait la zone avec un mauvais pressentiment. Poe était une tête brûlée, et il n'hésitait pas à voler en direction pile de la zone incendiée. Idiot ! Il n'avait aucune visibilité, et il ne savait pas ce qui se dissimulait sous le retombé de la neige envolée. Heureusement, la Jedi et le Wookie veillait sur le troupeau de vaisseau, prêt à abattre le moindre indésirable montrant sa carcasse mécanique.
Droit après le cortège volant, il y avait les troupes au sol qui se formaient, prêt à encaisser le contre-coup, et à être aussi efficace que les troupes volantes. Rey venait à peine d'arriver sur la planète, et elle n'avait à peine eu le temps de parler avec d'autres personnes que Finn et Poe, mais elle savait que les commandants en chef de Corsucant et de Chandrilla étaient là, et qu'ils leur prêtaient forces et troupes. Rey ne comprenait toujours pas pourquoi ils ne s'étaient pas pointés lors de la bataille de Crait, mais elle savait aussi que la situation n'était pas la plus facile non plus dans leur propre démocratie. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de leur en vouloir … S'ils étaient venus, peut-être que Leia …
Laisse mourir le passé.
Sa voix. Elle secoua la tête pour essayer d'oublier sa voix, sa bouche, ses lèvres charnues, son regard mortel. Mais elle n'arrivait pas, elle en était incapable. Elle ne pouvait pas oublier son timbre, ou la façon que prenait les traits de son visage lorsqu'il exprimait la joie ou la colère, la peur ou l'incompréhension. Et surtout, elle était incapable d'oublier l'ardeur de ses yeux, ou la douceur de sa voix lorsqu'il l'appellait. Rey. Il avait une façon si particulière de prononcer son prénom, une façon qui lui donnait l'impression d'être importante, d'être bien plus que tout ce dont elle n'avait jamais été. A travers ses syllabes se cachaient des phrases inavouées, à travers ses voyelles narquoises des promesses inachevées.
Mais, maintenant, il n'y avait plus rien. Rien. Le passé était mort. Kylo Ren ne prononcerait plus jamais son prénom, à moins peut-être accompagné de son visage arrogant et de sa voix sifflante. Elle n'aurait plus jamais l'impression d'être spéciale, d'être importante, puisqu'elle ne l'avait jamais été. Elle n'avait jamais voulu être ce qu'elle n'était pas, mais voir le regard de Ben lui avait fait du bien au cœur, au moral, à l'âme. Elle plaisait, elle se démarquait. Mais à quoi bon se battre ? L'attrait de la galaxie, du pouvoir, était plus attirant que la lumière, la paix, la stabilité. A quoi bon se battre ? Pour une cause perdue, qui plus est. Rey était démotivée.
Elle avait baissé un instant son attention, fermant les yeux pour ne pas sombrer dans le désespoir, et l'instant d'après, quelques vaisseaux en feu surgissaient de la poudreuse, prêt à donner un dernier coup avant de se laisser embraser. Rey se réveilla de sa léthargie d'un seul coup, sans pour autant ne pas noter de l'admiration vis-vis de leur motivation, de leur fidélité au Premier Ordre. Il fallait avoir du nerf pour piloter dans un vaisseau en feu, sachant pertinemment qu'ils allaient y perdre la vie, alors qu'ils auraient pu se mettre en sureté. Les yeux braqués vers leur unique but, les clones ne vivaient que pour obéir. Chiens. Sans pour autant plus tergiverser, Rey fit pivoter le canon laser, et appuya sur le bouton d'activation dès que le premier chasseur fut à sa portée. Ce dernier explosa sous l'impact, et la Jedi laissa son regard suivre la courbe du métal en fusion qui s'écrasait. Parmi les débris, il y avait un corps, un corps qui n'avait rien demandé, et qui se trouvait là parce qu'il était né au mauvais endroit.
Puis, elle visa le deuxième vaisseau. Le TIE-chasseurs explosa comme le premier, et alla rejoindre son compatriote écrasé dans un tourbillon métallique. Pas le temps de s'attarder cette fois-ci, elle pivota encore légèrement pour viser le troisième et dernier, et au moment où son doigt se déplaçait pour tirer, le vaisseau reçut le tir d'un autre côté et subit le même destin que les deux autres. Rey haussa les épaules, et redressa son canon. Elle suivit la provenance du canon, retrouvant avec amusement le vaisseau en tête de Poe. Elle sourit largement, avant de reprendre sa concentration.
« Cap sur le Destroyer ! » lâcha Poe, de l'autre côté du micro, tandis que son X-wing prenait encore de la vitesse. « Je pense que tous leurs chasseurs sont abattus, vous pouvez envoyer le Bombardier ! »
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Ses dents grincèrent d'irritation. Il serrait les poings si fort que du sang en dégoulinaient et que ses jointures prenaient une étrange couleur livide. Mais il n'en ressentait aucune douleur, le regard fixé devant lui, sur les envahisseurs qui volaient dans le ciel, fanfarons. A côté de lui, l'ordinateur de bord qui clignotait et affichait tristement le nombre de perte, les bips bips résonnant comme une triste litanie. Les quelques Chasseurs qui avaient survécus à l'explosion avaient été fusillé par la flotte de X-Wing qui survolait son vaisseau-mère. Et avant qu'il n'ait pu répliquer, les premiers ennemis visaient déjà les canons lasers sur le, et le rouge montait. Les rebelles n'étaient peut-être pas aussi fous et stupides qu'il l'avait cru. Il leur accordait un point.
Un point d'avance.
« Descendez-moi ces vaisseaux ! Descendez-les tous ! »
Seulement, gratifier ses adversaires ne les faisaient pas perdre, et sa colère se voyait accentuée. Et paradoxalement parlant, plus ses cris augmentaient, alimenté par sa rage naissante, moins de vaisseaux tombaient. Oh, il y en avait bien eu un ou deux, certes, qui avaient chutés dans la poudreuse, mais pas assez à son goût. Et il savait exactement ce dont les rebelles prévoyaient de faire ! Mais il n'allait pas se laisser faire si facilement …
Et à cet instant précis, juste au-dessus de sa tête passa un vaisseau plus gros que les autres, tirant à foison sur les troupes en formation au sol. Le rang se déforma, tandis que les stormtroopers tombaient sous les assauts. Ce vaisseau … Snoke aurait pu le reconnaitre entre mille ! Le Faucon Millénium … Maudit tas de ferraille ! Et comble d'ironie, il percevait son aura, sa présence à bord du vaisseau. Rey … Il pouvait presque entendre sa voix, voir son sourire victorieux, son narcissisme hideux. Ah, il se réjouissait de mettre fin à sa misérable vie. Cette maudite Jedi ne perdait rien pour attendre. Mais, patience, patience… S'il avait attendu toutes ces années, il pouvait encore patienter quelques minutes.
« Descendez le plus de vaisseaux possibles, et éloignez toutes les troupes du vaisseau. Commencez à vous déplacer vers les résistants au sol. Pas de pitié, pas d'otages. Tuez-les tous. » asséna-t-il.
Au loin, il voyait le Bombardier qui s'avançait lentement mais sûrement. Il ne prenait même pas la peine de le viser avec ces troupes au sol, car ce dernier était trop haut pour être atteint avec les blaster. Sans ses unités volantes, il était bien embêté. Mais pas de panique, la perte du vaisseau-mère faisait partie de son plan. Et pour le moment, tout se passait correctement, sans anicroche. Parfait.
« Bien reçu, Supreme Leader. » siffla la voix d'un de ces officiers, tandis que Snoke passait son doigt sous son menton, réfléchissant. « Allons-nous laisser les Résistants détruire notre vaisseau sans rien faire ? » ajouta encore prudemment la voix.
Le rouquin ferma les yeux, et inspira longuement, avant de laisser son souffle échapper à son contrôle. Il hésita avant de punir l'impertinent, mais se rétracta au dernier moment, choisissant de laisser la Mort le faucher sur le champ de bataille. Avec une lenteur démesurée, il rouvrit les yeux, et fixa la toundra immense qui s'étendait devant lui, immaculée.
« Non. Nous allons leur préparer une petite surprise de taille. Laissez-les jouer avec les canons du Destroyer, et avancez vers leurs bases. »
L'officier accepta les paroles de son supérieur, et leva sa main vers son front, avant que Snoke ne rompe lui-même la connexion. Il sentait toujours la présence de Rey au-dessus de sa tête, cabriolant dans le ciel comme la petite impertinente qu'il était, mais il avait décrété qu'il serait patient – du moins avec elle – et il le serait. Pour le moment, il allait s'occuper de tous ces idiots de Résistants rester à se terrer dans la base. Et pour cela, il avait l'arme parfaite. Toujours assis sur son fauteuil, il actionna le bouton pour entrer en contact avec les spécialistes de son petit secret …
« Est-ce que tout est prêt ? »
Un homme apparut dans l'hologramme, sa silhouette bleutée par la transmission. Il s'inclina devant le Supreme Leader, avant de lui offrir son sourire le plus sordide.
« Encore quelques minutes, Supreme Leader, et il sera prêt. Ce … Ce n'est encore qu'un stade expérimental, nous ne savons même pas s'il va marcher comme il l'a eu fait dans le passé ... Avec un peu plus de temps, peut-être que … »
La langue de Snoke claqua d'agacement dans son palet, et il croisa les bras, mécontent. Au-dessus de sa tête, le vaisseau trembla, signifiant qu'un canon avait succombé sous les assauts des X-Wings ennemis. Et tandis qu'il parlait, le Bombardier se rapprochait. Lentement, certes, mais sournoisement. Une fois ce dernier-là, il serait trop tard pour utiliser son arme. Il n'avait pas de temps à perdre. L'instant d'après, la silhouette se tordait de douleur, et les doigts de Snoke se serraient dans le vide, comme s'ils entouraient la gorge du pauvre scientifique.
« Nous n'avons pas le temps. Le Destroyer ne tiendra peut-être pas quelques minutes de plus ! Je veux que l'arme soit prête au plus vite. »
« Elle le sera, Supreme Leader. »
Une silhouette féminine apparut dans la projection, et Snoke relâcha la pression sur le cou de l'autre, calant sa main sous sa joue.
« J'espère pour vous. Prévenez-moi lorsqu'il sera prêt à être lancé. »
Il coupa la connexion, et plongea son regard dans l'hiver infernal. Il était contrarié.
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« Plus que trois canons laser et le Destroyer sera impuissant contre notre Bombardier ! »
La voix de Poe était enjouée, teinté d'une sorte de fierté et de combativité mêlée. Rey ne voyait pas son visage, mais elle devinait son sourire espiègle et ses yeux brillants. Un grand enfant, qui s'extasiait lorsqu'il réussissait la mission qu'on lui confiait. Poe était un meneur, il en avait la carrure et le tempérament. A peine ses mots finissaient, et son vaisseau bondissait en avant, vers le prochain et dernier obstacle à abattre. Et les autres suivaient le meneur, l'adrénaline bouillant dans leurs veines, prêt à en découdre. Les X-Wings prenaient déjà d'assauts le premier canon à portée, rivalisant de ruses et de pirouettes pour éviter les rayons émeraudes.
Le Faucon, lui, suivait le rythme mais restait tout de même en retrait. Il n'était pas à la traine, loin de là, mais le pilote comme la Jedi restait sceptique. Tout semblait si simple. En fait, la situation était tellement favorable qu'elle en devenait surréaliste. Il y avait quelque chose qui clochait, Rey avait cette impression depuis le moment où elle était montée dans le Faucon Millénium. Le Premier Ordre qui avait orchestré la mort de Leia, chassé la Résistance de Liathiath et semé le chaos ne pouvait pas être si facile à battre, n'est-ce pas ? Ou alors son esprit lui jouait des tours, et le passé venait voiler la réalité. Peut-être, puisqu'ils avaient toujours fui les combats, que le Premier Ordre n'était pas si menaçant que ça … Mais, ah, il ne fallait pas sous-estimer son ennemi, ni se laisser avoir par la facilité.
« Ne trainons pas, Chewie ! » souffla Rey en ligne interne, et le Wookie lui répondit par l'affirmative, baissant automatiquement les leviers de commande de vitesse. Le fier vaisseau prit de la vitesse, rattrapant d'abord les X-Wings malicieux, puis les dépassant, redonnant le sourire à Rey. Contrairement à ses alliés, qui chargeaient le premier canon à leur porté, la Jedi se chargea du plus éloigné, concentrant son attention sur la tourelle laser. L'adrénaline pulsait dans ses veines comme le plus terrible des excitants, et son cœur chantait à l'agonie. Le frisson du combat effleurait enfin son échine, et elle se sentait prête à en découdre. Son pressentiment n'était pas parti, loin de là, mais elle décidait de ne pas s'en préoccuper et de se battre comme une tigresse. La Jedi tenta quelques tirs nonchalants, incapable de rivaliser avec l'agilité du pilote et la facilité qu'il avait à piloter ce tas de ferraille. Avec un tir parfait, elle détruisit sa cible, et retint un petit cri d'exploit.
Plus qu'un.
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Alors, la fameuse bataille finale dont elle avait tant rêvé – non, cauchemardé – ressemblait à ça. Une querelle enfantine entre des X-Wings victorieux et des tourelles paresseuses. Où était la terrifiante armée du Premier Ordre dont la galaxie se damnait tant ? Où était la flotte puissante pour laquelle Titouan l'avait abandonnée ? Le cœur de Rose se serait à cette pensée, tandis que d'autres idées saugrenues effleuraient son esprit endeuillé. Peut-être que Titouan était dans ce vaisseau qu'ils s'apprêtaient à détruire. Ou alors peut-être que Titouan était sous le casque candidement blanc que les Stormtroopers portaient, en opposition avec leurs pratiques des moins commodes.
Elle se sentait vide depuis qu'il n'était plus là. Elle n'avait pas passé beaucoup de temps avec lui, mais il n'avait pas fallu plus pour qu'elle s'attache à lui et qu'elle développe des sentiments puissants. Et depuis qu'il s'était envolé dans son vaisseau et qu'il n'avait que cette futile lettre, elle ne savait plus que penser. Elle était, d'un côté, fatiguée de tous les remous dans la tempête. Sans cesse ballotée, elle se languissait d'avoir le pied et de ne plus constamment boire la tasse. Mais elle le savait désormais : lorsque la bataille se finirait, le soleil se lèverait et la tempête cesserait. A jamais.
Et peut-être qu'elle trouverait la paix. Peut-être qu'elle retrouverait l'amour, même.
Quoiqu'il en soit, elle ne souhaitait pas perdre à du temps à penser inutilement et à regretter l'abandon de l'un. Son objectif, maintenant, était de suivre les ordres de Poe et de détruire la tourelle restante. Le Bombardier était en marche, prêt à lâcher ses bombes, et d'une certaine façon, Rose avait l'impression d'être comme sa sœur. Fidèle pilote, prête à se sacrifier pour la cause, pour le bien de la galaxie, et la jeune femme ne s'était jamais sentie si courageuse. Alors, le cœur léger, elle obliqua à droite, virevoltant sur le côté, et fonça à toute vitesse sur le dernier canon. Le front plissé par la concentration, la sueur coulant entre ses omoplates crispées, son pouce tremblait sur la gâchette. Elle effleura à peine le bouton, et le tir partit tout seul, en ligne droite, pile dans le canon mitraillant.
Ce dernier explosa dans un joli feu d'artifice qui réchauffa le cœur meurtri de Rose, et un sourire se fraya même un chemin sur son visage. De là où ils étaient, Paige et Titouan devaient être fiers d'elle. Elle posa délicatement les doigts sur le collier, identique à sa sœur perdue, et ressentit presque la chaleur de sa présence picoter dans ses doigts.
Puis, la voix de Poe coupa l'instant, et Rose inclina le manche, le vaisseau suivant le mouvement.
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« Retrait à toutes les unités ! » hurla Poe, tournant violemment le levier de contrôle pour changer de direction. « Retour à la base ! » Les dizaines de X-Wing imitaient le capitaine, virant de bord pour rejoindre le reste des troupes. Les doigts serrés sur les poignées, le doigt crispé qui se relâchait douloureusement, Rey tenta de reprendre sa respiration. Elle ne s'en était pas rendue compte, mais elle avait retenu son souffle pendant toute la durée de l'opération. Lorsqu'elle avait vu le vaisseau de Rose foncer sur la dernière tourelle, elle avait presque eu peur que son amie tente un acte de désespoir, mais cette dernière s'en était sortie avec brio.
Alors, suivant le mouvement, le Faucon Millénium quitta la poupe du vaisseau, et prit le chemin inverse. Au sol, les unités avaient commencé à marcher vers la base résistante, et Rey, ainsi que d'autres pilotes, prit un malin plaisir à semer la zizanie dans leurs rangs. Il n'y avait aucun moyen que la seule force de leurs unités terrestres puissent en venir à bout de leur rage rebelle. La Résistance avait des vaisseaux, des guerriers armés, un Jedi surpuissant et le Faucon Millénium, croulant. Il allait gagner.
Et à cette pensée précise, le Bombardier lâcha ses bombes sur l'avant du vaisseau. Il y eut un petit instant de suspend, où les explosifs semblèrent s'immobiliser dans l'air, comme dans rêve, et le temps se suspendit. Rey se retourna pour regarder le spectacle. Et les obus percutèrent la proue de l'énorme vaisseau-père, entrainant des explosions en chaine dans le reste de l'appareil. Lentement, le Destroyer se mit à chuter, plongeant son nez pointu vers l'accueillante toundra.
Mais soudain, surprenant rebelles et pilotes, une trappe s'ouvrit à l'arrière du vaisseau, la partie épargnée par les flammes qui léchaient le métal, et une petite bombe, longiforme fit son apparition. Elle resta quelques secondes en place, puis décolla à toute vitesse, semblant flotter dans les airs, évitant tous les débris du vaisseau sur son passage. Le cœur de Rey se serra, et son mauvais pressentiment se confirma. Ce n'était pas si simple !
« Que tout le monde tire sur cette bombe ! » hurla Rey, emprise à la panique, tandis qu'elle enfonçait son doigt dans la gâchette et tirait en rafale sur la bombe qui fendait les airs. Pourtant, aucun de ses tirs, ou ceux de ses compagnons, ne semblèrent à peine effleurer l'arme, qui en quelques secondes, les dépassa et fila droit vers la base rebelle.
Alors, prise d'une impulsion, Rey ferma les yeux et tendit la main, et s'imagina saisir la bombe, l'arrêter, et la poser innocemment sur le sol. Immédiatement, une sorte de résistance se fit ressentir dans sa main, tandis qu'elle était comme attirée en avant. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, la bombe avançait toujours, mais plus doucement, et elle semblait même décliner légèrement. Mais soudain, quelque chose fit opposition, et l'obus repartit, tête en l'air, direction ses compagnons d'armes qui attendaient au pied de la montagne. Et avant que Rey ne comprenne ce qui avait fait opposition à la Force, ou qu'elle n'ait le temps de retenter l'expérience, l'obus avait fait un sacré bout de chemin, et commençait la triste descente.
« Mettez-vous à l'abri ! » hurla Poe, à ses camardes à terre, prenant conscience de la terrible situation.
Mais sa voix se perdit dans l'explosion. Une onde de choc se propagea dès l'impact, enflammant la terre et punissant les humains. La bombe avait touché la toundra, à quelques minimes kilomètres de la position de la base, mais une grande partie du bataillon avait été touchée. Dans le casque, il n'y avait plus qu'un léger sifflement indistinct, alors qu'avant retentissaient les paroles enjouées et les promesses de victoires des combattants. Puis, brisant le silence, des cris.
Des survivants ! Le Faucon fit une embardée en avant, et fonça à toute vitesse vers le lieu de l'impact. Bientôt par les autres pilotes, Rey ne savait quoi dire. Elle avait la gorge serrée, le cœur en miettes. Elle le savait, pourtant. Le Premier Ordre n'était pas qu'un ramassis de bon à rien, et leur plan avait marché à la perfection. Les laisser abattre le vaisseau-mère pour les leurrer avec une bombe, c'était intelligent, terriblement intelligent ! Et Rey se sentait stupide, impuissante et désarmée.
La guerre prenait un autre tournant.
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« Les flammes n'endommagent pas le matériel, mais attaquent seulement les vies humaines … » dit lentement Finn dans le micro. Lui aussi était choqué, mais plus encore de savoir que le Premier Ordre avait ce genre d'arme dans son stock. « Je … Je croyais que cette arme avait été détruire il y a bien longtemps et que les plans pour la construire avaient été enterrés avec son inventeur ! »
Il n'y avait pas un seul son dans le micro, à part les cris des survivants qui se faisaient happer par les flammes, mais Finn avait dû se résoudre à couper le son. Horrible. C'était tout bonnement horrible. Il ne pouvait supporter cela, la scène lui rappelait trop les atrocités qu'il avait commis dans son passé de stormtrooper. Pourtant, il ne pouvait pas détourner ses yeux de la fournaise. Le feu de l'explosion se répandait à une vitesse impressionnante, comme suivant une trainée de poudre invisible. Les flammes étaient hautes, menaçantes, et Finn avait presque l'impression d'en sentir la chaleur jusque dans le vaisseau.
« A quoi tu penses, Finn ? » demanda la voix grave de Poe, sérieuse au possible. Pas moyen de plaisanter maintenant. Les leurs étaient morts.
Les X-Wings venaient de se poser à l'extérieur de la zone incendiée, bientôt suivi par le Faucon Millénium. A peine ce dernier posé que Rey bondissait du vaisseau et se précipitait vers le mur de flamme impénétrable. Il y régnait une chaleur infernale, et on entendait quelques râles à quelques pas. Finn, lui, était resté silencieux depuis la question de Poe, posant son vaisseau et rejoignant terre lui aussi pour regarder douloureusement le combat entre feu et neige. Il fut bientôt rejoint par Poe, Rose, et les autres pilotes ayant pris part à l'expédition. Silence d'hécatombe. Il n'y avait que Rey qui agitait les bras et manipulait la Force pour rendre l'ennemi docile. Elle y arrivait, difficilement, mais elle y arrivait tout de même !
« Finn ? » insista Poe. « Quel est cet … chose ? »
Le métis tourna la tête pour échanger un long regard avec son compagnon, avant de baisser les yeux. Il savait pertinemment ce qu'était cette bombe, et prononcer son nom lui écorchait la bouche.
« C'est … C'est le Défoliateur ! »
« L'arme de destruction massive tristement connue lors de la Guerre des Clones ? » s'enquit Rose, les yeux écarquillés. Sa sœur lui avait toujours raconté des histoires, et ce nom ne lui était pas inconnu.
Finn hocha simplement la tête, se mordant les lèvres d'amertume. Ils étaient impuissants.
Puis, couvrant les crépitements du brasier, la voix de Rey s'éleva. « J'ai créé un passage, venez m'aider à trouver les survivants ! »
Et la jeune femme s'engouffra dans le passage en courant, le souffle court et le cœur palpitant. Droit après elle, une vingtaine de pilotes avec une hargne sans faille dans le regard.
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« Il y en a un ici ! » s'écria Rose, et quelques combattants approchèrent dans sa direction. Une pilote avait même pris de quoi administrer les premiers soins, même si les rescapés avaient besoin de plus que d'un pansement et d'un cachet pour les douleurs. Leurs corps étaient brûlés, couverts de cloques épaisses et suintantes. Sur toutes les carcasses qu'ils avaient retrouvées, il n'y avait que quelques chanceux qui avait survécu – même si vu l'état de leur enveloppe, la mort aurait été plus favorable.
Depuis le ciel, Rey avait vu qu'une partie des troupes n'avaient pas été pris dans l'onde de choc, mais les flammes avançaient vite et elle espérait qu'ils avaient survécus. Les dirigeants de Chandrilla et de Coruscant, terré dans la base, devaient sûrement avoir survécu. Si le Défoliateur visait la base, il avait raté sa cible. Mais il avait fait des dégâts tout de même, des dégâts terribles qui peinaient profondément la belle. Et elle savait qu'elle n'oublierait jamais. Le regard de cet homme, rempli de souffrance, alors qu'il rendait son dernier souffle dans ses bras, préférant la mort à la vie de cauchemar qui l'attendait avec son corps brûlé.
Mais les temps n'étaient pas aux regrets, pas encore. Elle aurait bien toute sa vie pour y penser. Le plus important, maintenant, étaient de retrouver les derniers survivants et de rejoindre le reste des soldats. Ainsi, Rey et Poe décidèrent de faire deux groupes. Le premier se chargerait d'inspecter une dernière fois le cratère, et le deuxième de trouver les autres. Rey prit la tête du premier, Poe et Finn du deuxième. Et il était convenu qu'ils restent tout deux en contact par le biais des radios qu'ils avaient pris depuis les vaisseaux.
Mais il fallait faire vite. Car le Premier Ordre avançait rapidement, et il fallait évacuer les blessés. Une course contre la montre où le perdant payait de sa vie. Triste constatation.
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« Tout va bien ? » demanda Rey à un autre survivant qu'ils trouvèrent quelques mètres plus loin. Question rhétorique, certes, mais les mots apaisaient quelques peu le monstre dans son estomac qui lui criait "c'est ta faute, tu le savais, tu le sentais, tu n'as rien fait". Les regrets étaient déjà là, fidèles au poste, et il ne laissait pas l'esprit de la demoiselle tranquille. Ironiquement parlant, elle ne pensait plus du tout à Kylo Ren, oubliant la première source de ses maux de têtes, s'encombrant avec une autre, bien plus dramatique.
Rose, qui était resté avec la Jedi, pointa soudain le ciel, le regard grave.
« Rey … Il y a des vaisseaux qui chargent sur nous ! »
La jeune femme faillit faire tomber le blessé qu'elle prenait sous le bras.
« C'est impossible … ! Nous … Nous les avions tous détruits, non ? »
Sa voix était basse, mal assurée. Elle était pourtant sûre … Mais elle s'en rendait compte maintenant, elle avait sous-estimé le Premier Ordre, et la vengeance fonçait sur eux, comme un aigle su sa petite proie. Lentement, le cœur battant à tout rompre, elle décida d'affronter son destin en face. Elle était une piètre meneuse, elle avait mené ses guerriers à leurs pertes, et elle en assumait toutes les conséquences. Même celle de mourir, seule, loin des yeux et du cœur.
Pourtant, lorsqu'elle posa ses yeux sur les rapides vaisseaux, le monstre se tut dans son ventre, et son cœur s'allégea.
Elle aurait pu reconnaître ses vaisseaux entre milles.
J'fais tellement de cliffhanger, que limite c'est un running gag ! Mais allez, hip hop, vous en avez pensé quoi ? Les scènes d'actions sont pas mes préférés, mais je suis encore assez contente.
Je me réjouis de voir vos commentaires, vos commentaires pour la suite. A qui pensez-vous que les vaisseaux appartiennent ? Même si c'est évident ... ahaha. Et n'oubliez pas, le 200ème aura le droit à un petit cadeau ! ~
A bientôt tout le monde, et pleins de bisous !
