Disclaimer: Je ne suis pas l'auteur de Yu-gi-oh. Je ne fais que m'amuser avec les personnages.

Genre: Fluff, Family, mystère

Pairings : un ou deux

Personnages: Pas mal?

Note: Encore merci à Adriane1103 pour m'avoir autant aidé pour cette fic.


Chapitre 7: Sauvé


Mahaad s'était caché au fond d'un hangar où étaient stockées les livraisons provenant des bateaux de marchandises transitant dans le port. Même si il était encore tôt, de nombreuses personnes travaillaient déjà, parlant une langue que le petit ne comprenait pas.

Où était-il?

Quelle était cette étrange langue qu'il entendait?

Ça ne ressemblait à rien de ce qu'il connaissait.

Il faisait froid en plus. Ses vêtements ne le couvraient pas beaucoup, puisque ses gardiens ne l'avaient pas habillé pour sortir ce matin-là. Il était suffisamment vêtu pour sa cabine chauffée par pour l'extérieur... Surtout pour lui, habitué à la chaleur de son pays. Au soleil brillant qui réchauffait sa peau dans la petite cour où il était autorisé à jouer quand il avait été obéissant.

Il serra les dents et secoua la tête. Non il ne devait pas penser à ses amis restés là-bas! Eux ne risquaient rien pour le moment.

Il fallait qu'il trouve quelqu'un pour l'aider, pour le protéger, mais comment allait-il faire quand il ne parlait pas du tout la langue? Qui allait lui porter secours? Karim lui avait toujours dit de se méfier des inconnus, de ne pas faire confiance à des gens qu'il ne connaissait pas.

Alors comment faire pour avoir de l'aide?

Les mots qu'il entendait à quelques distances ne lui disaient rien. Ça ne ressemblait pas à ce qu'il connaissait ou avait apprit dans sa courte vie. Et ça lui faisait peur, tellement peur de ne rien comprendre.

Un bruit le fit sursauter et il regarda ce qui se passait, le cœur battant.

Les marchandises allaient des hangars aux bateaux, et inversement, dans un défilé incessant au fil des heures. Mahaad s'était faufilé dans l'un des bâtiments, et s'était blottit derrière un tas de cartons vides. Il respirait lentement, tâchant de faire le moins de bruit possible.

Le petit garçon tremblait de tout son corps, glacé. Ses vêtements qui étaient suffisants sur le bateau (chauffé), ne le couvraient pas assez ici, surtout avec l'hiver qui refroidissait l'air de façon drastique, surtout pour un enfant habitué à un pays chaud. Il pouvait entendre au loin les voix de ses gardiens partis à sa recherche, questionnant les gens au dehors du bâtiment.

Eux savaient parler la langue.

Eux pouvaient se débrouiller.

Il se retenait de pleurer, de peur d'attirer ses tortionnaires vers lui. Mais il devait bouger, où il allait geler sur place, s'il n'était pas trouvé avant. Et il était terrifié à ce qui pourrait se passer s'il était trouvé par eux.

Ses pieds nus étaient ensanglantés, rappés par le béton inégal des docks. Il repensa à Kisara, toujours enfermée, certainement battue jusqu'à l'inconscience. Il trouvait cela tellement injuste, à quelques secondes près, elle aussi serait dehors avec lui.

Et il tenta, une fois de plus, de ne pas penser à ses amis restés en Egypte.

"Je reviendrais te chercher, je te le promets." Pensa-t-il tout en reprenant confiance en lui. Il allait trouver de l'aide et il la sauverait!

En attendant il devait trouver quelqu'un pour le secouriste et le protéger.

Il devait trouver quelqu'un qui le comprenait.


Il trouva le courage de se relever une fois les voix familières éloignées. Il s'aventura dehors, avec autant de prudence qu'il put, longeant un hangar similaire à celui qu'il venait de quitter. La ville était immense et grise, et il faisait si froid. Il n'avait jamais eu aussi froid de sa vie.

Quelles étaient ces étranges formes qui tombaient du ciel? Ces étranges choses blanches et froides?

Soufflant dans ses mains, il regarda autour de lui après quelques pas. Il avait franchit un pont, des ruelles étroites et sales, mais n'osait pas se montrer, craignant que les adultes qu'il croise lui fasse du mal.

Où était-il?

Il était terrifié, il n'avait jamais connu que ce petit village paisible dans le désert, tenant plus de la bourgade qu'autre chose.

Cette grande ville le glaçait de peur.

Il avisa un parc ouvert et un chemin de terre. Il prit son courage à deux mains et, sur la pointe des pieds, épiant les alentours, emprunta le chemin. Au bout de quelques minutes de marche, il vit un point d'eau à la surface brillante, des arbres sans feuilles et des bancs qui semblaient blanchis par cette étrange poudre blanche (était-ce de la neige? comme il avait vu dans des livres?).

Il gémit, soufflant encore dans ses mains, désespéré. Kisara lui manquait déjà tellement. Il aurait tant aimé qu'elle soit là. Durant leurs voyage, elle s'était montrée moins renfermée que d'habitude, le réconfortant de sa voix douce quand il commençait à craquer.

Il était tout seul maintenant.

Glacé, affamé, épuisé et ses pieds le torturaient terriblement.

Le froid traversa encore une fois ses minces vêtements et la faim lui tirailla le ventre, la fatigue se faisait sentir de plus en plus. Il était encore si jeune et si petit, si peu habituée au froid. Sa tête lui tournait, il se sentait si...si fatigué. Il avait tellement sommeil. Des tremblements le parcouraient, sa peau transpirait et semblait plus chaude à certains endroits.

Il erra dans le parc, son corps avançant tout seul tant son esprit semblait embrumé par l'épuisement et la fièvre.


Yugi pris une grande bouffé d'air. Décidément, Anzu le connaissait trop bien. Elle lui avait proposé une promenade pour s'aérer l'esprit. Ça lui faisait du bien, le vent frais lui permettant de remettre de l'ordre dans son esprit. Et elle préparerait son chocolat spécial une fois à la maison. Et ils continueraient à parler encore et encore.

Déjà ils avaient énormément parlé.

De la réincarnation d'Atem, de son adoption par Seto, des autres enfants liés à l'ancienne Egypte. Combien? Les gardiens n'avaient pas de chiffres précis, profondément inquiets.

Mana. Mahaad. Atem. Et probablement deux ou trois autres.

Tous des enfants de moins de 9 ans.

Anzu lança doucement, la main posée sur l'épaule de son petit ami. « Le petit Atem est heureux et grandit dans des conditions quasi normal !». Elle n'en avait rien vu mais cela était visible. Kaiba s'était très bien occupé de son petit frère, il faisait surement de même avec cet enfant. Il avait l'air d'y être profondément attaché.

C'est tout ce qui importait à Yugi.

Il savait qu'Atem, le pharaon, avait eu une enfance à responsabilités et avait à peine vécu son adolescence avant de mourir et d'enfermer son âme dans son objet du millénium, réapparaissant 3000 ans plus tard, amnésique.

L'âme d'Atem avait assez souffert comme ça, il méritait le repos qu'il l'avait aidé à atteindre en le battant en duel. Il avait mérité de choisir quand se réincarner sans qu'une bande d'imbéciles viennent déranger son précieux repos.

D'accord ce n'était pas "leur" Atem qui était revenu, comme Kaiba n'était pas le prêtre d'Atem. Mais ils étaient liés. L'âme était plus ou moins la même. Sinon il ne serait pas possible d'échanger les deux.

Complètement absorbé par ces pensées, il ne comprit pas pourquoi Anzu se stoppa net. Il se tourna vers la jeune femme, complètement livide.

"Que..

- Il y a un enfant. Là!"

Il tourna la tête dans la direction où s'étaient posés les yeux de sa compagne et vit un enfant à la peau sombre qui boitait, le pas traînant, la tête basse. Ses vêtements n'étaient absolument pas adapté pour cette période de l'année et ses pieds étaient ensanglantés.

Le petit garçon releva la tête. Il avait des cheveux châtains déjà assez longs et des yeux clairs surlignés de khôl, sa peau était mâte et il avait un étrange ornement doré à chaque bras.

Un égyptien.

« Mahaad » Souffla Yugi, le souffle coupé par la ressemblance entre l'enfant et le prêtre. Il ne l'avait pas vu de ses propres yeux. Mais il avait vu parfois des images dans l'esprit de son partenaire. Juste avant le duel final.

L'enfant cligna des yeux, et eut un sourire si faible. Il sembla vouloir dire quelque chose mais s'écroula, à bout de force.

Yugi et Anzu se précipitèrent vers le petit garçon, la jeune femme le souleva dans ses bras, son instinct maternel prenant le dessus. Elle plaça une de ses mains sur le front de l'enfant et regarda son compagnon d'un air affolé.

« Il a beaucoup de fièvre. » Souffla-t-elle d'une voix paniquée. « Il faut le soigner immédiatement.

- Vu son état, il s'est surement sauvé. Donc ils doivent certainement surveiller ma maison en ce moment même. On ne peut pas du tout se permettre de l'emmener là-bas » Grogna Yugi, très inquiet pour l'enfant chétif dans les bras de la jeune femme. « Et ils doivent surveiller la maison de Kaiba aussi, on ne peut pas l'emmener là-bas non plus...

- Ils ne doivent pas surveiller mon appartement! Il n'est pas loin. Dépêchons nous, ils doivent le chercher. » Conclu Anzu, passant son précieux fardeau à Yugi, qui beaucoup plus fort qu'elle, réussit à prendre Mahaad dans ses bras sans beaucoup de difficultés et ils prirent la direction de leur voiture.