Salut à toutes et à tous!
J'espère que vous allez bien! On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 2 de Wild World! Merci infiniment aux deux personnes qui ont pris le temps de me laisser des reviews, c'est adorable! Je suis un peu incertaine sur la réception de cette fic, vu le sujet, alors avoir des retours positifs fait chaud au cœur.
Je vous laisse à votre lecture! N'oubliez pas que le lien de la playlist de cette fic est sur ma bio, pour les chansons. On se retrouve en bas!
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
[Gray Terminal, jour 2]
§§§
Zoro poussa la porte du Moby Dick et Sanji s'y engouffra à sa suite. Le bar, en journée, dégageait une atmosphère bien différente que celle qu'ils avaient pu y observer la veille au soir. Les néons étaient éteints, remplacés par des lampes plus conventionnelles qui, additionnées à la lumière du soleil qui entrait par la large porte vitrée, rendaient l'ambiance chaleureuse. L'endroit semblait beaucoup moins fréquenté que le soir le serveur blond, toujours au comptoir et cette fois accompagné dans sa tâche par une jeune femme brune qui fumait une cigarette en bavardant avec un client, servait des cafés et des snacks, bien loin des cocktails qu'il se remettrait sans doute à réaliser en début de soirée.
Il était quatorze heures, comme il avait été convenu la veille, mais ni Kidd, ni Law ne semblaient présents. Le journaliste et son photographe prirent une table au fond de la large pièce et attendirent en bavardant, se chamaillant comme à leur habitude en buvant un premier café. Une demie-heure plus tard leurs deux sujets d'interview pointèrent enfin le bout de leur nez et s'assirent face à eux sans s'excuser le moins du monde pour leur retard. Ils avaient à peu près la même allure que la veille, à ceci près que Law portait un t-shirt noir à manches longues à la place de son manteau grand ouvert -parce qu'il n'était pas là pour faire du racolage, probablement. Ni l'un ni l'autre n'avait l'air très réveillé.
Zoro, qui avait sorti depuis bien longtemps son carnet, son stylo et son dictaphone de poche, demanda si tout le monde était prêt, ce à quoi les deux prostitués répondirent par un hochement de tête.
-Vous voulez que j'aille vous prendre quelque chose à boire ? Proposa Sanji avant que les questions ne commencent.
Il avait peur d'avoir paru distant et antipathique la veille, aussi il voulait s'appliquer à être aussi serviable qu'à son habitude, aujourd'hui.
-Un café, grogna Kidd.
-Deux, suivit Law.
-Reprend moi-en un aussi, lui lança Zoro sans le regarder, occupé à régler son appareil.
-Ok, je vais vous chercher ça.
Il se leva et marcha jusqu'au bar tandis que derrière lui, l'interview commençait. La serveuse brune étant toujours en train de parler à un client, il s'adressa directement au blond qui s'affairait derrière la caisse, l'abordant avec un sourire :
-Bonjour, je vais vous reprendre des cafés, hum... trois cafés noirs et un au lait, s'il vous plaît.
Tout en parlant, il sortit son portefeuille de la poche arrière de son jean.
-Alors vous, vous êtes le photographe, si j'ai bien compris ? Lui lança l'homme après avoir accueilli sa commande d'une signe de tête.
Surpris de cette question assez soudaine, il releva la tête pour croiser le regard azur de l'homme en face de lui. Son air intelligent et ses traits réguliers le rendaient un peu intimidant, mais il inspirait plutôt la confiance.
-Hum.. Oui. Je bosse avec mon pote aux cheveux verts là-bas, qui lui est journaliste. Comment vous êtes au courant ?
-Les gars m'ont parlé de vous. J'étais assez sceptique au départ, avec votre histoire de reportage, mais vous avez pas l'air d'être de mauvais gars. J'espère juste que vous ferez pas les cons avec le respect de leur vie privée... Allez pas écrire n'importe quoi sans leur consentement.
Le ton de sa voix était cordial et un fin sourire ornait ses lèvres, mais quelque chose dans ses yeux laissait comprendre qu'il ne fallait pas l'emmerder. Aussi Sanji se hâta de le rassurer, levant ses deux mains devant lui en souriant :
-Ah, ne vous inquiétez pas, Zoro est très professionnel à ce sujet. Il a toujours beaucoup de respect pour les gens qu'il interroge, alors... Enfin, si ça vous inquiète, vous feriez mieux d'en discuter avec lui. Moi, je ne fait que prendre des photos, je ne vais rien écrire...
Le barman hocha simplement la tête pour montrer qu'il avait compris. Le jeune cuisinier était un peu bluffé. Un tel calme, un tel charisme émanaient de lui... Il avait l'impression de ne rencontrer que des gens classes et intenses depuis son arrivée dans ce quartier.
Ceci dit, malgré son côté impressionnant, l'homme lui était plutôt sympathique, et ils seraient sans doute amenés à se revoir si ce bar restait leur lieu principal de rendez-vous aussi il prit le parti de relancer la conversation, le temps que sa commande soit préparée :
-Je m'appelle Sanji, déclara-il en tendant la main par-dessus le bar. Enchanté.
-Marco. De même, répondit son vis-à-vis en la serrant.
-Et du coup, vous les connaissez ? Demanda le jeune homme en désignant Kidd et Law du menton, curieux.
-Ouais. Ça fait environs deux ans qu'ils racolent ici au moins trois soirs par semaine, avec leur pote Ace -que vous avez peut-être vu aussi. A force, j'ai fini par bien les connaître et maintenant... Bah, je sais pas trop comment on en est arrivés là, mais je veille un peu sur eux, rit le serveur en se passant une main dans les cheveux.
-Ah ouais ?
-Oui, je les dépanne de temps en temps quand ils ont une grosse galère, et quand il font trop les cons j'essaye de faire en sorte qu'ils finissent pas par se foutre en l'air. Y'en a pas un pour rattraper les deux autres, c'est pas toujours facile de faire en sorte qu'ils restent en un seul morceau... Heureusement, ils veillent un peu les uns sur les autres. Seuls, je crois qu'ils seraient mort ou en taule depuis un bon moment.
Il s'accouda au bar pour se rapprocher de Sanji qui l'écoutait, intéressé. Marco le mettait beaucoup moins mal à l'aise que les deux autres et mine de rien, il était vraiment curieux de connaître la vie de ces lascars. Baissant un peu la voix pour qu'il soit le seul à l'entendre, le barman poursuivit :
-Je préfère te le dire, parce que tu m'a l'air sympa, qu'ils mettrons sans doute un peu de temps à vous le dire par eux-même et que ce sera plus simple pour vous si vous êtes prévenus. Ces trois-là -je compte Ace dans le tas, parce qu'ils sont quasi-inséparables – ont chacun des sérieux problèmes qui leur collent au cul.
-Quel genre de problèmes ? Répondit le jeune homme du tac au tac, de plus en plus curieux.
-Par lequel je commence... Kidd est ultra-violent. Il s'embarque toujours dans des bagarres beaucoup trop dangereuses pour lui, il a faillit y rester plusieurs fois. T'a pas de soucis à te faire pour vous, il touche pas aux mecs dans votre genre, c'est juste qu'il cède toujours à la provocation. Il a déjà faillit clamser à cause de blessures par balles ou coups de couteaux... J'ai qu'une peur, c'est qu'un jour il s'en prenne une dans la tête ou se fasse égorger à force de faire le con.
Il eut un soupir désabusé.
-Law, son soucis, c'est la drogue. Ils se droguent assez régulièrement tout les trois, mais lui, c'est largement le pire. Dès qu'il se sent pas bien, il descend dans la rue et achète le truc le plus fort qu'il peux au premier dealer qu'il croise. Je te raconte pas toute la merde qu'il s'est déjà injectée dans le sang. Il fait pas gaffe du tout à ce qu'il prend, j'ai mis du temps à le comprendre mais je crois bien qu'il aime ça au fond, s'autodétruire.
Sanji l'écoutait, médusé. Pas qu'il ne s'y attendait pas, non... ça se voyait à trois kilomètres que ces types pouvaient tremper dans la violence et la drogue. Mais entendre Marco déballer tout ça avec son air calme et posé, ça foutait la chair de poule.
-Et puis il y a Ace. Lui... C'est compliqué, ajouta le serveur en secouant la tête.
Le souvenir du jeune homme brun aperçu la veille revint à l'esprit du photographe. Il fronça les sourcils contrairement à Kidd et Law qui ne transpiraient pas la joie de vivre, ce dernier semblait plutôt jovial et à l'aise dans sa vie. Bien sûr, il était bien placé pour savoir que ça pouvait n'être qu'une façade mais...
-Compliqué comment ?
-Compliqué... compliqué. Il déteste qu'on en parle alors je vais pas entrer dans les détails, mais... Il trempe là-dedans depuis beaucoup plus longtemps que les deux autres. Et il travaille pas mal pour la mafia...
Sanji s'était penché vers lui, intrigué. Ledit Ace lui avait laissé une assez forte impression la veille -même s'il l'avait passablement énervé avec ses clins d'œils- et il était assez curieux d'entendre ce à quoi pouvait bien ressembler sa vie.
-Oh, bah ça...
Marco s'était redressé d'un coup, interrompant leur discussion.
-Quand on parle du loup... murmura-il.
Le jeune cuisinier fit volte-face en voyant que le barman fixait un point derrière lui. En effet, Ace venait de pousser la porte du bar et s'élançait d'un pas enjoué vers le comptoir, les mains dans les poches de son sweat-shirt orange.
-Hey Marco ! Tu me sert un café s'il te plaît ? S'exclama-il en faisant sauter une pièce sur le comptoir. Salut Shakky ! Continua-il en faisant un rapide signe de la main à la jeune femme qui semblait tenir le bar avec le serveur blond et discutait toujours avec le même client. Cette dernière répondit au signe de Ace avec un sourire, sans interrompre sa conversation.
-Salut Ace, soupira Marco en attrapant la pièce qui avait atterrit devant lui. Ça allait, le boulot, hier soir ? Tu bossait encore pour Teach, c'est ça ?
Sanji supposa que leur conversation était terminée et se tourna avec une pointe de déception vers le jeune homme qui venait de faire son entrée pour écouter sa réponse.
-Pour le bâtard, ouais. Il me file toujours des plans tordus à la con, là c'était encore un sadique à deux balles, j'ai des bleus plein le cul.
Il eut à nouveau ce rire étonnamment candide, que le photographe ne trouva pas vraiment adapté à la situation.
-Mais bon, ça paye dix fois plus que quand je bosse ici donc je vais pas me plaindre.
Le barman eut un léger rire en secouant la tête, l'air faussement désespéré. Sanji supposa que Ace devait lui raconter ses déboires assez régulièrement, étant donné qu'il n'avait pas l'air choqué le moins du monde. C'était sans doute un peu normal s'il l'avait pris sous son aile... Lui se sentait toujours aussi mal à l'aise dès qu'on abordait de prés ou de loin le sujet de la prostitution.
Marco leur tourna le dos pour enfin servir leurs café et il jeta un coup d'œil à Zoro, qui avait manifestement commencé l'interview. Kidd et Law semblaient lui répondre à tour de rôle, bien que depuis le bar il n'entendait pas ce qui se disait, le fond sonore étant toujours occupé par de la musique – cette fois, c'était The House of the Rising Sun joué par The Animals. Décidément, la playlist du bar était plutôt rétro, ça le changeait de ce qu'il avait l'habitude d'écouter -mais il ne détestait pas ça.
-Ah, t'es le journaleux d'hier soir toi, non ?
La voix de Ace le tira de ses pensées. Il quitta la table de Zoro des yeux et se tourna vers lui, tombant sur ses yeux noirs et sa frimousse piquetée de taches de rousseur, qu'il avait appuyée sur ses bras croisés posés sur le comptoir.
-Heu... Ouais. C'est Sanji, mon nom.
-Ace.
Le jeune homme dégagea un de ses bras de sous son menton pour lui tendre la main et il la serra brièvement.
-T'es pas avec ton pote en train de faire l'interview ?
-Non. En fait, je suis pas journaliste, je suis juste photographe. Alors je le laisse faire son taf.
-Ah, d'accord.
Sanji fouilla dans ses poches à la recherche de son paquet de cigarettes. Il était un peu nerveux sans trop savoir pourquoi. Glissant une clope entre ses lèvres, il avisa le regard d'Ace qui ne l'avait pas quitté des yeux.
-T'en veux une ? Proposa-il par politesse.
-Ah ouais, 'pas de refus.
Il le laissa se servir dans son paquet, puis remis ce dernier dans sa poche arrière avant d'en sortir son briquet. Il alluma avec sa sucette à cancer, comme il aimait à les appeler, et s'apprêtait à le tendre à son vis-à-vis lorsque ce dernier se redressa et se pencha vers lui sans prévenir, allumant dans le plus grand des calmes sa cigarette avec le bout de la sienne.
Sanji se sentit devenir rouge tomate avant d'avoir pu réaliser quoi que ce soit. Le visage du jeune homme était beaucoup, beaucoup trop prés du sien. Son odeur musquée vint chatouiller ses narines et il eut un mouvement de recul instinctif, tandis que Ace se redressait, tirant une longue taffe sur sa clope allumée.
Putain mais c'est quoi son problème à ce gars ?
Il resta immobile, sa cigarette toujours entre les lèvres, figé. Il n'était pas vraiment habitué à une telle proximité physique avec d'autres hommes et ça le mettait plutôt mal à l'aise. Il se sentit s'empourprer davantage lorsque l'autre enfonça le clou en lui faisant un clin d'œil -putain mais pourquoi il faisait ça tout le temps ? - avant d'éclater de rire.
-Tu devrais voir ta tête ! Faut que tu te détende, le journaleux.
Puis, riant à nouveau aux éclats, il s'empara du café que Marco venait de poser devant lui et dépassa Sanji pour se diriger vers la table de Zoro et des deux autres.
Le jeune cuistot était furax. C'était quoi son problème, à ce type ? Il tapait la discute avec lui et lui taxait une clope avant de se foutre de sa gueule ? C'était beaucoup trop gênant, sa manie de faire semblant de le draguer comme ça. Il avisa le barman qui le regardait avec un demi-sourire, et qui de toute évidence avait assisté à toute la scène. Il jura entre ses dents.
-Il est tout le temps comme ça ?
Le serveur eut un rire.
-Excuse-le. C'est pas souvent qu'il a l'occasion de rencontrer des mecs dans ton genre.
-Comment ça, dans mon genre ?
-Du genre avec qui il peux se marrer en se la jouant allumeur à deux balles sans que tu lui demande une baise pas cher dans les chiottes du bar juste après.
Ah.
Il devait faire une gueule de dix pieds de long, car Marco eut à nouveau un petit rire et s'excusa.
-Pardon. J'imagine bien que pour quelqu'un qui n'a jamais eu affaire à la prostitution de prés ou de loin, ce genre de réflexion puisse être choquante. J'ai pris l'habitude de ne fréquenter que des lascars, excuse-moi...
-Heu, non, t'inquiète, ne t'excuse pas. C'est moi qui suis trop coincé... Je suis un piètre journaliste. Zoro s'accommode parfaitement à tout ça, lui...
Marco se contenta de sourire pour toute réponse, déposant devant lui trois cafés noirs et un au lait. Sanji avait complètement oublié la raison première de sa venue au bar.
Il remercia le serveur avec un large sourire -qui mine de rien l'avait pas mal rassuré en parlant avec lui, il avait enfin eu l'impression d'être à peu près normal- et ramena les boissons jusqu'à la table ou Zoro, Kidd et Law étaient toujours assis.
En revenant près d'eux, il se retrouva devant une scène pour le moins atypique – enfin, disons qu'il ne s'y attendait pas.
Ace, en rejoignant ses deux amis, avait manifestement trouvé drôle de se vautrer sur leurs genoux, atterrissant sur le ventre, le haut du corps sur les cuisses de Law et le bas sur celles de Kidd. Bon, déjà, il trouvait ça assez surréaliste de voir quelqu'un se vautrer comme un gamin sur les genoux de quelqu'un comme Kidd, mais passons. Ensuite, le jeune homme aux cheveux rouges, qui se retrouvait avec le postérieur du brun sous le nez, avait de toute évidence trouvé drôle de commencer à lui mettre d'énormes claques sur les fesses -ce contre quoi Ace protestait à grands cris.
-Mais arrête, putain, je te dis que j'ai des bleus plein le cul !
-T'avais qu'à pas me les foutre sous le pif si tu voulait pas que ça arrive, répliqua Kidd en riant comme un psychopathe tout en empêchant le jeune homme de se dégager, tandis que Law, l'air passablement fatigué, regardait ailleurs, pas du tout troublé par le demi-corps qui squattait ses jambes.
Sanji fut d'abord un peu surpris -par chez lui, on évitait généralement de toucher les fesses de ses potes, et si d'aventure on avait des « bleus plein le cul », comme il disait, à cause d'une partie de jambe en l'air peut-être un peu trop musclée, on le gardait pour soi.
Mais une fois qu'il se fut assis, il ne put s'empêcher de rire en voyant les deux larrons se battre comme des beaux diables en atterrissant à moitié sur les genoux de Law qui avait commencé à boire son café et les dégagea à coups de pieds pour pouvoir le finir tranquille.
Après cinq ou six minutes de lutte acharnée, Ace finit par s'asseoir entre ses deux potes et passa un bras autour de l'épaule de chacun d'eux comme si de rien n'était, essoufflé et échevelé -de même que Kidd qui jura comme un charretier avant de s'emparer à son tour de son café.
Sanji se tourna vers Zoro et lui fit un signe du menton.
-Alors, ça a avancé ?
-Ouais, j'ai déjà quelques petits trucs intéressants, on fait une petite pause et on va reprendre, là.
-J'ai discuté avec le barman, moi...
-Ah ouais ?
-Il est plutôt cool. Je pense que tu pourrais l'interviewer aussi, il a peut-être deux ou trois trucs à te dire.
-Pourquoi pas, j'irais voir ça avec lui.
Kidd, de son côté, engueulait Ace avec application.
-Arrête de bosser pour Teach. Ou alors arrête de te plaindre quand il te donne que des clients chelous.
-Je m'en branle d'avoir trois bleus sur le cul si je suis bien payé pour ça. Et arrête de l'appeler par son nom, pour lui c'est « le bâtard », tu sais bien.
-Comme tu voudra, mais je veux pas t'entendre te plaindre toute la journée parce que t'a mal au derrière.
-Oh, tu me gonfle. Ça a été, toi, hier ?
-Ouais, normal, rien à signaler. Encore deux réguliers pour moi.
-Cool. Et toi, Law ?
Ace se rapprocha du brun qui restait silencieux et frotta son nez contre la peau mate de sa joue, un sourire moqueur sur les lèvres.
-Tu dis rien depuis tout à l'heure. Ça va ?
-Ouais, rien à signaler.
Sanji les observait, pensif. Il y avait quelque chose... d'étrange, avec ces trois-là. Ils semblaient bizarrement proches, malgré leurs échanges d'insultes fréquents. C'était surtout leur proximité physique qui attirait le regard. Ace, après s'être rapproché de Law, s'affalait sur Kidd avec un long soupir, et ce dernier, tout en continuant de pester contre lui, l'entourait d'un bras, passant une main dans l'encolure de son sweat. Tout ça mettait le photographe un peu mal à l'aise, il n'était vraiment pas habitué à voir des hommes se comporter comme ça entre eux, sans être explicitement en couple.
En même temps, ça le tuait de l'admettre, mais il avait un mal fou à ne pas tourner son regard vers Ace à chaque fois que son rire résonnait autour de la table. Il ne savait pas si c'était juste lui -il espérait vraiment que non- mais il trouvait que ce mec avait quelque chose. Ils avaient tout trois un style et une présence folle, il l'admettait, mais lui... C'était différent. Son insolence débordante le gênait et l'amusait à la fois, tout en l'agaçant un peu, si bien qu'il ne savait pas trop ou se mettre.
Il croisa le regard de Zoro, qui le fixait avec un sourire en coin.
-Quoi ?
-Tu t'intègre plus vite que je le pensais.
-Ta gueule...
§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§
Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui! On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau chapitre, qui montrera le point de vue de Ace cette fois. J'espère que vous serez au rendez-vous!
D'ici là prenez soin de vous et n'hésitez pas à me dire ce que vous avez pensé de ce chapitre!
