Salut tout le monde!
J'espère que vous allez tous et toutes bien, et que vous vivez bien la situation actuelle.
On se retrouve aujourd'hui pour le chapitre 19 de Wild World! Avec un petit chapitre pas très long, principalement centré sur Law et Kidd, comme promis.
Allez, je vous laisse tout de suite à votre lecture, on se retrouve en bas!
[Gray terminal, jour 18]
-ça veut dire quoi ça, docteur ?
-Eh bien... ça veut dire que pour l'instant, ça se passe pas trop mal. De votre côté, ça va ? Vous vous sentez bien ?
Law haussa les épaules.
-Je dors beaucoup.
-Vous vous sentez faible?
-... Ouais...
-Surtout faite bien attention à votre alimentation. C'est pas le moment de développer une carence. Essayez de garder un rythme mais faites de bonnes nuits, et continuez de prendre le traitement à la même fréquence.
-...
-Vous avez des questions ?
Le jeune homme hésita. Il leva les yeux sur le docteur Kureha -une femme qui semblait si âgée qu'il se demandait vraiment ce qu'elle foutait encore à travailler ici – et la jaugea du regard, ce qu'elle ne sembla pas apprécier.
-Des questions ? Répéta-elle en posant son dossier sur son bureau, glissant son stylo dans la poche de sa blouse blanche qui laissait voir le crop top violet flashy qu'elle portait en-dessous. Sérieux, même les toubib étaient même pas foutus d'être normaux, dans cette ville.
-... j'ai entendu dire que certains médicaments de contrebande étaient plus efficaces que ce que vous nous donniez. C'est vrai ?
Elle marqua un silence, le regardant par-dessus ses lunettes rondes aux verres teintés, semblant le jauger du regard. Puis elle soupira bruyamment en secouant la tête.
-Je peux pas vous dire ça. C'est vrai que ce genre de rumeurs existent, mais... Les études sur le sujet sont encore trop incomplètes. Certains médicaments peuvent donner l'impression d'être efficaces sur le coup mais s'avérer désastreux sur le long terme. Enfin bref...
Elle soupira de nouveau, se laissant aller sur sa chaise.
-Je vous déconseille de vous tourner vers ça. Vous vous en sortez bien, continuez à prendre ce qu'on vous a donné et surveillez votre hygiène de vie, c'est ce que vous pouvez faire de mieux.
-...
-D'autres questions ?
-Non. Je peux y aller ?
-On se revoit la semaine prochaine. Monsieur Trafalgar... Je peux vous appeler Law ?
Il haussa les épaules.
-Vraiment. Suivez vos prescription. Jouez pas au con, vous y perdrez.
Il haussa un sourcil, surpris du ton de sa dernière phrase.
-Ok, doc, soupira-il en se levant, balançant sa veste sur son épaule pour sortir.
Il franchit la porte sans rien ajouter. Ses pieds le guidèrent machinalement vers la sortie de l'hôpital, le long des couloirs blancs percés de dizaine de portes donnant sur des pièces dont il ne voulait pas voir le contenu.
Entrer en contact avec d'autres malades ne l'intéressait pas. La doctoresse Kureha lui avait parlé d'un groupe de parole pour séropositifs, et d'autres trucs comme ça. Mais ça lui semblait plus flippant qu'autre savait pas trop pourquoi.
Il sortit son paquet de cigarettes et en pinça une entre ses lèvres, ce qui lui valu des regards désapprobateurs de la part des infirmiers et infirmières qui s'affairaient dans les couloirs. Il leur répondit par des haussements de sourcils dédaigneux. Tant qu'il l'allumait pas, il dérangeait personne, à ce qu'il sache.
Kidd l'attendait dehors, clope au bec lui aussi, appuyé contre le mur, l'air sombre. Il détestait les hôpitaux, Law le savait. Les hôpitaux et à peu près tout ce qui se rapprochait un peu trop du « monde des honnêtes gens », en fait. Les médecins clandestins à qui on balançait une liasse de billets pour qu'ils nous soignent sans trop faire d'histoires, ça lui parlait plus, pour sûr...
-Alors ? Grogna le roux en l'apercevant.
-Pas trop mal apparemment, abrégea-il. Et toi ? T'es passé au Moby Dick ?
-Ouais, j'ai vu les journaleux. Ils partent demain.
-Ace était avec eux ?
-Non. Je l'ai pas vu.
-Ok. Rien d'autre ?
-Marco m'a dit de faire gaffe en rentrant. Apparemment, y a du grabuge en ville.
-Comment ça ?
-Rien dont on aie pas l'habitude, deux gangs qui se tapent sur la gueule, encore. Mais un mec a été retrouvé mort ce matin pas loin de chez nous d'après lui, alors on ferait mieux de se carapater et de pas trop sortir en attendant que ça se calme.
Law haussa les épaules. Il se sentait moyennement concerné. Pourquoi un gang s'attaquerait à deux petites putes minables comme eux ? Bon, il y avait toujours le risque de se retrouver entre deux feux, mais quand même, généralement les gangs allaient pas jusqu'aux fusillades en pleine rue, surtout en journée.
Ils firent le chemin du retour en étant tout de même un peu plus attentifs que d'habitude, mais ne rencontrèrent rien d'inhabituel et ils purent rentrer chez eux sans encombre. A peine furent-il rentrés que Kidd retira sa veste en cuir, la jeta sur une chaise, puis prit une cassette au hasard parmi celles qui traînaient sur la table et la mis dans leur vieux poste. Space Oddity de David Bowie se mit à retentir. Law, de son côté, alla récupérer son bouquin qu'il avait laissé sur la table. Il avait commencé Notre Dame de Paris de Victor Hugo -Kidd s'était marré pendant une demie-heure quand il l'avait appris. Il s'en foutait. C'était un peu long, mais il détestait pas.
Alors qu'il s'emparait de l'épais volume, son regard fut attiré par un papier blanc sur la table et il s'en empara, reconnaissant aussitôt l'écriture brouillonne de Ace.
Me cherchez pas, je part bosser chez le bâtard pendant deux jours.
Faites gaffe à votre cul si vous sortez, à ce qu'on m'a dit ça craint un peu.
-Ace a laissé un truc ?
Law tendit le mot à Kidd en silence, puis il alla s'asseoir sur le canapé et lut quelques pages pendant que l'autre s'ouvrait une bière et se vautrait sur une des chaises du salon, les yeux fixés sur la feuille de papier.
-Pourquoi il est parti bosser chez Teach pour aussi longtemps, ce con ?
-Je sais pas, répondit le brun. C'est bizarre, j'aurais pensé qu'il passerait son temps avec blondie jusqu'à son départ. Peut-être que le bâtard lui a pas laissé le choix.
Il tenta de reprendre sa lecture, mais son esprit revint vers Ace. Il releva le nez, pensif. Puis il jeta un œil à son ami et lui lança :
-Hé, Eustass.
-Quoi.
-T'a pensé à demander à Ace s'il comptait prendre ma chambre après ?
-Après quoi ?
-A ton avis, abruti.
Kidd le regarda un instant sans rien dire, puis détourna le regard en fronçant les sourcils.
-Pourquoi tu dis ça, répondit-il d'une voix sourde.
-ça risque d'être chaud pour toi de payer le loyer tout seul, non ?
-Tu... On s'en occupera plus tard, de ça.
-Demande-lui quand même s'il compte lâcher son appart'.
-Ferme la, je te dis.
Law soupira. Kidd l'énervait à éviter constamment le sujet. Dès qu'ils en arrivaient à parler un peu précisément de sa maladie ou de ce qui allait inéluctablement finir par arriver, il le sentait fuyant. Il allait pourtant bien falloir qu'ils finissent par s'en préoccuper.
-Arrête de faire le gamin. Va bien falloir qu'on en parle à un moment, non ? Tu peux pas faire comme si ça allait durer indéfiniment, ou tu va te retrouver dans la mer-
-Putain mais tu fais chier, Law ! Gueula Kidd en posant avec fracas sa bière sur la table.
L'intéressé fronça les sourcils.
-Mais pourquoi tu t'énerve comme ça, bordel ? T'a plus dix ans, que je sache, on peux en parler, non ?
-Tu comprend rien, pauvre con !
Le roux s'était levé. Il s'avança vers lui et l'empoigna par le col, le forçant à se lever et le secouant comme un prunier.
-Arrête, nom d'un chien, arrête de faire comme si c'était rien ou je te jure que je t'étripe.
Law fronça les sourcils, soutenant son regard.
-De quoi tu parle ?
-Arrête de faire comme si t'allait juste mourir comme ça et puis plus rien!
-Mais c'est ce qui va se passer !
-Putain, ce que tu me saoule à te la jouer blasé de la vie ces derniers temps ! T'étais déjà horrible avant, mais là je te jure j'ai envie de te mettre des beignes.
-Je dis ce que je pense, c'est tout.
-Tu me fais chier. Je suis pas une machine froide comme toi, moi. Vraiment, tiens le pour dit, la prochaine fois que tu parle de... de ta mort comme ça, je te cogne dessus, malade ou pas. T'a peut-être perdu tout espoir comme le faiblard que tu es, mais moi et Ace on... On...
Il serra les dents, le fusillant du regard.
-Tu fais chier.
Il le relâcha d'un geste brusque et se détourna de lui, marchant d'un pas lourd jusque dans sa chambre où il disparut de son champ de vision.
Law resta interdit pendant quelques instants. Puis il franchit à son tour les quelque pas qui le séparaient de la chambre du roux. Ce dernier s'était assis sur son lit, le dos voûté, et s'allumait une cigarette dont il tira une bouffée si longue qu'elle se consuma de moitié d'un seul coup. Il passa sa main dans ses cheveux et soupira bruyamment, encombrant la pièce d'un bref nuage de fumée. Le brun le regarda sans rien dire et s'appuya au cadre de la porte, enfonçant ses mains dans les poches de son jean, un peu mal à l'aise.
-Désolé, finit-il par murmurer. Je sais que c'est dur à porter pour vous. Je perd par espoir. C'est juste que des fois c'est plus facile de faire comme si j'en avait rien à foutre.
Kidd garda le silence, se contentant de hausser les épaules. Law s'approcha de lui et s'assit à son tour sur le lit, dos à lui. Puis il se tourna d'un quart, jeta un coup d'œil à l'éternelle tignasse rousse, aux épaules larges, à la peau pâle de la nuque exposée. Un moment passa, et le jeune homme finit par se retourner pour le regarder lui aussi, et pour la première fois l'éclat des ses yeux cernés -très cernés, plus que d'habitude en fait, il venait de le remarquer- montrait une once de tristesse visible. Il se souvint, sans trop savoir pourquoi, de cette fois où, pendant leurs premières années de galère, il l'avait surpris en larmes dans sa salle de bain. Peut-être qu'il n'avait pas tant changé que ça, en fait. Il avait jamais vraiment su. Vraiment su à quel point les années de passes, de bagarres et de drogues l'avaient rendu insensible, et à quel point il faisait semblant de l'être.
L'éclair de tristesse ne fit pas long feu. Très vite Kidd reprit son air renfrogné. Puis il leva soudainement la main vers lui, l'attrapa par la nuque et l'attira contre son épaule, refermant un bras sur lui. Law se laissa aller, faisant de même comme par réflexe, fermant les yeux. C'était si rare après tout, qu'ils se permettent ce genre de choses, tout les deux.
Peut-être qu'au fond, sans le dire, ils venaient de comprendre que c'était le moment ou jamais...
Ils restèrent ainsi, en silence, pendant plusieurs minutes, Kidd continuant de fumer sa cigarette par-dessus son épaule, tandis que, niché contre sa peau tiède, il écoutait distraitement les battements de son cœur et les larges mouvements de sa respiration qui inspirait et recrachait la fumée.
Vivant... Si vivant. Il avait des instants, comme ça, depuis qu'il avait appris qu'il était séropo, où il se mettait à apprécier brusquement toutes les petites choses qu'il n'avait jamais remarqué jusqu'alors. Il était subitement devenu accro à tout ce qui lui montrait qu'il était en vie. Et que les autres l'étaient aussi.
Kidd finit par écraser son mégot dans le cendrier de la table de chevet, et d'un mouvement commun, naturellement, sans se dégager de leur étreinte, ils s'allongèrent sur le lit, refermant leurs bras comme des écrins autour de leurs torses respectifs, Law collant son front à la peau tiède du cou du roux tandis que ce dernier enfouissait son visage dans ses cheveux en bataille.
Il se sentait fatigué, mais c'était différent dans les bras de Kidd. Ce sommeil corrosif qui mangeait bout à bout ses journées ces derniers temps semblait plutôt bienvenu, ici, alors qu'il était entouré de chaleur et que la pulsion increvable de ce cœur de pierre lui servait de berceuse.
Law sembla s'endormir en un rien de temps. La pression de ses bras sur le torse de Kidd s'allégea et sa respiration devint très calme, presque imperceptible.
Le roux se redressa sur un coude, se décollant un peu de lui. Ses yeux se posèrent un instant sur le visage de ce crétin -putain, il faisait peur quant il dormait, ces temps-ci, ce con. On aurait dit un cadavre. Mais un cadavre énervé.
Il soupira en repensant à leur conversation de tout à l'heure. Ce qu'il pouvait être casse-couilles, celui-là, quand il s'y mettait. Il pouvait pas arrêter de penser deux secondes au fait qu'il allait... ? Merde.
Penser à ce qu'il ferait après ? Il avait pas envie, sérieux. Depuis quand il se projetait dans l'avenir, de toute façon ? Il verrait bien.
Et puis, merde. Il se foutait d'à peu près tout ce qui existait autour de lui. Il était réellement attaché à rien. À Ace, vite fait, sans doute. Ouais. Mais Law... Putain, c'est pas qu'il appréciait sa compagnie ou quoi. Mais... Il avait toujours été là, lui. Il se souvenait à peine de sa vie d'avant lui, en fait.
Alors ce qu'il ferait après lui ? Il en savait foutre rien, bordel.
La vérité, c'est qu'il voyait pas vraiment d'après Law. Sans doute qu'il finirait juste par se diluer dans un coin de Gray Terminal... Il savait pas ce qui aurait raison de lui. Une bagarre qui irait trop loin. Une dose de drogue un peu trop forte. Un client un peu trop taré...
Peu importait.
Mais il se faisait pas d'illusions.
Il ferait pas long feu sans cet abruti.
Il se redressa pour s'asseoir et le regarda encore.
Sérieux... Qu'est-ce qu'il avait loupé dans sa vie, pour devenir aussi dépendant d'un faiblard pareil...
Des fois, il avait encore envie de le frapper.
Qu'est-ce qui lui avait pris de se mettre en danger pour sa foutue came, à ce crétin ?
Qu'est-ce qui lui avait pris de...
Merde, est-ce qu'il réalisait à quel point sa mort le détruirait ?
Sans doute pas...
Il serra les dents et posa une main sur la tête du jeune homme endormi, crispant doucement ses doigts sur les cheveux fins.
Crève pas.
Crève pas tout de suite, abruti.
… S'il te plaît.
[Gray Terminal, jour 19]
-Hé, sourcil-en-vrille.
Sanji s'arracha à la contemplation muette de ses valises et leva la tête en entendant son surnom. Le quai était presque désert -c'était l'heure creuse. Seuls une famille et quelques voyageurs solitaires attendaient avec eux, assis sur les bancs au bord de la voie ensoleillée.
Il regarda Zoro.
-Quoi ?
-Ton ticket. Tiens.
-Ah, merci.
Il attrapa le papier que son ami lui tendait et le regarda un instant, l'air absent, avant de le ranger dans la poche intérieure de son costard.
-Le train va arriver.
-Ok, répondit-il, les yeux fixés sur la voie.
Zoro le regarda, les sourcils légèrement froncés.
-Hé, du sourcil. T'es sûr de ce que tu fait ? Pas de regrets ?
Sanji baissa la tête sans répondre. Il s'était juré d'éviter d'y penser.
Au fait que lorsqu'il monterait dans ce train, il s'éloignerait de Ace pour toujours.
Il se mordit la lèvre.
Ça suffit. Arrête d'hésiter. Tu va revenir à ta vie d'avant et passer à autre chose, maintenant.
T'a assez déconné.
Tout ça, c'était qu'une parenthèse.
Une parenthèse délicieuse, ouais, mais une parenthèse.
C'est mieux comme ça...
Le train entra en gare. Zoro se leva.
-Hé, du-sourcil. Alors ? Tu viens ?
Il releva la tête.
-... Ouais.
Il se leva à son tour, s'empara de ses bagages et marcha à grands pas décidés vers leur wagon.
Lorsque son pied quitta terre, il sentit son estomac se tordre.
Ils s'installèrent dans le premier compartiments vide qu'ils trouvèrent. Zoro se laissa aussitôt aller contre le bord de son siège et ferma les yeux, croisant les bras. Sanji, assis face à lui, contempla un instant son visage d'abruti -merde, c'était encore pire quand il dormait- les mains posées sur ses genoux, ne sachant réellement que faire.
Le train quitta la gare. Puis la ville. Des champs infinis se mirent à défiler sous ses yeux. Il sentait les kilomètres se dérouler sous lui. Zoro ronflait déjà. Il aurait aimé pouvoir faire de même, mais il s'en sentait incapable.
Il avait l'impression qu'un fil rattaché à ses entrailles le tirait en arrière avec une force à lui faire mal.
Il prit une grande inspiration, secoua la tête, chercha un moyen de vider ses pensées. Il finit par s'emparer du petit lecteur de cassette de Zoro et de ses écouteurs, le mettant en marche au hasard, sans regarder ce qu'il y avait dedans. Band on the Run des Wings. Une chanson parfaite à écouter en train, hein... Calme et joyeuse... Joyeuse...
Il tenta de se concentrer sur la musique, se mordant la lèvre, tapant du pied en rythme.
"If i ever get out of here...
If we ever out of here..."
Il se couvrit la bouche d'une main, plissant les yeux.
Ne pleure pas.
Ne pleure pas.
Ne pleure pas.
Et voilà, c'est tout pour aujourd'hui. La semaine prochaine, on revient sur notre tête brûlée préférée, comme vous devez vous l'imaginer une période pas hyper joyeuse se profile pour nos deux protagonistes!
L'intrigue va aussi, nécessairement, se déplacer un peu à East Blue. On part sur un cadre un peu différent de Gray Terminal comme vous vous en doutez! En tout cas j'espère que ça vous plaira.
Je vous souhaite à tous et à toutes bon courage pour la période de confinement, profitez-en pour lire plein de fanfics, pour regarder Banana Fish qui encore une fois a été une bonne inspiration pour cette fic (et qui devrait donc vous plaire si vous aimez ma fic héhé), et pour me lâcher un max de review, puisque pour une fois je vais prendre le temps de répondre à toutes, promis!
On se revoit le 1er avril pour la suite, j'espère que la situation se sera améliorée pour tout le monde d'ici là!
