Bonsoir les gens !
Comme il est tard, je serai brève. Merci à Pandorwho pour son soutien et ses inestimables reviews et bonne lecture à vous !
Bloodlust
L'air frais secoua les longues mèches de Sam, lui chatouillant la joue. Le jeune homme les écarta d'un geste, puis fronça les sourcils en remarquant que quelque chose n'était pas normal. Il n'était pas censé dormir en plein air, pour commencer.
Le jeune homme ouvrit un œil, puis le second, et remarqua aussitôt la douleur qui lui vrillait l'épaule droite. Son matelas était dur et couvert de cailloux… il allait vraiment devoir aller râler à l'accueil de l'hôtel, finalement.
Dès l'instant où les neurones du touristes se reconnectèrent, Sam se redressa d'un coup alors que son cerveau se mettait automatiquement en mode parano. Comme il le pensait, il était bien dehors, le cul par terre, et contemplait un tas de ruines qui commençaient à devenir un peu trop familières. Il était de retour sur la colline visitée le jour précédent, et il faisait toujours nuit, même si la Lune éclairait relativement bien les lieux, malgré les nuages qui la dissimulaient.
La scène de l'enlèvement en pleine rue lui revint en mémoire, et Sam regarda partout autour de lui, sur le qui-vive, pour tenter d'apercevoir ses ravisseurs. Il n'eut pas à chercher longtemps, car ces derniers revenaient vers lui à pas cérémonieux, comme à un mariage.
Ou un enterrement.
Sam en compta cinq. C'étaient tous des hommes, et ils portaient des costumes classes sur lesquels le même insigne doré brillait ; le sceau de l'Ordre de Michael. Pourtant, il était persuadé qu'il s'agissait d'une secte datant de l'Antiquité et constituée de vieux prêtres barbus !
L'un d'eux, un petit homme à moitié chauve et grisonnant là où il avait encore des cheveux s'approcha de Sam et s'accroupit devant lui, un sourire calculateur aux lèvres. Sam décida instantanément qu'il le détestait.
- Sam Winchester. Te voilà enfin là où tu dois être, prêt à faire ce qui doit être fait ! dit-il en grec.
Si "ce qui devait être fait" était casser le nez de cette ordure, Sam était partant. Sagement, il garda ses répliques acerbes pour lui-même et leva le menton avec fierté, comme Rowena quand son fils aîné lui manquait de respect - ce qui arrivait assez souvent.
- Je ne sais pas comment ça fonctionne dans votre pays, mais en Amérique, quand on veut discuter avec quelqu'un, on prend rendez-vous, on ne lui court pas après dans une ruelle sombre.
Le chauve lâcha un petit rire pincé, et Sam eut l'impression qu'il allait lui trancher la gorge pour lui apprendre les bonnes manières. Soudain, il réalisa quelque chose. Le type avait dit son vrai nom et lui parlait comme s'il le connaissait. Ce n'était donc pas simplement pour une rançon qu'il avait enlevé Sam.
- Le plus drôle, Sammy, c'est qu'en fait, je suis Américain, sourit l'autre avec un air de faux jeton. Je parle grec uniquement par égard pour mes collaborateurs et la terre ancienne où nous nous trouvons. Tu peux m'appeler Zach, si tu le souhaites.
- Trop tard, je vous ai déjà surnommé "Tête de gland", ne put s'empêcher de rétorquer Sam.
Zach parut à deux doigts de lui ouvrir le bide pour en extraire ses organes et les vendre encore chauds au marché noir, mais il cacha rapidement sa haine derrière son masque avenant. Dommage pour lui, Sam était avocat depuis suffisamment longtemps pour savoir déceler ce genre de subterfuges.
- On m'a dit que tu avais une langue de vipère, acquiesça le chauve d'un air entendu tout en tapotant l'épaule de Sam comme s'ils étaient de vieux potes. Et que tu étais incapable de la tenir même lorsque la situation l'exige, ajouta-t-il en riant à sa propre blague.
- Et si vous me disiez ce que je viens faire ici, histoire que je puisse vous régler votre compte et rentrer pour finir ma nuit ? ironisa Sam, qui avait rapidement compris que son adversaire était susceptible.
- Hé bien c'est très simple, Sammy…
- Sam.
- Si tu veux. Tu vois ce temple en ruines ? Tu vas y entrer et loger ça (il extirpa un couteau ancien de sa veste et le pointa vers Sam) dans le cœur du monstre qui y habite.
Sam adressa un coup d'œil sceptique aux ruines, puis au couteau avant de revenir vers Zach.
- Vous êtes au courant que personne ne pourrait vivre là-dedans, pas vrai ? Ce sont des ruines. Pas de plafond, pas de porte, pas de murs, dit-il lentement en imitant la réplique de Dean, plus tôt dans la journée. Il n'y a personne. Sans compter que le meurtre est puni par la loi que j'ai passé des années à étudier, alors vous pouvez prendre cette lame et vous la fourrer dans le…
- Tu serais surpris par ce que cache cette colline, sourit cruellement Zach.
- Le temps presse ! fit l'un des autres hommes en grec.
Zach reprit son sérieux et planta le couteau dans le sol entre les jambes écartées de Sam.
- Maintenant écoute-moi bien, petit merdeux. Tu vas faire ce que je viens de te dire ou j'ordonne qu'on tue ton frère.
- No- attendez, quoi ?! s'étrangla Sam.
- Tu m'as entendu. Nous avons ton bien-aimé Dean et nous n'hésiterons pas à le tuer lentement si tu n'obéis pas. Tu le récupéreras quand tu auras rempli ta mission et rapporté une preuve de la mise à mort de ce monstre.
Sam fixa le couteau, horrifié, puis releva la tête vers les gars de l'Ordre de Michael, ou quel que soit leur nom. Il y avait tellement de choses qui n'allaient pas avec cet ultimatum ! Premièrement, Sam était incapable de tuer qui que ce soit. Ensuite, les monstres n'existaient pas. Et même s'ils existaient, Sam n'était pas de taille contre l'un d'entre eux, surtout qu'il n'avait qu'un ridicule couteau sous la main !
- Attendez, vous êtes dément- ! voulut crier Sam.
- Il est temps d'y aller, décréta Zach en se redressant.
Il éparpilla ses hommes d'un geste de la main et les suivit sans attendre jusqu'à deux voitures garées plus loin, comme s'il voulait être le plus loin possible quand Sam affronterait le "monstre". Sam eut envie de hurler, de leur dire d'aller se faire voir, de leur dire de rester loin de son frère, ou même de leur demander comment il allait les retrouver après ça pour récupérer Dean, mais les mots restèrent coincés dans sa gorge.
Il était en vacances. Il était avocat, pas chevalier, ni guerrier, ni même soldat. La dernière fois qu'il s'était battu, c'était pour arracher son téléphone des mains de son frère et ils étaient tombés d'un lit avant de parvenir à se battre décemment - ledit téléphone n'était plus dans sa poche, courtoisie de Zach, évidemment.
Bientôt, il ne resta plus que lui sur cette fichue colline, si on oubliait le fichu couteau de la fichue secte qui l'envoyait faire leur fichu sale boulot. Sam attrapa le manche de l'arme avec réticence pour l'observer de plus près. Il avait un double tranchant et la garde était gravée de symboles bizarres et couverte d'une fine bande de cuir craquelé. Il était visiblement très ancien, mais quelqu'un en avait pris grand soin au fil du temps pour s'assurer de garder la lame à l'abri de la rouille et de l'usure.
- Génial, je vais tuer un truc illusoire avec une antiquité, râla le jeune homme en se relevant.
Il jeta un coup d'œil pas très rassuré aux ruines, puis s'avança de quelques pas. Il se demandait bien pourquoi Zach et les autres avaient pris la fuite en voyant l'heure avancer…
C'est alors que la Lune émergea du gros nuage derrière lequel elle se cachait depuis tout à l'heure. Sous les yeux hallucinés de Sam apparurent alors des murs, des portes et un toit par-dessus les ruines, comme si la lumière blanche était en réalité un projecteur holographique haute-définition. Le temple se redressa de lui-même, tel que Sam avait pu le voir dans le dépliant touristique, quelques heures plus tôt.
Bouche bée, le jeune homme tapota un des murs du bout des doigts et sentit une résistance là où il touchait la projection. Le mur vacilla un peu, et Sam put voir au travers pendant l'espace d'une seconde, le temps qu'il reprenne son aspect originel.
- C'est pas possible… souffla-t-il, éberlué.
Comment les archéologues avaient-ils pu rater ça ? Ils avaient bien dû faire des fouilles nocturnes, non ?! A moins que cette restauration subite ne soit un événement unique et la cause de la fuite des illuminés qui avaient enlevé Sam et son frère…
Un sourcil levé par la consternation, le jeune homme marcha en crabe jusqu'à la porte principale, vérifiant toutes les deux secondes que les murs étaient toujours là. Il avala sa salive de travers, puis leva une main pour pousser un des battants et…
…S'envola, propulsé en arrière par une force surhumaine qui ouvrit les deux immenses panneaux de bois massif à la volée. Le corps du touriste heurta le socle de la statue et il resta couché un moment, à moitié assommé par le choc.
- LIBRE ! s'écria une voix puissante qui venait d'un peu partout à la fois.
Sam se frotta la tête, groggy, et se redressa sur son séant pour la deuxième fois en une nuit. Il était resté inconscient à peine quelques secondes, mais ce court laps de temps avait suffi pour changer le décor. Là, à moitié avachi sur le sol, le jeune homme ne voyait qu'un mur épais et écailleux qui s'élevait entre lui et le reste de la colline.
- Mais bordel de merde, qu'est-ce que…
Sam s'interrompit en levant la tête et pâlit en voyant le propriétaire de la voix et du mur. Il se recula contre le socle de la statue, essayant maladroitement de se faire le plus petit possible. Là, seulement, il risqua un œil du côté du… truc qui venait d'émerger du temple nouvellement reconstruit.
Bon, peut-être que les monstres existaient, après tout.
C'était un serpent, si tant est qu'un reptile normal puisse atteindre cette taille. Ses écailles étaient sombres, presque noires, et son corps, aussi large que les épaules de Sam, faisait bien dix ou quinze mètres de long. Il était dur de le mesurer, car ses anneaux s'étaient enroulés autour de la cour qui jouxtait le temple, c'est-à-dire là où se dressait la statue. Il n'avait qu'à se resserrer d'un coup sec pour tuer Sam.
Étonnamment, le serpent n'avait pas les yeux jaunes, mais rouges. Du point de vue de l'avocat, cette couleur ne faisait que renforcer la peur qu'il inspirait. Sam regarda à nouveau son ridicule petit couteau et soupira bruyamment avant de porter une main à sa bouche, effaré à l'idée que le serpent l'ait entendu.
Heureusement, le reptile était si occupé à inspecter les environs tout en se parlant à lui-même qu'il n'avait toujours pas remarqué Sam.
- Combien de temps… ? demanda le monstre à voix haute (à ce stade, Sam ne s'étonna même pas de l'entendre parler). OÙ EST-ELLE ?! ajouta-t-il d'une voix déformée par la rage.
Sam, toujours plaqué contre le socle en marbre, se demanda distraitement de quoi la créature parlait, puis se souvint que ce n'était pas le moment de rêvasser. Il fallait qu'il se tire de là, et vite. Et qu'il aille demander une arme plus pratique à Zach. Un lance-grenades, par exemple.
Le serpent ouvrit sa gueule et sa langue bifide, d'un rouge irréel, en jaillit pour goûter l'air. Il émit ensuite une exclamation répugnée en sentant… quelque chose qui ne devait pas lui plaire, puis un son curieux et beaucoup plus intéressé. Sam tenta de jeter un œil derrière lui pour voir ce qui se passait, mais la tête du serpent avait disparu.
Soulagé, il se tourna vers le chemin qu'avaient pris Zach et ses hommes de main, mais un faciès de serpent géant apparut d'un coup dans son champ de vision. Et en gros plan, je vous prie.
- WOH PUTAIN ! hurla Sam en se rencognant violemment dans son abri de fortune, comme si ça allait le cacher du monstre.
- "Woh putain" ? répéta la chose. Tu parles bizarrement, pour un humain. Et ne parlons même pas de ton habillement.
Sam baissa les yeux sur son t-shirt, son jean et sa veste avant de relever un regard outré vers le reptile.
- Elles sont très bien, mes fringues ! se défendit-il.
- …Enfin, ça ne fait rien, siffla le monstre avec fatalisme tout en l'ignorant totalement. Tu sens bon et je meurs d'envie de croquer de l'humain, après tout ce temps.
Sam ne prit pas le temps de balancer une réplique bien sentie. Il se tourna de 90 degrés et prit ses jambes à son cou, priant pour courir plus vite que le serpent ne rampait. Ses prières ne furent sans doute pas écoutées, car des anneaux épais et puissants s'enroulèrent autour de lui et le soulevèrent comme s'il n'était qu'une poupée de chiffon.
- Pitié, ne me mangez pas ! cria Sam, regrettant son habituelle repartie.
- Ce serait du gâchis de ne pas te manger, tu sens tellement bon, répliqua le serpent avec un extraordinaire don pour l'à-propos.
- Mais, heu… ce serait encore plus idiot de me dévorer comme ça ! argua Sam en sentant les anneaux se refermer autour de son torse et enserrer ses côtes.
- Tu me traites d'idiot ? siffla le monstre en plissant les yeux.
- Non ! Je veux dire… je pourrais vous être plus utile vivant !
- Et quelle utilité pourrait avoir un petit humain impoli dans ton genre, ta bonne odeur mise à part ?
- Heu, he bien… balbutia Sam en cherchant une réponse autour de lui.
Son regard fut attiré par deux lumières se déplaçant au-dessus de sa tête en clignotant. Un avion. Il se souvint alors d'une chose que le reptile avait dite en sortant du temple (à nouveau démoli, soit dit en passant). "Combien de temps ?".
- He bien, vous devez être enfermé là-dedans depuis belle lurette, reprit Sam, plus assuré. Le monde doit vous paraître bizarre, et je pourrais vous servir de guide pour passer inaperçu et, heu… découvrir le XXIe siècle ?
- Je n'ai pas été enfermé si longtemps, tout de même… souffla le serpent, s'adressant à lui-même. Combien d'années ont passé, humain ?
- Trois mille ans, je dirais. C'est ce que le guide a dit tout à l'heure, en tout cas. Il a dit que la statue qui était là servait d'avertissement contre vous et était là depuis tout ce temps.
Sam gesticula vers le socle avant de froncer les sourcils. Il y avait bien un serpent sur la statue, mais qui était l'homme représenté par le sculpteur, alors ?
Le reptile, quant à lui, se recula d'un coup comme s'il venait d'être frappé. Il secoua la tête de gauche à droite, perdu, et Sam s'étonna de ressentir une pointe de pitié pour lui. Elle disparut cependant bien vite quand il se souvint que le truc voulait le boulotter.
- Trois mille… C'est impossible. Impossible ! Tu mens !
- Ah ouais ? On faisait des trucs comme ça, à votre époque ? demanda Sam en pointant l'avion du doigt.
La créature suivit la direction qu'il montrait et écarquilla les yeux en voyant le véhicule volant.
- Mais comment… qu'est-ce que c'est ?
- C'est un avion, ça promet à plein de gens de voler dans le ciel. J'en ai pris un pas plus tard qu'hier, commenta Sam.
- Les hommes savent voler maintenant ?! répéta le monstre antique, de plus en plus paumé. Par quelle magie ont-ils réussi à faire ça ?
- Je vous raconterai tout ça si vous ne me mangez pas, promit Sam en tapotant le corps musclé et froid qui s'enroulait autour de lui avec une assurance de façade.
Le serpent hésita et finit par reposer Sam en douceur. Le jeune homme ressentit une envie folle de courir dans la direction opposée, mais il ne bernerait pas cette créature une seconde fois, aussi se contenta-t-il de ramasser son arme et d'attendre que le serpent ait fini de péter son câble. La queue gigantesque s'écrasa contre ce qui restait de la statue, la réduisant en miettes, et Sam dut s'aplatir au sol pour l'éviter. L'énormité de ce qui lui arrivait lui sauta au visage en même temps que la queue du reptile, et Sam se demanda, l'espace d'une seconde, ce qu'il avait fait à Dieu pour mériter ça.
Justement, le monstre s'était calmé et regardait le sol, abattu.
- Heu, ça va ? s'enquit Sam.
Après tout, n'importe quelle personne enfermée pendant autant de temps était très imprévisible, non ? Alors avec un truc de cette taille, Sam préférait opter pour la prudence.
- Il n'y a aucune chance qu'elle ait survécu, murmura le démon sans vraiment s'adresser à Sam.
- Probablement pas, fit doucement Sam sans oser demander de qui il parlait.
Il envisagea de tapoter les écailles du monstre, puis décida qu'il tenait à ses doigts et les garda pour lui. Un profond soupir anima le corps froid et gigantesque, et Sam essaya d'imaginer à quoi pouvait bien ressembler cette "elle" dont le monstre parlait. Avait-il une petite amie ? Une… femelle ? Mais pourquoi serait-elle morte et pas lui ?
- Très bien, capitula le serpent. Tu me serviras de guide et me feras découvrir cette époque, décréta-t-il. Comment t'appelle-t-on ?
- Sam, répondit machinalement le jeune homme. Sam Winchester. Et vous ?
Le serpent se contracta alors, et Sam se mordit la lèvre, persuadé d'avoir commis un impair qui allait le tuer. Cependant, le serpent ne l'attaqua pas et sembla même… rétrécir jusqu'à atteindre la taille d'un homme. En le voyant s'agiter sur le sol, Sam envisagea de mettre fin à ses souffrances pour sauver Dean, mais il se retint juste à temps pour voir sa silhouette se remodeler pour ressembler à… un humain. C'étaient bien des épaules et des hanches qu'il voyait, non ?
Peu à peu, sa peau écailleuse s'éclaircit et devint lisse et blanche, tandis que son crâne s'arrondissait et s'humanisait avant de se couvrir de cheveux blond cendré qui partaient dans tous les sens. Soudain, Sam se retrouva face à un homme à peine plus petit que lui qui leva vers lui un regard d'un bleu étonnant, bien loin du rouge qu'il arborait précédemment. Le monstre était devenu une toute autre créature beaucoup plus agréable à regarder, et surtout beaucoup moins effrayante à affronter.
- Pfiouu, ça décoiffe ! lança l'homme en se grattant la tête pour en retirer des écailles noires.
Il se releva et se dirigea d'un pas chancelant vers Sam pour lui serrer la main de ses doigts froids.
- Je suis Lucifer, mais tu peux m'appeler Maître, conclut-il alors, un sourire au coin des lèvres.
Sam allait répondre d'un ton acide, mais ce sourire trop familier l'en empêcha.
Il avait devant lui l'homme de son rêve.
à suivre…
Encore un petit mystère~
Vous avez aimé ? Hmmm ? Dites-moi tout en commentaires !
