Bonjour les gens !

Ah, oui, j'écris en journée parce que mon beau-frère a choppé le Coronavirus et je suis censée rester en quarantaine. Du coup je m'occupe, voilà.

Bref, bonne lecture…


Simon said

Bizarrement, Sam ne put se résoudre à avouer à ce type - Lucifer - qu'il avait déjà rêvé de lui. En même temps, comment était-il censé le lui dire ? Hé, mec, je sais que t'as d'autres chats à fouetter, avec ta copine morte et tes trois mille ans d'incarcération, mais tu sais quoi ? J'ai rêvé de toi cette nuit. C'est fou hein ?!

Dans le meilleur des cas, Lucifer allait se moquer de lui. Au pire, il le mangerait, comme ça, pour le principe.

L'homme-serpent le regardait curieusement, la tête penchée sur le côté, et Sam réalisa qu'il ouvrait et fermait la bouche depuis quelques secondes déjà. Bon, une excuse, et vite !

- Vous, heu… vous êtes le gars de la statue, lâcha-t-il à tout hasard avant de se sentir très con.

Lucifer dut penser la même chose, parce que son visage se chiffonna, comme s'il essayait de deviner si les neurones de Sam étaient bien tous connectés entre eux.

- Oui, répondit-il lentement, c'est logique, vu que c'était un avertissement, d'après ce que tu m'as dit. C'est normal qu'ils aient pris exemple sur mon magnifique visage pour sculpter cette, heu (Lucifer montra le tas de gravats qui remplaçait sa statue et fit la grimace)… chose.

- Oui, mais la statue avait des cornes, des crocs et des griffes, se justifia Sam, quelque peu agacé par le ton qu'avait pris l'homme-serpent pour lui répondre.

- Quoiiiii ? s'indigna Lucifer. C'est grotesque, j'ai sorti les cornes une fois ! Et c'était il y a trois mille ans, donc il y a prescription !

Sam cligna des yeux, interdit.

- Donc, tu as bien des cornes. D'accord, dit-il platement en laissant tomber la politesse.

Il était poli avec des gens en costume qui le payaient grassement, pas avec un type vêtu d'un chiton qui avait vu des jours meilleurs et qui se faisait pousser des cornes à l'occasion. Quant à son côté "serpent géant qui t'avale tout rond sans tousser", Sam avait l'impression grandissante qu'il s'agissait d'une transformation destinée à frimer.

- J'ai de très belles cornes, rétorqua Lucifer, visiblement insulté par le ton morne de Sam.

- Si tu le dis. Bon, tu es quoi, au juste ? Un démon ? Un dieu ? Un mec bien conservé ?

- Je suis un esprit de la nature, se vanta Lucifer, un poing sur la hanche. Le plus puissant de ma génération ! Tout le monde était jaloux de mon pouvoir, à l'époque, même les dieux ! Mais au fait, je dois aussi me venger de Michael, c'est lui qui a briefé ces enfoirés de prêtres…

- Michael ? Comme dans l'Ordre de Michael ? demanda Sam, juste pour être sûr et relier les rares informations qu'il possédait sur le bordel sans nom dans lequel il se trouvait empêtré jusqu'au cou.

- Ouais, c'est un dieu de la Guerre, un vrai emmerdeur. Et quelle sainte nitouche !

- C'est bizarre… je n'ai jamais entendu parler d'un dieu appelé Michael, intervint Sam. Et pourtant j'ai passé mon enfance à étudier la mythologie grecque…

Lucifer le dévisagea, stupéfait, puis éclata de rire. Il se bidonna pendant environ deux minutes avant que Sam, irrité, ne l'interrompe pour connaître la cause de son hilarité.

- C'est formidable ! s'extasia Lucifer. Cet enfoiré m'a fait enfermer pendant trois mille ans pour se débarrasser de moi, et maintenant que moi je suis libre, il est mort, ce con !

- Comment ça, mort ? Je pensais que les dieux étaient immortels, objecta Sam.

- Oh, non, si les fidèles d'un dieu cessent de croire en lui - ou qu'ils meurent tous - le dieu cesse d'exister, puisqu'il n'a plus de raison de vivre, expliqua posément Lucifer. Michael a perdu la foi de ses fidèles, ricana-t-il avec un plaisir sadique.

Sam fronça les sourcils mais ne dit rien. Il avait pourtant rencontré l'Ordre de Michael moins d'une heure plus tôt, donc Michael ne pouvait pas être mort, si ? A moins que les dernières générations entrant dans la secte n'aient pas eu connaissance de la signification de leur symbole… Ou alors, ils la connaissaient et s'en fichaient éperdument. Sam voyait mal un connard tel que Zach en train de s'agenouiller devant un dieu antique pour lui donner des offrandes, après tout. Pauvre Michael.

Et avec le catholicisme et les autres "nouvelles" religions monothéistes, il ne devait plus y avoir grand' monde en Grèce pour croire aux anciens dieux. Suivant cette logique, un dieu dont le nom est ignoré du commun des mortels au XXIe siècle est forcément mort depuis longtemps, encore plus longtemps que Zeus, Héra et les autres, qui fascinaient encore beaucoup de gens.

- Est-ce que ça t'arrive souvent, de décrocher d'une conversation pour fixer le sol ? demanda Lucifer avec une curiosité amusée.

- Je réfléchissais à ce que tu viens de dire, fit sèchement Sam. Tu viens de m'annoncer que les dieux et les esprits existaient, évidemment que j'ai besoin de temps pour tout digérer !

- Ah.

Lucifer le regarda en fronçant les sourcils, puis huma l'air sans discrétion.

- Est-ce que tu viens encore de me renifler ?! s'emporta Sam.

- Je pensais que tu sentais bon parce que tu es humain et que j'avais faim, mais même comme ça, ton odeur est très agréable. Tu utilises quoi pour te laver ?

Sam haussa un sourcil et choisit d'ignorer cette dernière question.

- Donc tu as essayé de me tuer parce que je sens bon, génial, grommela-t-il en s'engageant sur le sentier qui menait en bas de la colline, les mains dans les poches.

- J'ai voulu te gober tout rond parce que mine de rien, ce sont des humains qui m'ont enfermé là-dedans et j'ai éprouvé une immense envie de me venger pendant toute la durée de mon emprisonnement, je suis sûr que tu peux comprendre ça, expliqua Lucifer en lui emboîtant le pas. Avant j'adorais les humains, je buvais avec eux et je couch… faisais la fête avec eux.

- T'as failli dire "coucher" ou j'ai rêvé ?

- C'est un détail, éluda Lucifer en pressant le pas pour arriver à la hauteur de Sam. Bref, j'avais envie de grignoter de l'humain par pur dépit, je l'avoue, et tu étais là avec ton odeur de rôti au miel, et j'ai pas pu résister à cause de mon instinct de serpent. Sauf qu'en cet instant, tu sens toujours la même chose, donc ça vient juste de… toi. Tu es l'équivalent olfactif d'une potion aphrodisiaque, Sam.

- Donc c'est ma faute si tu as essayé de me tuer ?! s'écria Sam, outré.

- Non, bien sûr ! Roh, tu ne peux pas juste… accepter le compliment et passer à autre chose ? râla Lucifer.

Sam se tourna vers lui pour lui porter un coup de couteau, mais Lucifer l'attrapa par le poignet et retourna la lame contre la gorge de Sam sans réfléchir.

Ça y est, c'est fini. Adieu, monde cruel, pensa Sam en sentant le fil aiguisé ouvrir sa peau.

Le blond le fixa un instant, puis le lâcha avec un sourire.

- Toi aussi, tu essaies de me tuer ? Bon courage avec ça, le défia l'esprit sans rancune. On va jouer à ça : si tu arrives à me tuer avec ton jouet, tu es libre.

- Et si j'échoue ? demanda Sam, inquiet et surpris.

C'est vrai quoi, si on tentait de l'assassiner, il serait beaucoup moins compréhensif !

- Hmmm, fit mine de réfléchir la créature. A chaque fois que tu échoueras, j'aurai le droit de te toucher.

Sam recula d'un pas, le couteau pendant au bout de son bras.

- T'as vraiment le feu au cul ma parole ! lança-t-il avant de rougir quand sa diatribe résonna dans le noir.

Lucifer prit un air innocent qui ne lui allait pas du tout.

- Mais Sam, j'ai été enfermé tout seul pendant trois mille ans, bien sûr que j'ai "le feu au cul", comme tu dis. Et tu es tout à fait mon genre, à vrai dire.

- D'après ce que j'ai compris, tout le monde est ton genre, siffla Sam entre ses dents avant de reprendre son chemin à bonne distance de l'esprit lubrique avec lequel il était dorénavant coincé.

Il s'interrogea sur la cause de son enfermement et se demanda si Lucifer n'avait pas couché avec la mauvaise personne, trois mille ans plus tôt. C'est tout à fait le genre de chose qui arriverait dans n'importe quelle légende grecque, alors bon…


Lucifer observa Sam à la dérobée et vit encore une fois des milliers de pensées traverser les yeux verts de son nouveau guide. L'humain arrivait-il parfois à arrêter de réfléchir ? Lucifer en doutait.

En tout cas, il était grand, beau et… bon sang, ces abdos !

Être enfermé trois mille ans en sa compagnie aurait ressemblé à des vacances sur l'Île des Bienheureux plutôt qu'à une punition !

Lucifer, n'écoutant que sa libido, essaya de passer un bras autour des épaules de son esclave, mais celui-ci se déroba sans même le regarder. Le tout sans cesser de cogiter, bien entendu. Lucifer soupira bruyamment.

- Hé, tu viens de rater ta première tentative de meurtre, j'ai donc le droit de te toucher, lui rappela-t-il avec enthousiasme.

- D'une, j'ai pas dit que j'étais d'accord. Ensuite, tu as décrété ça après que je me sois planté, donc ça ne compte pas, rétorqua Sam.

Lucifer soupira à nouveau et shoota dans un caillou qui dépassait du chemin. Il s'apprêtait à reprendre la parole quand Sam le devança, se tournant vers lui avec les sourcils froncés par l'incompréhension.

- Comment se fait-il que tu parles anglais, au fait ? Tu as un super-pouvoir qui te permet de parler la langue de tes interlocuteurs ? Ça marche comment quand tu parles à plusieurs personnes ?

L'esprit le regarda, complètement perdu.

- Mais, Sam… on parle tous les deux en grec depuis le début.

Sam ouvrit de grands yeux et porta une main à sa bouche, perplexe.

- Mais je m'en serais rendu compte, si je parlais grec comme si c'était ma langue maternelle ! Je l'ai apprise quand j'étais gosse, cette langue, mais jamais je n'aurais pu…

L'humain de grande taille se replongea dans ses pensées et Lucifer, qui s'ennuyait, souffla par le nez. C'était très agréable d'avoir enfin de la compagnie, mais si Sam ne faisait pas attention à lui et réfléchissait comme un dingue la moitié du temps, ça allait vite devenir énervant.

Enfin… s'il ne lui prêtait aucune attention…

Lucifer plaça délicatement un bras sur les épaules de Sam et s'accorda un point mental pour sa persévérance quand le jeune homme s'arrêta net, le visage illuminé d'un sourire un peu effrayant.

- J'ai compris ! s'exclama-t-il en se débarrassant du bras de Lucifer. J'ai appris le grec moderne, mais il est impossible que tu le connaisses, vu qu'on l'a inventé pendant que tu étais enfermé ! Ce qui veut dire qu'on parle en grec ancien depuis tout à l'heure…

Le sourire de Sam se figea et son visage s'assombrit encore une fois. Bon sang, ce pauvre garçon souffrait de sautes d'humeur terribles, pensa Lucifer.

- Et tu parles quelle langue, en général ? demanda-t-il pour changer les idées de son guide.

- Je parle anglais, répondit nerveusement Sam. Je viens d'Amérique.

- Et c'est où l'Amérique ? s'enquit Lucifer, qui ne s'était jamais beaucoup éloigné de la Méditerranée.

- C'est un pays énorme qui se trouve très loin à l'Ouest d'ici. Ou à l'Est, en fait.

- Mais comment peut-on arriver au même endroit par l'Ouest et par l'Est ? demanda Lucifer, complètement perdu.

Sam le fixa une seconde sans comprendre, puis sourit à nouveau :

- Ah, oui, tu as raté l'info. La Terre n'est pas plate, c'est plus une grosse sphère un peu aplatie, en fait.

Le choc se peignit sur le visage de l'esprit blond, qui crut un instant que Sam se moquait de lui.

- La Terre est une boule ?!


Malgré les circonstances qui les avaient fait se rencontrer, Sam se trouva chanceux d'être tombé sur un type comme Lucifer. D'accord, il avait essayé de le tuer, mais le pauvre avait une bonne excuse. En plus, si on oubliait sa libido envahissante, Lucifer était plutôt cool, en fin de compte. Et les expressions faciales qu'il esquissa quand Sam lui parla de Copernic n'avaient pas de prix.

Bon, ça ne lui disait pas par quel miracle Sam s'était mis à parler une langue morte sans s'en rendre compte, mais au moins, il pensait à autre chose qu'à ce qui arrivait à son frère à cet instant. Bien sûr, il y pensait toujours, et son cerveau se concentrait également sur des tâches d'arrière-plan, comme comprendre pourquoi Lucifer avait été enfermé si longtemps et pourquoi il était censé le tuer, mais Lucifer avait un don involontaire pour lui changer les idées.

- Et ces "églises" ont tué des gens plus intelligents qu'eux ? Mais pourquoi ? s'insurgea Lucifer.

- Non, les églises ne sont pas des gens mais des bâtiments religieux, corrigea Sam. C'est aussi un terme générique pour désigner les catholiques, mais on dit juste "l'Eglise", dans ce cas-là. Et ils ont tué plein de gens parce qu'ils menaçaient leur pouvoir sur le peuple en prouvant que leurs dogmes de base sont faux.

- Mais si tout le monde le sait aujourd'hui, pourquoi n'a-t-on pas exécuté tous ces enfoirés et détruit les églises ? s'étonna l'esprit, qui peinait à suivre les explications de son guide.

- Parce que les hommes responsables de ces massacres sont morts il y a longtemps. En plus, tous les catholiques ne sont pas des psychopathes, tu sais.

- Mouais… Bon, et pourquoi tu compares la Terre plate à une "pizza" ? C'est quoi, une pizza ?

- Une pizza, c'est… (Sam bailla) c'est un rond en pâte qu'on décore avec des tomates, du fromage et plein d'autres trucs avant de le passer au four. C'est super bon et…

Le jeune homme bailla une nouvelle fois et s'essuya les yeux.

- Pardon, mais je suis crevé. On peut rentrer à mon hôtel pour que je puisse me reposer ?

Lucifer s'apprêta à se plaindre, vu que Sam devait lui montrer le "XXIe siècle", mais il avait déjà suffisamment de choses à avaler et son guide avait effectivement l'air épuisé. Il n'avait aucune idée de ce qu'était un hôtel, mais il savait exactement de quoi Sam avait réellement besoin.

- Très bien, déclara Lucifer. Tu veux dormir ? Allons dormir.

- Heu, je veux me reposer hein, rien d'autre, précisa Sam, qui s'attendit au pire quand Lucifer le prit par la main.

- Je ne vois pas du tout ce que tu insinues, ironisa l'esprit de la nature en les emmenant tous les deux à des kilomètres de là d'une simple pensée.

- Woh ! Où est-ce que… Comment t'as fait ça ?! s'exclama Sam en se retrouvant nez à nez avec une paroi rocheuse qui n'était pas là une seconde plus tôt.

- Je t'ai dit que j'avais des pouvoirs, non ? sourit Lucifer. Bienvenue dans ma modeste demeure !

Sam considéra les alentours, puis l'expression fière de son agaçant compagnon de route. L'endroit était désert.

- Ecoute, ce n'est pas pour te blesser, mais trois mille ans ont passé, et ta maison n'a pas l'air d'être dans le coin, donc… commença-t-il doucement.

- De quoi parles-tu ? Ma "maison" est juste là !

Lucifer claqua des doigts et l'éboulis se dissipa comme s'il n'avait jamais existé, révélant l'entrée d'une caverne sombre et légèrement inquiétante.

- Bon, évidemment, il y a du ménage à faire, mais…

L'esprit claqua de nouveau des doigts et une lumière dorée apparut au-dessus de leur tête, révélant ce qui se trouvait à l'intérieur de la grotte. L'endroit était sommairement décoré, mais les toiles d'araignées disparaissaient au fur et à mesure que les deux hommes s'enfonçaient dans la faille. Un tas de fourrures visiblement très douces apparurent dans un coin, et Sam dut résister à l'envie de se jeter dessus pour pouvoir admirer toutes les possessions de l'esprit.

Sam crut rêver en voyant quelque chose briller tout au fond de l'habitation, mais un second coup d'œil et l'air satisfait de son hôte confirmèrent ce qu'il venait d'apercevoir : un monceau d'objets et de pièces en or, de multiples pierres précieuses et des bijoux à faire pâlir de jalousie la Reine d'Angleterre.

- Woah ! s'exclama Sam, impressionné. Tout ça t'appartient ?

- Tout à fait, frima Lucifer en s'appuyant contre un rocher. Mais dis-moi, Sam, tu ne voulais pas aller dormir ?

Sam se tourna vers l'homme-serpent, qui tapotait son lit de fourrure d'un air innocent. D'humeur joueuse, l'avocat s'approcha lentement du lit, se baissa et… ramassa une couverture pour aller dormir dans son coin, au grand dam de l'esprit pervers. Étonnamment, il sombra en moins de deux minutes en pensant à Dean.


Sam se réveilla à une heure très matinale, vu que le soleil n'était pas encore levé dehors, et considéra Lucifer, qui dormait à poings fermés sur son matelas de fortune. Il avait passé des heures à rêver qu'il arrivait malheur à son frère aîné, et la vision d'un Dean battu à mort l'avait tiré du sommeil sans ménagement. Le jeune homme extirpa le couteau ancien de sous sa couverture et l'observa sous la lueur grisâtre du petit matin. Si seulement il pouvait le détruire, sauver Dean et oublier tout ça…

Sam se leva en silence, le couteau à la main, et s'approcha de Lucifer sans faire de bruit. Le pauvre esprit était le seul obstacle entre son frère et lui, et il n'en savait rien. Sam n'avait aucune envie de le tuer, mais avait-il réellement le choix ?

Il leva l'arme, prêt à la plonger dans le cœur de la créature inconsciente du danger qui la menaçait. Hélas, il commit l'erreur de regarder sa victime et de se remémorer l'air fier de Lucifer quand il lui avait montré ses affaires et sa curiosité face au XXIe siècle. Le malheureux n'avait rien demandé à personne, et Sam était sur le point de l'assassiner dans son sommeil.

Le jeune homme se passa une main sur le visage, terrifié, et tenta d'abattre la lame sur Lucifer, en vain. Atterré, il tomba à genoux sur les fourrures de l'esprit et sentit des larmes perler au coin de son œil tandis qu'il pensait à son frère, prisonnier de l'Ordre. C'est alors que Lucifer ouvrit les yeux, lui adressa un sourire triomphant et l'enlaça pour l'entraîner sur son propre lit, où Sam se retrouva coincé contre lui dans la même position qu'un ours en peluche.

- Encore un point pour moi, soupira l'esprit dans son cou. Oh, et règle numéro un de la maison : interdiction de se lever avant le soleil.

Sur ces mots, Lucifer rabattit une couverture sur Sam, resserra ses bras autour de lui avec la force d'un boa constrictor et se rendormit aussi sec.

à suivre…


Je pense que Luci a encore piqué le clavier.

Hrm.

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