Réponses aux Review :

Bloodynirvana : *caquètement démoniaque* oui, il est là. La réponse à ta question se trouve dans ce chapitre, ne t'inquiète pas ;)

Polskabi : merci :) la réponse à ta question se trouve vers la fin du chapitre, si tu es attentif(ve)

Lockinson Evan : sans tout te dévoiler, tu as à moitié raison *caquette*. Oui, cette phrase « et mon cul c'est du Chocobo » me fait toujours rire aussi. On continue dans le côté sombre dans ce chapitre, mais c'est indispensable. Les anciens compagnons de Sephiroth se sont effectivement réincarnés, mais en qui… surprise ! Tu as juste raison pour un seul ;) En ce qui concerne Luna, non, elle ne faisait pas référence à la relation Seph/Harry. Mais ça, ce sera dévoilé plus tard ^^

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Chapitre 3 : Récolte la tempête

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En arrivant dans la Grande Salle, ils furent accueillis par un brouhaha impressionnant. Le plus gros du bruit venait de la table des Slytherin, qui avait l'air paniquée. Harry regarda Percy, perplexe.

–Percy ? Il se passe quoi ?

Ce dernier secoua la tête, visiblement choqué.

–Slytherin aurait perdu plus d'une centaine de points entre hier soir et ce matin. Personne ne comprends comment ou pourquoi, et Snape est d'une humeur massacrante. Il n'arrive pas à faire remonter les points. Ravenclaw aussi a prit une claque dans le classement, et même nous avons perdu des points. Les seuls qui n'ont quasiment pas bougé, c'est les Hufflepuff.

Harry échangea un regard surprit avec Sephiroth, choqué devant l'efficacité du Code de Conduite. Il pensait que Slytherin perdrait des points, oui, mais à ce point-là ? La situation était encore plus grave que ce que Sephiroth pensait. Visiblement, les punitions n'avait jamais été appliquées, et les élèves avaient fini par penser qu'ils pouvaient faire ce qu'ils voulaient dans l'école, sans subir la moindre conséquence. Un léger sourire amusé ourla les lèvres de Sephiroth, faisant frissonner ceux qui le virent. Les choses avaient changés dans l'école, et les enfants commençaient à peine à le réaliser.

Il fut tiré de ses pensées par un grognement de Harry.

–Et c'est repartit pour un tour, marmonna Harry en voyant Malfoy approcher, l'air furieux.

–Potter ! Qu'est-ce que tu as fait pour que mon père soit renvoyé du conseil d'administration ? S'exclama le blond avec fureur, postillonnant sur Harry.

–Rien ! Protesta Harry.

–Tu pense que je vais te croire Potter ? Mon père vient ici hier, et dans la soirée, il reçoit un hibou pour lui dire qu'il est viré du conseil d'administration !

–Et en quoi c'est forcément ma faute ? Protesta le garçon, reculant pour se rapprocher de Sephiroth. J'ai pas le pouvoir de faire ça !

Malfoy le regarda en plissant les yeux, fulminant, oubliant la présence de Sephiroth à côté.

–Fait gaffe Potter, gronda Malfoy. Un de ces jours, tu finiras comme ta Sang-de-Bourbe de mère. Dommage que ton père se soit abaissé avec une immondice pareil, la lignée des Potters était…

–Ce sera encore 20 points de Slytherin, intervint une voix lugubre, coupant la parole au blond, et faisant sursauter tout le monde autour. Il semblerait que vous n'ayez toujours pas compris, Mister Malfoy, que certains termes ne sont plus tolérés dans l'enceinte de l'école.

Les gens se tournèrent en direction du Baron Sanglant, le regardant avec des yeux ronds. Même les professeurs étaient sans voix. De mémoire de vivant, rares étaient ceux qui l'avaient entendu s'exprimer, et c'était généralement pour contrôler Peeves. L'entendre retirer des points de sa propre maison était un événement encore jamais vu, tout comme ses propos.

–Je serais également volontiers allé voir votre Directeur de Maison, pour une détention, mais comme il semblerait qu'il ne soit pas décidé à vous punir comme il le faut, je me contenterais de vous retirer des points à chaque fois que vous insulterez les autres. Le Code de Conduite existait pour une raison autrefois, c'était pour que les élèves se respectent les uns les autres, au moins en surface. Personne ne peut vous empêcher de penser ce que vous voulez, mais ne l'exprimez pas. Maintenant, allez vous asseoir, ou dois-je encore vous retirer des points pour votre comportement inacceptable ? À ce rythme, vous serez le seul responsable du fait que votre maison se retrouve dans un compte négatif.

Pendant un instant, Harry crut que Malfoy allait effectivement protester, et faire encore perdre des points à sa maison. Nott et un autre élève de Slytherin arrivèrent à ce moment-là (Harry était à peu près certain qu'il s'agissait de Zabini), et ils s'emparèrent de l'albinos, le traînant jusqu'à leur table.

Harry laissa échapper un soupir de soulagement. Peut-être que maintenant, il pourrait avoir un peu la paix du côté de Malfoy. Un regard à la table des professeurs lui montra une discussion animée, probablement sous sortilège de silence pour ne pas être entendu des élèves. Dumbledore semblait partagé entre la colère et une autre émotion indéfinissable (peur ? Panique ? Quelque chose dans le genre en tout cas). Snape était clairement enragé, Flitwick furieux pour il ne savait quelle raison (le harcèlement de Luna peut-être?) et McGonagall semblait prête à cracher du feu. Seule Sprout était calme, et même un peu fière apparemment. Ce qui était normal, sa maison était la seule à ne presque pas avoir perdu de points.

Haussant les épaules, Harry se dirigea vers la table des Gryffindor pour prendre son petit déjeuner. Si Sephiroth n'était pas apparut, il se serait peut-être gavé pour profiter au maximum des repas de l'école avant d'être enfermé de nouveau chez les Dursleys. Là, il pouvait se détendre, sachant qu'il ne retournerait jamais là-bas.

Sephiroth remarqua que personne, dans trois des maisons, ne semblait encore avoir réagit à ce qu'il avait fait poster dans les salles communes. Ravenclaw était la plus calme des maisons, tous les élèves ou presque étant penchés sur des parchemins, notant furieusement quelque chose. Régulièrement, il pouvait les voir échanger leurs parchemins, comparant clairement leurs notes. Il sourit avec amusement. Visiblement, la maison des lettrés était clairement à la hauteur de leur réputation.

Un regard à côté de lui montra que Hermione était dans le même état, griffonnant furieusement sur un parchemin, sortant parfois un livre pour comparer quelque chose. Elle semblait à la fois furieuse et au bord des larmes, comme si elle se sentait trahie. Secouant la tête, il posa gentiment la main sur son épaule, la faisant sursauter. Il croisa son regard surprit et lui adressa doucement la parole :

–Les livres sont écris par des humains, Hermione. Et comme tous les humains, les auteurs ne sont pas infaillibles. Ils peuvent mentir.

La fillette hocha la tête, toujours clairement au bord des larmes, et se remit à écrire furieusement. Sephiroth secoua de nouveau la tête en se redressant. Il avait presque l'impression de voir Genesis qui aurait découvert que Loveless était un faux. Il soupira. Ses amis lui manquaient vraiment. Les tirades de Genesis sur Loveless, celles d'Angeal sur l'honneur, et même l'enthousiasme de Zack. Il ne l'aurait jamais avoué à voix haute, mais malgré le côté fatiguant du Chiot, voir son enthousiasme permanent lui avait parfois fait du bien quand il n'avait pas le moral. Sa joie de vivre avait été un baume pour son cœur blessé.

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Harry n'aurait jamais cru voir ça. Hermione qui avait traité un professeur d'incapable incompétent, et d'imposteur ! Et elle n'était d'ailleurs pas la seule. La totalité de Ravenclaw l'avait suivie de peu pour exiger le départ de Lockhart de l'école, et le remboursement des livres qu'ils avaient achetés. Les autres Maisons avaient finalement suivies le mouvement, écrivant à leurs parents pour appuyer leurs demandes.

Des hiboux avaient littéralement envahit la Grande Salle aux repas, tous se dirigeant vers un Lockhart qui avait très vite perdu son air ravi devant le flot d'invectives qu'il recevait manifestement. Et ce sans compter les Beuglantes éventuelles, réclamant le remboursement des livres achetés. Quelques-unes l'avaient même défié en duel pour avoir usurpé les exploits de leurs proches !

Finalement, le soit-disant expert dans les forces du mal avait prit la fuite, ne voulant visiblement pas être confronté aux parents/proches des victimes en colère, qui savaient tous qu'il était actuellement à Hogwarts.

Harry en avait été soulagé. L'attention de Lockhart commençait vraiment à lui donner de mauvaises vibrations, et il était quasiment certain que ce n'était plus qu'une question de temps avant que Sephiroth lui fasse quelque chose de définitif comme le tuer ou le mutiler à vie. Et il commençait lui-même à ne plus être dérangé par l'idée.

Le cours qu'il « assurait » avait reçu la pire note de tous les examens apparemment, et la plupart des élèves avaient été invités à le repasser dans l'été s'ils voulaient obtenir une meilleure note. Harry avait signé pour ça, se disant que Sephiroth serait plus fier de lui que s'il faisait comme Ron et décidait de ne rien faire.

Vérifiant qu'il avait tout dans sa valise, Harry enfila un set de ses vêtements moldus sous sa robe de sorcier, choisissant soigneusement ceux qui étaient dans le meilleur état. Ils étaient tous trop grands pour lui d'au moins cinq tailles, si ce n'est plus, et usés jusqu'à la corde pour certains. Il sentait d'ici le regard désapprobateur de Sephiroth devant ses affaires, mais son uniforme ne passerait pas dans le monde moldu. Il savait bien que la désapprobation serait dirigée sur les Dursleys, mais ça le mettait quand même mal à l'aise.

Il soupira, avant de mettre la main sur ce qu'il cherchait : sa bourse contenant son argent sorcier. Il en restait encore pas mal dedans, mais il prit sa décision. Il espérait juste que Sephiroth ne lui en voudrait pas dans l'avenir. Maintenant, convaincre Ron d'accepter.

–Harry, je peux pas accepter ! Protesta son ami.

–Ron, pour la dernière fois, ce n'est PAS de la charité, fit Harry, exaspéré. Je SAIS que tant que ta baguette n'explosera pas, tes parents ne t'en achèteront même pas une neuve. Et même si c'est le cas, ils auront du mal à te la payer. Je me fiche que tu me rende l'argent demain, dans un mois, ou même jamais. Je le fais en tant qu'AMI. Rien de plus !

–Mais… hésita Ron. Et si ma mère dit quelque chose ?

–Si elle dit quelque chose, dis-lui que c'est ma façon de me faire pardonner pour le fait qu'elle ait été abîmée en premier lieu. Vu que c'est pour m'empêcher d'aller à Hogwarts que Dobby a fermé la barrière, c'est un peu ma faute. Alors accepte, bon sang !

Harry regretta d'être un peu sec avec Ron, mais il ne pouvait s'empêcher d'être stressé.

Au cours du dernier mois, il s'était habitué à la présence quasi constante de Sephiroth. Ce dernier le laissait seul uniquement quand il allait à la salle de bains, ou qu'il dormait, et même là, il était toujours dans les environs. Harry avait été mal à l'aise au début, pas habitué à ce que quelqu'un soit toujours présent, puis, à sa grande surprise, il s'y était vite habitué. Il se sentait rassuré quand l'argenté était là, parce qu'il avait l'impression que rien ne pouvait lui arriver tant qu'il était présent. Mais là, il était encore allé parler au Directeur. Ce dernier semblait se faire un malin plaisir à l'appeler de manière aléatoire, et Harry était quasiment persuadé que ce n'était qu'une question de temps avant qu'il craque et se mette en colère contre le Directeur. Il n'avait pas vraiment envie d'être présent à cet instant, il était presque sûr qu'il y aurait du sang partout si ça arrivait.

Harry venait juste de mettre sa bourse dans les mains de Ron de force, utilisant l'effet de surprise et insistant pour que son ami achète une baguette neuve, quand il eut l'impression qu'on avait enfoncé un crochet juste derrière son nombril, et qu'on s'en servait pour le faire tourner comme une toupie. Il filait droit devant dans un tourbillon de couleurs et un sifflement semblable à celui du vent. Et soudain…

Ses pieds retombèrent brutalement sur le sol. Il s'écroula sur quelque chose de dur, complètement prit au dépourvu, et sentit quelque chose se briser sous lui. Des cris résonnèrent autour de lui, et il sentit son estomac chuter. Oh non… ne lui dites pas qu'il était…

- FREAK ! Rugit la voix de son oncle, et il se mit à trembler. QU'EST-CE QUE TU FAIS ICI ?

À Privet Drive, dans la maison de son oncle et sa tante. Lentement, il leva la tête, et aperçut le visage violacé de son oncle. Une partie de lui avait toujours espéré qu'il mourrait d'une attaque quand il était comme ça, mais ça n'était jamais arrivé. Du coin de l'œil, il vit sa tante Pétunia et Marge, qui avaient toutes les deux l'air aussi furieuses que Vernon, Marge presque de la même couleur que lui. Un grondement lui apprit que Ripper était là aussi, même s'il ne l'avait pas encore attaqué.

Un violent coup de pied ramena son attention à son oncle, lui coupant le souffle. Vernon commença à le frapper à coup de poings et de pieds, ne lui laissant même pas le temps de répondre. Marge lança également Ripper sur lui, et Harry compta comme une bénédiction le fait que Dudley ne soit pas là. Il n'aurait pas été surprit qu'il joigne les réjouissances pour le frapper.

Des larmes se mirent à couler silencieusement sur ses joues. Sephiroth ne savait même pas où il habitait l'été, il ne pourrait pas venir le sauver. Il avait pourtant promis qu'il veillerait sur lui…

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Sephiroth était juste furieux. Dumbledore commençait vraiment à lui porter sur les nerfs avec ses entretiens aléatoires pour le convaincre de laisser Harry retourner chez son oncle et sa tante. L'envie de meurtre commençait sérieusement à monter, et il avait de plus en plus de mal à y résister. Voldemort était peut-être sans corps, mais si la nouvelle du trépas du vieux sorcier se répandait, il doutait que le spectre résiste à l'envie de revenir en Angleterre et se débrouille pour retrouver un corps.

Il s'immobilisa dans le corridor avec un soupir exaspéré, et se massa le visage pour essayer de retrouver son calme. Il ne voulait pas effrayer Harry en le retrouvant alors qu'il était toujours en colère. Le pauvre enfant avait déjà vécu assez de souffrance comme ça. Sephiroth ignora les chuchotements des portraits, qui le regardaient avec un peu de crainte, travaillant à regagner son calme. Il sentait que Dumbledore mijotait quelque chose, c'était flagrant. La question était, quoi ?

Il était encore en train de réfléchir là-dessus, perdu dans ses pensées, lorsqu'il aperçut un missile châtain se diriger vers lui. Une alarme se déclencha dans son esprit en voyant Hermione en larmes, et il sut que quelque chose était arrivé à Harry. Il rattrapa Hermione lorsqu'elle le percuta, et remarqua distraitement qu'elle avait une force impressionnante pour son âge. Les sanglots l'empêchaient de parler, alors il desserra doucement son étreinte, avant de se baisser et de la secouer gentiment par les épaules.

–Hermione, prends une grande inspiration et essaie de te calmer pour m'expliquer ce qui se passe.

La fillette essaya de se calmer, hoquetant, mais elle ne parvint pas à s'arrêter de pleurer.

–C'est Harry… il a… il a disparu ! Ron…

–Il a vu ce qui se passait ? Demanda Sephiroth, sentant la fureur remonter à son niveau précédent.

Hermione hocha frénétiquement la tête.

–Je… je suis montée… dans le dortoir des garçons, dit-elle en reniflant. Je… voulais donner mon numéro de téléphone à Harry… pour qu'il puisse m'appeler… Et Ron a dit… qu'il avait disparut… probablement… à cause d'un Portoloin.

Sephiroth sentit son aura échapper à tout contrôle. Si Harry avait une seule égratignure, il allait répandre les entrailles de Dumbledore dans son bureau. Il ne remarqua même pas que les portraits fuyaient leur cadre devant sa fureur, ni que les armures suivaient le mouvement. Il sursauta cependant lorsque les bras d'Hermione se refermèrent autour de son cou, le surprenant. Il se serait plutôt attendu à ce qu'elle prenne la fuite. Par réflexe, il referma ses bras autour d'elle, et ferma les yeux, respirant profondément. Elle aussi avait toujours eut le don de le calmer quand il commençait à perdre son sang-froid. Ses émotions étaient en vrac, et il s'obligea à reprendre ses esprits.

Utilisant rapidement une technique de méditation Wutaïenne pour se recentrer, il reprit le contrôle de ses émotions. Un esprit calme était toujours plus affûté et dangereux qu'un esprit en colère, qui était en plus prompt à faire des erreurs. Avec une dernière inspiration, il se dégagea doucement de l'étreinte d'Hermione, à peu près calme. Gardant ses mains sur ses épaules, il lui offrit un léger sourire.

–Ne t'inquiète pas, je vais aller le sauver.

–Comment ? Demanda Hermione, partagée entre l'espoir et l'angoisse. Vous ne savez même pas où il vit !

–Moi non, Dobby, par contre…

Comme invoqué à la mention de son nom, l'elfe de maison surgit avec une violente détonation, se tordant les mains.

–Dobby n'arrive pas à sentir Harry Potter, Mister Cauchemar. Dobby ne sait pas où il a été envoyé…

–Dobby, le coupa doucement Sephiroth. Même si tu ne peux pas le sentir, tu te souviens où se trouve sa maison, n'est-ce pas ?

Dobby se figea, puis ses oreilles tombèrent, exprimant clairement sa gêne et sa honte de ne pas avoir pensé à ça.

–Mais les protections autour de la maison vont empêcher Dobby d'y amener Mister Cauchemar, protesta l'elfe.

Sephiroth se redressa doucement avec une grâce prédatrice, son aura continuant à fluctuer doucement autour de lui.

–Laisse-moi m'occuper des protections, Dobby. Je doute qu'elles soient en très bon état de toute façon. Tu n'as qu'à m'amener à l'extérieur d'elles.

Il sentit Hermione tirer doucement sur sa manche, et la regarda. Elle lui tendit un bout de papier, sur lequel était noté une suite de chiffres, et il reconnut un numéro de téléphone. Il s'empara gentiment du papier, et lui offrit un sourire rassurant.

–Ne t'inquiète pas pour Harry, je m'occupe de le protéger.

Des larmes coulant sur ses joues, Hermione hocha la tête.

–Vous m'appellerez quand il sera en sécurité ? Ou même mes parents ?

Sephiroth hocha la tête à son tour.

–Tu as ma parole. Maintenant, allons-y Dobby.

Dobby prit sa main tendue, et Sephiroth la saisit sans hésiter. Tout devint alors complètement noir une très forte pression s'exerça sur toute la surface de son corps il n'arrivait plus à respirer, on aurait dit que des cercles d'acier lui enserraient la poitrine ses yeux s'enfonçaient dans leurs orbites et ses tympans semblaient s'étirer de plus en plus profondément à l'intérieur de son crâne. Puis, soudain…

Il prit une profonde inspiration, luttant contre le vertige et la nausée. Il préférait encore sa propre téléportation. Ignorant son propre malaise, il regarda rapidement autour de lui, vérifiant les alentours.

Personne ne les avait apparemment entendus arriver. Parfait. Il fit signe à Dobby de repartir, tandis qu'il activait sa vision de la magie. Et il jura copieusement entre ses dents. La maison était littéralement saturée de sortilèges, qui s'alimentaient clairement tous à la même source, et il soupçonnait qu'il s'agissait de Harry. Il décida de se concentrer sur ceux qui lui poseraient un problème immédiat, comme une Protection de Sang qui était à deux doigts de s'effondrer. Se mettant au travail, il se mit à sectionner les filaments de magie qui supportaient les sorts, s'occupant d'abord de ceux qui empêchaient les gens sans magie de se souvenir des abus commis sous ce toit. C'était d'ailleurs une bonne chose qu'il ait besoin de toute sa concentration pour analyser les sorts, sinon il aurait perdu son calme depuis longtemps.

Il venait juste de démanteler un sortilège empêchant d'entendre ce qu'il se passait dans la maison lorsqu'il entendit un cri de douleur poussé par un enfant. La fureur l'envahit, teintant sa vision d'un vert maladif, semblable à celui de la Mako. Ignorant le reste des sortilèges, qui s'effondreraient tous seuls une fois qu'ils seraient partis, il se téléporta dans la maison dans un nuage de fumée noire, se focalisant sur les présences qu'il pouvait détecter grâce à sa Matéria Scan.

Il intercepta immédiatement le bras d'un homme énorme, encore plus gros que ne l'avait été Palmer. Et pas beaucoup plus malin, pensa-t-il en roulant des yeux lorsque son « opposant » essaya de se libérer en tirant son bras en arrière. La couleur violette du visage de l'homme lui rappelait furieusement l'ancien exécutant de la compagnie. En pire, dans tous les sens du terme. Sephiroth n'était même pas déséquilibré par les tentatives de l'homme pour se dégager. Et il le tenait de sa main droite, qui n'était même pas sa main dominante.

–QUI ÊTES-VOUS ? Postillonna Vernon, le visage encore plus violacé. COMMENT ÊTES-VOUS ENTRÉ DANS MA MAISON ?! VOUS ÊTES UN DE CES FREAKS C'EST ÇA ?!

–QU'EST-CE QUE VOUS AVEZ FAIT À MON ADORABLE RIPPER ?! Glapit Marge, le frappant.

Sephiroth ignora royalement Marge, ne sentant même pas les coups qu'elle lui donnait. Masamune était plantée dans le cou du chien, qui mordait Harry au moment où il était arrivé. Les yeux étrécis, il fixa Vernon avec attention, débattant intérieurement sur le fait de le tuer ou non. Un gémissement provenant de Harry lui fit réaliser que celui-ci souffrait, et l'odeur de sang était trop prenante pour qu'il ignore la détresse de son protégé. Il serra le poing, brisant aisément le poignet de son opposant, le faisant hurler de douleur et lâcher la batte de baseball qu'il tenait. Il le frappa ensuite au visage sans hésiter, lâchant Masamune, qui disparut automatiquement quelques secondes plus tard. Le laissant s'écrouler au sol, il pivota dans un mouvement fluide, et frappa Marge à son tour. Le choc de la fratrie obèse tombant par terre fit brièvement trembler le sol, et il se tourna vers Pétunia, Masamune se matérialisant de nouveau dans sa main.

Celle-ci se figea devant la pointe de l'épée, qui frôlait sa joue, et les yeux félins qui la regardaient avec une fureur froide. Les yeux de Sephiroth brillaient assez fort pour que ce soit visible en pleine journée, et elle avala sa salive, soudain terrifiée. Elle avait toujours traité les sorciers de Freaks, même en ne parlant pas de son propre neveu, mais, pour la première fois, elle réalisa qu'elle faisait face à quelqu'un qui pouvait méritait ce nom. Sephiroth pointa le canapé de sa main libre, sa voix aussi glaciale que son aura.

–Mettez-vous là et ne bougez pas. Comme vous pouvez le voir, je ne suis pas d'humeur indulgente. Un geste mal placé de votre part, et je vous jure qu'au mieux, vous allez les rejoindre par terre. Est-ce que je suis clair ?

Pétunia hocha frénétiquement la tête, terrifiée. Pour la première fois depuis sa dernière rencontre avec Snape, elle faisait face à quelqu'un capable de tuer, et surtout qui n'hésiterait pas une seule seconde à le faire. Tremblant comme une feuille, elle s'exécuta sous le regard polaire de Sephiroth. Elle vit que le thé répandu au sol était en train de geler, et se rendit compte que la baisse de température n'était pas juste le fruit de son imagination.

Sephiroth se détourna d'elle lorsqu'elle se fut placée derrière le canapé, n'osant pas se mettre plus près, bannissant Masamune. Il craignait de faire un massacre s'il restait trop longtemps à les regarder, et Harry avait besoin de soins d'urgence.

Le garçon avait été surprit lorsque son oncle s'était mit à crier sur quelqu'un d'autre que lui. Et le fait qu'il avait parlé de Freak… est-ce que ça voulait dire… que Sephiroth était là ? Qu'il avait trouvé le moyen de venir ? Levant son bras valide qu'il avait mit sur sa tête pour se protéger, il risqua un coup d'œil devant lui. Son regard tomba sur un long trench-coat en cuir noir, masquant en partie des bottes qui semblaient être de la même matière. Par-dessus, de longs cheveux argentés tombaient jusqu'aux genoux. Harry se serait presque mit à pleurer de soulagement, mais ne put que laisser échapper un gémissement en voulant bouger un peu, ses côtes et son bras le lançant atrocement. Il entendit un craquement sec, comme des os qui se brisaient, avant qu'un coup de poing n'assomme manifestement son oncle, ainsi que sa tante Marge, s'il en jugeait par le tremblement du sol qui suivit.

Il prêta à peine attention à la voix polaire de Sephiroth, la douleur devenant de plus en plus intense. Il avait mal à peu près partout, mais le pire restaient vraiment son bras droit et ses côtes. En comparaison, il n'avait quasiment pas mal au ventre. Une main se posa sur son épaule, le faisant tressaillir, et il eut malgré lui un mouvement de recul. La main ne quitta cependant pas son épaule, et il entendit la voix de son protecteur, douce et apaisante quand il s'adressait à lui :

–Tout va bien Harry, je suis là maintenant. Tu ne risque plus rien.

Harry se mit à pleurer en entendant ça. Pour la première fois de sa vie, ses prières d'être secouru avaient reçues une réponse. Il sentit Sephiroth le soulever délicatement, et se cramponna à son long manteau sans réfléchir. L'argenté lui caressa gentiment le dos jusqu'à ce qu'il se soit calmé, et, doucement, le posa sur un fauteuil. Une partie de son esprit paniqua à l'idée de mettre du sang sur les fournitures des Dursleys, le reste lui disant d'aller se faire voir. Il avait passé assez de temps comme ça à être l'esclave des Dursleys, et c'était désormais fini. Il leva la tête vers Sephiroth, voyant flou à cause du fait que ses lunettes étaient cassées. Harry remarqua quand même qu'il semblait partagé entre la colère et l'inquiétude. Il finit par fermer les yeux avec un soupir, avant de rouvrir les paupières et de le regarder.

–Je vais devoir retirer ta robe de sorcier, Harry. Je devrais appeler la police, et si tu la porte, cela risque de soulever des questions malvenues.

Le garçon hocha bravement la tête. Sephiroth sentit la fureur monter lorsqu'il aida aussi délicatement que possible Harry à retirer sa robe de sorcier. Le garçon n'avait même pas émit un son, se contentant simplement de pleurer silencieusement lorsqu'il dut bouger son bras blessé à travers la manche. Quelle sorte de monstre apprenait à un enfant à pleurer en silence ? Il devait lutter contre ses envies de meurtre en voyant l'état de Harry. Il n'avait pas mit si longtemps que ça à le secourir, peut-être un quart d'heure au plus, mais ils avaient réussis à le battre sérieusement pendant ce temps.

Il regarda la robe avec un froncement de sourcil, se demandant ce qu'il allait en faire. Dobby apparut à ce moment-là, tirant un cri aigu à Pétunia. Sephiroth l'ignora, et tendit la robe à Dobby, lui demandant de la nettoyer et de ramener ses affaires dès que possible. Mais d'attendre qu'ils puissent les récupérer sans être vus.

Il palpa ensuite Harry avec précaution, essayant de gagner une idée de ses blessures. Le garçon resta bravement silencieux, tressaillant à peine lorsque les mains de Sephiroth touchèrent ses fractures. Ce dernier trouva au moins trois côtes cassées, et presque certainement deux de plus qui étaient fêlées. Le bras était clairement cassé, même pas besoin de l'examiner pour ça. Une fois son examen achevé, il activa sa Matéria Scan pour vérifier que Harry n'avait pas de blessures internes. Il ne trouva que quelques hématomes, rien de dangereux, même à moyen terme.

Rassuré, il autorisa ses épaules à se détendre. Un coup d'œil dans son dos lui apprit que Marge et Vernon étaient toujours KO, et que Pétunia n'avait pas bougé de sa place. Il fallait qu'il bande la jambe de Harry avant de pouvoir appeler la police, ou il risquerait de perdre trop de sang. Il posa gentiment sa main sur l'épaule du garçon.

–Je vais aller chercher de quoi bander ta blessure Harry, je reviens tout de suite.

Harry hocha la tête, et le suivit du regard lorsqu'il se dirigea ver la cuisine, évitant de regarder sa tante Pétunia, qui semblait partagée entre la terreur et la furie. Il pouvait presque sentir son regard haineux sur lui, mais il n'en avait plus rien à faire. Après tout ce qu'elle lui avait fait subir, son futur ne le concernait même plus. De son point de vue, Sephiroth ferait un bien meilleur gardien qu'elle.

L'argenté revint à ce moment-là, et shoota presque distraitement dans la tête de Vernon, qui commençait à remuer. Le morse obèse de retour au pays de l'inconscience, il s'accroupit de nouveau devant Harry, posant les torchons qu'il avait prit à côté de lui. Délicatement, il déchira aisément la jambe de pantalon du garçon, dévoilant la plaie. Épongeant le sang avec l'un des torchons, il sentit la colère brûler en voyant d'anciennes cicatrices de morsures. Harry avait beau lui en avoir parlé, c'était une autre de le voir. Il déchira plusieurs torchons en longues bandes, et les enroula autour de la plaie, veillant à ne pas trop serrer.

Une fois la plaie bandée, il prit une serviette et en fit une écharpe, aidant Harry à y installer son bras cassé, pour soulager la pression. L'expression reconnaissante du garçon lui fit mal au cœur. Visiblement, c'était bien la première fois que quelqu'un le soignait dans sa « famille » après qu'il ait été blessé. Sephiroth se demanda comment il s'était débrouillé jusque-là. Il ferma les yeux avec un soupir, se pinçant l'arête du nez. Une brève méditation plus tard, à peu près en contrôle de ses émotions, il se releva et chercha le téléphone du regard.

Remerciant la Rivière de la Vie pour savoir comment il fonctionnait, il s'empara du combiné, avant de marquer un temps d'arrêt en réalisant qu'il ne connaissait pas le numéro de la police. Tournant son attention vers Harry, il demanda doucement :

–Harry, est-ce que tu peux me donner le numéro de la police s'il te plaît ?

Le garçon cligna des yeux, surprit, puis réalisa que si Sephiroth connaissait au moins la technologie actuelle, les numéros d'urgence ne devaient pas faire partie du package. Timidement, il répondit :

–C'est le 999 ou le 112. Les deux sont faciles à retenir.

Sephiroth le remercia d'un signe de tête, composant le numéro d'une main assurée.

–Police secours, quelle est votre urgence ? Demanda une voix masculine au bout du fil, sonnant ennuyée malgré son côté professionnel.

–J'aurais besoin d'une ambulance au… numéro 4, Privet Drive, fit Sephiroth, répétant l'adresse que lui donnait Harry, qui avait reprit quelques couleurs. Il me faudrait aussi des voitures de polices pour arrêter la famille qui vit ici.

Il y eut un blanc à l'autre bout du fil, puis un clavier retentit, l'opérateur martelant les touches à toute vitesse.

–L'ambulance est en route, ainsi que les voitures. Pouvez-vous développer la situation ?

–J'ai un enfant de 12 ans, presque 13, qui a faillit être battu à mort par son oncle, gronda Sephiroth, donnant un coup de pied dans la tête de Marge cette fois-ci. Une autre personne, probablement la sœur de son oncle, avait lancé son chien sur lui. J'ai pansé la plaie du mieux que je pouvais, mais je pense pouvoir affirmer qu'il aura besoin de points de sutures.

–Vous êtes médecin ? Demanda l'opérateur sans s'interrompre, son ton incrédule.

–Non, ancien SOLDAT, mais j'ai déjà dû me débrouiller seul sur le champ de bataille lorsqu'il n'y avait pas de médecins sous la main. J'ai quelques bases de premiers secours.

Pendant qu'il parlait, Sephiroth était allé chercher un long couteau dans la cuisine, et, en revenant dans le salon, le planta sans hésiter dans la nuque de Ripper, veillant à bien camoufler la plaie créée par Masamune. Il ignora les gémissements de dégoût mêlés de terreur de Pétunia, se redressant pour revenir se placer à côté de Harry.

–Je… vois, fit l'opérateur sur un ton hésitant. Les secours sont en route, ils ne devraient pas tarder à arriver.

–Dites-leur de se dépêcher, répondit Sephiroth en regardant froidement Pétunia, sa voix d'un calme surnaturel. Parce que je ne sais pas combien de temps j'arriverais à résister à l'envie de les tuer.

Il raccrocha avant que l'opérateur puisse dire quoi que ce soit, regardant froidement Pétunia, qui se tortilla sous son regard méprisant.

–Que vous ne vouliez pas de Harry, je peux le concevoir, intellectuellement parlant. Que nous ne l'aimiez pas… passe encore. Mais que vous le maltraitiez ? Que vous l'affamiez pour tenter de le tuer ? Là, non, je ne comprends ni n'accepte plus.

Pétunia ouvrit la bouche, furieuse.

–Nous ne voulions pas de lui ! Mais ce… ce directeur nous l'a imposé sans même nous demander notre avis ! Il était une pierre à notre cou !

–Bien sûr, répondit Sephiroth avec sarcasme. Une maison de cette taille, vous avez dû vous endetter jusqu'au cou pour l'obtenir. Je suppose que votre mari touche le chômage, et vous des aides, pour avoir pu la payer ?

Pétunia pâlit.

–Juste pour votre information, j'ai été un Général il y a bien longtemps. Malgré le fait que la totalité de mon éducation ait été centrée sur la guerre, je n'ai pas été promu à ce rang à DOUZE ANS en étant idiot.

Pétunia ouvrit et referma la bouche à plusieurs reprises, incapable de dire quoi que ce soit. Finalement, les mots sortirent.

–Douze ans ? Mais aucun pays civilisé ne promeut des enfants au rang de général !

Sephiroth rit doucement, la faisant frissonner.

–À ce que je vois, votre sœur a hérité de la plus grande partie de l'intelligence. Elle ne vous a pas parlé de moi ? Demanda-t-il calmement, penchant la tête sur le côté comme un prédateur. Je pense pourtant qu'elle a dû trouver les légendes à mon sujet.

–Que voulez-vous dire ? Demanda Pétunia, tremblante.

Sephiroth se pencha simplement en réponse, et saisit Vernon de sa main droite, le soulevant sans effort. Il le lâcha sur le canapé, répétant l'opération avec Marge. Les deux commençaient à se réveiller, mais il décida contre le fait de les frapper pour les renvoyer dans l'inconscience. Il avait besoin qu'ils soient réveillés pour qu'ils creusent leur propre tombe. Levant le regard sur Pétunia, il lui offrit un sourire digne d'un requin, tout en dents et malice.

–Je ne suis pas aussi… jeune que je le parais, Pétunia Dursley. Si votre sœur vous a parlé de moi, avant que vous ne la rejetiez stupidement pour quelque chose sur lequel elle a autant de contrôle que la couleur de ses cheveux, vous sauriez qui je suis.

Qui êtes-vous ? Demanda Pétunia, terrifiée.

Une partie d'elle connaissait déjà la réponse, en effet. Lily avait parlé à sa famille d'une légende si ancienne que même les sorciers étaient incertains de son origine, contrairement à Merlin ou Morgana. Une légende murmurée dans les maisons, et dont la simple mention faisait frissonner même les plus puissants. Une légende parlant d'un Démon aux cheveux d'argents, qui maniait une longue épée, et qui avait tenté de détruire le monde il y a très longtemps. Elle était quasiment sûre qu'il s'agissait de lui, mais une partie d'elle voulait continuer à nier l'évidence, qui se trouvait pourtant devant elle.

Qui je suis ? Répéta Sephiroth avec un amusement presque malsain. Je suis Sephiroth Valentine. Je suis le Fils de la Calamité, le Démon de Wutaï. Mais surtout, je suis le Cauchemar.

–C'est impossible ! Glapit Pétunia, partagé entre l'horreur et la terreur. Ce n'est qu'une légende, trop vieille pour être vraie ! Vous ne pouvez pas être lui ! Même si elle était vraie, il a vécu il y a…

–Il y a près de dix mille ans, je suis au courant, répondit Sephiroth calmement. Il y a différentes formes d'immortalité en ce monde, Pétunia Dursley. Certaines sont naturelles, comme les phénix. D'autres, comme les vampires, sont le résultat d'une malédiction. En ce qui me concerne… non, je ne suis pas immortel. Un fou m'a injecté des cellules d'un alien tombé du ciel avant même ma naissance. Ce monstre était encore en vie après 2 000 ans passés dans la glace, scellé par une race d'humains appelés Cetras. Malheureusement, les gens qui l'ont exhumé l'ont prit pour l'une d'entre eux, et l'ont étudiés. Ils voulaient s'en servir pour dominer le monde qu'ils connaissaient, ignorant qu'il ne s'agissait que de trois îles, minuscules par rapport au reste de la planète.

Pétunia resta figée, l'écoutant sans pouvoir bouger. Elle osait à peine respirer sous son regard froid et impassible. L'aisance avec laquelle il avait mit à terre Vernon, et surtout celle avec laquelle il l'avait soulevé ensuite, montrait qu'il disait la vérité. Son mari était encore trop sonné pour réagir, et la partie d'elle-même obsédée par la propreté espérait qu'il resterait immobile jusqu'à ce que la police arrive. Elle ne voulait pas que son salon finisse couvert de sang.

–Il m'a injecté ces cellules alors que j'étais encore dans le ventre de ma mère, continua Sephiroth, ignorant presque Pétunia. Ensuite, à la naissance, ils m'ont séparés d'elle, et m'ont éduqué pour être un SOLDAT. À douze ans, ils m'ont jeté sur le champ de bataille. Pendant les années qui suivirent, je n'ai connu que la guerre. La simple idée de paix m'était étrangère. Puis j'ai perdu mes seuls amis. Le fou qui m'avait injecté ces cellules m'a envoyé en mission là où le monstre était enfermé. Cette… chose, qu'on m'avait présenté comme ma mère, a prit le contrôle de mon esprit. Et elle m'a fait massacrer le village entier. Il n'y a eut que trois survivants au total. Et c'est l'un d'entre eux qui a réussi à me tuer pour la première fois.

–Pour la première fois ? Répéta Pétunia sur un ton strident. Mais…

–Les cellules de ce monstre sont… résistantes, répondit Sephiroth avec une certaine amertume. Et surtout, elles portent une forme de conscience. Lorsque je suis mort cette fois-là, mon esprit s'est fracturé. Les cinq années qui ont suivit ne sont pas très claires dans ma mémoire. Je sais que cette chose… Jenova, a reconstitué mon esprit. Cependant, elle n'a même pas prit la peine de me reconstituer entièrement. Si elle l'avait fait… je ne pense pas que j'aurais voulu revenir à la vie. Le peu qu'elle a reconstitué de moi, en revanche… voulait détruire le monde pour se venger de tout ce que j'avais souffert. Parce que je n'étais qu'un rat de laboratoire pour eux. Même pas assez humain pour être traité décemment.

Il s'interrompit brièvement lorsqu'il sentit la main de Harry prendre la sienne. Il tourna la tête dans sa direction, un peu surprit, pour voir que le garçon le fixait avec tristesse. Ce n'était pas la première fois qu'il l'entendait raconter son histoire, mais à chaque fois, ça lui faisait mal pour lui. Sephiroth lui adressa un sourire rassurant, bien qu'attristé. Il reporta ensuite son attention sur Pétunia, toujours à la même place.

–Elle a fait en sorte que je veuille prendre le contrôle de la Rivière de la Vie, là où les âmes reviennent à leur mort. Je suis mort deux fois de plus à cause d'elle. L'une, dans un combat au cœur de la Planète, littéralement, et l'autre, dans les ruines de Midgar, détruite par un Météore que j'avais invoqué sous son contrôle. Et c'est seulement à ma troisième mort qu'elle m'a laissé en paix. Son esprit s'est dissout dans le flot des âmes, et j'ai enfin été libre. Un de mes amis qui était mort a prit la peine de partir à la recherche des fragments de mon âme, pour la reconstituer. Vous ne méritez pas de savoir ce qu'il s'est passé par la suite, aussi vous dirais-je seulement que j'ai à nouveau perdu mes amis, ainsi que quelqu'un qui nous était cher. À ma demande, j'ai été scellé dans un cristal constitué de Rivière de la Vie solidifiée, et j'ai dormi.

–Jusqu'à maintenant ? Demanda Pétunia sur un ton craintif.

–Jusqu'à maintenant, confirma Sephiroth. Et vous savez pourquoi je me suis réveillé ? Demanda-t-il doucement, son aura s'étendant lentement autour de lui, faisant se figer Vernon et Marge, qui s'étaient réveillés.

Pétunia secoua la tête, n'osant pas répondre. Le sourire que lui adressa Sephiroth manqua lui faire perdre le contrôle de certaines fonctions corporelles très importantes, et elle se colla contre le mur derrière elle.

–Je me suis réveillé parce que Harry a supplié que quelqu'un le protège. Avez-vous une idée de ce qui peut pousser un enfant à supplier un inconnu de le protéger ? Beaucoup de choses. Dans tous les cas, il est clair que vous n'avez pas hérité de beaucoup d'intelligence, comparé à votre sœur.

Pétunia ouvrit la bouche pour protester, furieuse, seulement pour réaliser qu'elle avait beau s'époumoner, aucun son ne sortait de ses lèvres. Sephiroth lui offrit un sourire mauvais.

–Avant que vous ne disiez une bêtise concernant le fait que je n'ai pas le droit de faire de la magie… il s'agit d'une forme de magie si ancienne que le Ministère des Idiots n'a aucun moyen de la détecter. Pour en revenir à ce que je disais juste avant… vous avez commis une grave erreur en maltraitant Harry. Vous ne vous êtes jamais demandé comment les gens comme vous pouvaient ignorer les abus commis envers Harry ? Comment vous pouviez le maltraiter en toute impunité ?

Pétunia en oublia son mutisme, surprise. Elle s'était en effet posé la question, lorsque Harry avait commencé l'école. L'assistante sociale qui était venue à la maison n'avait jamais donné de suite à la plainte de Harry, qui n'avait plus tenté d'alerter les autorités après la troisième ou quatrième fois, réalisant que c'était inutile et que ça ne lui rapporterait que des coups. Même Vernon ne s'était jamais posé la question. Sephiroth secoua la tête, dégoûté.

–Vous ne vous êtes jamais posé la question, n'est-ce pas ? Vous avez juste profité de la situation, ou alors vous vouliez éviter de penser que la magie en était la cause ?

Le simple mot fit virer Vernon au violet, mais Masamune apparut dans la main de Sephiroth, le poussant à rester immobile. Ce dernier ne l'avait même pas regardé, ses yeux félins fixant froidement Pétunia.

–La magie est responsable de ça. Un sortilège était apposé sur les protections qui couvraient cette maison, faisant oublier aux non-sorciers ce qu'il se passait sous votre toit. Et selon vous, qu'est-ce qui alimentait la protection principale de cette maison ?

Pétunia pâlit de nouveau, son regard passant brièvement sur Harry, avant de revenir sur l'argenté. Le garçon se retrouva à peine surprit par les révélations de son protecteur. Furieux, oui, mais pas surprit. Ça expliquait beaucoup de choses, en effet.

–Oui, confirma Sephiroth, Harry les alimentait. Si vous l'aviez traité correctement, j'aurais eut du mal à démanteler la Protection de Sang sur cette maison. À l'allure où allaient les choses, je n'aurais pas été surprit qu'elle s'effondre toute seule dans les prochains mois. La seule chose qui lui permettait de tenir debout était la magie de Harry. Tous les sortilèges apposés sur cette maison s'y alimentaient. Si vous n'aviez pas commis l'erreur monumentale de le battre, vous ne l'auriez pas revu, seulement pour signer les papiers me confiant sa garde.

Pétunia renifla d'un air méprisant, avant de pointer sa gorge. Sephiroth lança un Esuna d'un geste languide, son regard l'avertissant clairement qu'elle avait intérêt à faire attention à ses propos. Pétunia tressaillit devant la lueur verte qui l'entoura brièvement, avant de le fusiller du regard.

–Vous croyez que nous n'avons pas essayé de nous débarrasser de lui ? Il l'a toujours ramené ici !

Sephiroth ricana doucement.

–Vous n'avez pas de magie. En ce qui me concerne… j'ai détruit la Protection de Sang, qui était probablement la raison pour laquelle il le ramenait ici. Il ne pourra jamais lui refaire prendre racine. Si vous n'aviez pas battu Harry, vous ne nous auriez vu qu'une seule fois. Il aurait récupéré les objets ayant une valeur sentimentale pour lui, s'il y en a, et nous serions définitivement partis. Mais il est trop tard pour ça, déclara-t-il, entendant les sirènes résonner au loin. Vous avez semé le vent, et ce n'est pas la tempête que vous avez récolté, mais l'ouragan.

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oOo

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Les policiers fixaient la scène devant eux avec incrédulité. D'un côté, ils avaient un gamin ensanglanté, qui était plus ou moins recroquevillé derrière un homme grand et mince, aux longs cheveux noirs attachés en catogan. À côté d'eux, il y avait un chien embroché avec un couteau de cuisine. De l'autre, une femme maigre et osseuse était collée au mur, tandis qu'une paire de morses obèses était debout devant le canapé, et criaient des propos incohérents aux policiers. Incohérents dans le sens qu'ils n'avaient aucune logique.

–CE FREAK AUX CHEVEUX ARGENTÉS S'EST INTRODUIT DANS NOTRE MAISON ET M'A ATTAQUÉ SANS RAISON ! Beugla l'homme.

–IL A TUÉ MON ADORABLE RIPPER AVEC UNE ÉPÉE DE PRESQUE DEUX MÈTRES DE LONG ! Cria la femme en même temps. ET IL NOUS MENACE AVEC !

–Des cheveux d'argents ? Répéta, sceptique, un des policiers. Ils sont noirs.

–Une épée de deux mètres ? C'est un couteau de cuisine, objecta son collègue. Et vous pouvez me dire où il l'aurait cachée ? Ou comment il l'aurait transportée ?

Il y eut un blanc, et les deux personnes regardèrent l'homme, qui n'avait pas bougé d'un centimètre, son expression méprisante. Le gamin, derrière lui, tremblait comme une feuille. Ils se remirent ensuite à crier en cœur sur les policiers :

–IL A CHANGÉ D'APPARENCE ! IL AVAIT LES CHEVEUX ARGENTÉS JUSTE AVANT QUE VOUS ENTRIEZ !

–Mais oui, c'est ça, fit le premier policier, sarcastique. Fred, on les arrête, ils sont clairement psychotiques.

–Avec joie, Sebastian, grogna le second. Les gars, on vous laisse aider le gamin, nous on s'occupe des deux tarés.

–Bon courage avec eux, marmonna un des urgentistes. Zallez avoir du mal à les foutre dans votre voiture.

–Heureusement qu'on est venu avec deux voitures, on aurait bousillé les essieux sinon, grommela Sebastian.

–Si vous avez besoin d'un coup de main, je serais ravi de vous aider, dit l'homme sans décroiser les bras, continuant à surveiller les deux personnes comme un aigle.

–On devrait y arriver, répondit Fred, sortant les menottes, avant de froncer les sourcils, regardant l'homme. Ça va être trop court, marmonna-t-il, et il en sortit une autre paire.

Les attachant rapidement les unes aux autres, il menotta ensuite l'homme obèse, lui servant le discours habituel quand il arrêtait quelqu'un. Il marqua un temps d'arrêt en réalisant que l'homme avait le poignet cassé, puis décida qu'il n'en avait rien à foutre. D'après l'opérateur, le gosse aurait douze ans, bientôt treize. Sauf qu'il avait le physique d'un gamin maigrichon de 11 ans environ. Un coup d'œil autour de lui montra de nombreuses photos d'un gamin obèse, qui ressemblait beaucoup au morse. Mais aucune trace du gamin terrifié devant lui. Okay, il y avait vraiment quelque chose de pas normal dans cette baraque.

–Dan, tu peux prendre la déposition du mec s'il te plaît ? Lança Sebastian tout en poussant la sœur obèse devant lui, qui protestait furieusement contre son traitement.

Personne ne faisait attention à ce qu'elle disait, de toute façon. Il envisagea un moment de la taser, mais après, il faudrait la traîner jusque dans la voiture. Deux autres policiers vinrent leur prêter main-forte, et ils finirent par réussir à les caser dans les véhicules. Heureusement, la femme maigre (probablement l'épouse) vint sans résister, semblant réaliser qu'ils étaient à bout de patience.

Dan secoua la tête en voyant ça, écœuré. Il tourna ensuite son attention vers l'homme aux cheveux d'un noir de jais, qui avait abandonné sa posture vigilante et s'était accroupit à côté du gamin. Ce dernier s'était finalement calmé lorsque la fratrie des morses avait été menée hors de la maison, et, s'il semblait mal à l'aise devant l'attention des médecins, avait l'air beaucoup moins stressé maintenant. Il frissonna en croisant les yeux étranges du gars qui semblait vouloir protéger le garçon. Ses yeux ressemblaient vaguement à ceux d'un chat ou d'un serpent, avec leur étrange pupille verticale. Ça expliquerait pourquoi ils l'avaient traité de Freak en tout cas. Il s'agissait probablement d'une malformation de naissance, pensa-t-il. Dan décida de ne pas commenter dessus, le pauvre gars devait en avoir entendu des vertes et des pas mûres à ce sujet, et ça n'avait guère de rapport avec leur affaire.

–Avant tout, vous devriez jeter un œil dans le placard sous l'escalier, et dans les chambres à l'étage, dit l'homme, le tirant de ses pensées. Vous pourriez trouver vos découvertes… instructives.

Dan fut surprit par ses propos comme sa voix, grave et calme. Il y avait quelque chose, dans son ton, qui le poussait à écouter. Une assurance tranquille, et une colère sourde, contrastant avec son apparence professionnelle, presque froide. Quelque chose lui disait qu'ils avaient de la chance qu'il semble avoir un tel contrôle sur lui-même, ou ils auraient dû appeler les croques-morts.

Intrigué, il s'exécuta, décidant qu'il pouvait attendre un peu pour l'interroger.

Quand son regard se posa sur le placard en question, il se posa de sérieuses question sur la santé mentale des occupants de la maison. Qui met trois verrous sur un placard destiné à des produits ménagers ? À moins qu'il ne s'agisse pas de protéger ce qu'il se trouve à l'intérieur… mais à l'empêcher de sortir. Fronçant les sourcils, il ouvrit les verrous… et resta sans voix devant ce qu'il découvrit à l'intérieur.

Un lit de camp, avec un fin matelas en mousse sale, portant des traces ressemblant suspicieusement à du sang, sur lequel était posé une couverture élimée. D'autres signes montraient qu'une personne avait vécu pendant longtemps dans ce placard, comme les mots griffonnés avec des crayons de couleurs sur les marches : « la chambre de Harry ». Il sentit une colère froide l'envahir, et referma la porte, avec peut-être plus de force que nécessaire. Se relevant, il emprunta l'escalier pour aller jeter un œil aux chambres. Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas aimer ce qu'il allait y trouver non plus.

Il marqua un arrêt devant la porte de ce qui était sûrement la première chambre. Il cligna des yeux, son regard passant de cette porte à la suivante. La deuxième porte de l'étage, du même côté, comportait au moins SIX verrous. Il se sentit de nouveau malade en voyant ça. Sortant un calepin de sa poche, il se mit à noter ce qu'il avait déjà vu jusque-là. Entre l'état du gosse, les multiples photos de ce qui devait être son cousin, et le placard sous l'escalier qui avait clairement servit de chambre jusqu'à une époque récente… il y avait déjà de sacrées charges contre sa « famille ».

Ouvrant la porte de la chambre, il resta coi devant l'état de la pièce. Il y avait des jouets partout, certains clairement hors de prix. Aucun livre, par contre. Il regarda longuement la chambre, notant que le gosse dedans devait être pourri jusqu'à la moelle. Laissant la porte ouverte, il passa à la chambre suivante. Il se serait attendu à tout, mais pas ça. En plus des verrous sur la porte, il y avait une trappe en bas. À quoi elle pouvait servir ? On aurait presque dit une trappe pour passer de la nourriture à un prisonnier.

Ouvrant cette porte, il cligna des yeux, incrédule. Elle ressemblait beaucoup à la première chambre, dans le sens où il y régnait un foutoir innommable, mais c'était le seul point commun entre les deux. Dans cette deuxième chambres, tous les jouets étaient au mieux en piteux état, au pire complètement défoncés. Il aperçut même une télévision éventrée dans un coin, à côté d'une grande cage à oiseau, et un caméscope hors d'usage sur un char d'assaut à pédales. Une carabine toute tordue se trouvait sur une étagère. Les seuls objets qui avaient l'air en bon état étaient les livres sur les étagères.

Le lit était aussi en piteux état. Contrairement à celui de la chambre d'à côté, il était clairement bon marché, et ne parlons pas de la couverture, à peine en meilleur état que celle du placard. Le bureau contre le mur n'était pas en reste, un des pieds de la chaise avait même été remplacé par une batte de baseball cassée !

Il ferma les yeux, se pinçant l'arrête du nez. C'était encore pire que ce à quoi il s'était attendu en recevant cet appel du central. Comment est-ce qu'il était possible de traiter deux enfants aussi différemment ? Il n'osait pas imaginer le gamin blond. Il devait être horrible, et, s'il se fiait aux photos, il devait être à peine plus vieux que le gosse en bas ! Il respira à fond. Quelque chose lui disait qu'il n'allait pas aimer non plus ce que le garçon allait lui dire.

Descendant, il remarqua que le gars qui protégeait le gamin avait le téléphone à l'oreille et parlait à quelqu'un.

–Monsieur Granger ? Non, nous ne nous sommes jamais parlé, mais votre fille a dû vous écrire à mon sujet. Oui, mon nom est Sephiroth Valentine. Hermione espérait que je l'appellerait pour l'informer de l'état de Harry. « Bien » est exagéré. Il a été renvoyé à la maison de son oncle par des moyens que ceux-ci n'apprécient pas, et ils l'ont battu. Je suis actuellement chez lui, la police a emmené son oncle et sa tante en garde à vue. Oh, je doute qu'ils s'en sortent. Et si jamais c'est le cas, j'en ferais mon affaire. Oui, dans le genre définitif. Il y a des limites à ma tolérance. Dans tous les cas, je vous appelais pour savoir si vous pouviez m'aider. Disons que… Harry n'a pas d'argent sur lui, et malheureusement, moi non plus. Non, il a les moyens, d'après ce que je sais. Sa famille est vieille et riche, d'après ce que j'ai compris, mais il n'a actuellement pas accès à l'argent.

L'homme marqua un temps d'arrêt, hochant la tête.

–Je pense que Harry insistera quand même pour rembourser vos dépenses. Il est comme ça, oui. Très bien. Oui, je vous rappellerais quand nous seront à l'hôpital pour vous dire le nom. Merci.

Dan remarqua que le garçon (Harry donc) avait l'air extrêmement gêné par ce qu'il se passait, mais il ne disait rien. L'un des urgentistes se releva au même moment.

–Bon, on a fait tout ce qu'on pouvait sur place, on va l'emmener à l'hôpital. Je suppose que vous resterez avec lui ?

Sephiroth, qui avait raccroché, posa le combiné sur son socle, se tournant vers l'homme.

–Je suis son garde du corps. Tant qu'il n'est pas avec des gens que je considère fiable, je ne le laisserais pas disparaître hors de ma vue.

La manière dont il avait dit ça fit courir un frisson glacé dans le dos de toutes les personnes présentes, sauf Harry, qui eut l'air rassuré. Sephiroth aida gentiment le garçon à se relever, le soutenant pour marcher. Dan remarqua à quel point Harry semblait dépendre de Sephiroth. S'il en jugeait par l'état de l'enfant, il avait été maltraité jusqu'à une période récente. Il avait probablement rencontré l'ancien soldat il y a peu, et celui-ci avait probablement accepté de lui servir de garde du corps en voyant son état.

Le policier secoua la tête avec pitié. Il aurait presque prit la famille qui vivait ici en pitié, mais ceux-ci avaient clairement creusé leur propre tombe. Un geste mal placé, et ils y finiraient, littéralement.

Et il réalisa qu'il en avait littéralement rien à foutre. S'il y a une chose qu'il détestait, c'était les gens qui abusaient les enfants sans défense. C'était en plus encore pire lorsqu'il s'agissait de leurs propres enfants. Un sourire sadique lui échappa. Même en prison, les criminels avaient certains standards. Les abuseurs et violeurs d'enfants avaient généralement une espérance de vie très courte. Quelque chose lui disait que les deux obèses risquaient d'avoir une peine courte… et pas parce que les juges seraient indulgents.

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À suivre…

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*caquètement démoniaque*

Héhéhéhé… les Dursleys ont finalement eut ce qu'ils méritaient ! Il était temps !

Ne vous inquiétez pas pour Vernon, ses codétenus se chargeront de son cas *rire sadique*