Note : je suis vraiment désolée pour le délai, mais quand j'ai dit que ma muse avait autant d'attention que Zack sous caféine… j'aurais dû préciser que c'était quand il était DÉJÀ en plein sugar rush

Note aux lecteurs : la grande majorité de ce chapitre a été écrite en plein confinement à cause du Covid-19. Le confinement général est fini, mais à cause des crétins qui ne veulent PAS mettre de masque alors que le virus CIRCULE TOUJOURS, il y a des chances qu'il soit remit en place ! ARRÊTEZ DE FAIRE LES CONS MERDE ! Porter un masque une demi-heure par jour (ou une heure si vous faites des courses) ne vas pas vous tuer ou porter atteinte à vos droits bande de crétins finis ! Croyez-moi, vous avez la vie facile, comparés à moi ! Je travaille dans un hôtel-restaurant, à la plonge avec un GROS lave-vaisselle, et je peux vous assurer que moi j'ai du mal à respirer à cause de la chaleur et de l'humidité, alors en pleine rue ? Je vous en prie, me prenez pas pour une conne. Vous pouvez très bien garder un bout de papier/tissu (suivant le masque) pendant un moment devant votre bouche ET VOTRE NEZ. Si vous le mettez pas devant le nez, autant ne pas le mettre du tout ! Parce que ça sert à rien dans ce cas ! Bon courage à ceux qui essaient de faire respecter cette règle, vous devez vraiment en baver avec les cons.

Réponses aux Review :

Aurel8611 : merci ^^

Morgan93 : héhéhé, merci ^^ La partie « histoire du passé » est quasiment finie désormais, Sephiroth a expliqué à peu près tout ce qu'il avait à expliquer pour qu'ils aient un contexte. Il y en aura encore dans ce chapitre, et ensuite ça sera assez ponctuel.

Melydu36 : merci beaucoup ! 3

Ange : de rien ^^ Et oui, Dumbles continue de creuser sa tombe, et c'est pas fini ! Yep, mon inspiration pour Carbuncle provient surtout de FFXV et XIV, il est trooooooop mignon dans ces jeux ! (la version FFVII remake est hideuse XD) Je crois que tout le monde a envie de le câliner ^^ Je suis désolée de savoir que tu es clouée au lit avec la grippe, j'espère au moins que tu es pas atteinte du Covid *inquiète*. Avec un peu de chance, tu seras guérie lorsque j'aurais publiée le chapitre. Tout mon soutien !

Ange bis : bien sûr qu'il ira la voir, il a promis après tout ^^

Tsuki Banritt : héhéhé, oui, ça va chauffer pour certaines personnes ! (ou geler, suivant qui est disponible *caquette*) N'hésite pas à me dire ce que tu ne comprends pas, si jamais, parce que je modifie certaines choses venant de FFVII. Non, Neville n'est pas Zack ^^ C'est quelqu'un d'autre entièrement pour les deux ;) Pour Hermione tu verras ^^

Yumidori : oh, ils rencontreront Jareth en personne, mais pas dans l'immédiat ^^. Sephiroth ne le connaît pas personnellement, mais ils se sont brièvement croisés. Pour le reste… héhéhé, surprise. Oui, Seph lui donnera autre chose pour accueillir les deux Matérias XD. Pour le reste… je ne sais pas encore. Peut-être pas.

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Chapitre 8 : Premier coup contre Dumbledore

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Sephiroth releva la tête en entendant un tapotement à la fenêtre, haussant un sourcil en voyant un hibou qui toquait du bec contre le carreau. Emma étant la plus proche de la fenêtre, ce fut elle qui se leva pour ouvrir à l'oiseau. Celui-ci entra sans hésiter, venant se poser directement devant l'argenté, le surprenant. Le hibou le toisa du regard pendant quelques secondes, avant de hululer d'un air digne et de lever une patte en direction de Sephiroth, montrant le petit paquet allongé qui y était accroché. Réalisant qu'il s'agissait probablement de ses papiers, l'ancien guerrier décrocha le courrier, remerciant poliment l'oiseau pour ses services. Celui-ci accepta un peu d'eau de la part de la mère de famille, repartant immédiatement après.

Ouvrant la boîte, Sephiroth commença à sortir les feuilles les une après les autres. Carte d'identité, passeport, permis de conduire (pour tout type de voitures), et une carte d'assurance maladie pour compléter le tout… même s'il ne comptait pas l'utiliser. Même s'il doutait que les non-sorciers aient les moyens de détecter les cellules de Jenova dans son sang… la Mako le rendait extrêmement acide comparé à la normale. Et ce n'était pas quelque chose qu'il pourrait dissimuler. Heureusement, il avait une santé de fer, comme le disait l'expression. Tant qu'il était prudent… les gens ne devraient rien remarquer d'anormal. Du moins, il l'espérait. Dans les autres papiers, il y avait non pas un contrat de garde du corps, mais deux, à sa plus grande confusion… avant qu'il ne réalise la différence entre ceux-ci. L'un était prévu pour le monde sorcier, et l'autre pour les non-sorciers, prenant manifestement en compte toutes les différences entre les deux. Il y avait aussi un dossier assez complet sur sa fausse identité, lui faisant hocher la tête avec satisfaction. Les Goblins y étaient vraiment allés à fond pour lui créer une identité à toute épreuve, remarqua-t-il en parcourant brièvement le dossier. Il devrait le lire avec attention plus tard, afin de le mémoriser parfaitement, mais il pouvait déjà voir qu'il contenait tous les points essentiels dont il avait besoin pour « exister » dans les deux mondes.

Hochant la tête, l'argenté posa le dossier sur la table, s'emparant d'une enveloppe arborant le sceau officiel de la banque. La décachetant, il sortit la lettre, la parcourant brièvement. Le contenu surprit honnêtement Sephiroth, car il contenait un rendez-vous avec le chargé de compte de Harry. Cependant… Minerva elle-même avait dit qu'elle avait privé Dumbledore de son autorité sur Harry. Apparemment, elle l'avait déplacée sur lui, probablement pour la protection du garçon, réalisa-t-il. D'un côté, ça l'arrangeait, étant donné qu'il voulait rencontrer le Goblin en question le plus vite possible, afin d'avoir une idée de ce qui s'était passé avec les finances de Harry. Tout la question étant de savoir comment organiser la journée.

Levant les yeux, il regarda Emma, qui ne travaillait pas ce jour-là.

–Emma, les Goblins m'ont envoyé une lettre pour me dire que je peux avoir un rendez-vous avec le chargé de compte de Harry dès que je le veux. Est-ce que vous voulez venir avec Hermione ? Proposa-t-il.

Cette dernière cligna des yeux, surprise, avant d'acquiescer.

–Ce ne serait pas du luxe, Sephiroth. Indépendamment du fait qu'il faille faire des courses plus fréquemment afin de pouvoir satisfaire votre appétit… j'aimerais offrir quelque chose à Harry. Je pense que ça l'aidera, assura-t-elle.

–Vous n'êtes pas obligé, Emma, dit doucement le garçon, gêné. Vous faites déjà beaucoup pour moi…

–Bien plus que les Dursleys, j'en suis certaine, assura la mère, incapable de garder le dégoût hors de sa voix en prononçant leur nom. Mais tu sais pourquoi je le fais, Harry ? Demanda-t-elle gentiment.

Harry secoua doucement la tête, gêné. Malgré tout ce qui se passait… tout ce que les Granger lui offraient… il pouvait voir qu'ils le faisaient parce que ça leur faisait plaisir, et pour nulle autre raison. Et la manière dont Emma s'occupait de lui… avec douceur et respect. Contrairement à Molly… elle ne cherchait pas à l'étouffer avec ses câlins. Harry… avait parfois l'impression d'être un tube de dentifrice avec elle. Et il se sentait souvent piégé quand elle faisait ça. Les deux femmes lui semblaient aussi différentes que le jour et la nuit, du peu que le garçon avait pu les comparer. Et Emma… lui rappelait un peu Minerva. Maternelle… sans être étouffante comme Molly. Respectueuse de son espace personnel, un peu comme Sephiroth, veillant à ne pas le submerger avec un contact qui n'était pas forcément désiré. Veillant également à ne pas le toucher sans qu'il s'y attende.

–Je le fais parce que tu mérites de recevoir des cadeaux, et pas juste des choses usagées comme ce que les Dursleys te laissaient. Tu as le droit de recevoir des choses neuves. Comme Hermione ou Sephiroth.

Emma avait d'ailleurs bel et bien l'intention de lui acheter quelque chose à lui aussi. Elle pouvait voir qu'il souffrait de stress post-traumatique, même s'il le cachait bien. C'était dans les petits détails, quand on savait quoi chercher. La manière dont il regardait toujours autour de lui quand il était dans un endroit inconnu, s'efforçant de garder le mur dans son dos, son malaise au contact physique, et bien d'autre choses encore. Oh, il le cachait très bien, elle n'avait aucune peine à l'admettre… mais faire partie de la famille d'un militaire lui donnait un avantage. Et, d'un côté, ça la chagrinait. Mais ce n'était pas comme si elle pouvait lui dire ouvertement quelque chose. Sephiroth… lui faisait l'effet de quelqu'un de très discret, probablement à cause de son « éducation », et ce genre de questions personnelles passeraient très certainement assez mal, dans le meilleur des cas, surtout qu'ils ne se connaissaient que depuis peu de temps. Une semaine à peine n'était pas suffisant pour se connaître assez bien pour ces questions-là. Plus tard, peut-être, se dit-elle fermement.

Voyant le garçon hocher timidement la tête, elle alla prendre son portefeuille et un sac, dont une glacière. Les provisions ne duraient pas longtemps maintenant avec la présence de Sephiroth, les besoins de ce dernier étant particulièrement importants. Cependant, ni Emma si Nathan ne voulaient faire de remarque là-dessus, sachant que même s'il pouvait théoriquement consommer moins… cela aurait un impact sur ses capacités. Et elle se doutait que ce serait inacceptable pour l'ex-général. Surtout avec le danger qui pesait sur son protégé. Ce qui était la raison principale pour laquelle ils ne disaient rien. Et même si cela les obligeait à acheter plus de nourriture chaque fois qu'ils faisaient les courses… ils avaient largement les moyens de payer ça.

Une fois assurée qu'elle avait tout, Emma se tourna vers Sephiroth, curieuse.

–Sephiroth, est-ce que vous verriez un inconvénient à nous emmener avec votre téléportation ? Demanda-t-elle avec curiosité. Je dois vous avouer que si je n'ai pas à me préoccuper de l'essence ou de garer la voiture, cela m'arrangerait beaucoup, admit-elle, légèrement gênée.

Sephiroth eut l'air étonné à première vue, avant que son expression ne passe à l'amusement et la compréhension.

–Aucun problème, Emma, assura-t-il, hochant la tête. Laissez-moi juste essayer seul si la chose est possible avant, en terme de distance. Je pense que c'est le cas, mais je préfère tester moi-même avant. Le principal problème est juste la visualisation de la destination, mais comme elle a à peine changée au cours du dernier siècle, tout ira bien.

Fermant les yeux, l'argenté se concentra, visualisant sa destination. Étendant ses sens inconsciemment, il commença le processus pour se téléporter. Il ne mentait pas en disant qu'il pensait en être capable, tout comme le fait qu'il préférait tester avant, juste au cas où. Ne percevant personne autour de lui en arrivant à destination, il se rematérialisa, les sorciers ne lui prêtant pas la moindre attention comme il se reformait, l'ombre au Point de Transplanage suffisante pour masquer la fumée noire qu'il créait en se téléportant. Les sorciers créaient un bruit semblable à une explosion ou un coup de fusil lorsqu'ils transplanaient, lui créait de la fumée. C'était la seule différence visible extérieurement, même si les plus puissants arrivaient à transplaner sans faire de bruit ou presque. Regardant autour de lui, il hocha la tête avec satisfaction en voyant que personne ne faisait attention à lui, surtout grâce au fait qu'il avait pensé à changer sa couleur de cheveux avant de partir.

Effectuant la manœuvre inverse, il réapparut dans le salon d'Emma, faisant presque glousser les enfants devant son apparition un peu théâtrale. Amusé, il leur fit une courbette, faisant rire la mère cette fois, avant de les regarder sérieusement.

–Il faudra que vous vous teniez tous à moi pour que cela marche, expliqua-t-il calmement. Ce que je suggère, c'est que Harry et Hermione me tiennent chacun la main, et que vous passiez votre bras dans le mien.

Emma cligna des yeux, un peu surprise, regardant les enfants s'exécuter sans hésiter, et approcha à son tour. Passant son bras dans le creux de celui de Sephiroth, comme s'il l'amenait à un rendez-vous galant, elle le regarda avec hésitation.

–Comme ça ? Demanda-t-elle, incertaine.

L'argenté hocha la tête avec satisfaction.

–Parfait, Emma. Prêts ?

Devant la confirmation générale, il se téléporta de nouveau. Emma ressentit une brève impression de désorientation durant les quelques secondes pendant lesquelles ils furent dans l'obscurité, mais celle-ci se dissipa en même temps que les ténèbres qui les avaient enveloppés. Elle cligna des yeux à deux ou trois reprises, avant de relâcher le bras de Sephiroth, lequel regardait autour d'eux avec attention. Heureusement, personne ne semblait avoir fait attention à eux cette fois non plus, et ils se dirigèrent immédiatement en direction de Gringotts. Les Goblins à l'entrée se raidirent en les voyant approcher, les saluant presque nerveusement. Les événements de la semaine précédente avaient déclenchés une vague d'investigation sans précédent dans la banque, les échelons supérieurs voulant éliminer tout Goblin corrompu. Jusqu'à présent, trois Guichetiers et un Manager de comptes croupissaient dans les geôles, et il y avait des chances qu'au moins un autre Manager de comptes les rejoigne rapidement. Tout ce qu'ils espéraient… c'était que ce serait suffisant pour contenter le Cauchemar. Dans le cas contraire… la banque n'y survivrait probablement pas.

L'objectif de Sephiroth pour la journée était non seulement de profiter du rendez-vous avec le Manager de comptes de Harry, mais aussi le test d'héritage. Après tout… Esméralda avait dit que le garçon aurait un droit plus grand au nom de Salazar Slytherin que Riddle. Pourquoi ? Il devait admettre que ça l'intriguait.

Entrant dans la banque, ils se dirigèrent immédiatement en direction du guichet de Gnarlfang, qui était présent ce jour-là. Ce dernier retint une grimace, au moins soulagé de savoir qu'il ne traiterait que brièvement avec eux. La file n'étant pas très longue, ils se retrouvèrent rapidement devant lui, et Harry s'avança timidement.

–Bonjour, je souhaiterais pouvoir transférer de l'argent aux Granger s'il vous plaît. Est-ce qu'il est possible de faire un virement mensuel également ?

–Harry… soupira Emma. Tu n'es pas obligé de faire ça.

–Sephiroth mange beaucoup, objecta le garçon, la regardant. Ça doit vous coûter cher, pas vrai ? Je veux pas que ça vous pose problème.

–Ce n'est pas un problème, lui assura Emma. Nathan et moi gagnons très bien notre vie, je t'assure. Aucun risque que l'on ait des problèmes financiers. Vraiment.

Harry refusa de se laisser dissuader, cependant, et Emma finit par se résigner à accepter une somme similaire à celle que les Dursleys avaient reçues… mais elle ne comptait certainement pas la garder pour elle, ça c'était certain. Une fois la chose réglée, Sephiroth prit la parole, expliquant qu'il aimerait pouvoir parler à un Chargé de Tests d'Héritages, surprenant Gnarlfang. L'argenté expliqua à voix basse les raisons pour lesquelles il voulait faire ça, faisant hausser un sourcil au Goblin. Acquiesçant, il fit appeler un jeune clerc, lequel leur fit signe de le suivre.

Ni Emma ni Hermione ne purent venir, cependant, les tests d'héritages restant confidentiels, mais elles assurèrent qu'elles attendraient qu'ils en aient fini avec ça. Sephiroth retint un léger ricanement devant le nom du Goblin chargé des tests d'héritage. Tuffglare ? Le nom était amusant à ses yeux, même s'il ne le dirait jamais en face du Goblin. Les autres lui avaient apprit que ce genre de choses ne se faisait pas. Du moins, pas s'il voulait rester en bon termes avec la personne. L'argenté le salua à la manière Goblin, imité par Harry, qu'il avait briefé sur le chemin, même si la salutation du garçon fut beaucoup plus timide.

Tuffglare haussa un sourcil en les entendant, un peu surpris, même s'il leur rendit le salut façon Goblin, avant d'entrer dans le vif du sujet. Après tout, le temps était de l'argent pour les Goblins. Même si son interlocuteur était le Cauchemar.

–Alors, monsieur Valentine, pour quelle raison êtes-vous ici avec Mr Potter ? Il me semble que les ancêtres de sa famille sont assez connus, pourtant, non ?

Sephiroth hocha la tête en réponse.

–J'ai pu voir cela, en effet. Cependant… je pense que certaines branches de la famille ont put être… volontairement occultées, ou n'ont jamais été connues. Il y a aussi le côté de sa mère, où je ne serais pas étonné qu'un ou une Cracmol aient pu descendre de familles sorcières, depuis éteintes. De plus… Esméralda, la Basilic de Salazar Slytherin lui-même, a dit qu'il aurait plus de légitimité sur le nom que Tom Riddle lui-même.

Tuffglare haussa encore plus les sourcils, mais il pouvait comprendre le raisonnement de l'argenté, qui avait changé sa couleur de cheveux et la forme de ses pupilles dès qu'ils étaient entrés dans son bureau. Hochant la tête, il sortit le kit sur son bureau, faisant signe à Harry de s'approcher.

–Très bien, Héritier Potter. Entaillez légèrement votre pouce avec le couteau, et laissez tomber treize gouttes de sang dans la coupelle. La magie fera le reste.

Le garçon s'exécuta avec timidité, faisant confiance au couteau pour le soigner dès que le nombre requis serait atteint. Pendant ce temps, Tuffglare avait préparé le parchemin, plantant la pointe d'une plume violet sombre au bas de celui-ci. Le rouleau de parchemin était également enchanté pour s'allonger tout seul au fur et à mesure du test, jusqu'à ce que la magie heurte un « mur » métaphorique au bout d'un moment, lorsque les conventions de nom devenaient trop différentes. Le maximum était la fin de l'âge du Fer, qui correspondait au premier siècle avant Jésus-Christ. Le Goblin n'avait encore jamais vu un Test d'Héritage remonter plus loin, et croyait que c'était impossible. Ce qu'il ignorait… c'était qu'avec Harry… et Sephiroth… l'impossible devenait seulement improbable.

Le garçon fit ce qu'on lui demandait, et regarda la plume commencer à écrire dès que sa plaie se referma. Cette dernière n'écrivait que sur une ligne, et pourtant, deux lignées se dessinaient sous ses yeux. Se divisant encore après un moment, descendant de Salazar Slytherin cette fois. À la plus grande surprise de Harry… sa mère descendait du fils aîné de ce dernier, par un Cracmol né au 14ème siècle s'il se fiait aux dates. Qui avait apparemment marqué l'extinction de cette branche pour les sorciers. Voldemort (alias Tom Riddle), descendait du plus jeune fils quant à lui, mais il ne put s'empêcher de frissonner de dégoût devant l'arbre généalogique de la famille de son ennemi. Passé un certain point… surtout lorsque la famille s'était réduite en nombre, ne laissant que les Gaunt… ils ne s'étaient apparemment reproduits que entre frères et sœurs. Et Harry avait beau être à la traîne en biologie, étant magiquement scolarisé depuis deux ans… même lui pouvait voir le danger dans cette pratique. C'était quasiment du suicide pur et simple à ce niveau.

Il regarda la plume continuer à monter, curieux et intrigué en voyant qu'elle ne s'arrêtait pas après Salazar Slytherin, atteignant et dépassant l'âge du Fer du côté Potter… ignorant qu'elle n'aurait juste pas dû en être capable. Mais Tuffglare, lui le savait. Et sa confusion choquée était suffisant pour que Sephiroth s'en rende compte… le déconcertant. Parce que les Goblins montraient rarement leurs émotions, même s'il fallait bien les connaître pour le voir. L'argenté regarda la plume continuer à écrire, le parchemin s'allongeant tout seul, excédant rapidement un mètre, puis deux, puis trois, et continuant à s'allonger sans interruption. Finalement, la plume s'arrêta, les faisant tous les trois cligner des yeux, le Goblin choqué de voir un test durer si longtemps, alors que ça n'aurait juste pas dû être possible.

Après quelques instants où il resta immobile, silencieux, Tuffglare tendit la main, récupérant la plume, et faisant signe à Harry de récupérer le parchemin. Le garçon s'exécuta timidement, lisant son arbre généalogique avec une certaine avidité curieuse, intégrant les noms de sa famille avec attention. Il remonta lentement l'arbre, notant les dates de naissance et de mort de ses ancêtres, attristé de voir que certains étaient parfois morts très jeunes, parfois avant même d'avoir un an. La lignée de sa mère s'arrêtait à Salazar Slytherin… mais celle de son père continuait bien après cela, à son plus grand étonnement.

Finalement, il arriva en haut du parchemin, et cligna des yeux en voyant le nom de ses plus anciens ancêtres. Encore plus timidement qu'avant, il attira l'attention de Sephiroth sur eux, craignant sa réaction.

–Seph ? Regarde… C'est vraiment… ?

L'argenté cligna des yeux, étonné. Il n'avait pas cherché à regarder le test d'héritage, respectant la vie privée de Harry, mais il se pencha dessus avec curiosité… avant de renifler avec un certain amusement ironique en voyant les noms marqués. Cloud Strife et Tifa Lockhart, dont le fils aîné avait été appelé Storm, et dont Harry était le descendant. Il n'osait même pas imaginer le gamin.

–Hé bien, voilà qui explique une partie de ta chance, dit-il avec un certain amusement. J'imagine que Cloud doit être en train de me hurler dessus pour que je m'éloigne de toi, Rivière de la Vie ou pas.

–Tu… n'es pas fâché ? Demanda le garçon avec hésitation et confusion.

Sephiroth le regarda avec étonnement.

–Pourquoi est-ce que je serais fâché contre toi ? Demanda-t-il gentiment. Tu n'es pas responsable des actions de ton ancêtre, Harry. Tu n'es pas lui… même si je dois admettre que tu lui ressemble effectivement un peu. Je ne suis pas Snape, ajouta-t-il gentiment devant le soulagement confus de l'adolescent. Je ne vais pas te tenir rigueur du fait que tu descende de Cloud… bien au contraire. S'il ne m'avait pas arrêté… j'aurais détruit la planète.

–Vraiment ? Demanda le garçon avec espoir.

Snape… l'avait tellement rabaissé en le comparant à son père, disant qu'il était exactement comme lui au même âge, malgré le fait que le pauvre enfant ne se souvenait même pas de ses parents… qu'il avait eut peur que Sephiroth ne fasse de même. Parce que même si son père était mort depuis presque 13 ans… Snape se comportait comme s'il était encore en vie. Et pour Sephiroth c'était encore pire, car, d'un certain point de vue, les événements avec Cloud s'étaient déroulés peut-être deux ans plus tôt au plus. Autant dire hier, du point de vue de l'argenté. Car il avait dit à Harry que le temps n'avait guère eut de sens quand il dormait dans le cristal. Mais l'entendre dire qu'il ne lui en voulait pas pour les actions de son ancêtre… même si ce dernier l'avait tué par trois fois… était un soulagement.

Sephiroth hocha gentiment la tête en réponse. Il avait conscience des traces laissées à la fois par Snape et les Dursleys… et faisait de son mieux pour rassurer Harry, ainsi que guérir les cicatrices laissées par leur traitement. Le jour où il aurait le droit de tuer Dumbledore, cependant… serait probablement l'un des plus beau jours de sa vie depuis qu'il s'était réveillé. Même si le plus beau resterait sans conteste la retrouver.

–J'ai une dette envers Cloud, même si lui ne verrait certainement pas les choses de cette façon. Et puis… j'ai fait une promesse. Et j'ai bien l'intention de la tenir, dit-il doucement.

Harry se rappelait de cette promesse, même si Sephiroth n'avait jamais donné de détails. Trouver quelqu'un à protéger, en sa mémoire. Et ça le réconfortait en un sens. L'argenté hésita ensuite un moment, avant de porter son attention sur Tuffglare. Sa question fit hausser un sourcil étonné au Goblin, le rendant confus.

–J'aimerais aussi pouvoir effectuer un test d'héritage moi-même, si c'est possible. Je n'ai jamais connu mes parents biologiques… et j'aimerais savoir si les noms qu'une… amie m'a donnés sont exacts.

Tuffglare hocha la tête. Au point où il en était… il n'était pas sûr que quelque chose puisse encore le surprendre. Il allait très vite être détrompé, cependant. Sephiroth suivit les mêmes étapes que Harry, au détail près qu'il dut rouvrir trois fois la plaie, cette dernière se refermant bien trop rapidement pour que les treize gouttes de sang puissent tomber dans le bol. Le test fut bien moins long cette fois-ci, n'ayant pas besoin de remonter près de dix millénaires en arrière. Malgré tout, Sephiroth pouvait voir qu'il montrait ses ancêtres sur au moins une trentaine de générations.

L'argenté s'empara du parchemin avec une certaine nervosité. Si le fait de savoir que Jenova n'avait pas été sa mère l'avait soulagé, en un sens, après ce qu'elle lui avait fait faire… une partie de lui craignait sincèrement que Hojo soit bel et bien son père. Fermant les yeux, il inspira profondément, manquant ainsi l'expression choquée du Goblin devant l'état de la plume, dont la point avait complètement fondue sous l'effet de son sang, la rendant inutilisable. Rouvrant lentement les paupières, son regard se fixa sur le nom de ses parents avec nervosité… avant que ses épaules ne se détendent en voyant ces derniers. Vincent Valentine… était bel et bien son père, et c'était un immense soulagement pour l'ancien Général. Tout était malgré tout mieux que Hojo, mais savoir avec certitude que le fou furieux n'était pas son père… ôtait un poids de son cœur. Il se rappelait des images montrant ses parents, et même Genesis avait admit qu'il ressemblait vraiment à eux… et le rouquin avait reconnu avoir eut du mal à imaginer qu'il ait pu croire que Hojo était son père, même en prenant en compte son état mental de l'époque. Le regard de Sephiroth passa brièvement sur les noms de ses ancêtres, remarquant sans trop d'étonnement que ces derniers étaient Wutaïens. Il se rappelait que Genesis avait commenté là-dessus, ses traits n'étant pas purement Midgardiens ou des îles autres que Wutaï. Grimoire, son grand-père, était probablement le troisième ou quatrième de son nom à être né en-dehors de Wutaï.

Ses lèvres se pincèrent avec un mélange de chagrin et de colère en regardant en-dessous de son nom. Tuffglare avait put entrapercevoir ses surnoms en-dessous de son nom, et il n'avait pas pu s'empêcher de frisonner. Le Cauchemar n'était pas juste un conte pour enfants, visiblement. Mais son expression… était un étrange mélange de colère et de chagrin en lisant ce qui était écrit sur le parchemin. Sephiroth… pouvait lire quelque chose qui montrait que les théories des fans n'étaient pas forcément des conneries. Car un trait reliait son nom à celui d'une femme, Victoria "Vicky" Kalypso, qui était une des scientifiques sous les ordres de Hojo. Il se rappelait vaguement d'elle, avant tout parce qu'elle avait été malade lorsqu'il avait treize ans environ. Elle avait passé des jours à vomir le matin, avant de disparaître pendant plus d'un an… et de revenir comme si de rien n'était, mais en le regardant avec un petit air satisfait qui lui avait toujours hérissé le poil. Il comprenait mieux ce qu'il s'était passé, maintenant.

Si Sephiroth avait évité les connaissances médicales autant que possible… il n'avait pas oublié celles qu'il avait apprises à l'époque de la Shinra. Et la fécondation in vitro… en faisait partie. Elle leur avait parlé de certaines théories comme quoi les Incarnés… étaient soit des clones de lui (légèrement altérés génétiquement avant la naissance) ou ses fils, selon certaines théories de fan, comme le fait qu'ils soient effectivement des « morceaux » de son âme qu'il avait volontairement séparés du reste pour accueillir son esprit lors de sa troisième confrontation avec Cloud. Et elle ne doutait pas que ces théories soient vraies, considérant le nombre d'univers possibles pouvant exister simultanément. Concernant sa propre situation… Yazoo, Kadaj et Loz… étaient ses fils, apparemment. S'il se fiait aux dates, ils seraient nés peu avant son 14ème anniversaire… et étaient morts à tout juste 15 ans.

Un soupir chagriné lui échappa, murmurant doucement « elle avait raison » avec tristesse. Étrangement… Jenova était également inscrite dans son arbre généalogique, mais d'une façon assez… étrange. Son nom était placé entre celui de ses parents, un trait la reliant tout de même à son nom. Et en-dessous de son surnom (La Calamité des Cieux), était inscrit quelque chose qui le rendait confus, même s'il se doutait que ça devait faire référence à son statut d'extraterrestre. Race : inconnue (créature). Enfin, il savait déjà plus ou moins que certains de ses… comportements n'étaient pas totalement humains, et sa… constitution assez particulière non plus. Après tout… un humain normal n'avait pas des yeux ou des cheveux comme les siens, sans parler de son aile. Donc il n'était pas complètement surpris. Et il se doutait que ça finirait par se savoir un jour. Sephiroth… se moquait honnêtement de l'avis des moutons constituant la majorité du monde sorcier, mais il n'était pas stupide au point de ne pas se douter que Harry n'aurait pas de problèmes si jamais ça venait à être sut trop tôt.

Et c'était la raison qui l'avait poussé à toujours garder ses pupilles rondes à Hogwarts, au lieu de fendues à leur état normal. Il n'avait pas réellement besoin de se concentrer pour maintenir son apparence comme il le désirait, cependant, ce qui était une bonne chose. Il lui suffisait de visualiser à quoi il voulait ressembler, et de lancer le changement. Son physique reflétait ce qu'il avait décidé, et, à moins qu'il perde le contrôle de ses émotions, ne bougeait pas avant qu'il le décide. C'était presque aussi naturel que de respirer pour lui… même si la majorité de son… « entraînement », si on pouvait dire, avait été fait sous le contrôle de Jenova, quand il avait contrôlé son corps. Mais il n'avait pas oublié ce qu'il avait apprit.

Un soupir lui échappa comme il secouait la tête, sortant de ses pensées. Le passé était le passé, et s'il regrettait certaines de ses actions… il ne pouvait plus rien faire de ce côté-là. L'avenir, cependant… n'était pas encore écrit, quoi que puissent penser certains. Comme Dumbledore. En parlant de celui-ci… Sephiroth avait un rendez-vous avec Bloodfang, le nouveau Manager de comptes de Harry. Roulant le résultat de son test d'héritage, dont il voulait étudier certains éléments en privé lorsqu'il serait rentré, il le plaça dans une de ses poches, avant de regarder le garçon avec attention.

–Harry, est-ce que tu veux venir avec moi voir ton Manager de comptes ? Demanda-t-il gentiment. Ou est-ce que tu préfère rester avec Emma et Hermione pour cette fois ?

L'adolescent hésita quelques secondes, avant de se décider timidement.

–Je préférerais aller avec Emma et Hermione, si ça ne t'embête pas, dit-il tout doucement. De toute façon, je ne vais rien comprendre à ce que vous aller discuter…

L'argenté plaça gentiment sa main sur son épaule, lui faisant lever les yeux avec surprise.

–Ce n'est pas important en soit, et, de toutes manières, ce sera ton tour, un jour, de t'occuper de tes finances. Cependant… ce n'est pas urgent, dit gentiment Sephiroth. Concentre-toi sur tes études pour le moment… le reste peut attendre. Et ne t'inquiète pas pour Voldemort. J'en fait mon affaire, assura-t-il fermement, serrant légèrement l'épaule de Harry pour le rassurer. Et si jamais tu as besoin de moi… n'hésite pas à m'appeler. Je t'entendrais, même si tu es loin.

Le garçon opina, réconforté par ses mots. Il ne voulait pas faire appel à Sephiroth à chaque fois qu'il se retrouvait en danger, surtout vu comment ça arrivait souvent. Seulement s'il n'avait pas d'autre choix. L'argenté reporta son attention sur Tuffglare, qui déglutit malgré lui. Il y avait quelque chose… d'intense dans le regard de son interlocuteur qui faisait qu'il n'avait absolument pas envie de le contrarier, quoi qu'il demande. Il espérait juste que ses demandes resteraient raisonnables, avant d'appeler un jeune Goblin pour le guider. Cependant, l'ancien général se contenta de le saluer, façon Goblin, et de ressortir, suivant l'apprenti, lequel les ramena dans l'entrée de la banque, où ils retrouvèrent Emma et Hermione. Après avoir expliqué la situation à la mère, cette dernière accepta de prendre Harry avec elles. Emma l'avertit qu'ils iraient visiter une boutique où on trouvait des jouets magiques, lui expliquant que s'il ne les trouvaient pas là, ils seraient à Flourish and Blotts pour regarder les livres.

Sephiroth acquiesça, heureux de savoir qu'il pourrait aisément les trouver une fois qu'il aurait finit à Gringotts. Il ne connaissait pas encore tout à fait assez bien Harry pour le localiser aisément en se concentrant, ce qui le rendait facilement nerveux. Même avec elle… ça avait prit des mois pour ça. Cependant… une fois qu'il se serait… « accordé », faute d'un autre mot, à Harry… il pourrait le rejoindre instantanément si ce dernier appelait son nom. Personne ne fit attention à lui lorsqu'il se détourna pour suivre le Goblin qui l'avait guidé, les sorciers ne pensant pas que Harry Potter pouvait être présent dans la banque, grâce à la casquette qu'il portait, cachant sa cicatrice. Malheureusement, le rendez-vous chez un ophtalmologiste n'était pas avant la semaine suivante, ces derniers étant particulièrement occupés avec l'arrivée de l'été, même si Emma avait pu user de sa réputation pour obtenir un rendez-vous en urgence chez un praticien qu'elle connaissait. Harry avait urgemment besoin de nouvelles lunettes, même si Sephiroth avait suggéré des lentilles. Il n'envisageait pas de se débarrasser complètement des lunettes, cependant, tablant sur la stupidité des sorciers concernant les avancées Moldues. Ils s'attendraient à ce que Harry porte des lunettes, ce qui jouerait en leur faveur s'ils décidaient de sortir incognito, cacher la cicatrice avec un peu de maquillage ne serait pas compliqué. Ça, plus une casquette de base-ball comme aujourd'hui pour cacher sa crinière en bataille, et aucun sorcier ne penserait que leur « Sauveur » était parmi eux.

Sephiroth juste avait envie de renifler avec mépris. Des moutons, voilà ce qu'étaient les sorciers, les soit-disant Sang-Purs étant les pires. Et encore. Il avait parfois l'impression que c'était une insulte à ces pauvres bêtes, tout comme il aurait été insultant de qualifier les Dursleys d'animaux. Tout ce qu'il espérait… c'était que les adultes finiraient en prison. Dans le cas contraire… des têtes allaient tomber. Littéralement. Il ferma brièvement les yeux, se centrant, avant de suivre le jeune Goblin, particulièrement nerveux. Ce dernier espérait juste que le Cauchemar ne détruirait pas la banque en apprenant les découvertes de Bloodfang et Gnarlfang… qui avaient déclenchées une colère sourde à Gringotts. Il n'avait pas les détails, étant trop jeune et trop peu gradé pour savoir, mais quelque chose lui disait que l'argenté allait être… furieux dans très peu de temps. Et c'était un euphémisme.

Bloodfang releva la tête en entendant la porte de son bureau s'ouvrir, un frisson lui parcourant le dos malgré lui en voyant le Cauchemar entrer. Il n'était pas à la banque la dernière fois que celui-ci était passé, mais il avait entendu les rumeurs. De son propre frère, en plus, et il savait que celui-ci n'était pas du genre à exagérer. Il était toujours choqué par le fait qu'il ait été choisit, lui, plutôt que d'autres Goblins plus âgés et plus hauts placés, pour s'occuper des comptes Potter. Surtout pour un compte avec un profil aussi haut placé que la famille Potter. Des quelques recherches qu'il avait pu faire alors qu'il explorait les manœuvres financières faites par Dumbledore et Molly Prewett-Weasley… la rumeur comme quoi leur compte était un des plus anciens de la banque était loin de la vérité. Il s'agissait même du plus ancien compte de la banque. Bien avant que la famille porte le nom de Potter. Gringotts… existait depuis des siècles en Angleterre, bien avant que les îles portent ce nom, bien avant même que Britannia soit leur nom. Et les Potter… ainsi que leurs ancêtres… avaient toujours eut un compte dans la banque. Le nom avait peut-être changé… mais pas leur numéro de Coffre. Toujours le même depuis la création de Gringotts. C'est à dire inexistant. Car les plus anciens Coffres n'avaient pas de numéros, le système étant bien plus récent que ces coffres. Le seul autre coffre à ne pas avoir de numéro… était celui de Emrys. Et il était dormant depuis près d'un millénaire. Depuis que Merlin avait cessé de donner signe de vie… même s'il n'était apparemment pas mort.

Se secouant mentalement, il répondit à la salutation de Sephiroth, celui-ci montrant d'excellentes manières pour un humain… ou, du moins, un presque humain, comme le montrait son apparence. La race importait peu, pour les Goblins, s'ils étaient honnêtes. Ce qui importait était le respect montré… qui était retourné si c'était le cas, et les prouesses martiales. Et le Cauchemar… avait été réputé pour son sens de l'honneur et le respect qu'il montrait à ceux qui en étaient dignes. Sans compter ses capacités au combat au pays de Wutaï, les rares témoignages de l'époque lui accordant un respect certain, même si c'était en partie à contrecœur, même si la folie dans laquelle il avait sombré l'avait un peu terni aux yeux de ce peuple. Il était cependant clair qu'il n'avait pas été lui-même lors des événements de la Chute du Météore, son sens tactique étant clairement absent de sa planification… car même quelqu'un n'étant pas guerrier pouvait voir que ses actions n'avaient rien à voir avec ce dont le Général qu'il avait été était capable.

Repoussant ces pensées de son esprit, il décida de commencer par Molly Prewett-Weasley, étant donné qu'elle était la moins… grave des deux offenseurs. Sortant les conclusions de l'enquête, il les passa à Sephiroth, qui les accepta avec un signe de tête. L'argenté lut les pages avec attention, fronçant les sourcils. Il s'attendait honnêtement à pire de la part de la mère de famille… même s'il ne comprenait pas vraiment ce qui lui avait permit de retirer assez d'argent pour financer l'éducation de ses enfants… à l'exception de son aîné, où elle n'avait prit que 10 % environ du prix de sa scolarité dans les coffres de Harry. C'était toujours ça… même s'il n'avait pas l'intention de laisser complètement couler. Levant la tête, il fixa le Goblin de ses yeux félins, le faisant frémir.

–Que pouvez-vous me dire sur les retraits effectués par Mme Weasley ? Demanda-t-il sur un ton calme, mais dans lequel couvait une colère sourde.

Bloodfang déglutit, mais répondit bravement.

–Tous les détails sont dans le dossier de Albus Dumbledore, que je vous passerais dès que vous en aurez fini avec Molly Prewett-Weasley. Ce que je peux vous dire immédiatement, en revanche, c'est qu'elle n'a utilisé l'argent qu'elle pouvait retirer que pour financer l'éducation de ses enfants. Toutes les autres dépenses de la familles ont été soit faites grâce au salaire de Mr Weasley, ou grâces aux légumes et plats qu'elle vendait au marché de leur village. Quelle est… votre décision à son sujet ? Demanda-t-il timidement, voulant éviter de provoquer la colère de son interlocuteur.

Il pouvait littéralement sentir que la température de la pièce avait baissé de plusieurs degrés, et il n'était pas impatient de voir sa réaction au dossier de Dumbledore. Sephiroth fronça les sourcils en l'entendant, mais hocha la tête. Visiblement, Molly Weasley avait évité d'utiliser au maximum l'argent de Harry, même s'il désapprouvait le fait qu'elle ait plus ou moins pillé ses comptes… bien que le vieux sorcier soit clairement le pire des deux. Fronçant les sourcils, l'argenté soupesa ses options. Il pouvait certainement exiger qu'ils remboursent immédiatement l'argent dépensé… mais quelque chose lui soufflait de ne pas le faire, et il pouvait voir plusieurs raisons sans avoir à réfléchir bien longtemps. Premièrement, il était clair qu'ils n'avaient pas les moyens de rembourser l'argent immédiatement, vu que Molly Weasley avait utilisé cet argent pour financer l'éducation de ses enfants. Deuxièmement… Harry était proche de Ron, le plus jeune fils… même si celui-ci avait bien besoin qu'on lui rappelle les manières à table. En permanence. La pensée le fit soupirer de façon presque inaudible. Non, il ne séparerait pas Harry de l'un de ses rares amis… même s'il avait la ferme intention de mettre un frein aux tendances de Ron à repousser ceux qui essayaient d'approcher son protégé. Il reprit lentement la parole, organisant ses réflexions à mesure.

–Pour le moment… je préfère ne rien faire, pour un certain nombre de raisons, la principale étant que je doute qu'ils aient les moyens de rembourser, même en vendant toutes leurs possessions. Ce qui ne veut pas dire que je vais la laisser s'en tirer sans rien faire, ajouta-t-il calmement, voyant l'expression du Goblin. Je vais faire preuve d'indulgence… à condition que elle ou les enfants remboursent les sommes utilisées. Appelons ça… un prêt qui est dû avec beaucoup de retard dans certains cas. Et précisez bien que seule Molly Weasley, ou ses enfants à la rigueur s'ils désirent rectifier les torts causés par leur mère, doivent payer. Inutile de faire payer Arthur Weasley pour quelque chose dont il n'est pas responsable.

Bloodfang hocha la tête, notant rapidement les instructions. Il tendit ensuite le dossier concernant Albus Dumbledore à l'argenté, luttant contre les frissons, refusant de paraître faible. Sephiroth ouvrit le dossier et commença à le lire, prêtant à peine attention à l'expression presque terrifiée qu'il pouvait lire sur le visage du Goblin. Sa propre expression se fit de plus en plus sombre en lisant les conclusions de l'enquête, la colère brûlant dans son cœur. Albus Dumbledore… avait tout fait pour piller les comptes de Harry, mais il n'avait pu accéder qu'au Coffre réservé à l'éducation des enfants mineurs, lequel était automatiquement rempli au début de chaque solstice jusqu'à atteindre une certaine somme. Le Coffre Familial était une autre affaire, et seul la famille pouvait y accéder, ou des personnes en qui la famille avait confiance. Une bonne chose, au moins les artefacts et les grimoires familiaux avaient été en sécurités, hors de sa portée. La moutarde commença à lui monter au nez en lisant les mouvements bancaires du Directeur (et autres titres) depuis la mort des parents de Harry. Le vieux sorcier… s'était systématiquement emparé de l'argent légué à Harry, ainsi que des propriétés. Les artefacts et grimoires familiaux lui avaient échappés, car ceux-ci étaient généralement trop sensibles pour sortir de la banque, et avaient été déplacés par les Goblins d'un Coffre Familial à l'autre grâce à leur branche particulière de magie.

Bloodfang ne put s'empêcher de se faire dessus quand la température de la pièce s'effondra totalement, la glace s'étendant sur le sol et grimpant même sur les murs. Il pouvait également voir son souffle se condenser devant son visage, et sut que Sephiroth venait d'atteindre la partie sur les Dursleys. Comment ils avaient étaient payés entre le double et le triple de ce qu'ils avaient été officiellement payés pour s'occuper de Harry… et pour le maltraiter cette fois-ci. Rien qui ne laisse des traces sur le long terme physiquement, cependant, ou qui risque de l'envoyer à l'hôpital, mais assez pour qu'il soit facilement malléable par quelqu'un qu'il verrait comme un sauveur pour l'avoir secouru de cette situation. La maltraitance était soigneusement codifiée, remarqua-t-il à travers le filtre verdâtre qui s'était superposé à sa vision, détaillant le fait qu'il n'était pas autorisé à savoir son nom avant d'entrer à l'école, les coups qu'il était acceptable de lui donner, tout comme le peu de nourriture qu'il recevrait. Tout cela afin qu'il soit physiquement et magiquement affaibli, même si les chaînes sur son cœur magique n'était pas détaillées. Mais Sephiroth savait que la magie du garçon l'avait aidé à rester en vie, se développant plus largement et plus rapidement que la normale pour essayer de le maintenir en vie. Ce qui le laissait avec une énorme réserve maintenant que son cœur magique n'était plus drainé en permanence… et qui nécessitait désormais un entraînement régulier pour l'aider à contrôler sa magie.

L'ancien Général avait juste envie de tout détruire sur son chemin, et il luttait contre le désir de sortir de la banque pour aller s'occuper de Dumbledore. Répétitivement, ce dernier avait dû aller rappeler aux Dursleys de ne pas y aller trop fort avec Harry… sans jamais faire quoi que ce soit pour qu'ils le traitent ne serait-ce que comme un être humain, et pas un esclave ou pire, un objet sur lequel ils avaient tous les droits. Sephiroth avait juste envie de tout détruire… et une partie de lui regrettait qu'il n'y ait pas de salle de réalité virtuelle à cette époque. Sans qu'il le sache, les lumières vacillèrent et diminuèrent légèrement, son aura interférant avec la magie de la banque, rendant les Goblins extrêmement nerveux… et rendant confus les sorciers qui se trouvaient dans l'entrée de la banque. Mais les Goblins n'étaient pas les seuls à sentir que le Cauchemar était en colère. Trois autres personnes l'avaient également sentit.

Hermione s'arrêta net devant des rayons où se trouvaient des peluches enchantées, un frisson d'angoisse lui parcourant le dos sans qu'elle sache pourquoi… et la certitude que Sephiroth était en colère. Non, pas en colère, rectifia-t-elle mentalement, fou de rage.

–Tout va bien Hermione ? Demanda timidement Harry, visiblement inquiet.

L'adolescente se secoua, avant de lui répondre.

–Oui, t'inquiète pas. Juste… je crois que… Sephiroth est en colère ? Dit-elle, son ton à mi-chemin entre l'affirmation et la question.

–Comment tu le sais ? Questionna le garçon, perplexe.

Hermione hésita quelques secondes, avant de répondre, hésitante.

–Une intuition ? Vraiment, je ne sais pas. Je sais juste qu'il est furieux à propos de quelque chose.

Harry la regarda avec confusion, avant de hocher la tête, acceptant sa réponse sans discuter. Il avait confiance en son amie, même s'il se demandait comment elle pouvait savoir ça, mais il n'allait pas réfuter son intuition. Il savait qu'elle avait du mal à faire confiance à ses instincts, contrairement à lui.

Bien plus loin de là, deux garçons se figèrent exactement au même moment que Hermione.

L'un était sur un balai volant, et ne put s'empêcher de caqueter sur un ton diabolique, bien que se demandant dans un coin de son esprit pourquoi il se sentait désolé pour l'âme qui avait provoqué la colère qu'il sentait, sachant inconsciemment que cette personne allait souffrir… avant de se dire que non, il l'avait bien mérité. Dommage que ça ne soit pas ce furet albinos qui soit dans cette position… et pourquoi il pensait ça d'un coup ? Se demanda-t-il en fronçant les sourcils. Secouant la tête, il sortit ces pensées de son esprit, reprenant son vol. Il voulait pouvoir entrer dans l'équipe de Quidditch de leur Maison si jamais il y avait une place qui se libérait… même s'il ne souhaitait à aucun des membres de se blesser. Et ça lui permettait de respirer un peu, loin de sa famille. Par moments… il étouffait sous le nombre, sans qu'il comprenne pourquoi.

Le second… était dans une librairie, et releva brusquement le nez de son livre, fronçant les sourcils, se demandant pourquoi il avait une soudaine et violente envie de partir dans une tirade furieuse sur le manque d'honneur de certains. Après quelques minutes à réfléchir sur la chose, il haussa les épaules, retournant au livre qu'il lisait. La Légende du Cœur de Dragon était l'un des livres les plus anciens dans les archives familiales de la bibliothèque, et, étrangement, ce livre résonnait avec lui. Surtout l'Ancien Code des chevaliers… qui lui paraissait étrangement familier. Comme si… comme s'il l'avait entendu dans une autre vie ?

Le monde sorcier était encore ignorant des vagues à venir… qui secoueraient le confort de la soit-disant élite d'ici peu de temps. Emportant leurs privilèges mal acquis avec elles… et égalisant les chances. Mais nous n'en sommes pas encore là.

Dans son bureau à Gringotts, Bloodfang devait lutter contre l'envie d'essayer de s'enfuir loin de la présence de Sephiroth. Il était à peu près certain qu'on ne le blâmerait pas pour céder à ses instincts, malgré leur culture guerrière, parce que personne ne voulait se retrouver face à face avec un Cauchemar en colère. Et là, il n'était juste pas en colère, mais fou de rage. Le Goblin se demanda dans un coin de son esprit si ça n'aiderait pas de dire que son peuple partageait sa fureur, avant de décider qu'il préférait encore attendre qu'il se calme un minimum. Parler risquait d'attirer l'attention sur lui, et de focaliser la rage glaciale qui tourbillonnait autour de lui sur sa personne. Il avait encore envie de vivre, et pas de mourir gelé au milieu de l'été, son clan se moquerait de lui pour les dix générations à venir si jamais ça arrivait.

La fureur de Sephiroth tourbillonna autour de lui pendant ce qui parut être une éternité au pauvre Goblin, l'argenté s'obligeant à lire le dossier jusqu'au bout. Lorsqu'il eut finit, il reposa délicatement les papiers sur le bureau, fermant les yeux, et se mit à méditer. Lentement, progressivement, il parvint à faire reculer la colère, son aura se calmant en même temps, jusqu'à ce que la température de la pièce revienne plus ou moins à la normale. Bloodfang ressentit un certain soulagement en voyant qu'il s'était à peu près calmé… même si la glace sur les murs était toujours là. Un frisson lui parcourut une nouvelle fois le dos lorsque l'ancien général rouvrit les yeux, ces derniers brillant doucement dans la lumière du bureau, leur donnant une apparence irréelle et inhumaine. Il avait peut-être reprit son calme, oui… mais il était clairement furieux à cause des actes de Dumbledore. Ce dernier était foutu, Bloodfang le savait. Tout la question était… de savoir à quelle sauce Sephiroth allait le manger… métaphoriquement parlant. Le Goblin prit la parole, son ton presque timide bien loin de l'assurance habituelle de sa race.

–Le Roi Champion Ragnok a fait savoir qu'il avait fait préparer un… endroit pour que vous puissiez vous défouler, Mr Valentine. Voulez-vous que je vous y conduise ?

Sephiroth cligna des yeux, un peu surpris, avant qu'un léger sourire amusé n'étire ses lèvres. La vision ne fit rien pour détendre Bloodfang, qui le trouva même encore plus inquiétant comme ça, même s'il était soulagé de voir de l'amusement dans son expression.

–Transmettez mes remerciements à Ragnok… mais je doute que vous ayez quelque chose capable de supporter ma force assez longtemps pour que je puisse me défouler proprement, même avec la magie. Sans compter que cela prendrait beaucoup trop de temps, et que je ne tiens pas à faire attendre Harry et les autres trop longtemps. Cependant… je pense qu'une pause nous fera du bien à tous les deux, Manager Bloodfang. Des rafraîchissements ne seront sans doute pas de trop, dit l'argenté diplomatiquement.

Le Goblin cligna des yeux avec surprise, avant de réaliser que son interlocuteur devait probablement pouvoir sentir son… « petit accident », et lui offrait un échappatoire facile en lui suggérant des rafraîchissements, lui permettant de s'absenter quelques minutes sans perdre la face. Le saluant d'un signe de tête, il ne put dissimuler son soulagement en lui répondant.

–Je pense également qu'il s'agit d'une bonne idée, Mr Valentine. Avez-vous une préférence ?

La lueur amusée dans le regard de Sephiroth était plus prononcée cette fois-ci… et également moins inquiétante.

–Si vous pouviez éviter la nourriture typique de votre race, je vous en serait reconnaissant. Autrement… je n'ai guère de préférence. Je ne suis pas difficile. Et je doute que même vous ayez un alcool pouvant m'enivrer. Alors n'hésitez pas à apporter ce que vous avez de plus fort.

Hochant la tête, le Manager sortit aussi dignement que possible, accostant un autre Goblin sur le chemin pour lui demander de préparer des rafraîchissements… et l'alcool le plus fort qu'ils aient en stock. Il ne doutait pas de l'affirmation de son… « client », s'il pouvait l'appeler ainsi, concernant le fait qu'il soit immunisé à l'alcool (quand le CAUCHEMAR en personne se baladait sur la surface de la terre, et se trouvait même devant vous, plus rien ne pouvait vous étonner), mais lui-même n'aurait pas dit non à un bon verre. Tout ce qu'il espérait… c'était que Sephiroth serait un peu plus calme lorsqu'il reviendrait.

Le concerné profita de la pause pour relire les documents, peinant à garder son calme durement retrouvé avec certaines des informations qu'il pouvait y lire. Sephiroth fronça les sourcils en remarquant que Dumbledore aurait payé une certaine Arabella Figg pour garder un œil sur Harry. La question étant… est-ce que celle-ci avait ou non rapporté le fait qu'il était maltraité ? Et si oui… cela jetait une lumière assez sombre sur la vie de Harry. À part ça… la plupart des mouvements bancaires du vieux bouc s'étaient apparemment concentrés sur les dessous-de-tables pour acheter des votes, ou faire taire des gens sur certaines de ses activités. Une partie de l'argent était également allée aux dépenses de son Ordre du Phénix, pour acheter des ingrédients pour les potions de soins (mais pas que ça, remarqua-t-il, essayant de déterminer les différentes potions que l'ont pouvait faire avec), de la nourriture, quelques armes (alias baguettes magiques), et des habits protecteurs. Mais la plus grande partie de l'argent qu'il avait pu retirer avait été placée dans son propre Coffre, accumulant des intérêts mal acquis.

L'argenté reposa le dossier sur le bureau comme Bloodfang revenait, habillé de vêtements propres et avec un plateau sur lequel se trouvait les rafraîchissements promis. Sephiroth regarda le choix de boissons pensivement, avant de se décider pour le Firewhiskey. Aussi fort qu'il soit… cet alcool était très, très loin d'atteindre la puissance du 7ème Ciel. Il prit quelques secondes pour regretter cette boisson, tout en sachant que dans l'état d'esprit où il était, se soûler n'était pas l'idée du siècle. Même pour tenter d'oublier. Son contrôle sur lui-même était déjà à deux doigts de céder, et il n'avait pas envie de voir ça arriver. Certes, il pourrait peut-être arriver à se débarrasser de Dumbledore, des Dursleys, et d'autres encore… mais il était assez lucide pour savoir qu'il n'échapperait pas à Minerva. Et il n'était pas suicidaire.

Vidant son verre d'un trait, il cilla à peine en laissant échapper les flammes pour lesquelles la boisson était réputée, avant de se verser une tasse de thé. Les sandwiches et autres pâtisseries étaient également les bienvenus, et Bloodfang se servit également de son côté. Les quelques minutes suivantes passèrent en silence, bien que la tension dans la pièce ait beaucoup baissé par rapport au moment où Sephiroth s'était retrouvé à lire le dossier sur Dumbledore.

Finalement, l'argenté reposa sa tasse, signalant silencieusement qu'il avait finit en reprenant le dossier sur le vieux sorcier. Comprenant le signal informulé, Bloodfang reposa également son verre, et le plateau disparut tout seul quelques secondes après. Regardant l'ancien guerrier, il put voir que si celui-ci était toujours de mauvaise humeur, son contrôle était de nouveau en place, ce qui était un soulagement.

–Comment comptez-vous procéder concernant Albus Dumbledore, Mr Valentine ? Demanda-t-il poliment, plongeant directement au cœur du problème.

Sephiroth laissa échapper un soupir en réponse. Même s'il aurait aimé se débarrasser du vieux bouc immédiatement, Minerva avait été claire sur le fait que, pour l'instant, certains événements devaient arriver avant qu'il puisse se charger de Riddle, et, par conséquent, de Dumbledore.

–Pour le moment… je ne compte rien faire, pour un certain nombre de raisons. La première… c'est que Minerva elle-même m'est apparue en rêve, et m'a clairement dit que certains événements devaient arriver pour que Riddle, alias Voldemort, puisse être éliminé pour de bon. Je suis à peu près… certain que laisser Albus Dumbledore en vie, au moins pour l'instant, en fait partie. Même si ce n'est pas l'envie de le tuer qui me manque.

Bloodfang sursauta, surpris, avant de hocher la tête, choqué. Si l'ordre venait de la Déesse elle-même… il n'allait certainement pas protester. Sephiroth, cependant, n'avait pas fini.

–De plus… plus nous attendons avant de nous occuper de Dumbledore… et de Molly Weasley si elle décide de ne pas rembourser l'argent qu'elle a… emprunté, plus ils vont s'enfoncer dans leurs crimes. Particulièrement Dumbledore.

–Je… vois, dit le Goblin, frissonnant malgré lui à l'idée que la Déesse… avait décidé de s'impliquer activement dans leur vie. Dans tous les cas, nous, à Gringotts, nous sommes occupés de… traquer l'argent dépensé par Albus Dumbledore depuis les comptes de Mr Potter.

Sephiroth acquiesça en réponse.

–En parlant de ça… pouvez-vous m'en dire plus au sujet de Arabella Figg ?

Bloodfang hocha la tête, sortant un dossier.

–Mrs Arabella Doreen Figg est une Cracmol, née de la famille Fudge, et est la sœur aînée de « l'estimé » Ministre, dit le Goblin, sarcastique. Elle fur déshéritée parce qu'elle n'a pas pu assister à Hogwarts, justement à cause du fait qu'elle soit une Cracmol, et a fini par s'établir comme éleveuse de part-Kneazles, qu'elle vend aux sorciers ou aux Moldus, afin d'avoir un revenu, aussi modeste qu'il soit. Cependant, sur la dernière décennie à peu près, Albus Dumbledore (et Bloodfang feula littéralement le nom), l'a payée pour habiter à Little Whinging, afin de veiller sur l'Héritier Potter. Et je peux vous assurer que les hiboux en faisaient, des aller-retours. Au moins une fois par semaine, voire plus.

–Donc… elle rapportait ce qu'elle voyait à Dumbledore, dit doucement Sephiroth. Et si j'en juge par le nombre de lettres envoyées… elle ne devait pas approuver le traitement de Harry aux mains de ces… animaux.

–C'est également mon avis, confirma Bloodfang. Elle n'est cependant jamais venue à Gringotts depuis que ses parents l'ont… déshéritée à ses 17 ans. Je ne serais pas étonné que jusqu'à ce que Dumbledore la contacte pour l'installer à Little Whinging, elle n'ait eut aucun contact avec le monde sorcier. Aucun de ses enfants ne s'est avéré être sorcier non plus, et son mari est mort il y a quinze ans environs.

–Mort suspecte ? Demanda Sephiroth, peu étonné.

Mais le Goblin secoua la tête.

–Non, il est mort dans un accident de la circulation en France, et rien ne laisse soupçonner l'influence de Dumbledore dans cet événement.

–Je vois… dit lentement Sephiroth. Où se trouve Arabella Figg actuellement ?

–Selon ses mouvements bancaires… en visite chez son fils cadet, qui s'est établi en Irlande. Je tiens d'ailleurs à ajouter qu'elle n'a probablement jamais su que Dumbledore la payait avec le propre argent de Mr Potter. Celui-ci… faisait convertir l'argent en monnaie Moldue avant de lui envoyer tous les mois.

L'argenté hocha la tête. Du peu que Harry lui avait raconté… Arabella Figg avait joué le rôle d'une vieille fille un peu folle, qui ne faisait que parler de ses chats à longueur de temps lorsqu'elle le gardait. Le garçon avait admit s'être ennuyé à mourir chez elle… mais il préférait encore ça à être enfermé dans sa « chambre ».

–Je vois. Savez-vous quand elle doit revenir chez elle ?

–Si elle suit son schéma habituel… aujourd'hui même, demain au plus tard. Avez-vous l'intention d'aller la rencontrer ? Demanda Bloodfang sur un ton neutre.

–Oui, pour un certain nombre de raison, la principale étant de lui expliquer que Albus Dumbledore ne doit pas savoir, au moins pour l'instant, que les Dursleys ont été arrêtés. Aussi, elle doit être informée que tous les paiements reçus de la part de ce vieux bouc ont été fait avec l'argent de Harry.

Bloodfang hocha la tête. Sephiroth considérait clairement Mrs Figg comme étant innocente de tout crime après les informations qu'il avait reçues, tout au plus coupable d'être ignorante de la véritable origine de l'argent qu'elle recevait. Sephiroth demanda également à Bloodfang s'il était possible de placer un sort ou une protection pour rediriger les hiboux sur la maison des Grangers, les envoyant à Gringotts cette fois. Le guerrier précisa cependant qu'il serait bon qu'ils envoient les originaux ou une copie au Directeur, afin que celui-ci ne réalise pas immédiatement que quelque chose clochait. Ils prirent encore un quart d'heure pour régler les derniers détails, puis Sephiroth prit congé de Bloodfang, le saluant respectueusement, de guerrier à guerrier.

Sortant de la banque, son déguisement en place, il prit quelques minutes pour se calmer complètement, sachant que Harry était toujours inquiet et nerveux quand quelqu'un s'énervait dans son entourage immédiat… même si le garçon lui accordait une confiance qui le surprenait honnêtement. L'argenté ne savait pas si c'était parce qu'il l'avait sauvé de Riddle, ou qu'il l'avait protégé de Snape, ou des Dursleys, ou une combinaison de tout ça… et ça n'était pas réellement important à ses yeux. Ça lui rappelait une autre personne… et rien que le souvenir de la confiance qu'elle leur avait accordé lui serrait le cœur. Une partie de lui… restait convaincue qu'il n'en était pas aussi digne que ce qu'elle avait pensé. Parce qu'il avait été incapable de la protéger, au final. Même si elle lui avait dit que ce n'était pas de sa faute, car il n'avait pas été là lorsqu'elle avait été… assassinée. Fermant les yeux, il repoussa le chagrin de son mieux. S'attarder sur le passé… ne le mènerait à rien. Même s'il ne pouvait pas s'en empêcher par moment.

Avec un soupir, il utilisa discrètement Scan pour s'assurer qu'il avait bien repéré Harry là où Emma lui avait dit qu'ils iraient. Et effectivement, ils étaient encore dans la boutique de jouets magiques. Se dirigeant dans cette direction, il prêta à peine attention aux sorciers autour de lui, qui vaquaient à leurs occupations comme si de rien n'était. Pour eux… l'année scolaire venait de se finir, et ils étaient ignorant de ce qui pouvait se passer à l'intérieur de la banque… ou dans le monde en général. Et Sephiroth n'avait pas l'intention d'attirer leur attention dessus pour le moment.

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Harry regarda autour de lui avec émerveillement en entrant dans la boutique. Il y avait des jouets de toutes sortes autour d'eux, certains très semblables à ceux que l'on aurait pu trouver dans le monde Moldu, comme des poupées… et d'autres qui était si évidemment magiques qu'il ne put s'empêcher de les contempler avec fascination. Un bruit au-dessus d'eux attira son attention, et il ne put s'empêcher de rire en voyant un vaisseau pirater voler au-dessus des étagères, ses canons laissant échapper des étincelles colorées, le bruit presque réaliste si ce n'était pour le volume. Un peu plus loin se trouvait une espèce de cheval à bascule, ancienne version, enchanté pour se comporter comme un véritable cheval, et assez réaliste. Un mouvement sur son côté attira son attention, et il s'approcha du mur pour trouver une espèce de maison de poupée à l'effigie d'Hogwarts, et devant laquelle passaient des rails pour un train miniature… qui ressemblait beaucoup à l'Express. Il y avait aussi des yo-yo, des toupies qui tournaient toutes seules, changeant de couleurs ou de motifs à intervalles plus ou moins réguliers, des boîtes à surprises, et tant d'autres choses à voir qu'il ne savait plus où donner de la tête, malgré son absence de lunettes. Emma lui avait promis un rendez-vous chez quelqu'un pour lui permettre d'avoir enfin une prescription à sa vue, et il devait admettre être impatient d'y arriver. Y voir enfin clairement serait un énorme progrès, lui permettant de ne plus être prit par surprise par ses « ennemis » à l'école… ou d'autres, comme Emma qui le tirait soudain loin des poupées.

Cette dernière se demanda comment les sorciers pouvaient laisser des poupées clairement inspirées de films d'horreurs à la portée des enfants… avant de remarquer le regard mi-incrédule mi-méprisant, et de réaliser qu'il y avait de grandes chances que ce soit en fait l'inverse. Malgré tout, elle guida les enfants vers une autre section de la boutique, concernant les peluches, et elle regarda les yeux de Harry s'illuminer avec fascination en voyant les jouets animés qui se promenaient dans cette zone. La mère de famille, quand à elle, se retrouva à contempler les costumes non loin avec fascination. En plus des costumes de princesses et de chevaliers auxquels elle s'attendait, il y avait aussi des costumes de viking… et même de ce qui devait être Merlin. Amusée, elle s'approcha du costume, s'emparant de la carte à côté, et qui décrivait ce que le bâton pouvait faire, probablement pour rassurer les parents. Emma gloussa en lisant la liste de sorts. Ils étaient manifestement conçus pour être inoffensifs, ne pouvant guère faire plus que de changer la couleur de quelque chose, envoyer des étincelles colorées ou briller doucement dans le noir, et, s'ils pouvait faire léviter quelque chose, une assiette ou un roman format poche était le maximum.

Distraite par sa lecture, elle ne prêta pas attention à la brève discussion entre Harry et Hermione, jusqu'à ce que l'exclamation surprise du garçon ne la fasse se retourner. Ce dernier fixait une peluche allongée sur une étagère un peu plus loin, qui regardait paresseusement les enfants qui allaient et venaient dans la boutique. La plupart des adultes semblaient soigneusement éviter la peluche, laquelle rappelait furieusement un Ron drapé sur un des fauteuils de la salle commune aux deux enfants. Le bout de la queue de la peluche, qui ressemblait beaucoup à un lion ou un cougar de couleur rousse, avec une espèce de petite crinière un peu plus foncée sur la tête, bougeait paresseusement tandis qu'il contemplait les enfants. Les yeux bleus de la peluche se fixèrent sur l'adolescente qui s'approchait, se relevant et la regardant avec attention, la tête penchée sur le côté.

Avant de tourner brusquement la tête, ses yeux s'étrécissant, pour fixer un gamin qui rappela beaucoup Dudley à Harry. Le même côté pourri-gâté, et qui s'attendait à ce que tout lui soit offert simplement parce qu'il l'exigeait. Le gamin n'avait même pas prêté attention à ce qui se trouvait autour de lui, son regard fixé sur la peluche. Ses parents, et, étrangement, le vendeur, essayèrent de le dissuader de le prendre, appelant la peluche… Hellspawn ?, faisant ricaner Emma, lui disant que ce n'était pas un jouet dont il avait envie. Le gamin insista qu'il voulait cette peluche, et pas une autre, faisant rouler des yeux à Harry et aux autres. Surtout quand la peluche feula en direction du gamin, montrant ses crocs en peluche d'un air menaçant, le son ressemblant beaucoup à celui d'un gros chat comme le cougar. Ce ne fut cependant pas suffisant pour arrêter le gosse en question… mais la boule de feu qui apparut au-dessus de la tête de la peluche si. Surtout quand celle-ci utilisa sa queue comme une batte de base-ball, envoyant la boule de feu sur le gamin, qui poussa un cri aigu, visiblement terrifié.

Emma était sur le point de paniquer… avant de voir le facepalm fatigué du vendeur, qui semblait plus ennuyé que réellement inquiet. Elle réalisa alors que le feu ne brûlait pas le gamin, car il n'y avait pas de fumée ou d'odeur de chair brûlée… signifiant que le feu était visiblement une illusion. Et donc inoffensif. Le bout de la queue de la peluche était comme enveloppé de flammes, faisant cligner des yeux à Hermione, qui eut une étrange impression de déjà-vu, même si elle aurait été incapable de dire pourquoi elle ressentait ça. Sa mère secoua la tête avec une certaine lassitude, regardant le gamin se réfugier contre ses parents en tremblant de peur une fois que l'illusion du feu se fut dissipée, son père agitant sa baguette tout en murmurant un sort. Sans doute pour nettoyer les vêtements de son fils se dit-elle, soupçonnant que celui-ci s'était probablement pissé dessus de peur.

–On aurait dit Ron qui envoyait un sort à Malfoy, murmura doucement Harry en direction d'Hermione.

–Et qui réussissait, répondit tout aussi doucement cette dernière.

La peluche se redressa, regardant le gamin d'un air impérieux, avant de s'étirer paresseusement et de sauter au sol, avançant d'un air digne en direction d'Hermione, avec une espèce de miaulement de bienvenue. Ses yeux mi-clos et le bout de sa queue dressée qui bougeait doucement rappelèrent le comportement des vrais chats à Emma, qui se souvint que c'était ainsi qu'ils accueillaient ceux qu'ils aimaient. De plus près, elle évalua la taille de la peluche à plus ou moins celle d'un Main Coon, une des plus grosses races de chats qui existait. La peluche vint se frotter contre les jambes d'Hermione en ronronnant comme un moteur, surprenant cette dernière ainsi que les vendeurs présents.

C'était bien la première fois qu'ils voyaient la mascotte de la boutique se comporter ainsi, même avec les enfants qu'elle appréciait le plus, elle n'avait jamais accepté plus que quelques caresses. Le pire restait cependant Albus Dumbledore, selon les archives de la boutique. La peluche l'avait littéralement agressé à la minute où elle l'avait repéré, ou presque. Le bombardant de boules de feu illusoires dans tous les sens en feulant de rage, le pourchassant jusqu'à l'entrée de la boutique, crachant dans sa direction chaque fois qu'il avait essayé de rentrer. Ignorant complètement le reste de sa famille. Et ça avait été la seule fois dans l'histoire de la boutique que la peluche s'était comportée ainsi. Elle avait certes chassé sa part de voleurs et/ou voyous depuis qu'elle était là… mais jamais elle n'avait réagit aussi violemment qu'avec Dumbledore. Mais la voir se comporter ainsi avec quelqu'un qui était clairement une Née-Moldue ? Non, ils n'avaient jamais vu ça. Au plus avait-elle accueillit les employés de la boutique avec un miaulement aimable, ou les habitués et leurs enfants. Et elle ne s'était jamais laissée soulevée par qui que ce soit, acceptant tout juste les caresses des plus jeunes.

Le propriétaire de la boutique, alerté au sujet du comportement inhabituel de Hellspawn, approcha rapidement les Grangers et Harry, regardant la scène avec incrédulité. La peluche avait refusé jusque-là d'être achetée par qui que ce soit, trouvant toujours le moyen de revenir à la boutique dans les jours qui suivaient… peu importe à quel point ses nouveaux propriétaires l'enveloppaient de sorts pour l'empêcher de partir. Sa famille s'était donc résignée à garder la peluche, avertissant les acheteurs potentiels du fait que celle-ci n'était jamais restée bien longtemps où qu'elle finisse. Mais là… elle se laissait porter par l'adolescente, ronronnant paisiblement dans ses bras. Et cette dernière roucoulait presque envers la peluche, faisant ricaner sa mère et le garçon qui les accompagnait.

–Tu es un beau chat pyromane, n'est-ce pas ? Mais oui, tu l'es.

Le sorcier se racla la gorge, attirant l'attention sur lui, surprenant visiblement la jeune fille, qui rougit de gêne, Hellspawn lui jetant un regard plat, sa queue tressaillant comme pour l'avertir.

–Miss, qu'avez-vous fait à Hellspawn ?

Hermione le regarda avec de grands yeux surpris, un air d'incompréhension sur le visage.

–Rien ?! Laissa-t-elle échapper sur un ton choqué. C'est la première fois que je viens ici !

Le propriétaire gloussa, légèrement amusé.

–Pourtant, il a l'air particulièrement épris de vous, Miss.

Hermione rougit encore plus, avant de sursauter comme la peluche laissait échapper un grondement d'avertissement en direction de l'homme, lequel leva les mains en l'air en signe de reddition.

–Hé bien, vu qu'il semble particulièrement vous apprécier, vous pouvez le prendre, mademoiselle. Simplement… ne soyez pas surprise qu'il décide de disparaître sans prévenir. Il a toujours fait ça jusqu'ici.

Il se détourna ensuite pour retourner dans l'arrière-boutique, manquant les regards confus de la famille et des autres clients qui avaient assisté à la scène. Harry s'approcha de la peluche avec curiosité, le regardant avec fascination. Cette dernière lui rendit son regard, le fixant calmement.

–Il a les mêmes tâches de rousseur que Ron, remarqua doucement le garçon. Et le même comportement quand il est de mauvais poil. On l'appelle Ron ?

Hermione gloussa en réponse.

–Non, quand même pas. Pourquoi pas… Ronesis ?

–Pourquoi Ronesis ? Demanda Harry curieusement, tendant la main pour caresser la peluche.

Il passa timidement les doigts dans l'espèce de crinière de Ronesis, remarquant que les poils étaient très doux, un peu comme des cheveux. La peluche se laissa faire, fermant à moitié les yeux comme un vrai chat, ronronnant doucement. Harry remarqua alors une espèce de marque tribale en forme d'aile sur son épaule gauche, l'espèce de tatouage d'un noir de jais visible sur la fourrure rousse… qui était d'ailleurs de la même couleur que les cheveux de son meilleur ami. Hermione reprit la parole, attirant son attention, et il leva les yeux à temps pour capter son expression un peu confuse.

–Parce que ça lui va bien ? Dit-elle doucement, son ton hésitant. Et puis… avec deux Ron, ça porterait à confusion, non ? Même s'il ressemble vraiment à Ron, tu ne trouve pas ?

Harry opina en réponse, regardant la peluche avec curiosité. Emma eut l'impression qu'il y avait une autre raison pour laquelle sa fille disait ça, mais qu'elle n'arrivait pas à déterminer exactement pourquoi. Gentiment, elle attira l'attention des enfants, demandant à Harry s'il voyait quelque chose qui l'intéressait. Ce dernier hésita, jetant un regard timide en direction des boules à neiges sur une étagère, mais ne dit rien, n'osant visiblement pas demander quelque chose pour lui. Le bras vêtu de noir qui passa au-dessus de sa tête les fit sursauter de surprise, et ils se tournèrent dans la même direction, prêts à s'excuser pour le fait qu'ils gênaient cette personne… avant de cligner des yeux de surprise en voyant qu'il s'agissait de Sephiroth, lequel regardait Harry avec un regard amusé et chaleureux. Ramenant son bras vers lui, il montra le globe qu'il avait prit au garçon. Dans ce dernier se trouvait une reproduction de Hogwarts, la neige tombant perpétuellement sur le château, lui donnant une atmosphère encore plus féerique que d'habitude.

–Si tu veux quelque chose, Harry, tu n'as qu'à demander, dit-il gentiment, donnant le globe au garçon, qui le remercia doucement, gêné. Tant que tes demandes sont raisonnables et que tu les espace suffisamment, je ne vais certainement pas te les refuser, ni Emma je pense. Et puis… je pense pouvoir affirmer que Hogwarts… était plus ta maison que cet endroit, n'est-ce pas ? Ajouta-t-il sur un ton réconfortant.

Harry hocha timidement la tête, gêné, mais aussi heureux, quelque part, de recevoir des cadeaux. Sa jambe était pratiquement guérie maintenant, Sephiroth ayant retiré pour de bon les bandages le matin même, et les points avaient été retirés la veille. Son bras, en revanche, resterait avec le plâtre pour encore un mois et demi environ. L'argenté était soulagé de retrouver la famille, ayant bien besoin de leur présence pour s'ancrer dans le présent, et éviter d'aller… « s'occuper » des Dursleys ou de Dumbledore. Il cligna cependant des yeux en voyant la peluche dans les bras d'Hermione, surpris. Tant la couleur du fauve que ses yeux lui rappelaient Genesis… sans compter la marque en forme d'aile sur son épaule. Et ne parlons pas de son expression limite arrogante, se dit-il en accompagnant la famille en direction de la caisse, roulant des yeux. Il ne serait pas non plus surpris de le voir balancer des boules de feu partout.

Sephiroth étant plus concentré sur Harry et Hermione, il ne vit pas les expressions choquées et incrédules des sorciers qu'ils croisaient, ces derniers contemplant avec ahurissement la peluche qui se laissait docilement porter par la Née-Moldue, frottant même sa tête contre elle en ronronnant comme un moteur. Assez fort pour être entendue à plusieurs mètres de là, attirant l'attention des sorciers sur le petit groupe. Fort heureusement, aucun d'entre eux ne réalisa que les personnes accompagnant celle qui était connue comme étant une amie proche du Garçon-Qui-A-Survécu étaient justement celui-ci et son fameux protecteur. L'absence de lunettes de Harry et une casquette faisaient des merveilles pour détourner l'attention de lui, remarqua Sephiroth, qui gardait un œil sur leurs alentours au cas où. Emma avait refusé de leur dire où elle voulait les emmener ensuite, insistant que c'était une surprise, à l'amusement de Sephiroth et la gêne du garçon.

Sortant du Leaky Cauldron, ils se dirigèrent vers la station de métro la plus proche, Emma ayant prit la tête des opérations, à l'amusement de Sephiroth. Il savait cependant qu'elle connaissait la ville bien mieux qu'eux, et, de toute façon, il les ramènerait à la maison via téléportation. Même si la boutique n'était pas si loin que ça, elle préférait ne pas trop pousser Harry. Ce dernier était perdu dans ses pensées, réfléchissant à ce que Sephiroth avait dit à sa tante quand il l'avait secouru.

Ils venaient de sortir du métro lorsque le garçon parvint à rassembler le courage de poser une question à l'argenté. Ce dernier l'avait gentiment encouragé à poser des questions lorsqu'il était curieux, ne lui reprochant jamais le fait qu'il demande quelque chose, contrairement aux Dursleys, et expliquant les choses du mieux qu'il pouvait à chaque fois.

–Seph ? Demanda timidement Harry, regardant son protecteur avec hésitation. Je peux te poser une question ?

–Bien sûr, répondit gentiment ce dernier, le regardant.

Ils étaient presque arrivés à la boutique, mais marquèrent un temps d'arrêt à la question, conscients que le garçon peinait à s'affirmer, et avait du mal avec les foules. Aussi respectaient-ils son désir de discrétion, essayant de l'aider à prendre en assurance.

–Quand tu as dit… à Pétunia… que tu aurais eut du mal à défaire les Protections de Sang sur leur maison… c'était vrai ? Questionna l'adolescent avec hésitation.

L'ex-Général marqua un petit temps d'arrêt, étonné. Il ne s'était honnêtement pas attendu à ce que Harry retienne ce détail, mais il n'allait pas mentir ou esquiver la question pour autant.

–Pas vraiment, non, répondit-il gentiment. Si j'ai dit ça… c'est avant tout pour lui faire comprendre à quel point elle t'avait maltraité. Je n'ai pas menti en disant qu'elle était sur le point de céder, mais… tu sais à quel point je suis puissant, magiquement parlant, n'est-ce pas ?

Harry opina timidement en réponse, même s'il ne voyait pas vraiment où son protecteur/grand frère voulait en venir. Celui-ci ne lui donnait jamais l'impression que ses questions étaient stupides ou malvenues, ou qu'il aurait déjà dû savoir ce qu'il demandait, développant ses réponses s'il voyait qu'il ne comprenait pas. Continuant, il ramena l'attention de son protégé à lui, ce dernier l'écoutant avec une curiosité fascinée.

–Pour te donner un ordre d'idée, si un sorcier moderne voulait utiliser la Matéria Noire, il faudrait au moins trois personnes du niveau d'un Sang-Pur moyen unissant leurs forces s'ils voulaient ne serait que parvenir à l'activer.

–Mais vous avez réussi seul, non ? Demanda curieusement Hermione, un coin de son esprit choqué par la puissance nécessaire pour l'activer.

L'argenté hocha la tête dans sa direction en réponse, son regard passant brièvement sur la peluche dans les bras d'Hermione. Ronesis avait cessé de bouger lorsqu'ils étaient passés du côté Moldu, jouant le rôle d'une simple peluche, amusant les passant qui les croisaient devant le fait que Hermione câlinait une grosse peluche de chat. Elle avait faillit s'inquiéter au début, avant de réaliser que Ronny continuait à ronronner dans ses bras, le son juste trop faible pour être entendu à moins d'être littéralement en contact avec lui.

–Oui, mais il ne faut pas oublier que la grande majorité des sorciers actuels sont plus faibles que le Né-Moldu moyen. Tu pourrais probablement y arriver seule, Hermione, une fois adulte… mais tu serais très certainement à deux doigt d'un épuisement magique dangereux pour ta santé.

–Et concernant les Protections ? Demanda Emma, s'asseyant sur un banc tout proche, imitée par les autres.

–Réfléchissez juste un peu, dit gentiment Sephiroth. Qu'est-ce que le fait qu'elles soient sur le point de s'effondrer vous apprends ? Et le fait que si elle ne t'avais pas maltraité veut dire, Harry ?

Sephiroth faisait souvent ça avec Harry, avait remarqué le garçon. Il lui donnait des faits, et une direction, mais rarement les réponses complètes, à moins qu'il ne trouve vraiment pas la réponse. Et il avait doucement expliqué à Hermione que lever systématiquement la main pour donner la réponse handicapait les autres élèves. Si elle donnait la réponse avant qu'ils aient eut le temps de réfléchir… et donc d'être félicité pour leur réponse… ils ne retenaient pas aussi bien la leçon que lorsqu'ils avaient eut le temps d'effectuer la réflexion par eux-mêmes. Hermione avait promis d'essayer de moins donner les réponse l'année prochaine, et l'argenté lui avait assuré qu'il ne demandait rien de plus. Finalement, Harry reprit timidement la parole, offrant une réponse hésitante.

–Même si les Protections avaient été au sommet de leur puissance… tu aurais pu les détruire, c'est ça ? Mais si ça avait été le cas… alors ça veut dire… que Pétunia m'aurait traité correctement ? Demanda-t-il avec hésitation.

Sephiroth lui sourit gentiment en réponse, un brin de fierté y apparaissant même, et Harry se détendit en réalisant qu'il avait deviné juste. Même s'il ne lui avait jamais reproché une mauvais réponse, lui offrant simplement une autre voie de réflexion ou d'autres indices s'il était bloqué, le garçon aimait pouvoir répondre juste du premier coup à son protecteur.

–Même au sommet de leur puissance, la Protection de Sang n'aurait pas été un défi pour moi, confirma-t-il. Tout au plus un inconvénient mineur, qui m'aurait prit peut-être une minute ou deux à démonter. Mais si Pétunia t'avais traité correctement… est-ce que tu m'aurais appelé au secours dans la Chambre des Secrets ? Demanda gentiment l'argenté.

Harry n'eut pas besoin de réfléchir longtemps pour trouver la réponse à la question.

–Non, admit-il doucement. Si elle m'avait traité comme un membre de la famille… je n'aurais pas été assez… désespéré pour t'appeler à l'aide.

Sephiroth lui ébouriffa gentiment les cheveux, faisant protester Harry sans grande conviction. Ça lui rappelait Vernon avec Dudley, même s'il n'avait pas été totalement certain que ça ait été justifié… en tout cas, autre part que dans leur esprit quelque peu malade. Avec l'argenté… il sentait, en un sens, que c'était honnête. Et sincère. Sephiroth ne lui disait que rarement qu'il était fier de lui… mais le garçon chérissait chacune de ces occasions, car il pouvait voir que c'était sincère. Harry ne pouvait également pas s'empêcher de chercher le contact avec son protecteur. Se sentant en sécurité chaque fois que celui-ci le touchait, ou le laisser se coller contre lui quand il avait peur. Et jamais il ne lui avait reproché, se contentant de le réconforter ou le rassurer jusqu'à ce qu'il se sente mieux.

Emma regarda leurs interactions avec un sourire indulgent et amusé, ressentant un certain soulagement. Harry… commençait à guérir, lui semblait-elle. Pas à pas, il progressait, devenant moins timide, plus curieux, et osant s'exprimer. Et la manière dont il cherchait le contact avec Sephiroth, après la maltraitance qu'il avait subie… était aussi encourageante. Car ça voulait dire qu'il se sentait suffisamment en confiance avec l'argenté pour chercher le contact. Et celui-ci, malgré le fait qu'il soit clair qu'il n'était pas particulièrement à l'aise avec le contact physique, le laissait faire sans hésiter. Apportant sans doute le réconfort qu'il aurait aimé qu'on lui offre au même âge, soupçonnait-elle. Elle se doutait quelque part que c'était grâce à ses amis et leur amante qu'il avait put apprendre les bons gestes pour conforter quelqu'un.

Après quelques minutes, elle les poussa gentiment à se relever pour continuer, tirant Harry de ses pensées. Imperial Rooms était juste au coin de la rue, et elle était impatiente de trouver quelque chose pour les deux garçons, ils en avaient tous les deux cruellement besoin à son avis. Harry… à cause des cauchemars qu'il faisait encore au sujet de sa « famille », et que Emma avait parfois entendus en se levant la nuit parce qu'elle avait soif, écoutant Sephiroth rassurer gentiment l'adolescent jusqu'à ce qu'il se rendorme.

Quant à l'argenté… elle l'avait également surpris à être réveillé la nuit… mais clairement pas pour les mêmes raisons que son protégé. Il était également beaucoup plus discret que Harry, et ce n'était que parce qu'il laissait généralement la porte ouverte qu'elle avait pu s'en rendre compte. Emma en ignorait la raison exacte, et n'avait jamais commenté là-dessus. Elle avait plusieurs théories en tête pour expliquer cette habitude, comme le fait que ça lui rappelait peut-être trop les laboratoires, mais elle n'avait aucune certitude. Et à moins qu'il n'aborde le sujet… elle ne commenterait pas là-dessus. À lui de l'aborder si jamais il le décidait. Cependant… elle avait pu voir qu'il semblait souvent sur ses gardes, comme s'il craignait une attaque, paraissant souvent à moitié endormi. En tout cas, assez pour ne pas réellement réagir quand elle passait devant la porte… même si elle se doutait que si jamais elle tentait d'entrer quand il était dans cette état serait au mieux hasardeux pour sa santé. D'autres fois… elle avait pu le contempler fixer des objets dans ses mains avec une expression de pur chagrin. À chaque fois… elle avait remarqué une petite boîte sur ses genoux, de laquelle il tirait les objets en question. Il lui avait fallut plusieurs nuits pour être sûre qu'elle les avait tous vus, parce qu'il ne les sortait pas toujours dans le même ordre. Il y avait deux plumes, l'une d'un blanc de neige et l'autre d'un noir de jais, quelque chose qu'elle supposait être une boucle d'oreille, et deux colliers avec des pendentifs. L'un… était apparemment une petite pierre, à peu près de la taille de son pouce ou un peu plus petite, accroché à une lanière en cuir, et l'autre était un pendentif en argent, dont la forme lui rappelait une pomme allongée, et non ronde. Elle avait pu le voir lorsque Sephiroth l'avait reposé dans la boîte, le pendentif tournant sur sa chaîne, également en argent, et lui permettant de distinguer sa forme.

Emma n'avait jamais abordé le sujet avec lui, cependant. Son expression… montrait que ces objets étaient certainement les seuls souvenirs qu'il avait de ses amis et de leur compagne. Elle l'avait aussi surpris une fois avec ce qui ressemblait à une photographie dans les mains, et se demanda s'il en avait seulement une de leur amie. Peut-être même pas, se dit-elle tout en poussant la porte de la boutique, saluant poliment les caissiers. Un regard derrière elle lui fit retenir un ricanement devant l'expression confuse de Sephiroth comme Harry, ces derniers ne comprenant pas pourquoi ils étaient là. Hermione avait toujours détesté le rose, contrairement à la majorité des petites filles, et préférait des tons allant plutôt dans les rouges sombres, le blanc ou le noir (sans pour autant être gothique), et certains tons de gris très proches de l'argent. La bonne nouvelle, c'était que les mêmes teintes plaisaient aussi à Harry, donc il pouvait emprunter les draps d'Hermione pour son lit. Sephiroth utilisait les mêmes draps qu'eux, étant donné que Nathan lui avait donné le matelas gonflable qu'ils utilisaient quand ils faisaient du camping, avant la naissance d'Hermione. Après… ils n'avaient juste plus eut le temps pendant plusieurs années, même si son mari avait vérifié régulièrement que les matelas gonflables étaient en bon état. Encore aujourd'hui, ils partaient rarement camper, Hermione détestant ça, disant qu'elle n'arrivait pas à lire dans la tente.

Emma se dirigea immédiatement en direction du rayon avec les couvertures de confort, suivie par les autres, Harry et Sephiroth clairement confus quant à la raison pour laquelle ils étaient dans cette boutique. Elle se doutait que Harry serait gêné de recevoir un autre cadeau, si peu de temps après la boule à neige représentant Hogwarts, soigneusement cachée dans le sac de Hermione. Mais elle avait une bonne raison pour ça, et pas seulement pour lui faire plaisir, même si c'était la principale.

La dentiste avait parlé avec un de ses collègues spécialisé dans les enfants maltraités du cas de Harry, et même Sephiroth, sans pour autant aller dans les détails. C'était ce collègue qui avait suggéré les couvertures en question, expliquant que ça pourrait certainement les aider. Il avait dit qu'elles étaient généralement utilisées par les autistes, mais les enfants maltraités et secourus, ou les personnes souffrant de stress post-traumatique, les appréciaient également pour le sentiment de sécurité qu'elles offraient. Et leurs deux compagnons en avaient cruellement besoin, estimait-elle. De plus… elle savait que Harry n'avait pas reçu de cadeaux des Dursleys avant d'arriver à Hogwarts, et même là, c'était plus mesquin qu'autre chose. Les Weasleys avaient été les premiers à lui offrir des cadeaux, tout comme Hagrid et Hermione. Il faudrait aussi qu'elle trouve quelque chose à lui offrir pour son anniversaire, se dit-elle pensivement, commençant à planifier quelque chose. Et qu'elle demande sa date d'anniversaire à Sephiroth également, pensa la mère de famille tout en commençant à examiner les couvertures, cherchant quelque chose qui pourrait leur plaire.

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Hermione avait regardé Sephiroth avec amusement, remarquant sa confusion devant les couvertures, surtout quand il avait repéré la petite carte les qualifiant de « couvertures magiques ». Quand il posa doucement la question à Emma, expliquant qu'il ne voyait pas de magie sur les couvertures, celle-ci lui expliqua que c'était plus une expression qu'autre chose. Avant de le taquiner en disant qu'il n'y avait pas besoin de magie pour que quelque chose soit magique. La preuve en était avec le ciel étoilé, non ? Celui-ci avait sa propre magie, même si aujourd'hui il devenait difficile de pouvoir l'admirer, à cause de la pollution lumineuse. L'adolescente put voir la façon dont l'expression de l'ancien Général s'illuminait presque avec compréhension, même si elle ne changea pas tant que ça. C'était plus… dans la manière dont ses yeux s'étaient agrandis, et la façon dont sa bouche s'était légèrement entrouverte. Il fallait cependant bien le connaître pour le voir, se dit l'adolescente, ignorant que, pour les autres clients de la boutique, l'expression de Sephiroth n'avait absolument pas changé. C'était plus son intuition qui lui avait permit de le savoir.

Elle regarda sa mère chercher dans les couvertures, essayant visiblement de trouver la bonne, en un sens, pour Harry ou Sephiroth. Finalement, elle la vit s'arrêter sur une couverture noire, sur laquelle se trouvait une galaxie d'étoiles dans les tons bleus. Emma hocha la tête avec satisfaction, repliant la couverture avant de la donner à un Harry surpris avec un sourire maternel.

–Emma ? Demanda-t-il timidement, hésitant.

–Un petit cadeau, Harry. Tu te te souviens que je t'ai dit qu'il n'y avait pas besoin de raison pour te faire des cadeaux, non ? Questionna gentiment Emma, le faisant acquiescer avec hésitation. Mais si tu veux vraiment une raison… disons que c'est pour te remercier d'avoir été le premier véritable ami de Hermione. Et de toujours l'avoir défendue contre les autres.

Harry rougit devant ces félicitations, gêné.

–Hermione aussi m'a défendue, répondit-il doucement. Quand les autres disaient que j'étais l'héritier de Salazar Slytherin et que c'était moi qui attaquait les autres élèves… elle a été la seule à refuser de croire ça.

Emma hocha la tête.

–Oui, elle m'a parlé de ça. Et aussi que le véritable coupable était Riddle, c'est ça ?

Sephiroth hocha la tête en réponse, entourant Harry de son bras pour le tirer gentiment du passage, laissant passer une dame d'un certain âge dans le rayon, qui les remercia d'un signe de tête.

–Vous savez aussi que Harry serait le véritable héritier de Salazar, n'est-ce pas ? Demanda-t-il, veillant à ne pas hausser la voix.

Emma opina.

–Oui, Hermione m'a tout raconté dans ses lettres. C'était pour ça que vous vouliez faire un test d'héritage, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle en se retournant vers les couverture, à la confusion des autres.

–Les résultats se sont avérés être pour le moins… intéressants, admit Sephiroth à mi-voix, regardant Emma chercher avec curiosité. Je vous raconterais tout lorsque nous serons rentrés, cependant, parce que je pense que Nathan voudra certainement en savoir plus sur le sujet.

La mère de famille acquiesça distraitement, sortant une autre couverture.

–Oui, Nathan était également curieux d'en savoir plus sur le sujet… Aha ! S'exclama-t-elle soudain, dépliant la couverture juste à côté de celle qu'elle avait prise. Oui, celle-là sera parfaite, murmura-t-elle avec satisfaction.

Sephiroth regarda la couverture avec curiosité et amusement. Elle était de couleur bleue assez pâle, avec des motifs plus foncés sur le contour, le centre comportant comme des motifs de sable et de bulles, avec cinq tortues noires et blanches qui semblaient presque se suivre, comme si elles étaient un banc de poissons, le faisant sourire. La couverture avait un côté assez mignon qui lui plaisait, même s'il se demandait si Emma n'en faisait pas un peu trop avec Harry. Une couverture était assez, non ? Il fut particulièrement surpris, de ce fait, lorsque la mère de famille se tourna vers lui et lui mit dans les bras avec un sourire.

–Emma ? Demanda-t-il, assez surpris, la faisant sourire. Pourquoi…

–Je n'ai jamais dit qu'il s'agissait d'une surprise uniquement pour Harry, répondit-elle gentiment. Vous aussi, vous avez droit à des cadeaux. À en juger par votre réaction… vous n'en avez pas eut beaucoup dans votre vie, n'est-ce pas ? Demanda-t-elle d'une voix douce.

Sephiroth secoua la tête en réponse, serrant inconsciemment la couverture dans ses bras, une véritable tempête d'émotions tourbillonnant en lui. Il y avait du choc, bien sûr, devant le fait que quelqu'un lui ait offert quelque chose, alors qu'ils ne se connaissaient pas depuis très longtemps. De la surprise aussi, parce qu'il devait honnêtement admettre qu'il ne s'attendait pas à un geste pareil.

Angeal et Genesis… ainsi que Zack… lui avaient certes offert des cadeaux, mais ça avait été très rare. Zack, après avoir vu les quantités de café qu'il ingérait… lui avait régulièrement achetés de nouveaux paquets, surprenant l'argenté par le soin qu'il mettait à choisir des parfums différents régulièrement, et lui demandant s'il avait aimé le dernier. Ne reprenant jamais deux fois un café qui ne lui avait pas plut. Angeal… lui avait offert un bambou chanceux, une plante parfaitement adaptée à ses goûts car elle ne demandait quasiment aucun entretient, tout juste un peu d'eau régulièrement, et qui était supposée porter chance. Le geste l'avait vraiment touché à l'époque, surtout parce que son ami avait prit le temps de chercher quelque chose qui lui plairait tout en restant dans le domaine des plantes, mais en se glissant dans la culture Wutaïenne qui l'avait toujours fasciné. Genesis… avait fait quelque chose de similaire en un sens, en lui offrant des pics à cheveux, avec le motif de Loveless. L'argenté se demandait parfois s'il ne s'était pas agit d'une blague de la part du rouquin, sachant qu'il n'avait jamais attaché ses cheveux de sa vie. Et encore moins dans un style qui aurait pu nécessiter ce genre d'accessoires. Malgré tout, il les avait soigneusement conservés, ne serait-ce que pour leur signification, et le geste.

Il avait été touché de voir que ses amis tenaient suffisamment à lui pour lui offrir des objets qui avaient une chance de lui plaire… tout en conservant une touche d'eux, pour rappeler qu'il n'était pas seul. En tout cas… c'était ce qu'il en avait déduit. Parce que même s'ils avaient niés que ça avait un rapport… ces cadeaux avaient été faits après ses pires séances avec Hojo. Sephiroth n'avait pas honte d'avoir discrètement cherché sur le réseau de la compagnie (en utilisant un alias et un autre ordinateur que le sien) la raison pour laquelle les gens faisaient des cadeau, ce point culturel le rendant confus, malgré ses observations des gens. Il n'avait pas réellement été plus avancé après ça… mais il avait au moins compris que, si les gens faisaient des cadeaux entre amis… c'était pour montrer le lien qui les unissait. Ou quelque chose comme ça. En remerciement à ses seuls amis… il leur avait offert un cadeau aussi.

Genesis… s'était retrouvé dans une mission qui avait duré plus longtemps que prévu, juste au moment où une nouvelle édition de Loveless devait sortir. Il se rappelait bien de la colère de son ami au téléphone, rageant sur le fait qu'il allait manquer la vente. Sephiroth… n'avait pas hésité à appeler la boutique, choquant le propriétaire dans un silence interloqué en apprenant que le rival du Commandant Écarlate appelait pour réserver un des exemplaires du livre, promettant de payer le triple du prix du volume s'il lui en réservait un et le faisait délivrer à la Tour Shinra pour son ami. L'homme avait beau ne pas être un de ses fans, le simple fait que le Général de Glace soit prêt à dépenser autant d'argent pour un livre avait fait qu'il n'avait pas posé de questions et avait accepté. La tête de Genesis en découvrant le livre sur son bureau à son retour avait valu son pesant de gils, surtout quand Sephiroth avait révélé comment il était arrivé là. Le rouquin avait même cessé de le provoquer pendant six merveilleux mois après ça, tant le choc et la reconnaissance l'avaient secoué.

Angeal avait à la fois été plus simple et plus compliqué. Finalement, Sephiroth s'était rabattu sur des graines d'une plante rare, la Baie de Zuu, qui était notoirement difficile à faire pousser. Mais étant donné qu'il arrivait à faire pousser des plantes dans l'appartement qu'il partageait avec Genesis… il s'était dit qu'il en serait capable avec celle-ci. Et il y était arrivé en plus, à sa plus grande surprise. Le Buisson d'Angeal était même devenu un mème, s'il se rappelait bien de l'expression, dans le SOLDAT. Parce que la plante ne grossissait normalement que très peu en hauteur, ayant plus tendance à s'étaler sur les côtés, mais avec Angeal… elle avait formé un gros buisson rond, qui avait frôlé le mètre de diamètre au moment de la mort de son propriétaire. Sephiroth… avait fait de son mieux pour entretenir les plantes après sa désertion… mais sans sa présence, elles avaient très vite dépéris, à son plus grand chagrin. À l'exception de celle qu'il lui avait offerte, qui avait résisté jusqu'au moment où lui-même était finalement mort.

Mais le cadeau d'Emma… le touchait profondément, presque autant que ceux que ses amis lui avaient faits. Parce qu'il ne s'attendait honnêtement pas à ce qu'elle lui offre quelque chose, alors qu'ils se connaissaient depuis peu. Une partie de lui avait presque envie de protester devant sa générosité… mais comme elle l'avait dit à Harry, elle le faisait parce qu'elle avait envie de le faire, et qu'il le méritait. La remerciant doucement, il la suivit jusqu'à la caisse, accompagné de Harry, regardant la mère de famille payer les couvertures, se promettant de lui acheter quelque chose plus tard en retour, pour la remercier.

Reprenant ensuite le métro, ils se dirigèrent vers le centre commercial le plus proche, pour se procurer la nourriture dont ils avaient besoin. Sephiroth regrettait quelque part que ses besoins soient si élevés… mais il n'osait pas réduire sa consommation. Autant à cause des dangers qui continuaient à peser sur Harry que le fait qu'il répugnait instinctivement à se placer dans un quelconque état de faiblesse, quel qu'il soit. Et même si Emma disait qu'ils pouvaient se permettre ces dépenses… il était malgré tout soulagé, quelque part, qu'ils puissent participer à ça. Même s'il aurait aimé encore posséder son propre argent… il y avait bien longtemps que la Shinra avait disparue de la surface de la planète… et son compte bancaire avec elle. Emma éclata de rire lorsqu'il lui en parla avec un certain amusement, trouvant l'image hilarante sans pouvoir s'en empêcher, tout comme les enfants, qui ricanèrent sans pouvoir s'en empêcher.

Ils continuèrent à plaisanter sur le sujet en sortant du magasin, trouvant de nouveau une ruelle discrète pour miniaturiser les achats grâce à Mini, Sephiroth promettant à Emma de lui donner la Matéria une fois que celle-ci en aurait produite une nouvelle. Avec sa puissance… il pouvait aisément faire monter une nouvelle Matéria de niveau, même si Zack avait été le pire. Son énergie presque infinie se traduisait par une montée en niveau de ses Matérias, et le tout avec une aisance qui l'avait fait être surnommé « La Batterie Humaine » par certains SOLDATS apparemment. Cependant… penser à Zack lui rappela l'Épée Broyeuse qu'il avait vu dans cette devanture d'un prêteur sur gages. Lui donnant presque envie d'y retourner pour se renseigner sur l'épée. L'argenté décida cependant de renoncer à y retourner pour le moment. Tant qu'il n'avait pas la certitude que Dumbledore était encore ignorant de ce qu'il se passait avec Harry… il n'irait nulle part sans le garçon, pour s'assurer que personne ne lui ferait du mal.

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À suivre…

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Sephiroth est vraiment très, très en colère contre Dumbledore et les Dursleys… mais il attend le bon moment pour s'occuper de Dumbledore, sachant que les Dursleys adultes auront à faire avec leurs codétenus *rire sadique*. Vernon, en tout cas, ne sortira pas vivant de prison. Pétunia… a plus de chances de s'en sortir, avant tout parce qu'elle fera profil bas.