… Ou le titre le plus long de l'année. Oh, mais où sont mes bonnes manières ? Bonjour ! Aujourd'hui, on se retrouve avec ma participation au dernier défi de l'évent d'été, le numéro 11 ! Comme indiqué dans le titre, le but de celui-ci est d'écrire un texte sur le personnage que j'ai choisi (Katsuki, pour ma part) et le premier personnage de My Hero Academia sur lequel vous j'ai écrit… Sauf que ma première fic MHA, bah c'était un KiriBaku… Je dois donc écrire un texte avec Katsuki et… Bah Eijiro, du coup ! Pour mon plus grand plaisir x'D Et comme j'ai voulu faire quelque chose d'original, pour pas juste écrire sur eux sans vraiment de contexte, je me suis dit « hé mais attends… Et si je les faisait tomber sur des fanfictions d'eux ? » Et PAF ! Voilà l'OS. En bref, ceci est un véritable crack alors… À vos risques et périls ! Enjoy !
Défi 9 - Écrivez un texte sur le personnage que vous avez choisi et le premier personnage de MHA sur lequel vous avez écrit : Quand les apprentis-héros découvrent l'univers de la fanfic'
Ce fut avec un air grave résolument accroché au visage qu'Eijiro passa la porte de la chambre de son voisin de palier qui l'attendait allègrement vautré sur son lit, son ordinateur portable sous le bras. En le voyant enfin entrer, Katsuki fronça un sourcil.
L'action que s'apprêtait à commettre son camarade de classe et ami allait rendre réelle une chose qu'il aurait préféré ignorer mais dont il allait devoir être témoin malgré sa volonté. Et il n'en avait pas envie. Il ne voulait pas savoir. Il aurait préféré que ça n'existe pas. En grognant et à contre-cœur, il se décala du mur contre lequel il était appuyé pour laisser une place au rouquin qui s'installa près de lui, à sa gauche, ouvrant son écran d'ordinateur. La lumière vive de l'appareil éclaira les deux adolescents qui se regardèrent comme s'ils s'apprêtaient à commettre un crime : peu sûrs d'eux, et encore moins sûrs de ce sur quoi ils allaient tomber ce soir. Mais, parfois, il fallait savoir faire des sacrifices.
Eijiro ouvrit son navigateur, déglutissant bruyamment. Katsuki sentit une goutte de sueur dévaler sa tempe, qu'il occis du dos de la main d'un geste bref.
La page s'ouvrit, d'abord d'un blanc aveuglant, avant que les colonnes grises et bleues du site n'apparaissent enfin. La soirée pouvait commencer.
§§§
Pour comprendre ce qui semblait mettre si mal à l'aise les deux garçons ce soir-là, il fallait revenir en arrière, juste un peu, de quelques heures à peine. C'était la fin de la journée, veille de week-end, pas d'examens ni de gros devoirs en vue, alors les élèves étaient détendus. Normal, quand l'épée de Damoclès de la scolarité ne pendouille pas au dessus de votre tête. Après cette éreintante journée de cours et délivrés des manuels scolaires, au moins pour la soirée, par la fin de semaine qui s'annonçait, les jeunes s'étaient rassemblés en petit nombre dans la salle commune des dortoirs où ils vivaient à présent.
Installées sur les sofas et poufs qui flottaient comme des îlots autour d'une table centrale sur laquelle s'amoncelaient quelques paquets de biscuits et autres objets personnels déposés en vrac, les filles de la Seconde A riaient joyeusement aux éclats avant de se remettre à chuchoter entre elles, pouffant de temps à autres. La soirée touchait à sa fin et elles faisaient partie des dernières encore en lice, la plupart du reste de la classe, majoritairement masculine, étant déjà monter se coucher. Ne traînaient plus dans les parages qu'Eijiro, qui sortait d'une douche bien méritée et étrangement, Katsuki, qu'on apercevait rarement ici après huit heures et demie. Les deux garçons s'apprêtaient à monter eux aussi retrouver leurs quartiers quand un nouvel éclat de rire général de la part de ces demoiselles les firent se retourner alors qu'ils traversaient la pièce pour prendre l'ascenseur.
Bakugo jeta un œil aux adolescentes par dessus son épaule, voyant qu'elles s'étaient rassemblées autour de ce qui semblait être l'ordinateur portable de Mina: rose bonbon, décoré d'une myriade de stickers holographiques. Il grogna :
« C'est quoi ces messes basses, encore ? Elles me gavent à brailler comme des pies. »
Kirishima, de bien meilleure humeur, lui, se dit qu'il irait bien leur demander ce qui les faisait tant rigoler et fit demi-tour un petit sourire accroché au visage pour s'approcher des filles qui, dès qu'il fut entré dans leur champ de vision, refermèrent promptement l'écran d'ordinateur et se retournèrent toutes vers lui. Six paires d'yeux braquées sur sa personne plus tard, le jeune homme se sentait un peu moins en confiance mais demanda tout de même :
« Hé, les filles, qu'est ce qui vous fait autant marrer ? Faites voir !
-Mmmh, il ne vaut mieux pas, Kirishima, intervint Kyoka en se grattant la joue.
-C'est réservé aux nanas ! Va te coucher ! Râla Tooru dont les manches du gilet en doudoune vert pistache s'élevèrent en l'air alors qu'elle agitait les bras.
-Oh, allez ! Pas la peine d'être gênées…
-Tu ferais mieux de ne pas insister tu sais, ricana Mina derrière sa main. Le regard qu'elle lui jeta était brillant d'une étincelle de malice qui n'annonçait rien de bon. Eijiro insista :
-Pourquoi ? C'est si peu recommandable ? »
Sa question eut pour effet de faire redoubler les rires des apprentis héroïnes, et, dans un élan d'infinie bonté, la rose poursuivit :
« J'imagine que tu ne connaît pas les fanfictions, hein ?
-Les quoi ? Répéta-t-il.
-Tu iras te faire ta culture tout seul ! Mais sache que si on cherche bien, vous, les garçons de la Seconde A… Êtes plutôt populaires.
-Hein ? » Fit le rouquin, complètement largué. Il ne comprenait pas un mot de ce que racontaient les filles et les voir se gausser de la sorte ne lui inspirait aucune confiance. Katsuki, qui était revenu près de lui, l'agrippa par l'arrière du t-shirt pour le tirer dans l'ascenseur.
« Laisse tomber, on bite jamais rien à c'qu'elles racontent, de toute façon ! »
Et ce fut sous les rires des filles que les deux adolescent disparurent dans l'habitacle au fond du couloir, laissant enfin les demoiselles en paix pour vaquer à l'une de leur activité favorite : Trouver du contenu fanfictionnesque sur leurs camarades masculins.
« Tu n'aurais peut-être pas du lui dire, Mina, commença Tsuyu lorsqu'elles furent de nouveau seules, un doigt au bord des lèvres.
-Oh, ça va ! Au pire, ça les occupera un petit bout de la nuit. Il serait temps de les déniaiser, ces mecs. Dire qu'ils ne savent même pas qu'ils alimentent cette mine d'or ! »
Et en effet, non, les garçons étaient loin d'être au jus de ce qu'ils allaient découvrir. Dans l'ascenseur, alors que Katsuki fixait d'un œil morne la petite loupiote qui s'allumait à chaque étage, indiquant qu'ils montaient, Eijiro semblait profondément réfléchir. Il brisa le silence, prenant son air le plus grave :
« Mec, je crois qu'on devrait vérifier. Je la sens pas du tout, cette histoire de fan machin truc, là.
-« On ? » Laisse pisser, moi j'm'en tape.
-Attends, je suis sérieux. Il me semble que Denki m'en a déjà parlé, et c'est… Des histoires sur nous, euh… Entre mecs, en fait, tu comprends. »
Les portes s'ouvrirent sur les deux garçons, mais aucun ne fit le premier pas pour sortir et rejoindre sa chambre. Le cendré s'était retourné vers le rouquin, sourcils froncés et lèvre relevée, arborant l'air parfait du mec-qui-comprend-rien-à-c'que-tu-lui-sort :
« De quoi ?! Mais de quoi tu parles ?
-Bah, ça s'rait quelque chose comme… Du yaoi… Euh…
-Du QUOI ? »
Apparemment, le pauvre blond était absolument hermétique à tout ça, et Kirishima, voyant qu'il n'arrivait pas à se faire comprendre par son ami, lui posa une main sur l'épaule, soupirant avant de reprendre d'un air dangereusement sérieux :
« Attends moi dans ta chambre, je vais te montrer. »
§§§
Voilà comment ils se retrouvaient tous les deux, un vendredi soir à presque vingt et une heure -horaire à laquelle, en général, l'explosif était déjà profondément endormi- accrochés à l'écran d'ordinateur du roux, naviguant avec appréhension sur le site qu'ils avaient trouvé plus facilement que prévu en tapant tout bêtement « fanfiction » dans la barre de recherche.
À première vue, c'était un site tout à fait banal, pas très accrocheur, mais les garçons se méfiaient : il pouvait regorger de nombreuses surprises, et pas toujours belles à voir. D'une main hésitante, Kirishima fit glisser le curseur de sa souris un peu partout sur les différents onglets jusqu'à trouver la liste des écrits qui les concernaient, eux, élèves de la Seconde A de Yuei. Il blêmit en voyant le nombre de pages qui s'affichèrent, et à sa droite, Katsuki n'en menait pas plus large, commençant à comprendre malgré lui. Ils s'échangèrent un nouveau regard avant qu'Eijiro ne tente, fébrile :
« Il y a, euh… La liste des personnages… Enfin, de nos prénoms, du coup…
-FAIS VOIR CE QU'IL Y A SUR MOI ! »
C'était un véritable cri du cœur. Tendu à l'extrême, Bakugo n'était pas dans son assiette : après tout, il allait savoir incessamment sous peu comment une partie de la population le voyait… Et le fait de ne pas savoir à quoi s'attendre, plus ce que lui avait dit Eijiro en amont ne le rassuraient pas. Pourtant, en temps normal, il aurait été sûr de lui ! Après tout, on ne pouvait avoir à dire que des merveilles sur sa personne et son incommensurable force, la façon dont il éclatait les vilains et dont il atomisait tout le reste de cette classe de noobs…
Aussitôt, Kirishima obéit, et sélectionna le nom de Katsuki B. à l'aide des filtres. Lorsqu'il cliqua sur Appliquer, il jura entendre le « boom » du cœur de son camarde qui lui offrait deux bonds pour le prix d'un. Puis, la page se chargea et s'afficha enfin sous leurs yeux.
Eijiro eut à peine le temps de donner un coup de molette que la souris lui fut arrachée des mains par un Katsuki B. remonté à bloc. Sans hésiter, il cliqua sur la première histoire sans même poser les yeux sur le résumé, et se mit à lire le début en grognant :
« Deku était adossé au mur, attendant dans le couloir après les cours… Pourquoi est ce que c'est ce looser qui ouvre l'histoire ? Bon sang ! Et moi, j'apparais quand ? Il semblait pensif, ailleurs, et tenait dans ses mains une petite boite sobre, entourée d'un ruban gris… Qu'est ce qu'on se fait chier ! Quand est ce que je lui mets sa raclée ? Aujourd'hui n'était pas n'importe quel jour, et il l'avait attendu avec une impatience mêlée d'angoisse, car c'était un évènement important pour lui. Le 14 février, jour de la Saint-Valentin, était la date qu'il avait choisie pour enfin avouer à Kacchan qu'il avait des sentiments pour lui… ? »
La voix de Katsuki se déforma et parti étrangement dans les aigus lorsqu'il prononça cette dernière phrase. Il freeza un moment, relisant ce qu'il venait de voir pour être sûr qu'il venait bien de comprendre ce qu'il avait compris, et, réalisant de quoi il s'agissait, outré, et armé de son impressionnante capacité pulmonaire, s'écria :
« PUTAIN, mais c'est quoi ce ramassis de foutaises ?! S'exclama-t-il alors qu'il n'était qu'à la deuxième phrase, qui est ce qui a écrit ça, que je lui explose la tronche ? Moi, avec ce nerd de Deku ? C'est une plaisanterie ?!
-Katsuki ! Calme-toi ! Fit Eijiro qui récupéra in extremis son ordinateur avant que celui-ci ne se fasse fumer par un Bakugo totalement hors de lui. Voyons ce qu'il y a d'autre, je suis sûr que ça ne se résume pas qu'à ça… »
Mais le carmin déchanta rapidement en constatant que, parmi toutes les histoires proposées, la plupart -pour ne pas dire la quasi-totalité- incluaient le pauvre Midoriya qui n'avait rien demandé dans l'équation, et ce n'était pas que pour conter leurs souvenirs d'enfance quand ils jouaient à la marelle.
Dépité, Kirishima passa à la page suivante, et retrouva un semblant d'espoir lorsque ses yeux se posèrent sur l'un des rares résumés où il était lui aussi cité :
« Hé, regarde ! Je suis dans celui-ci. On l'essaie ?
-Si c'est encore une foutue histoire à l'eau de rose, j'te jure que je commets un meurtre. »
Eijiro eut un petit rire gêné, puis décida de prendre le risque et cliqua sur le lien. La page s'ouvrit sur le premier chapitre d'une histoire qui semblait en contenir plusieurs, et, silencieusement, les deux garçons commencèrent à parcourir les lignes des yeux de concert.
Dans celle-ci, les évènements semblaient se dérouler normalement. Une journée de cours, un entraînement intensif, une soirée dans les dortoirs… Jusqu'à arriver au plat de résistance, que Kirishima bredouilla du bout les lèvres, blême :
« Une fois devant la porte de Bakugo, Kirishima décida de prendre son courage à deux mains, lui attrapant les poignets pour le plaquer au mur…
-LA FERME ! TAIS-TOI ! JE NE VEUX PAS EN ENTENDRE PLUS ! » Beugla Katsuki, rouge comme une écrevisse, qui referma d'un coup sec l'écran d'ordinateur d'Eijiro, qui n'était pas mieux. On aurait sans mal pu imaginer l'épaisse fumée qui sortait de ses oreilles, à l'image d'une cocotte minute bouillante tournant à plein régime.
Il se passa un instant, sûrement durant lequel les deux garçons se demandèrent s'ils venaient vraiment de lire ça, avant qu'un lourd silence gênant ne s'élève au dessus d'eux.
« … Je sortirai jamais avec toi, tête d'orties.
-Non, euh, moi non plus. »
Doucement, Eijiro rouvrit son ordinateur, après une autre poignée de secondes lourdes d'une tension à couper au couteau. Il bégaya, plus pour faire la discussion qu'autre chose :
« On va essayer un autre site, hein. Peut-être que c'est juste celui-là qui est pas, euh… »
Mais Katsuki, l'air toujours aussi furieux que contrarié, n'ajouta rien. Son regard de tueur était accroché à l'ordinateur, comme si cette machine démoniaque allait lui bondir dessus d'un instant à l'autre. Le rouquin retenta son coup, et cliqua cette fois-ci sur le deuxième lien que le navigateur lui proposa lorsqu'il eut retapé sa recherche. Le site s'appelait Archive Of Your Own.
Légèrement plus attrayant que le précédent avec ses jolis tons bordeaux, il ne fallut pas plus d'une minute à Kirishima qui commençait à prendre la main pour tomber sur le répertoire des textes incriminés. Sur ce site-là, avant chaque résumé, se trouvait une interminable liste de tags qui donnaient un avant-goût de ce sur quoi on pouvait tomber en prenant le risque de cliquer. Ce fut ce qui attira l'attention des garçons, et le cendré fronça le nez en en découvrant un particulièrement adapté :
« Qu'est ce que c'est que ces conneries ? « Bakugo Katsuki swears a lot » ? Non mais je t'emmerde !
-C'est quoi, ça « Mpreg » ?
-J'en sais foutre rien, et c'est mieux comme ça ! Attends, « BDSM » ? QU'EST CE QUE JE VIENS FOUTRE DANS UNE PUTAIN D'HISTOIRE BDSM ?
-Arrête de hurler, Shoji doit probablement déjà dormir ! Oh, regarde celui là « Bakugo Katsuki is a Dork » ! Ne put s'empêcher de le taquiner Eijiro.
-Je t'emmerde ! J'suis sûr que tu prends cher aussi, connard ! »
Ils se prenaient petit à petit au jeu, mais Katsuki eut beau chercher, et pour la plus grande fierté du rouge, tout ce qu'ils trouvèrent au sujet de ce dernier n'étaient que flatteries.
« Kirishima Eijirou is a Ray of Sunshine » ? Ahaha ! C'est moi tout craché.
-N'importe quoi ! Gueula Bakugo qui, une fois de plus, vexé comme un poux et d'une mauvaise foi à toute épreuve, referma d'un coup d'un seul l'ordinateur de son ami qui n'en aurait plus pour longtemps s'il continuait à être malmené de la sorte. C'est que des conneries ! C'est d'la merde ! J'veux plus jamais entendre parler d'ça ! Prends ton ordinateur débile et casse-toi d'ma piaule ! J'veux dormir !
-Ok, ok, t'énerve pas ! » rit Eijiro en remballant ses affaires pour partir, laissant Katsuki seul.
Lorsqu'il lui souhaita une bonne nuit avant de quitter la pièce, il évita de justesse l'oreiller qui lui était balancé à toute vitesse, refermant fissa derrière lui de peur de se prendre un autre projectile plus solide de la part d'un Bakugo résolument furieux. Il retourna dans sa chambre, toujours en pouffant -non mais là, la tête qu'avait tiré le blond valait de l'or- et s'installa dans son lit en rouvrant son portable pour l'éteindre et aller se coucher lui aussi. C'était sans compter sur l'élan de curiosité qui le piqua lorsqu'il tomba sur le résumé d'un récit Héroïc-Fantasy qui le mettait, lui et toute sa classe, en scène.
Il cliqua avec appréhension, prêt à déchanter après tout ce qu'il avait découvert ce soir, mais dans ce récit là, il n'y avait ni BDSM ni Mpreg, et l'histoire, qui devait au moins faire une bonne dizaine de chapitres, racontait l'épopée des apprentis-héros dans un univers alternatif où ceux-ci se battaient contre un puissant Roi Démon qui avilissait la population.
Il était presque trois heures du matin lorsque le rouquin arriva à la dernière ligne de la fanfiction qu'il s'était enfilée d'une traite, happé sans même s'en rendre compte dans l'univers, et la sentence était sans appel : il avait adoré ! Lorsqu'il se glissa sous sa couette, épuisé, il se dit qu'il comprenait pourquoi les filles avaient l'air aussi emballées par l'idée. Demain, il irait probablement remercier Mina pour la découverte. Et peut-être que si Katsuki essayait de lire celle-là, il serait un peu moins réticent à l'univers de la fanfic', à l'avenir…
Fin !
