Si Sakuya avait toujours pensé que Yuya avait quelque chose de solaire dans sa façon d'être, à la fois d'une simplicité chaleureuse et d'une bonté sans faille, la chamane constata qu'en ce moment même, elle rayonnait à en faire pâlir le soleil d'une journée d'été.
Encadré par un halo de mèches dorées, le visage de la chasseuse de primes s'illumina lorsqu'elle porta à ses lèvres la tasse de thé que son amie lui avait préparé. Sakuya aperçut alors le sourire radieux de son amie.
« Il est délicieux Sakuya ! A chaque fois, j'ai l'impression qu'il est meilleur… Je crois que même si tu me dévoilais tes secrets, je serai toujours incapable de faire mieux qu'un jus de chaussettes. »
La brune laissa échapper un rire cristallin et la remercia avant de prendre à son tour une gorgée de thé. Sakuya détacha son regard de Yuya pour se concentrer sur les deux silhouettes visibles au-delà de la fenêtre, dans le jardin aménagé de la maison habitée par le pharmacien et la chamane. La lumière déclinante annonçait le crépuscule à venir et projetait les ombres des deux hommes nonchalamment assis sur un banc de pierre.
Sakuya eut une étrange sensation de familiarité avec cette image qui se présentait à elle, comme si les deux hommes avaient pour habitude de se réunir chaque soir pour regarder le coucher du soleil. Et pourtant, c'était la première fois qu'elle revoyait Kyo depuis le combat contre l'ex-Roi Rouge en terre Mibu, la première fois depuis trois ans. Il était revenu en ce jour d'automne, comme elle l'avait lu dans le ciel étoilé d'une nuit claire. Etait-ce pour cela qu'elle ressentait une telle familiarité ? Elle avait pourtant déjà lu l'avenir de nombreuses fois et aucun moment ne lui avait semblé si empreint de clarté et de justesse. Ou était-ce parce qu'elle avait déjà partagé des moments où Kyo et Kyoshiro marchaient côte à côte, comme des amis, dans le passé ? Encore aujourd'hui tout était différent ; les secrets d'antan étaient révélés et les maux apaisés.
La chamane laissa échapper un léger soupir avant d'arborer un mince sourire qui complimenta ses traits fins. Elle avait trouvé la réponse qui était toute aussi évidente que cette image ; longtemps la brune avait souffert de voir les deux hommes se haïr jusqu'à vouloir la mort de l'autre plus que tout au monde. Enfin tout semblait à sa place parce qu'ils étaient ensemble à nouveau, Kyo et Kyoshiro.
La jeune femme abandonna ses pensées et se retourna vers Yuya, qui elle aussi observait au dehors. Ses traits étaient détendus et dans ses yeux verts brillaient une lueur paisible. Se sentant observée, la blonde se détourna et posa sa tasse de thé, non sans que Sakuya ait pu apercevoir ses mouvements affectés d'une certaine maladresse.
« C'est idiot mais… commença timidement Yuya lorsqu'elle croisa le regard interrogateur de Sakuya. Mais c'est comme si je n'arrivais pas y croire. Que mon corps n'arrivait pas y croire. Que je peux le voir et que c'est vraiment lui, et pas une simple ombre échappée d'un rêve. »
La voix de la blonde était maintenant assurée et Sakuya, qui connaissait bien son amie, fut néanmoins à nouveau éblouie par cette force de caractère que Yuya avait toujours possédée.
Un voile passa sur le visage de l'intéressée et elle sembla se faire submerger par un flot de pensées que Sakuya n'osa pas perturber. Yuya laissa alors ses yeux vagabonder une nouvelle fois vers la fenêtre et la chamane suivit son regard qui s'était porté un peu plus loin, sur un dos large où tombait une longue cascade de cheveux noirs.
« Au début, je ne cessais de penser à quoi ressemblerait ce jour, reprit Yuya. J'ai tourné et retourné dans ma tête des centaines de possibilités : réapparaitrait-il devant moi sans que je m'y attende ou l'aurais-je d'abord entendu de ta part ? Et puis je me suis rendu compte que je n'arrivais pas à avancer si je me retournais tout le temps sur mon passage, essayant désespérément d'attraper une ombre. Je n'étais pas heureuse. »
Elle eut un sourire contrit. Sakuya lut dans le regard de son amie que celle-ci repensait aux derniers mots de Kyo avant l'effondrement de la Tour Rouge qui lui avaient été destinés à elle seule. Sois heureuse… Sakuya avait été l'unique personne à qui Yuya s'était confiée, et de nombreuses fois le cœur de la chamane s'était serré lorsque son amie lui suppliait d'une voix entrecoupée de sanglots de lui dire comment être heureuse quand elle avait l'impression d'avoir un trou dans la poitrine à la place du cœur.
Sakuya laissa son esprit divaguer un peu plus vers les souvenirs des semaines qui avaient suivi la mort de l'ex-Roi Rouge en terre Mibu. La victoire sur le monde des ténèbres avait été au prix du sacrifice de Kyo. Le soulagement convenu de ressentir quand le monde n'était plus menacé de sombrer d'un instant à l'autre avait eu un goût amer. Ces temps-là avaient été durs, pour Yuya plus que tous les autres.
La voix de la blonde la ramena à elle.
« Alors j'ai cessé de songer à tout ça en me disant que ce jour arriverait quand il le devrait. Je continuerai à le chercher sans me lamenter et j'avancerai avec la certitude que je le trouverai, acheva-t-elle avec toute la détermination qui lui était propre et qui ne cesserait jamais de fasciner la chamane.
- Et cela a plutôt bien marché, n'est-ce pas ? rajouta Sakuya avec une pointe de malice dans le regard. »
Yuya répondit simplement avec un éclat de rire et Sakuya pensa n'avoir jamais vu son amie aussi heureuse.
Quand Yuya admira le ciel étoilé ce soir-là, elle se sentit différente de toutes les autres fois où elle avait levé les yeux vers la toile sombre éclairée de mille lanternes. Il y avait maintenant cette sensation qui prenait naissance dans sa poitrine, une chaleur qui se déversait dans chaque veine jusqu'à irradier le reste de son corps. La blonde chercha à mettre un nom sur cet agréable changement mais n'y parvient pas. Elle savait cependant que le vide qu'elle avait ressenti au plus profond de son âme et porté en elle chaque jour comme un fardeau n'était plus. Elle ne l'avouera sans doute jamais, mais ce sentiment avait été destructeur pour la jeune femme ; au début cela avait pris la forme d'une vive douleur qui l'empêchait de respirer normalement, puis l'érosion du temps avait laissé place à un vide abyssal qui, qu'importe ce que Yuya avait entreprit, n'avait pu être comblé. Elle l'avait reconnu rapidement : c'était le manque de quelque chose, de quelqu'un.
Yuya le sentit avant de l'entendre, quoi que si l'homme en question en avait décidé autrement, remarqua-t-elle, elle n'aurait entendu que le bruit du vent et celui de sa propre respiration. Son aura autrefois si agressive, capable de paralyser chacun des membres de la jeune femme et de lui donner des frissons de terreur sur tout le corps n'était plus qu'un vague souvenir. L'aura de Kyo, changée depuis son dernier entraînement avec Muramasa, lui apparaissait comme une vague de chaleur apaisante, comme des bras réconfortants qui enlacent et réchauffent. Des frissons différents lui parcoururent le corps cette fois, et il y eu cette douce sensation de retrouver quelque chose de précieux que l'on a longtemps perdu.
Maintenant, des bruits de pas étouffés par l'herbe parvinrent aux oreilles de la chasseuse de primes et lorsqu'elle leva la tête de là où elle était assise contre un cerisier, l'imposante carrure de l'homme aux mille victimes se détacha de la nuit. Il s'était arrêté au niveau de l'arbre, s'appuyant d'une épaule contre le tronc. Yuya l'observa un instant de là où elle était assise mais comme la lune était derrière eux et qu'il regardait au loin, elle ne put distinguer qu'une masse de longs cheveux noirs. Le silence s'étira, alors la blonde détendit ses épaules endolories, repris une position qu'elle estima suffisamment confortable contre l'arbre et reporta son regard sur le ciel.
Il n'y eu alors que les cris des animaux nocturnes et le vent qui vinrent quelques fois briser le silence apaisant de cette nuit fraîche. Quand parfois la brise se changeait en bourrasque, Yuya sentait les longues mèches de Kyo lui chatouiller le visage, alors avec un sourire elle les éloignait d'une main.
La chasseuse de primes lâcha prise pendant cet instant suspendu dans la nuit silencieuse et ses pensées s'écoulèrent dans un rythme régulier. Puis l'envie de partager ses pensées qui la rendait heureuse la prit soudainement, alors elle décida de remplir le silence.
« J'ai toujours adoré observer les étoiles, commença-t-elle d'une voix à peine audible. Petite, Nozomu m'emmenait parfois dormir sous les étoiles. »
Elle fit une pause et son regard se perdit dans l'immensité du ciel, comme si ses souvenirs se rejouaient devant ses yeux, avec la nuit noire pour toile de fond.
« C'est devenu une habitude, un plaisir que je m'offrais parfois. C'était simple, de lever la tête et être éblouie par la lumière des étoiles. Puis un jour quelque chose a changé. Ce jour-là, j'ai compris à quel point cela m'était devenu vital. »
Yuya prit une longue inspiration. Elle avait toujours le regard porté haut dans le ciel, mais elle savait que des yeux rouge sang l'observaient attentivement. Elle aurait voulu se retourner, pour plonger dans le regard dont elle avait rêvé pendant trois ans, mais le courage lui manqua. Tout était arrivé si vite, et quand Kyo lui était apparu dans la lumière du soleil, le monde de la jeune femme avait été tant bouleversé que ses nerfs en étaient encore à fleur de peau.
« C'est parce que… tenta-t-elle timidement avant de reprendre d'une voix plus claire, parce que quand je regardais les étoiles, je me disais que, quelque part sur cette Terre, quelqu'un pouvait juste lever la tête et voir ces mêmes étoiles que je passais des heures à observer. Je me disais que la lune qui était là à chaque fois que je me retournais, était la même lune qui suivait quelqu'un dans un autre endroit de ce monde. Je… »
Yuya hésita. Puis après avoir laissé échapper un rire un peu gêné, elle reprit :
« C'est peut-être stupide, mais c'était cette petite chose, ce lien, dont j'avais besoin à ce moment-là. »
La jeune femme laissa retomber sa tête et un souffle s'échappa de ses lèvres, comme si cet aveu lui avait coûté trop d'énergie. Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps car derrière elle un froissement de tissu se fit entendre. Quand Yuya se retourna vivement, Kyo était déjà assis à sa droite, contre le tronc de l'arbre. La blonde pouvait maintenant voir son profil, et avant qu'elle ne pût mettre aucun mot sur ce qu'il se passait, Kyo tourna la tête pour planter son regard dans le sien. Yuya sentit son pouls tressauter sous cet examen inattendu. Elle allait parler, dire quelque chose (n'importe quoi), pour essayer de reprendre sa contenance, mais l'homme aux mille victimes la devança :
« M'as-tu écouté ? »
Cette fois, Yuya abandonna toute idée de retrouver contenance. Un « oh » d'étonnement s'échappa de sa bouche et ses sourcils se froncèrent. Avant qu'elle n'ait pu répondre quoi que ce soit, Kyo la devança une seconde fois :
« Quand je t'ai dit d'être heureuse ? L'as-tu été ? »
La jeune femme resta interdite devant cette démonstration de franchise tranchante et, à en croire le regard que Kyo ne détachait pas d'elle, de sincérité déstabilisante. Malgré elle, des images de cet autre temps défilèrent dans son esprit. Comme pour mieux trouver une réponse, ses yeux se portèrent vers le ciel étoilé. Oui, il était vrai que le temps avait été cruel avec elle ; chaque seconde de bonheur passée à rire avec Tigre Rouge ou à prendre le thé avec Sakuya lui avaient souvent apparues impuissantes face à la douloureuse lenteur des secondes passées à contempler ce qui avait été perdu, sacrifié. Mais elle avait persévéré. Elle s'était levée chaque matin avec l'idée de prendre un peu plus le dessus sur le monde qui l'entourait et elle l'avait fait.
« Oui, je crois, répondit-elle après un moment. Un léger sourire s'était dessiné sur ses lèvres. Oui, je crois que j'ai été heureuse, autant que je pus l'être. »
Quand Yuya reposa son regard sur Kyo, celui-ci l'observait toujours avec intensité. Rien ne transparaissait sur son visage, rendu encore plus impénétrable par la nuit. Pourtant, la jeune femme remarqua que l'homme aux yeux rouges n'avait fait aucun signe pour lui indiquer que sa réponse eut était satisfaisante ; il était resté parfaitement immobile. Yuya fut soudainement prise d'un frisson. Il y avait autre chose.
« Kyo ? » s'enquit-elle.
L'intéressé ne bougea pas plus.
« Kyo, dis-moi. Il y a autre chose, je peux le voir. »
Yuya avait accompagné ces mots d'un geste de main encourageant mais s'était arrêtée à mi-chemin sous l'intensité redoublée du regard de Kyo. Elle ne put s'empêcher de chanceler sous ce regard de fer ; cette conversation avait pris un tournant trop étrange pour que sa tête ne lui tourna pas à présent. Alors que la jeune femme tentait de ralentir les battements de son cœur, la voix grave de Kyo troubla à nouveau la nuit :
« Y en a-t-il eu un autre ? »
Sa voix n'avait pas été si tranchante qu'elle l'était habituellement, mais le cœur de Yuya loupa néanmoins un battement. Sous le choc, un rire étrange remonta dans sa gorge et ses joues rosirent, puis la jeune femme se passionna soudainement pour le pan de son yukata. Les mots s'échappèrent soudainement d'elle, comme si elle les disait en même temps qu'ils se formaient dans son esprit.
« Comment… fit-elle dans ce ne fut guère plus qu'un souffle avant de reprendre une voix plus forte. J'observais le ciel chaque soir avec Tenrô à mes côtés. Je cherchais des réponses dans les étoiles. Où tu étais, ce que tu faisais, à quoi pouvais-tu bien penser… Comment aurais-je pu... »
Un unique sanglot s'échappa de la jeune femme avant qu'elle ne reprenne contenance. Quand elle se retourna vers l'homme qu'elle avait passé trois ans à aimer seule dans la nuit, elle souriait. Kyo riva son regard sur le sien et elle crut brûler de l'intérieur devant le feu dansant dans ces deux orbes rouges. Le silence s'étira de quelques secondes dans les profondeurs de la nuit, secondes pendant lesquelles Yuya n'entendait plus que le sang qui frappait contre ses tempes, avant que Kyo ne déclare avec le visage grave :
« J'ai plein de dettes envers toi. »
La jeune femme fut prise de court. Cette phrase, elle l'avait déjà entendue auparavant, pourtant toute l'importance de ces mots résonna comme si elle les avait entendus pour la première fois.
Un tumulte s'agitait dans l'esprit de Yyua. Elle pensa d'abord qu'elle et Kyo avaient depuis longtemps dépassés cette histoire de comptes à rendre mais elle avait compris ce que Kyo avait voulu lui dire. Il lui semblait maintenant que c'était depuis toujours qu'elle avait appris à lire entre les lignes, à voir l'homme derrière le démon. Elle avait compris que derrière ces mots se cacher sa façon à lui de constater qu'elle l'avait attendu. Seulement… pouvait-il vraiment en être autrement ? Cet idiot lui avait dit d'être heureuse juste avant de disparaître devant ses yeux. Il devait savoir qu'elle l'aurait attendu, qu'elle aurait cru en lui comme elle l'avait toujours fait.
Maintenant il se tenait à nouveau devant elle, en chair et en os. Elle pouvait à nouveau sentir son aura paisible l'envelopper, ses iris envoûtantes se poser sur elle et sa voix grave résonner jusque dans ses os. Elle voulait lui dire à quel point elle se fichait des dettes tant qu'elle pouvait tendre la main et sentir de longues mèches noires lui chatouiller la paume, tant qu'elle pouvait avancer et voir le tissu noir décoré du yin et du yang se plisser sur un large dos, tant qu'elle pouvait soutenir un regard rouge brûlant avec la tête haute et les mains sur les hanches en guise de défi.
Cependant elle se ravisa, n'étant pas tout à fait sûre de pouvoir exprimer à quel point cela signifiait pour elle, et ne voulant ne pas donner une réponse qu'elle n'aurait pas estimée à la hauteur. Le temps avait été autrefois cruel mais en cette nuit claire, Yuya était confiante. Elle aurait le temps. Et elle ne marcherait plus seule.
« Eh bien, je te rappelle que mes intérêts sont très élevés, répondit-elle finalement avec un sourire qui s'illumina sous le clair de lune. C'est la moindre de chose pour une chasseuse de primes digne de ce nom ! »
A cela, Kyo ne répondit que par un sourire en coin mais ce fut assez pour Yuya car elle était la personne qui comprenait mieux cet homme que n'importe qui d'autre sur cette Terre.
Sur cette pensée, elle se rassit confortablement contre le cerisier, le cœur léger et la tête dans les étoiles. La nuit s'écoula paisiblement et quand elle sentit son esprit se voiler et ses membres s'engourdir, elle ne résista pas. Elle laissa reposer sa tête contre l'épaule de Kyo et sombra dans un sommeil léger. Elle fut finalement réveillée par des douleurs à plusieurs points de son corps. Yuya comprit qu'il était temps de retrouver un vrai lit dans la maison de Kyoshiro et Sakuya. La jeune femme se leva alors, à moitié ensommeillée, sans remarquer l'œil attentif qui surveillait chacun de ses mouvements maladroits qui pouvaient à tout moment constituer le début d'une chute. Mais elle s'en sortit admirablement, et après avoir repris ses esprits, elle chuchota :
« Bonne nuit Kyo. »
Dans la bouche de Yuya ce soir-là, ces mots résonnèrent comme une promesse.
Plus tard, quand les pas de la jeune femme furent étouffés par le silence assourdissant de la nuit, Kyo fut surpris quand il entendit sa propre voix murmurer dans un souffle :
« Bonne nuit Yuya. »
Bonjour ! Par où commencer... Tout d'abord, j'espère que vous avez apprécié votre lecture. Pour la petite histoire, j'ai retrouvé cette fanfic à moitié finie dans mes documents il y a peu, et j'ai eu l'envie soudaine de la terminer ! En même temps, je me suis souvenue de ce compte où j'avais posté une seule fic sur SDK il y a foooort longtemps, puis après l'avoir relue (non sans malaise, évidemment), j'ai décidé de poster celle-ci pour en faire profiter les quelques visiteurs qui tomberaient sur cette page (c'est incroyable qu'après tant d'années, elle ne soit pas totalement morte !), non sans effort pour retrouver mes identifiants. Qui sait, peut-être reviendrai-je hanter cette page dans quelques années avec une nouvelle histoire. En attendant, portez-vous bien ! ;)
