Quand Aiolia entre dans la chambre de son frère
Base: Saint Seiya
Genre: Humour, choupitude, et liens fraternels
Couple: à découvrir
Note: Voici ma double contribution au défi du forum Saint Seiya, où on découvre un prompt commencé par nous et fini par d'autres membres. Ceci est la compil des 2 OS que j'ai pu écrire à la base de mon début de phrase, qui est le point commun de ces 2 histoires totalement indépendantes. Je vous souhaite une bonne lecture
1er prompt
Aiolia entra dans la chambre de son frère et tomba sur Poséidon en train de regarder des dessins animés avec Aiolos. Le chevalier du lion s'étonna encore plus en les voyant pleurer devant pichi pichi pitch.
Nouveaux horizons
C'était cet après midi qu'il le revoyait! Depuis le temps qu'il attendait ce moment là! Il allait enfin retrouver son grand frère pour de bon!
La guerre contre Hadès était terminée, et grâce à l'aide de l'immense cosmos de Poséidon combiné à celui de leur déesse, tous les combattants qui avaient participé à cette tragédie revinrent à la vie. Autant les chevaliers d'Athéna que les Marinas qui servaient le dieu des Océans. Cependant, on oubliait que leurs âmes étaient abritées par de fragiles corps humains qui supportaient difficilement toutes les blessures infligées. Beaucoup étaient encore hospitalisés, même trois mois après le conflit. Saori Kido fit transférer certains de ses guerriers dans les cliniques que la fondation de son grand père possédait, tandis que Julian Solo avait réquisitionné son grand domaine au bord de la Méditerranée ainsi que de grands médecins parmi ses relations pour accueillir d'autres des héros ainsi que ses subordonnés.
Le temps passa, et petit à petit, les deux Sanctuaires reprenaient vie. La paix régnait et les reconstructions se faisaient progressivement. Les retrouvailles étaient prioritaires!
Aiolia s'acharnait sur la sonnette à l'entrée du manoir de Julian. Aucun son ne sortait, peut-être que ça marchait pas.
S'il n'avait pas autant mal à ses jambes encore, il aurait bien aimé escalader la clôture...
Le portail s'ouvrit enfin, et un serviteur en costume noir, oreillette vissée dans ses cheveux et musclé comme une armoire à glace vint à sa rencontre.
« C'est vous qui appuyez comme un malade sur la sonnette? Et qui êtes vous? Encore un de ces garnements qui vendent des calendriers?
-Je suis Aiolia, chevalier d'Or du Lion, et protecteur d'Athéna. Je viens voir mon frère, Aiolos du Sagittaire qui se repose ici. Par contre votre sonnette marche pas, je veux pas vous vexer, mais on entend rien...
-La sonnette marche très bien! De l'extérieur, il est tout à fait logique qu'elle ne s'entende pas. Par contre, vu le vacarme que vous avez causé dans le manoir, on n'était pas loin d'avertir les autorités.
-Ah... désolé... Et pour mon frère...?
-Un instant...
L'homme attrapa son oreillette et chuchota quelque chose dans le fil, et revint face au chevalier.
-C'est bon, vous pouvez entrer. On me fait signe qu'il séjourne au premier étage dans la troisième chambre du... »
Sans laisser le temps de finir, Aiolia, oubliant ses courbatures, partit presque en courant à l'intérieur de la maison, au premier étage, sauf qu'il y avait plusieurs portes dans ce long couloir interminable.
Où pouvait bien se trouver son frère?...
En ouvrant la première porte, il la referma aussitôt. Il ignorait si c'était une méthode curative employée uniquement dans les fonds marins, mais il vit deux Marinas l'un sur l'autre leurs chevelures roses et châtain clair entremêlées alors que leurs corps cachés sous des draps bougeaient lentement. Il s'excusa mais les deux hommes n'avaient pas du entendre.
Pour éviter une autre erreur de ce genre, le Lion ferma les yeux, se concentra et essaya par la pensée de localiser ce qui pouvait être le cosmos de son frère. Cependant, il ne semblait pas seul, une autre présence se trouvait à ses côtés. Il fallait vérifier.
Alors, il frappa à la porte, le 'oui' qui lui répondit était celui d'Aiolos! Il était là, derrière, et sans plus attendre, il entra dans cette chambre très grande, composée d'un lit immense fait pour deux personnes, un bureau près de la fenêtre qui devait donner sur des jardins ou la mer, et fixée au mur une télévision géante à écran plan.
Dans la couchette, le chevalier du Sagittaire était là, mais ne semblait pas prêter attention au nouvel arrivant, absorbé parce qui se passait sur le mur d'en face.
Il n'était pas seul, un autre homme aux cheveux bleu clair était dans le lit également, regardait dans la même direction, ignorant totalement Aiolia. C'était Julian Solo, la réincarnation du dieu des Océans.
Chose étrange, tous deux pleuraient à chaudes larmes.
Comment...? Qu'est-ce qui avait bien pu déchirer le cœur de ce grand frère si courageux qu'il admirait tant?!
C'était sa faute à lui! Comme si le Sagittaire n'avait pas assez souffert, il fallait qu'il revienne à la vie en pleurant!
« POSEIDON! Qu'as-tu fait à mon frère! s'écria le jeune Lion
-Aiolia?...
La voix du chevalier convalescent tremblait alors que ses yeux vert sombre se posaient sur son cadet.
-Aio... Aiolos... tu es en vie...
Le plus jeune, sans plus réfléchir, voyant que son ainé était bien là, bien vivant et l'observait avec ce sourire bienveillant qu'il avait toujours eu, se précipita dans le lit, pour le prendre dans ses bras en une étreinte remplie de douceur.
-Tu m'as tant manqué, grand frère...
A son tour, Aiolia pleurait à chaudes larmes sur le pyjama du Sagittaire, mais tellement heureux. Un de ses rêves les plus chers était enfin réel. Plus jamais il ne le lâcherait.
Des sanglots proches brisèrent ce moment particulier.
Julian Solo...
Il l'avait presque oublié celui là... Ce n'était pas parce qu'il était le propriétaire de cette résidence qu'il devait se permettre d'entrer dans les draps de n'importe qui et en plus de prendre toute la place!
-Aiolos... pourquoi il est dans ton lit?
-Ah... En fait, le Seigneur Poséidon était venu ce matin prendre des nouvelles. Et de fil en aiguille, on a discuté un peu de la vie des deux Sanctuaires...
-Tu ne lui as pas révélé des secrets importants, quand même?
-Juste des banalités, et puis on a allumé la télé, et on est tombé sur ce dessin animé.
A l'écran, il y avait une jeune sirène avec deux longues couettes blondes. L'image était figée.
-Pourquoi ça ne bouge pas?
-Julian a mis la vidéo en pause. Il était trop ému.
-Tu ne te rends pas compte, jeune Lion intervint le jeune homme à côté d'eux.
-Je pense être plus vieux que vous, mais passons...
-J'ai eu l'occasion de lire le manga et de voir cet anime tant de fois. Ce n'est pas un cliché le fait que j'aime les mers, les océans et tout ce qui s'y rapproche. Ce sont des éléments essentiels à notre planète et le domaine appartenant à ma famille y veille depuis la nuit des temps. Donc, je me suis intéressé à Pichi Pichi Pitch. Cela paraît niais, loin de ce que j'ai l'habitude de lire ou voir, mais comment dire... tous ces bons sentiments, ces chansons me vont droit au cœur et me touchent.
La voix de Julian Solo était douce, et au travers des larmes, on pouvait presque voir des étoiles scintiller dans ses yeux. Dire que c'était cet homme qui abritait un des dieux les plus puissants du Panthéon grec et que les jeunes Bronze avaient du affronter au péril de leurs vies avant la Guerre Sainte... et que beaucoup respectaient en tant que Poséidon...
-Et c'est en voyant votre tête que mon grand frère s'est mis à pleurer de honte? Rétorqua Aiolia.
-Non... en fait, sur les épisodes, il y avait les paroles d'une chanson écrites. Je ne sais pas pourquoi, la fatigue, ou même le fait de me sentir pleinement vivant, les mots m'ont atteint plus que de raison.
-Grand frère... dans ce cas, tu ne devrais pas regarder ce dessin animé. Je veux que tu te sentes bien, et qu'après on puisse se retrouver tous les deux! J'ai tant de choses à te raconter et on a tant d'années à rattraper...
-Je suis heureux de te retrouver, moi aussi, Aiolia. Même si nos retrouvailles étaient trop courtes dans les Enfers, je veux moi aussi passer du temps avec toi, et voir à quel point tu es devenu un homme et un protecteur d'Athéna des plus puissants. Rien qu'en sentant la manière avec laquelle tu me serres, je comprends à quel point tu es un chevalier très fort.
-Ah... je ne veux pas te faire de mal... désolé...
-Tout va bien! Je n'ai mal nulle part.
Le Lion reprit Aiolos à nouveau dans ses bras. Plus rien autour n'existait. Dans cette chambre il n'y avait que lui et son ainé, enfin réunis. Il n'était plus l'homme fier et droit combattant pour défendre sa déesse. Il était redevenu le petit garçon qui admirait tant son frère, ce modèle qui lui avait tant manqué.
-Je vais vous laisser, fit Solo en sortant du lit.
Encore une fois, Aiolia avait complètement oublié la présence de cet homme. Mais oui, il pouvait disposer. Comme ça, il pourrait prendre place à côté de son frère et y rester autant qu'on le lui permettait.
-Merci Julian, je vais passer du temps avec mon petit frère, tout ira bien, répondit le Sagittaire.
Une fois rien que tous les deux, le Lion enleva ses chaussures qui tombèrent négligemment au sol, et roula par dessus Aiolos pour s'installer près de lui.
-Au fait... Pourquoi il était dans le lit lui aussi? Il fait ça à tout le monde, ou bien...
-Ne t'inquiète pas, il voulait juste être en face la télévision pour pouvoir regarder sans se tordre le cou. Je m'étais même pas aperçu qu'il était dans les draps.
-Mouais...
-Tu ne lui fais pas confiance? Pourtant la paix avec le Sanctuaire Marin a été déclarée...
-Je sais mais... Je suis jaloux un peu... Moi, j'ai été soigné dans un des hôpitaux de Saori Kido, et j'ai eu de la chance, j'ai pu sortir rapidement. Toi, après toutes ces années en Enfer, tu as un traitement lourd, et à mon retour en Grèce, on m'avait interdit de te voir. Parce que t'étais toujours pas revenu à toi, parce qu'il fallait te faire passer encore des examens... Tu étais si près et si loin de moi à la fois. Je voulais tellement être le premier que tu verrais en rouvrant les yeux, et en fait je suis sur que c'était ce Julian... et ça me vexe énormément.
-Il ne faut pas Aiolia. Maintenant, je suis là, à tes côtés, et quand j'irai mieux, je pourrai retourner au Sanctuaire. Et on ne se quittera plus.
-Tu me promets?
-Je te le promets.
-Et c'est pour quand?
-Je ne sais pas encore, mais à ce qui paraît, les médecins sont contents de mon état de santé.
-Mais tu fais attention, quand même hein?
-Bien sur! »
Aiolia, se serrant tout contre son frère, posant la tête sur son épaule, se sentait comme le petit garçon qui adulait le chevalier du Sagittaire. Rien que d'être contre lui, sentir sa présence le rassurait et lui donnait la force qui pouvait lui manquer parfois. Tout irait bien, maintenant. La paix était revenue, Aiolos aussi. Ils pourraient passer des jours heureux dans le domaine d'Athéna.
ピチ
Le lendemain, Aiolia revint au domaine des Solo avec un gros baluchon. Cette fois ci, il n'appuya qu'une fois sur la sonnette et le gorille de la veille vint lui ouvrir à nouveau.
Sans réfléchir une seconde, il courut dans les escaliers au premier étage pour rejoindre la chambre de son frère. On lui avait autorisé à rester en sa compagnie et dormir dans la même pièce. Rien ne pouvait lui faire plus plaisir.
Il ouvrit la porte, sans frapper, et fut stoppé dans son élan en voyant à nouveau l'incarnation du dieu des Océans à nouveau dans le lit avec son frère.
Tentant de rassembler tout le calme qu'il pouvait, en se rappelant des enseignements qu'il avait eus des années auparavant, lors de sa formation de chevalier, il respira lentement, profondément et prenait sur lui pour ne pas frapper Julian et le trainer lui et ses DVD de Pitch machin hors de portée de son grand frère.
« Bonjour! s'annonça-t-il.
-Bonjour, petit frère, répondit Aiolos tout souriant, une tasse fumante entre les mains. Tu es arrivé tôt aujourd'hui.
-Je veux profiter de toi et rien que de toi le plus possible!
-Je vais vous laisser, fit Poséidon en se levant, prenant le plateau où un set de petit déjeuner était posé. Aiolos, je te laisse les épisodes, si tu veux les voir avec ton frère?
-Merci, Julian. Si on a besoin de quoique ce soit, on te le dira.
-Tu auras ta séance de kiné cet après midi, tu n'oublies pas, hein!
-Alors, écoute, Poséidon, Julian Solo, ou qui sais-je! intervint le Lion, posant son gros sac par terre et raccompagnant le jeune héritier à la sortie. Je m'occupe de mon grand frère, tout va bien, ne t'inquiète pas pour nous! Tu dois avoir des milliers de choses à faire, on ne te retient pas!
Il ferma la porte un peu plus fort que prévu.
-Aiolia... Tu sais, il veut être gentil...
-Oui mais...
-Mais quoi?..
-C'est un rustre, répliqua le plus jeune en prenant la petite moue qu'il faisait quand lors de sa petite enfance, il tentait d'amadouer son ainé pour ne pas être puni après une bêtise. En plus, il savait que je viendrai, il a même pas préparé un chocolat chaud pour moi et le tien sent trop bon...
Le Sagittaire se mit à rire.
-J'appelle de suite le personnel pour qu'on t'en apporte un. Tu n'as vraiment pas changé, toi!
-Dis... tu vas vraiment vouloir regarder les Pitch je sais pas quoi?
-Si tu n'as pas envie, on le fera pas. Je lirai le manga qu'il m'a prêté.
-Ah... je t'avais apporté des romans que j'ai piqué dans la bibliothèque de Camus, je pensais que ça t'aurait intéressé...
-Ca se lit vite un tome de cette série, tu sais. Mais il ne va pas te le reprocher d'être entré dans le temple du Verseau sans son autorisation?
-Non. Hyoga, tu sais, le chevalier de Bronze du Cygne, il est d'accord pour qu'on aille consulter les livres de son maitre si on en a envie. Tant qu'on les rend en état... Camus est encore en soin au Japon. Mais il paraît qu'il reviendrait bientôt.
-Tout semble bien se passer au Sanctuaire.
-Ca a changé tu sais. Mais quand tu reviendras, tu le verras!
Aiolos tenta de se redresser sans s'aider de ses bras mais il avait l'air en difficulté. Le Lion prit des mains la tasse qu'il posa sur la table de chevet et l'aida en arrangeant ses gros oreillers.
-A ce propos, Aiolia, il faudra que je te parle de quelque chose qui me tient à cœur.
-C'est quoi?
-Viens, installe-toi dans le lit.
Le cadet obéit, en enlevant ses chaussures comme la veille et s'asseyant dans le matelas bien moelleux.
-En fait, Julian Solo m'a fait une proposition intéressante. Une fois que je serais sur pied, bien sur, je profiterai de toi, mais il m'a suggéré de l'accompagner dans ses missions humanitaires à travers le monde.
-Tu... tu voudras pas rester au Sanctuaire?
-Ca ne durera pas longtemps, tu sais. Mais j'ai envie de voyager, de découvrir des choses, d'apprendre plus sur notre Terre et sur notre monde actuel. Toi, en tant que chevalier du Lion, tu as du être amené à voir des pays, rencontrer des gens au travers de tes missions. Moi je n'ai pas eu le temps de tout ça. Je ne suis resté que dans les terres sacrées. J'ai envie de découvrir et d'aider les gens en difficulté aussi. Il y a des peuples qui souffrent et pas seulement des conséquences de la Guerre Sainte, et depuis bien plus longtemps encore. Si je peux apporter mon aide aussi infime qu'elle soit, j'ai envie de tenter. Je ne me battrai pas.
-Grand frère...
Aiolia ne savait que répondre. Il l'avait toujours admiré cet homme rempli de bonté et si pur aussi. Bien sur que ça lui faisait un peu mal au cœur de se retrouver séparé de lui s'il partait en mission humanitaire mais comment lui refuser?
-Je ne vais pas partir demain, je te rassure!
-Tu veux vraiment accompagner Julian Solo?
-Oui, pour toutes les raisons que je t'ai évoquées. Si tu veux, tu pourrais venir avec nous. Un de ses meilleurs amis, qui est Marina... Sorrente, je crois... serait du voyage aussi.
-Mais... J'aide à reconstruire le Sanctuaire. Il est dans un très mauvais état, si tu savais... Avec Milo, Aldébaran, et Kiki, le disciple de Mû on fait notre possible pour au moins rendre les escaliers des douze Maisons praticables.
-Tu fais attention à ta santé, hein?
-Ca faut le dire à Milo... Il est trop vite épuisé. Il en fait trop à chaque fois et il s'effondre avant le coucher du soleil. C'est moi qui l'emmène dans l'infirmerie tout le temps.
Le Sagittaire continuait de sourire au fur et à mesure que son petit frère lui parlait.
-Tu t'es fait des amis au Sanctuaire depuis le temps! Et tu t'entends bien avec Milo, alors.
-Oui. C'est un de mes meilleurs amis.
-Je suis content que tu ne sois pas seul.
-Mais... j'ai besoin de toi aussi, Aiolos.
-Aiolia...
-Oui, grand frère?
-Tu es tout rouge d'un coup!
En effet, depuis que le plus jeune avait mentionné le nom du chevalier du Scorpion, son cœur s'était mis à battre un peu plus fort.
-Tu peux tout me dire, intima le Sagittaire.
-Oui... en fait avec Milo, on est amoureux.
Le Lion avait dit ces mots d'une toute petite voix, comme s'il avait honte.
-Je suis content pour toi! Tu es un adulte, maintenant et tu peux choisir d'être avec la personne qui te rend heureux.
Aiolos lui avait répondu si naturellement, comme à l'époque où, enfants, ils s'entrainaient et le plus grand l'encourageait dans ses efforts.
-... Moi aussi j'ai envie que tu trouves le bonheur, grand frère. »
Aiolia se blottit contre le torse de l'homme qu'il admirait le plus, se réjouissant de ces jours qu'il allait passer à ses côtés.
ピチ
Deux mois plus tard, au Japon, proche du Mont Fuji...
Aiolos s'étira lentement tel un félin. Ses muscles se réveillaient petit à petit. Il se tourna, étendant un bras à la recherche d'une présence.
Dans le futon à côté du sien, il n'y avait personne.
Le chevalier du Sagittaire ouvrit les yeux, et doucement se redressa dans sa couchette.
Dans la pièce, le silence régnait, mais on entendait depuis l'extérieur le chant des cigales bien plus grosses que celles qu'on trouvait en Europe et beaucoup plus bruyantes. Mais ce son était apaisant, et était synonyme du plein été dans ce pays qu'il voulait visiter à tout prix.
Après avoir effectué des missions en Asie du Sud Est où de terribles typhons avaient ravagés les côtes, emportant des habitations entières et même une partie de la population qui y vivait.
Avec Julian Solo et Sorrente, ils avaient rencontré des personnes, les avaient aidées à tout rebâtir. Ils avaient même créé des liens, et promis de revenir un jour prochain pour prendre des nouvelles.
Puis, ils partirent vers le pays du Soleil Levant où le Marina devait donner un concert de flûte en compagnie d'autres jeunes musiciens du monde entier dans une salle de Tôkyô.
Pendant ce temps, Aiolos découvrait les différents paysages de ce pays en compagnie de l'incarnation de Poséidon. Comme un enfant, il s'étonnait de toute la diversité qu'apportaient ces contrées, passant de la ville la plus moderne avec un réseau de transport des plus complexes qu'était la capitale, aux campagnes paisibles et leurs habitants d'une gentillesse incroyable, en passant par les forêts profondes et apaisantes, les reliefs montagneux, ainsi que les temples bouddhiques et sanctuaires shintô où régnaient silence et et sérénité.
Il put gouter à toutes sortes de spécialités locales, s'étonnant que les sushi si populaires en occident n'étaient pas le plat le plus commun, et appréciait chaque nouveauté qui s'offrait à lui.
Aiolos était content d'avoir accepté la proposition du dieu des Océans. Il se sentait bien, sa santé était redevenue à la normale. Et la compagnie de son nouvel ami y était pour beaucoup.
Bien sur il n'oubliait pas de contacter son petit frère pour lui raconter ses aventures.
À présent debout, il arrangea son yukata, ce kimono estival cousu dans une étoffe légère était très élégant avec ces motifs de grues blanches dans cette mer bleue marine. En bougeant dans son sommeil, ses épaules s'étaient découvertes.
Puis, ouvrant la porte coulissante de la chambre où il logeait pour deux nuits, il avança pieds nus dans le couloir de l'auberge, en quête de Julian.
Il avait une certaine idée d'où il pouvait se trouver et sans hésiter, saluant les employés sur son passage qui s'inclinaient en le voyant, il alla dans une des cours extérieures où on pouvait avoir accès à un onsen, ce bain de sources chaudes aux vertus relaxantes.
La veille, il l'avait expérimenté pour la première fois et il ne fut pas déçu non plus de cette sensation de bien être et la peau douce en sortant.
Il aperçut une chevelure bleutée dans la petite pièce qui donnait au dehors. Alors, à pas de loup, il s'approcha du jeune héritier qui portait un yukata aussi, pour entourer ses bras autour de la taille.
« Tu ne voulais pas m'attendre, demanda Aiolos dans un murmure.
-Tu dormais trop bien. Ça me faisait trop de mal de te réveiller.
Pour toute réponse, il récolta un doux baiser sur la base du cou, au niveau de la clavicule, là où la peau n'était plus protégée par le tissu.
-Tu vois, je suis éveillé.
Le représentant de Poséidon se retourna, jouant avec le vêtement du chevalier du Sagittaire qui s'ouvrait petit à petit.
-Alors, allons prendre notre bain et savourer ce paysage magnifique. On voit bien le Mont Fuji en plus, ce matin.
-Je te suis », conclut le chevalier d'Athéna en pressant délicatement ses lèvres sur son compagnon.
Tous deux retirèrent leurs tenues et, une fois pliées, les déposèrent dans un casier. Ils passèrent une petite serviette autour de la taille, s'aidant l'un et l'autre, tout en effleurant leur peau au passage.
Aiolos ne pensait pas qu'il allait se sentir aussi bien en la présence de Julian. Sa gentillesse et sa bienveillance avaient grandement aidé à son rétablissement.
C'était juste après avoir rebâti une maison dans un village en Inde qu'ils s'étaient donné ce premier baiser tout naturellement. Un échange d'une grande douceur, le départ de leur histoire, il y avait un mois de cela.
Le protecteur d'Athéna s'inquiétait au début sur leur différence d'âge, mais ils ne faisaient aucune démonstration de leur affection en public. Ils avaient décidé d'avancer à leur rythme et lui se sentait rassuré, son partenaire acceptant leurs petites maladresses, leurs hésitations, d'autant que le Sagittaire n'avait eu aucune expérience amoureuse auparavant. Tous les deux découvraient l'amour et prenaient leur temps.
ピチ
Assis dans le bassin d'eau très chaude, son dieu de l'Océan à ses côtés, Aiolos se sentait bien. Leurs doigts jouaient entre eux, alors qu'ils admiraient le paysage qui s'offrait à eux, le Mont Fuji dans toute sa splendeur s'imposant à l'horizon.
« On aurait presque pas envie de rentrer en Grèce, n'est-ce pas? Fit Julian.
-C'est vrai, c'est magnifique. Mais j'ai envie de retrouver mon frère aussi.
-Je comprends. On rentrera demain sans faute.
-Merci pour m'avoir proposé de vous accompagner, Sorrente et toi.
-Merci à toi d'être venu, répondit le plus jeune en lui souriant. Et... tu vas parler de nous à Aiolia?
-Je pense. Je ne veux pas le cacher, à lui du moins, et j'espère qu'il acceptera notre relation.
-Ca va prendre du temps pour qu'il comprenne, peut être... Mais tu devrais passer du temps avec lui, au Sanctuaire d'Athéna. Il a besoin de toi lui aussi. »
Aiolos embrassa son petit ami brièvement avant de l'inviter à sortir du bain. Il admira le corps parfait qui s'offrait à lui, essayant de maitriser ses réactions à lui, et tous deux repartirent à l'intérieur de l'auberge. Le jour suivant ils retrouveraient leur pays.
ピチ
De retour en Grèce, Aiolos et Julian rentrèrent dans le manoir des Solo directement. Le lendemain, le chevalier du Sagittaire se réveillant dans la chambre où il avait logé des semaines auparavant au cours de sa convalescence, juste après sa résurrection.
À ses côtés, ou plutôt tout contre lui, sommeillait la représentation du dieu des Océans, son bras posé négligemment sur le torse dénudé de son ainé.
En rentrant de leur expédition sur le continent asiatique, et après ce voyage magique au Japon, ils n'avaient pas encore cœur à se quitter. Pourtant le guerrier d'Athéna allait devoir retourner au Sanctuaire de sa déesse, pour aider à la reconstruction et aussi et surtout revoir son petit frère.
Cette nuit, ils n'avaient fait rien de plus que de se câliner, apprécier la présence de l'autre, se toucher et s'offrir de petits baisers tendres. Ils prenaient le temps pour se découvrir petit à petit, sans se presser. On leur avait redonné une chance dans la vie, ils allaient en profiter au mieux.
Au sol au milieu de leurs bagages à moitié défaits, gisaient des objets qu'on pourrait juger incongrus et pourtant, ils avaient trouvé dans un quartier de Tôkyô réputé pour les aficionados de manga et d'animes des Tshirts, et même d'autres produits dérivés, dont des petites poupées de la série qui les avait rapprochés, Pichi Pichi Pitch.
Aiolos souriait en observant le désordre de sa chambre, mais aussi Julian qui dormait paisiblement contre lui. Il se sentait bien et bel et bien vivant.
La porte de la chambre s'ouvrit brutalement et apparut complètement stupéfait un jeune homme aux grands yeux bleu vert et aux cheveux châtain. Son petit frère, Aiolia à qui il lui tardait de le revoir venait d'entrer sans frapper.
note de fin: Merci aux personnes qui ont rajouté les éléments pour le prompt. Même si j'ai tiré une tronche de 2km de long en voyant Pichi Pichi Pitch que je ne connaissais pas du tout, et que je me demandais comment j'allais me sortir de là. J'espère que cette première petite histoire vous a plu.
