Salut tout le monde.
Alors je n'ai pas pu poster pendant un moment, c'est vrai, mon été a été particulièrement chargé. Pour me faire pardonner, je vais essayer de poster jusqu'au chapitre 6 ou 7 aujourd'hui.
4 La répartition du Choixpeau, ou comment se faire remarquer dès le début d'année
En entrant, tous les élèves sentirent la confiance que leur avait transmis la professeure Massarelli s'envoler à tire-d'aile. Le regard des autres années était rivé sur eux. Si quelques-uns les scrutaient avec attention, les autres les regardaient avec agacement, comme s'ils avaient hâte d'en finir avec cette cérémonie barbare.
Être au centre de l'attention était parfois terrifiant. Jack – qui avait passé le voyage plongé dans les romans qu'il avait découvert durant l'été – rentra la tête dans les épaules. Raiponce piqua un fard terrible, Mérida lançait des regards méprisants pour s'empêcher de prendre les jambes à son cou. Cependant, parmi toute cette foule terrifiée, il y en avait un qui semblait s'en foutre royalement. En effet, Harold Horrib Haddock III était plus préoccupé à chercher le Wifi sur son téléphone que de paniquer.
Enfin, ils durent se placer auprès d'un vieux chapeau pourri, tout vieillot, qui reposait sur un tabouret. Les professeurs firent silence, comme beaucoup de gens dans la salle, comme s'ils semblaient attendre quelque-chose. La professeure Massarelli semblait gênée, elle jetait des coups d'œil vers le siège central de la table des professeurs, siège inoccupé.
Les professeurs se mirent à chuchoter entre eux, presque furieux. Madame Massarelli se racla la gorge, les joues colorées de rouge. Son air rassurant se disputait avec une inquiétude honteuse. Elle essaya de rattraper le désastre inconnu des premiers élèves. Ledit désastre avait mis les professeurs dans l'embarras et poussait les élèves des autres années à un murmure. Quelque-chose aurait dû se passer et n'avait pas eu lieu.
-Nous... nous allons passer à la répartition, bredouilla Imelda Massarelli.
Elle pinça les lèvres, agacée. Lorsqu'elle était déstabilisée, son accent italien devenait plus perçant que jamais. Elle n'aimait pas que les gens le sachent.
-Lorsque j'appellerais votre nom, vous vous avancerez et je placerais le Choixpeau sur votre tête. Il vous répartira dans la maison qui vous conviendra le mieux.
Soudain, le Choixpeau ouvrit la bouche, sembla foudroyer la prof (elle avait oublié qu'il aimait bien pousser la chansonnette pour s'éclaircir la voix avant de répartir les élèves) et se mit à chanter une chanson pour le moins curieuse :
Je pue et je ne sers à rien
Alors approchez-vous de moi
Vous mourrez et j'en suis certain
Alors je compte jusqu'à trois
Le lion est mort ce soir mes potes
Bougez votre cul et fêtons ça
Jusqu'à c'que votre peau soit pâlotte
Et que vous rendiez vos tripes là
Si je vous mets à Griffondor
Ce sera un véritable enfer
Vous pleurerez sur votre sort
Car ils sont cons comme des pierres
Si à Poufsouffle vous allez
C'est fou, vous me ferez bien rire
Ces types sont complèt'ment barrés
Ils bossent, sont gentils et soupirent
Si vous êtes des p'tits intellos
C'est à Serdaigle que je vous place
Ce n'sont pas des p'tits rigolos
Ils sont froids, durs comme de la glace
Et j'vous promet, à Serpentard
Des pièges aux autres vous allez tendre
Car ce sont des p'tits salopards
Qui poussent bien les autres à se pendre
Curieusement, les profs ne furent pas enchantés de la chanson. Ils rougirent, se tournèrent vers la table des Serpentard et lancèrent un :
-Monsieur et mademoiselle Latarak !
La professeure Massarelli changea de couleur (c'était elle la directrice de Serpentard).
-Retenue, tous les deux. Et moins vingt points pour Serpentard.
Sur la table des verts, un garçon aux cheveux en pétard et une jeune fille aux yeux magnifiques se bidonnaient. La punition ne semblait pas avoir d'effet sur eux. Les professeurs décidèrent d'ignorer cette absence manifeste d'obéissance face à leur autorité et reprirent la cérémonie. Madame Massarelli appela le premier élève.
Très vite, ce fut autour de la petite Mérida que revint le droit d'aller placer le Choixpeau sur sa tête.
-Dumbroch, Mérida! tonna la voix de la professeure.
Excitée comme une puce, la jeune demoiselle alla se placer sur le tabouret. Le Choixpeau pesait lourd sur sa tête et lui fit mal à la nuque.
« La fille d'Elinor, quelle surprise ! » lança le Choixpeau. « Bon, voyons voir quelle maison te correspondrait le mieux ».
Serpentard, Serpentard, Serpentard, répétait Mérida dans sa tête.
« Serpentard ? » s'étonna le Choixpeau. « Non, pour ton éducation, le mieux serait Gryffondor. Comme ta mère. Les autres maisons ne sont pas envisageables ».
Dès que Mérida entendit le mot éducation, elle comprit. Une rage violente se mit à bourdonner en elle.
Attendez, c'est ma mère qui vous a ordonné de me placer chez Gryffondor?
Le silence du Choixpeau fut une réponse suffisante.
Elle vous a menacé ou quoi ?
« Votre mère est vraiment terrifiante, jeune fille. Même lorsqu'elle était une simple élève. Alors pas de rébellion, je veux encore vivre, moi ! » s'exclama le Choixpeau.
-GRYFFONDOR ! dit-t-il à voix haute.
La tablée de Gryffondor n'eut même pas le temps de rugir son approbation que Mérida avait enlevé le Choixpeau et se mettait à hurler.
-Vendu ! C'est ma mère qui l'a manipulé pour que j'aille à Gryffondor ! Je n'irais pas !
-SI ! rugit le Choixpeau. Je n'ai pas envie de la voir débarquer ici parce que tu es allé à Serpentard.
-Ma mère n'a pas le droit de décider !
-Là, si !
-Non !
Mérida et le Choixpeau se mirent à s'insulter copieusement devant une salle perplexe. Les professeurs durent les séparer et tentèrent d'éclaircir la chose. Lorsqu'ils comprirent le fond du problème, certains professeurs sentirent leurs entrailles se glacer (ceux qui connaissaient Elinor Dumbroch, bien évidemment). Tout plutôt que de voir cette femme terrifiante débarquer et tous les massacrer. Alors ils signifièrent bien gentiment à Mérida qu'elle irait à Gryffondor et puis c'est tout !
Ce fut une Mérida furieuse qui rejoignit sa table. Et l'on put continuer.
-Frost, Jack !
Jack s'avança nerveusement. Il se fichait pas mal de la maison dans laquelle il avait été placé, mais l'éclat de l'élève précédente lui avait fait perdre tous ses moyens. Quel caractère ! On aurait dit une furie tombée du ciel.
Non, finalement, il voudrait bien être à Gryffondor, histoire de parler à cette fille hystérique. Elle devait être super intéressante ! Le Choixpeau fut posé sur sa tête.
« Tu veux aller à Gryffondor ? ça ne va pas recommencer ! » gémit le Choixpeau qui en avait marre des élèves qui n'en faisaient qu'à leur tête. « En plus Elinor va me tuer si je t'approche sciemment de sa gamine. Non, non, tu iras ailleurs ! »
-SERPENTARD !
Avec un soupir déçu pour l'amitié qui venait probablement de s'envoler, Jack alla s'asseoir avec les membres de sa maison. Le fort tempérament de la roussette lui manquait déjà. Cependant, il se retrouva assit à côté des deux élèves qui avaient jetés un sort au Choixpeau. La fille jouait avec son couteau en essayant de tuer le garçon. Ils se ressemblaient tant que le mot JUMEAUX était presque inscrit sur le front.
-Salut ! lança la fille, hilare. Bienvenue chez les tarés.
-C'est mieux que Gryffondor ! continua son frère. La gamine avait raison de faire un scandale. Là-bas, ce ne sont que des midinettes.
-Je m'appelle Inanna et voici mon frangin, Shamash !
-Jack, se présenta le garçon.
En fait, cela allait mieux se passer que ce qu'il attendait.
- Horrib Haddock, Harold ! lança la voix de la prof de sortilège.
Le garçon brun s'avança prudemment vers le tabouret, comme si le Choixpeau était une bombe à retardement. Il posa l'énorme chapeau sur sa tête et attendit.
« Oulà... Ce n'est pas facile de placer un sorcier qui ne se sent pas comme tel. Tu n'as rien à craindre des sorciers, mon petit ».
De cela, Harold en doutait. Sa mère était morte parce qu'elle avait eu le malheur d'approcher trop le monde des sorciers. En tombant amoureuse d'un sorcier, elle avait signé son arrêt de mort. Si seulement elle n'avait pas changé de lieu de travail ! Si elle n'avait pas eu le malheur d'abandonner son poste de professeur dans une petite école, elle n'aurait pas été affreusement tuée dans des circonstances plus que tragiques.
« C'est vraiment dommage, soupira le Choixpeau. Un garçon aussi plein de potentiel... Le monde des sorciers n'est pas si sombre. Si tu y goutte, tu verras que tu t'y plairas plus que tu ne t'y attendais. Bon, maintenant il faut te placer. Pour cela, je n'ai aucune hésitation : c'est quoi ce cerveau d'inventeur de ouf »
-SERDAIGLE !
Harold rejoignit la table de Serdaigle en rentrant la tête dans les épaules. Il sortit son téléphone de sa poche. Adopte un dragon l'attendait. Enfin ce fut à Raiponce. La jeune fille jeta un coup d'œil vers la table des Gryffondor. Désolée pour son amie, elle aussi souhaitait l'accompagner. Être séparée de la petite roussette au fort tempérament ne l'enchantait pas. Elles étaient tellement proches toutes les deux.
-Holzer, Raiponce !
« Enfin un peu de calme dans la cervelle ! Tu es une gentille petite, ma chère. Ce n'est pas difficile de savoir où je vais te mettre. », précisa le Choixpeau
-POUFSOUFFLE !
Raiponce, déçue, alla s'asseoir avec ses camarades. Elle jeta un coup d'œil à Mérida, qui tenta de lui remonter le moral en levant ses deux pouces. Rassurée, Raiponce sourit. Leur amitié n'en pâtirait pas, elle le savait.
La cérémonie continua, plutôt longue. Les élèves furent justement répartis dans les maisons et il n'y eut plus d'autres incidents, sauf une foule d'exclamation lorsqu'on entendit le nom d'Oscar Londubat (il fut placé chez Serdaigle), le prétentieux fils du célèbre héros de la bataille de Poudlard qui siégeait alors comme professeur de botanique. Tandis que le dernier élève rejoignait sa table, les professeurs lancèrent le signal du repas.
A cet instant, un grand éclair apparut dans la salle et frappa au centre avec un grand craquement, aveuglant tout le monde.
Et voilà, la répartition du Choixpeau, avec l'introduction de mes jumeaux préférés, les Latarak. J'ai galéré pour la chanson, un peu d'indulgence s'il vous plait...
Donc nos héros sont enfin répartis. Mais la soirée n'est pas fini! Qu'est-ce qui vient d'arriver, à votre avis? Ami, ennemi?
A bientôt!
Dans le prochain épisode:
"-Voici Alexandra Nightingal, française d'origine, la plus jeune directrice de l'histoire de Poudlard, détentrice de l'Ordre de Merlin première classe et, à ce qu'il parait, elle va avoir une carte des Sorciers et Sorcières célèbres à son effigie ! l'informa Shamash"
