Hey hey hey ! Et voici le deuxième défi !

Défis n°2 : Écrivez un texte sur un couple que vous n'avez encore jamais écrit auparavant.

Titre : Confetties

Résumé : L'amour est un sentiment complexe

(Pourquoi j'ai voulut faire des minis résumés moi... bref donc un couple pour lequel je n'ai jamais écrit... ;) )

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« Félicitation pour votre entrée à Yuei ! »

Les deux jeunes héros du jour furent assaillis de confettis et de félicitations à tout vas, et la petite fête surprise qui leur avait été organisée débuta dans une ambiance joyeuse et colorée.

« Vous serez de superbe héros ! » Leur assura Mirio en passant un bras autour des épaules des deux enfants.

« Ils viennent tout juste de passer l'examen, ne leur met pas la pression tout de suite. » Marmonna Tamaki qui n'était jamais très loin lorsque le blond était dans les parages.

« Oui ! » Approuva Nejire avec excitation. « Ils penseront aux cours plus tard, pour le moment c'est la fête ! » Et elle lança une nouvelle poignée de confettis multicolores en l'air.

« Ah ! Pas dans les cheveux ! » Protesta Eri en riant. Elle voulut chasser les papiers colorés qui lui tombait sur la tête mais ne parvient qu'à les disperser encore plus dans sa longue crinière blanche.

« Eri, Kota ! Bravo pour votre examen ! » Les félicita Izuku rejoignant les membres de l'ancien Big Three, dissout depuis la fin du lycée, presque huit ans plus tôt. « Je savais que vous pouviez y arriver. »

« Evidemment. » Fit Kota, tentant de cacher son large sourire derrière un ton faussement humble.

« C'est parce qu'ils ont le meilleur entraîneur du monde ! » Reprit Mirio toujours agrippé aux deux plus jeune.

« Laisse les un peu respirer Monsieur le modeste ! » Intervient Eijiro en venant enlacer la taille de son compagnon, aussitôt Tamaki sembla se détendre, s'appuyant contre lui avec le naturel découlant de l'habitude. « Allez profiter de votre fête, les gosses. »

« Je suis pas un gosse. » Protesta Kota avant de se faire interrompre par son amie ses cheveux colorés en orange, rouge, vert et bleu par les bouts de papiers.

« Ils ont raisons, laissons les vieux ensemble et allons nous amuser. » Plaisanta Eri, elle se dégagea gentiment de l'étreinte de Mirio pour attrapper le brun par le bras et l'entraîner plus loin dans la salle en direction du buffet.

« Amusez vous bien ! » Lança Nejire, une nouvelle volée de confettis accompagnant leur départ, déclanchant le rire de l'une et les râlements de l'autre.

« Et pas d'alcool pour vous ! » Leur rappela Mirio en bon grand frère protecteur autoproclamé.

« Oh laissez les boire un peu. » Plaida Eijiro. « Ils ont presque 16 ans maintenant, ils peuvent bien boire un ou deux verres. »

« C'est interdit au mineur. Et de nous deux, c'est toi le héros censé faire respecter la loi. »

« Je suis ici en civile en plus, il y a bien assez de gens compétents ici pour réagir en cas de problème. »

« Mais- »

« J'ai l'impression que ce sont toujours des enfants. » Intervient Izuku avant que la discussion ne vire à la confrontation. « J'arrive toujours pas à croire qu'ils vont rentrer à Yuei. »

« Moi non plus. » Soupira Mirio. « Eri restera toujours une enfant pour moi. » (il coula un regard vers Eijiro). « Une enfant qui ne boit pas d'alcool. »

Nejire sourit, amusée par leur échange, mais se garda bien d'intervenir.

Ça faisait un moment qu'elle ne les considérait plus comme des enfants elle. Particulièrement Eri avec qui elle avait passé beaucoup de temps ces derniers mois pendant qu'elle l'entraînait pour les examens écrits. La jeune fille était passée d'une enfant timide et perdue à une adolescente beaucoup plus heureuse et incroyablement mature pour son âge, sans doute à cause de son passé particulier.

C'était agréable de discuter avec elle, elle était joyeuse, intelligente, réfléchit et contrebalançait par son calme, l'hyperactivité dont Nejire pouvait faire preuve parfois. Elle était aussi jolie, gentille avec tout le monde et s'inquiétait toujours de ne faire de mal à personne. Eri ferait une héroïne fantastique, elle en était certaine.

Et Nejire se demandait si elle n'était pas en train de tomber amoureuse.

Elle se détestait pour ça. Non pas parce que Eri était une fille, elle savait depuis longtemps qu'elle aimait autant les garçons que les filles, qu'importe le sexe, elle était de ceux pour qui l'amour n'avait pas de limite. Mais malgré tout ce qu'elle pouvait penser, il restait toujours une frontière que même les sentiments les plus pures ne pouvait franchir : Eri avait 11 ans de moins qu'elle et était encore mineur.

Ces sentiments commençaient lentement à lui gangrener le coeur. Elle se sentait comme ces héros abusant de leur statut pour toucher des mineurs et dont on entendait souvent parler au journal télévisé. Ceux qui, parce qu'ils étaient célèbres, se pensaient intouchables, parce qu'ils étaient des héros se croyaient au dessus des lois. Après tous, elle ne valait pas mieux qu'eux, qu'est-ce qui différenciaient ses sentiments de ceux de ses criminels ? Aux yeux du monde, c'était la même chose. Et si un jour, ce secret honteux était découvert, elle subirait le même sort que ces gens qu'elle méprisait, elle serait affichée publiquement sûr toutes les chaînes du pays, déshéritée de son statut d'héroïne et désapprouvée par ceux qui avaient étés ses plus proches amis.

Et c'était certainement ça le plus dur. Pire encore que d'être jetée en pâture à une foule haineuse, elle ne supporterai pas que Tamaki évite de nouveau son regard, comme quand il ne la connaissait pas, ou d'affronter celui dégouté de Mirio lorsqu'il apprendrait ce qu'elle ressentait pour sa protégé. Et ce, parce qu'elle avait commis le crime d'aimer quelqu'un de beaucoup trop jeune pour elle.

C'était étrange de se dire qu'aimer était un crime, elle qui avait toujours soutenu les autres dans leurs histoires d'amours. Elle avait permit à Tamaki d'accepter ce qu'il ressentait pour Kirishima, elle avait soutenu Mirio lorsqu'il était tombé amoureux du second fils Todoroki, aussi beau que inaccessible. Mais maintenant que c'était son tour de succomber à l'appel de la romance, elle ne pouvait en parler à personne, condamnée à garder tous ces sentiments dérangeant pour elle.

Et pourtant, pourtant, elle n'était pas triste. Elle n'avait pas honte. L'amour n'était pas quelque chose dont elle devait avoir honte. Elle était heureuse de voir le sourire éclatant s'étirer sur les lèvres de Eri, de la regarder grandir, évoluer, apprendre le monde et découvrir ce que c'était de vivre entouré de personne qui l'aimait.

L'observer de loin, avec un sourire amusé qui cachait l'attendrissement au fond de son coeur, alors que la jeune fille entraînait son meilleur ami sur la piste de danse. Tournoyant dans la lumière des projecteurs qui accrochaient les couleurs dans ses cheveux. Entendre son rire résonner même dans une foule immense, capter son regard le temps d'un instant et voir la joie dans ses yeux, elle ne trouvait pas ça dérangeant. C'était beau, c'était elle. C'était des sentiments honteux pour le monde mais qu'elle aimait cherir et qu'elle ne voulait pas abandonner parce que ça ne plaisait pas aux autres.

Alors elle garderait un peu plus longtemps ce secret pour elle. Elle attendrait que ces sentiments disparaisse avec le temps ou que Eri soit assez grande pour pouvoir l'aimer librement. Après tout, elle avait mit huit ans avant de tomber amoureuse, elle pouvait bien l'attendre quelques années de plus.