Déjà un nouveau défi d'écrit '-' Quelle productivité dit donc.
.
Défis n°5 : Écrivez un texte à la première ou à la deuxième personne. (Bonus :choisissez la deuxième personne plutôt que la première.)
Titre : Regards
Résumé : Tous est fini.
Petite mise en contexte avant de vous lâchez dans la lecture : j'ai écris ce petit texte du point de vue du traître mais sans citer de nom, ainsi vous êtes libre de l'interprêter du point de vue de celui que vous pensez être le traître, selon vos propres théories. (Personnellement, je penche totalement pour un Denki!Traître)
.
.
Tu ne sais pas quand ça à commencé. A quel moment tu es passé de l'autre côté. Quand tu as abandonné tes objectifs, occulté tout ce en quoi tu croyais et que tu t'es laissé aller à rêver. Mais comme tous les rêves celui là avait une fin, tu ne sais pas quand il a commencé à virer au cauchemar mais tu sais déjà que tu ne t'en réveillera jamais.
Car tous est fini.
Lorsque tu contemple les corps de ceux qui t'on considéré comme leur ami, tu te demande seulement maintenant si tout cela était nécessaire. Des rivières de sang s'écoulent le long des rues, elles ont remplacé les rivières de larmes qui se sont échappées des yeux des autres lorsqu'ils ont compris : c'est toi le traître.
Maintenant tout est fini, tu as gagné mais tu te sent plus vide que jamais. Plus vide que lorsque tes parents ont été tués par des héros pro. À cette époque tu as comblé cet espace vide dans ton ventre par ta colère, par ta rage de détruire ces héros qui font croire qu'ils œuvrent pour le bien alors qu'ils tuent des innocents. Dommage collatérale il paraît.
Mais aujourd'hui tu n'as plus qu'un trou béant dans le cœur, dans le corps, dans la tête. Partout. Parce que tu sais que tu ne pourras plus jamais revenir en arrière.
Tu ne sais même plus à quoi ça rime. Tu as fais tous ça pour te venger, et maintenant tu récolte enfin les graines que tu as semés pendant des années. Des années à faire semblant, des années à leur mentir. A te mentir. Tu as ta vengeance sur ces héros qui ont prit ta famille, tous ce que tu avais, mais tu réalise que ça ne sert à rien. Tu ne peux pas annihilé les héros, tout comme ils ne peuvent pas détruire les vilains. Et tu ne sait plus si c'est bien, si c'est mal. Tout ce mélange, le noir, le blanc. Tu ne vois plus rien. Tu ne sais plus rien.
Peut être qu'un jour il ne restera que le gris. Mais en attendant tu te tiens là, tout seul avec des centaines de corps. Et tu ne sais même plus si c'est toi qui les as tués. Peut être même que tu as essayé de leur sauver la vie. C'était absurde, aucun ne doit survivre.
Tu sais que tu te rappellera à jamais du regard de ceux qui te croyaient leur ami pendant toutes ses années passées sur les bancs de l'école. Colère, trahison, déception, haine. Mais plus que ces sentiments auxquels tu t'attendais, tu ne pourra jamais oublier la tristesse au fond de leur regard. Celle qui dis que tu as toujours été leur ami. Et que tu le restera à jamais.
Parfois tu vois un dernier survivant, et tu te rappelle de tous les moments que tu as passé avec lui quand tu croise la flamme orange dans ses yeux qui commence à s'éteindre. Lorsque vous étiez amis. Ou lorsque tu faisais semblant d'être amis. Tu ne sais plus. À quel moment s'arrête tes mensonges, où se situe la limite de ta vérité. Les as-tu aimé un jour ? Les as-tu considérés comme tes proches ? Tu ne sais plus. L'as-tu déjà su un jour ?
Tu croise le regard d'un de tes camarades. Un vrai cette fois, celui d'un vilain. Le mec brûlé par son propre feu. Un taré. Tu le déteste pourtant vous avez le même objectif. Tu le déteste parce qu'il est comme toi. Fou.
Il te sourit et bizarrement, cette grimace affreuse et dérangée te ramène à la réalité. Enfin, il n'y a plus vraiment de réalité, plus qu'un instant dans le présent. Combien de temps va-t-il durer encore ? Et tu te souviens que tu es encore en vie. Que le sang qui coule sur tes mains n'est pas le tiens. Juste celui de ceux qui t'on fait confiance. Ils ont eu tort. Tu ne fais même pas confiance à toi même. Tu te souviens que ce n'est pas encore fini.
Il reste des gens à tuer.
Tu reprends ton souffle en réalisant que tu avais arrêté de respirer. L'odeur âcre du sang envahit tes sinus et le goût ferrugineux se répands sur tes lèvres lorsque, à ton tour, tu lui souris.
