Et je reviens avec (enfin) le premier défi, ça aura été assez compliqué à écrire et je suis pas entièrement satisfaite de cette OS, maybon.
Pour ce cross-over j'ai choisi Kingdom Heart, qui est un jeu vidéo fait en collaboration entre les créateurs de Final Fantasy et Disney. Et pour la faire simple: Kingdom Heart c'est compliqué.
L'histoire suit les aventures de porteur d'une clé magique qui sont capables de voyager entre les mondes, comme celui de Cendrillon ou de l'étrange Noël de Monsieur Jack par exemple.
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Défi 1 : Écrivez un cross-over entre My Hero Academia et un fandom de votre choix
Titre : Rêve Lucide
Résumé : « Le rêve semble réel quand on y est, ce n'est que quand on se réveille qu'on se rend compte qu'il avait quelque chose d'étrange... » Inception.
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Un jour, Denki se perdit dans un rêve.
C'était un rêve étrange, il savait qu'il rêvait même s'il ne se souvenait pas d'être aller se coucher. Mais il était forcément endormi car autour de lui tout était noir. Pas sombre, mais complètement noir, les murs, le sol. En fait il ne savait même pas s'il y avait des murs ou un sol puisqu'il ne distinguait rien d'autre que du noir. Seul son propre corps lui apparaissait distinctement, comme en plein jour bien qu'aucune lumière ne vienne l'éclairer.
Comme il ne savait pas quoi faire d'autre, il se mit à marcher et, même s'il ne le voyait pas, le sol était apparemment assez tangible pour lui permettre d'avancer. Il lui semblait plat et lisse et infiniment long. Il marcha longtemps, peut être même plusieurs heures ou juste deux minutes, mais ne rencontra aucun mur, le sol semblait s'étirer à l'infini, qu'importe la direction qu'il prenait. Et alors qu'il commençait à se demander comment il allait sortir de là, une porte apparut devant lui.
C'était une simple porte, de celle que l'on croisait tous les jours sans jamais y accorder une parcelle d'attention. Une porte en bois recouvert d'un vernis blanc verdâtre, une poignée de métal lambda et aucune inscription particulière. Denki ne l'avait jamais vu. Ou peut être l'avait-il déjà croisé des milliers de fois.
Au moment où il se faisait la réflexion qu'il n'avait rien pour l'ouvrir, une clé apparu dans sa main. Pas une simple clé en fer qui ouvrait n'importe quelle porte, une magnifique et affreusement grande clé faite d'un matériau noir qu'il ne parvenait pas à identifier (mais pas le même noir que celui qui l'entourait car il parvenait à en distinguer les contours sans aucun problème), des cristaux d'un bleu phosphorescent y était incrustés et la base était assez large pour que Denki puisse y passer son poing sans problème. L'ensemble de la tige était ouvragé comme l'aurait pu l'être la lame d'une épée de collection. Le museau, loin des planches et rouets traditionnels que l'on s'attendait à trouver sur n'importe quelle clé, était formé de deux éclairs stylisés forgés dans le même métal noir que le reste et parcourus de fines rainures qui reflétaient la lumière, donnant l'impression que la foudre s'abattait à chaque mouvement que pouvait faire Denki. Celui-ci se demanda d'ailleurs d'où venait la lumière que la clé reflétait avant qu'une pensé plus importante ne prenne le dessus dans son esprit :
La clé était beaucoup trop grande pour la petite serrure de la porte de bois vernis.
Abandonnant la contemplation de la clé, il porta son regard sur la porte et réalisa qu'elle n'était reliée à aucun mur. Elle tenait toute seule dans le vide. Denki en fit plusieurs fois le tour mais évidemment il n'y avait rien d'autre que du noir derrière. Il revient devant, enfin du côté par lequel il était arrivé, et observa de plus près le bois. Peut être il y avait un mécanisme caché quelque part ? Mais bien sûr le panneau était juste irréellement lisse et la seule aspérité présente était le trou de la serrure.
Il leva la grande clé vers l'encoche, après tout s'il était bien dans un rêve elle pouvait peut être rétrécir pour s'adapter, il avait déjà vu ça dans un vieux dessin animé. La clé ne rétrécit pas, mais un faisceau de lumière pure faillit de l'extrémité et se répandit en une tâche blanche inondant la porte jusqu'à la rendre douloureuse à regarder tellement elle brillait.
Éblouit, Denki cligna les yeux une fraction de seconde. Lorsqu'il les rouvrit un instant après, la porte était ouverte. Sans hésitation, il en franchit le seuil.
De l'autre côté, le ciel était encore du même noir absolu, mais le sol était maintenant rempli de couleur. Il lui fallut faire plusieurs pas avant de réaliser qu'il marchait sur un vitrail géant. Denki tourna sur lui même pour tenter d'en distinguer le dessin, mais il était bien trop près pour voir quoique ce soit d'autre que des taches vertes, bleues, rouges ou oranges.
Il remarqua par contre que la porte qu'il venait de passer s'était volatilisée. Il ne s'en préoccupa pas plus que ça, après tout il était dans un rêve, il n'avait pas besoin de faire le chemin en sens inverse pour pouvoir sortir de cet endroit. Il se réveillerait et oublierait sûrement tous de ce rêve étrange.
En attendant que son réveil ne sonne, il décida de continuer l'exploration du vitrail. Il constata que ce dernier était circulaire lorsqu'il arriva à une extrémité et que le cercle de couleur verte qui semblait former le bord, laissait place à l'éternel noir qui s'étendait partout. Cette fois il n'osa pas s'y aventurer, l'obscurité ressemblait bien trop à un précipice.
Il longea un moment la bordure de verre avant de constater qu'il tournait en rond.
« Super. » Fit-il, et sa voix lui parut résonner étrangement dans l'espace. « Je vais où maintenant ? »
Comme en réponse à son interrogation, des cercles colorés apparurent près du bord. Ils semblaient s'illuminer de l'intérieur, apparaissant dans le noir comme s'ils avaient toujours été là. Ils étaient beaucoup plus petits que la plate-forme où se trouvait Denki, à peine un mètre de diamètre, et n'était formé d'une unique couleur, différente pour chacun d'entre eux. Ils se matérialisaient tour à tour, le suivant un peu plus haut que le précédent et Denki réalisa qu'ils formaient une sorte d'escalier en spirale, dont les derniers échelons disparaissait dans les hauteurs infini d'obscurité.
Ça avait l'air absolument pas stable et très dangereux alors Denki gravit le premier cercle, un disque d'une couleur rose qui lui faisait penser à la peau de Mina.
Puis un bleu jaunâtre (ou peut être un jaune bleuâtre ?), suivi du orange le plus éclatant qu'il ai jamais vu, du rouge sanglant, du noir clair, de l'indigo, du vert, encore du bleu puis du parme dans une suite complètement illogique et désordonnée. Lorsqu'il eut perdu le compte des couleurs et le décompte des cercles, Denki s'aperçut qu'il était assez haut pour voir le vitrail géant duquel il était parti.
Les couleurs formaient la silhouette d'un garçon qui semblait profondément endormi, le corps légèrement courbé comme s'il était assit. Il portait des vêtements larges dans les teintes rouge et bleues et de larges chaussures jaunes. Ses cheveux étaient encore plus ébouriffés que ceux de Denki au réveil. Ce n'est qu'après l'avoir fixé longuement que Denki remarqua que le garçon endormi tenait dans sa main une clé géante ressemblant à celle que portait encore Denki.
Sans s'attarder bien longtemps, Denki reprit l'escalade des disques colorés et bientôt le vitrail du garçon disparu à son tour dans l'obscurité. Après ce qui lui sembla être une éternité, il arriva sur un cercle bien plus grand, un nouveau vitrail. Il s'arrêta, non pas parce qu'il était fatigué, il était dans un rêve son endurance était infini, mais parce qu'un garçon se trouvait face à lui.
L'inconnu ressemblait beaucoup au garçon endormi, sauf qu'il avait des cheveux blonds au lieu de brun. Et qu'il n'avait pas de clé bizarre dans la main aussi. Les deux se dévisagèrent, visiblement tout aussi étonné l'un que l'autre de se retrouver face à quelqu'un.
« Euh bonjour ? » Dit Denki après quelques minutes (heures, secondes ?) à l'observer avec curiosité.
« Tu n'es pas Sora. » Fit le garçon au même moment.
« Qui est Sora ? »
« Le garçon auquel appartient le cœur dans lequel nous sommes. »
« On est dans un cœur ? » Denki regarda autour de lui les vitraux scintillant et le noir qui s'étendait dans toute les direction. « J'imaginais ça plus sanglant. » Plaisanta-t-il.
L'autre garçon eut un mince sourire avant que la neutralité de son regard ne reprenne le dessus.
« Qui es-tu ? Je ne t'ai jamais vu avant, tu es un nouveau porteur ? »
« Je suis Kaminari Denki, et toi ? C'est quoi un porteur ? »
« Mon nom n'a plus d'importance, je n'existe plus. » Affirma l'autre, Denki voulu l'interroger davantage sur cette étrange déclaration, mais déjà il enchaînait : « Les porteurs de la Keyblade sont ceux qui peuvent l'invoquer et la manipuler. »
« La Keyblade ? »
L'inconnu désigna d'un geste de la main l'immense clé de Denki qui se souvient qu'il la tenait encore.
« Oh ça, elle est apparue toute seule tout à l'heure. »
« C'est qu'elle t'as choisi pour combattre les ténèbres. »
« Les ténèbres, tu veux dire les vilains ? »
« Peut être, les ténèbres revêtent différentes forme selon les mondes. »
« Les mondes ? »
Le garçon sans nom sourit à sa question, mais s'était plus un rictus nostalgique que réellement amusé.
« Les mondes sont liés par des portes que la Keyblade peut ouvrir. »
« Je comprends rien. »
« Ça viendra un jour. Peut être. Parfois il vaut mieux ignorer la connaissance que de devoir en supporter le poids. »
« Et là je comprends encore moins. » Souffla Denki. « Ce rêve est vraiment bizarre. »
« Un rêve ? » Répéta l'autre blond. « Oui je suppose que ma réalité ne doit plus exister que dans les rêves. »
« Tu es sûr que tu vas bien ? Si tu pars dans des discours philosophique je suis pas sûr de pouvoir te suivre. Je suis pas vraiment ce qu'on peut appeler une lumière d'après mes potes. »
Cette fois le garçon rit vraiment.
« Tu n'es pas une lumière, et pourtant tu es la lumière de ton monde. »
« … Okay, là je te suis vraiment plus. »
Il n'hérita que d'un nouveau sourire. Soudain le garçon se tendit brusquement, il leva la tête vers le haut comme s'il écoutait quelqu'un lui parler mais Denki n'entendait rien d'autre que le son de l'obscurité, et réalisa à quel point le silence semblait épais tout autour d'eux.
« Il faut que tu parte, Vanitas va bientôt revenir. » Prévient soudainement le garçon sans quitter le ciel (ou le plafond, y avait-il quelque chose en haut ?) des yeux.
« Qui est Vanitas ? » Demanda Denki, peu inquiété par le ton pressant du garçon, après tout dans un rêve rien de grave ne pouvait lui arriver.
« C'est la personnification humaine des ténèbres de mon coeur. »
« Oh genre, c'est ton côté obscure. » Plaisanta Denki, mais le garçon sembla prendre sa réflexion au sérieux.
« Mon côté obscure ? Oui peut être que c'est le côté obscure de mon moi d'origine. »
« Je rigolais, c'est une référence. Tu connais pas Star Wars ? »
L'autre secoua la tête.
« Je ne suis jamais allé dans ce monde. »
« Ce n'est pas un monde. » Tenta d'expliquer Denki. « C'est.. enfin peu importe. Comment je fais pour partir, il n'y a pas de sortie ? »
« Oh il n'y a pas besoin de sortie. Si tu es dans un rêve il suffit de te réveiller. »
Denki fronça les sourcils, devant l'air ravis qu'afficha le garçon sans nom.
« Je veux bien, mais je ne sais pas comment faire non plus. »
Peut être qu'il n'aurait pas dû dire ça, le garçon soudainement très heureux s'approcha de lui pour mettre ses mains sur les épaules de Denki.
« Je sais comment faire, il suffit de tomber pour se réveiller. »
Denki fut prit d'un doute.
« Tomber tu veux dire- Eh ! »
Avant qu'il n'ai pu finir sa phrase, l'autre l'avait poussé en arrière, le précipitant dans le vide de l'obscurité. Cette fois, il n'y avait pas de sol tangible invisible pour le retenir et Denki chuta dans l'abîme.
« Ne t'inquiète pas ! » Lui cria le garçon visiblement de très bonne humeur. « J'ai vu ça dans un film, ça marche à tous les coups ! »
« Mais t'es malade ! » Hurla Denki alors que la plateforme de vitrail s'éloignait peu à peu, quoique bien plus lentement que ce à quoi il s'était attendu, ce qui lui laissa d'ailleurs le temps d'en admirer le dessin, deux garçons endormit se faisant face, l'un blond comme le garçon sans nom, l'autre avec les cheveux plus noirs que l'obscurité.
« Quoi, t'as pas la référence ? C'est dans Inception ! » Entendit-il de très loin avant que le noir ne l'engloutisse totalement.
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Denki se réveilla en sursaut juste avant de se manger brusquement le sol. Il se redressa vivement, frottant sa joue endolorie par sa rencontre avec le parquet puis réalisa qu'il était de retour dans sa chambre d'internat. Et qu'il était visiblement tombé de son lit.
Il souffla de soulagement heureux d'être enfin révéillé, ce rêve était vraiment étrange. C'était la première fois qu'il arrivait à être conscient d'être dans un songe mais contrairement à ce qu'il avait appris sur les rêves lucides, il n'avait rien pu contrôler. Il se demandait où son cerveau avait pu créer quelque chose comme ça, il ne pensait pas avoir assez d'imagination pour inventer un tel monde.
Il se releva, frottant toujours sa joue (à coup sûr il allait garder la marque du planchet toute la matinée) et se prépara pour aller en cours. Durant toute la journée il tenta d'oublier son rêve pour se concentrer sur les choses que racontaient ses professeurs, mais sans parvenir totalement à l'occulter. Une phrase qu'il ne se souvenait même pas avoir rêvée résonnait encore dans son esprit :
"Ce monde a été connecté."
