Disclaimer : Harry Potter appartient entièrement et uniquement à J.K. Rowling. Je ne fais qu'écrire des fanfictions dessus à mes heures perdues.
Chapitre XIV
Vendredi 27 août 2032 – Désert Danakil
Les deux Aurors marchaient sous un soleil de plomb, remerciant d'être des sorciers afin de se procurer magiquement un peu de fraîcheur.
- Merci encore de m'avoir permis de suivre la fin de cette affaire !
Lily Potter jeta un œil attendri à son jeune collègue.
Une semaine plus tôt, elle avait reçu la demande des administratifs du Bureau des Aurors d'accueillir, exceptionnellement, un Auror tout juste entré en formation pour la fin de son affaire, afin qu'il assiste à l'arrestation, si cela lui avait semblé envisageable. Lily avait hésité quelques heures, ne se sentant pas l'étoffe d'une mentor et, surtout, craignant pour la vie du jeune Auror. Il était entré en formation quelques semaines plus tôt, aussi le confronter immédiatement à une arrestation et un démantèlement de trafiquants d'œuvres d'art pouvait être prématuré.
Cela dit, son affaire était simple, ses trafiquants, pas très futés, et elle doutait qu'il y ait le moindre risque. Elle avait donc accepté que l'Auror en formation, William Donovan, vienne la rejoindre au beau milieu du désert Danakil. La difficulté pour se contacter dans une telle région avait quelque peu retardé l'arrivée de William, mais Lily avait fini par voir pointer son nez curieux et avide de sensations fortes.
- Franchement, lorsque vous arrivez dans le repère des mages noirs, et que vous leur lancez un jeu de mots bien sentis qui les font se taire immédiatement… On a des cours d'éloquence, dans la formation d'Auror ?
Lily se retint de rire.
- Pas du tout, ça, c'est un talent inné, ou qui s'acquiert au fil des années. Mais ne t'en fais pas, tu apprendras à répondre aux mages noirs. En général, lors des premières arrestations, on perd un peu notre contenance, mais ensuite, on réussit à trouver notre slogan d'arrestation assez rapidement.
- Trop bien ! souffla William.
Elle sourit doucement, amusée. Elle sortit sa baguette, qu'elle posa à plat sur sa main, paume vers le ciel.
- Pointe au nord, dit-elle.
La baguette dévia légèrement.
- Par ici, décréta Lily en montrant la direction désignée par la baguette.
Ils réajustèrent leur route, et se remirent en marche.
- Tu étais dans quelle maison, à Poudlard ? s'enquit Lily, distraite.
Elle ressentait comme une nouvelle atmosphère, mais rien ne la poussait à être réellement inquiète.
- Serdaigle.
- Eh ! Comme moi ! s'enthousiasma Lily. Flitwick, hein ? Il continue d'animer le club de duel ?
- Ce sont les Préfets qui sont en charge de gérer le club, maintenant.
- Cool, dit simplement Lily.
Elle réalisait qu'elle aurait presque préféré qu'il soit à Serpentard, pour le questionner sur le mariage d'Hayden. Peut-être qu'il aurait eu des informations. Les Serpentard se connaissaient presque tous entre eux, même ceux des autres années.
Elle avait tout fait pour ne pas y songer depuis le début de sa mission, presque trois mois plus tôt, et elle avait plutôt bien réussi.
Mise à part la crise de larmes qui l'avait saisie le jour du mariage.
Et la tristesse qui l'avait envahie ensuite.
Elle aurait voulu passer au-dessus de ça, faire taire ses sentiments, éteindre ses pensées, mais elle n'y arrivait pas. Alors, elle s'était concentrée sur autre chose. Sur son affaire, le trafic d'œuvres d'art. Elle y avait plongé sa frustration, sa colère, sa tristesse, ses pensées, son cœur. Et elle n'avait presque plus pensé à Hayden.
- Comment est-ce que vous avez su que les œuvres d'art n'allaient pas être revendues immédiatement ? demanda William Donovan.
Lily réajusta son turban qui la protégeait du sable du désert. Au moins, l'Auror qu'elle avait en formation s'intéressait à ce qu'elle avait fait durant son affaire. Ce n'était pas toujours le cas des jeunes Aurors, qui voulaient surtout apprendre à lancer de nouveaux sortilèges – elle-même avait été ce genre d'Auror en formation.
- Il s'agissait d'œuvres bien trop connues. Les remettre tout de suite en vente aurait attiré l'attention, même dans les salles de ventes illégales où ils prévoyaient de les revendre. Il fallait donc remonter à la source du trafic, pour trouver les œuvres… et leurs trafiquants.
- Et ça a été simple à faire, ça ?
- Oui. Enfin, pour être honnête, ce n'est pas toujours aussi simple. Ils étaient stupides, ceux-là, avoua Lily avec une moue moqueuse. J'en ai connu des plus intelligents, et plus difficiles à attraper.
- Comme la Corneille ?
Elle lui lança un regard circonspect. Penser à cette affaire était douloureux, surtout lorsqu'elle songeait à tout ce qu'elle avait perdu en plus de deux ans. Elle détestait se rappeler de tout ce qu'elle avait sacrifié sur une seule affaire, que ce soit son petit ami, ou son éthique.
Elle se remit à regarder dans la direction où les attendait leur Portoloin pour rentrer au Ministère de la Magie d'Érythrée, puis au Ministère de la Magie de Grande-Bretagne.
- Comme la Corneille, oui, répondit-elle finalement.
Son ton ne souffrait pas de commentaires supplémentaires, mais William Donovan ne l'entendait pas de cette oreille.
- J'ai trouvé que c'était une sacrée affaire ! Je l'ai étudiée avant de vous rejoindre, c'était plutôt impressionnant. Julieta Cuervo semblait avoir de sacrés troubles psychologiques. Vous savez qu'elle n'a toujours pas ouvert la bouche, depuis son arrestation ? Elle reste totalement muette, ce que personne n'arrive à expliquer ! C'est vraiment étrange.
Lily songea à lui demander de se taire, avant de renoncer. Si William avait besoin de parler, qu'il le fasse. Elle, de son côté, était trop concentrée sur la destination qu'ils devaient rejoindre pour réellement faire attention à ce que lui racontait le jeune Auror.
- Vous avez un sacré talent pour débusquer les mages noirs !
- Comme tout Auror. Tu apprendras ça avec le temps. Et tutoie-moi, William !
- Bah… Vous êtes ma supérieure, et la fille de Harry Potter.
Lily lui adressa un clin d'œil.
- Vouvoie mon père, mais moi, je n'ai pas la moitié de son talent et de son expérience. Donc, vraiment, ne t'embête pas à me vouvoyer. Tu ne voudrais pas vouvoyer la personne avec qui tu vas aller boire des Bièraubeurres en rentrant à Londres, pour fêter la fin de cette affaire ?
William écarquilla les yeux, comme surpris d'être déjà invité à se rendre au quartier général des Aurors. Lily secoua doucement la tête, amusée de la naïveté du jeune Auror, mais décidée à ne pas se moquer démesurément de son emballement. Elle aussi avait été impressionnée par son mentor, et avait mis du temps avant de s'adresser à lui comme à n'importe quel Auror.
Mais alors qu'elle aurait pu s'attendrir encore de son comportement, elle se sentait mal à l'aise. Quelque chose ne tournait pas rond. Il fallait qu'elle se concentre, pour comprendre à quoi c'était dû.
- Et la potion de magie noire que tu as prise… Elle était si douloureuse que cela ?
Bon, finalement, elle aurait préféré qu'il cesse de lui parler.
- Ce n'était pas agréable, non. Mais c'est du passé.
- Je me demandais… J'ai regardé les programmes de formation, lorsqu'on veut faire partie de l'unité des affaires étrangères, et j'ai vu que, normalement, cette formation était réservée à des Aurors qui avaient au minimum trente ans, et dix ans d'expérience dans le métier. Comment est-ce que cela se fait que vous ayez pu entrer dans le programme ?
- Nous manquions d'Aurors, et j'étais la plus à même à gérer les affaires étrangères.
- Comment ça ?
- J'avais besoin de nouveauté, de changements. J'étais motivée, révoltée, et prête à partir dans cette unité, ce qui n'était pas le cas de mes autres collègues de l'époque. En plus, avec une de mes cousines, qui travaille au département de la coopération magique internationale, nous avions fait le pari à nos huit et dix ans d'apprendre le plus de langues différentes avant nos vingt-cinq ans. J'en maîtrisais quatorze lorsque j'ai demandé à rejoindre l'unité des affaires étrangères, ce qui est plutôt intéressant pour ce poste.
William Donovan siffla, impressionné.
- Super ! Du coup, vous avez gagné votre pari ?
Lily se renfrogna.
- Non. Elle en maîtrisait dix-sept au même âge. On a relancé le pari pour nos trente ans, mais elle me dépasse toujours d'une langue. Il faut que j'apprenne la langue des Gobelins, elle a plus de difficulté pour les langues gutturales. Et je n'aime pas perdre.
William lança un regard d'ébahissement à Lily, sans qu'elle ne s'en rende compte. Elle était perdue dans ses pensées, et regardait autour d'elle avec angoisse. Son sentiment d'insécurité ne la quittait pas, et elle réalisa soudainement ce qui la gênait depuis quelques minutes.
- Cela fait un moment qu'on n'a pas croisé d'animal de la faune locale, murmura-t-elle avec surprise.
William regarda également autour de lui, se sentant gauche. Il n'était pas certain de ce qu'il devait rechercher, ni même de pourquoi Lily Potter paraissait aussi étonnée par la situation.
- Euh… Oui ? hasarda-t-il.
Lily s'arrêta immédiatement.
- Sors ta baguette, murmura-t-elle. Quelque chose ne tourne pas rond. On vient d'entrer dans une zone propice à l'installation d'un troupeau de zèbres ou de gazelles, mais il n'y a aucune trace de leur présence.
- Et donc ? demanda William avec appréhension.
- Et donc c'est mauvais signe. S'il n'y a pas d'animaux herbivores, cela veut dire qu'il y a peut-être des animaux carnivores.
- J'ai étudié la faune du Danakil avant de te rejoindre, et il n'est pas fait mention d'animaux carnivores, fit remarquer automatiquement William Donovan.
- Non, confirma Lily. Par contre, il est fait mention d'animaux fantastiques carnivores. William, que ce soit bien clair. Si je te demande de t'accrocher à mon bras, tu le fais sans hésitation, et tu te laisses guider. Compris ?
Il hocha la tête, la gorge soudainement sèche.
- Très bien, murmura Lily. D'après nos informations, le Portoloin est dans un kilomètre, direction nord-est. Je ne sais pas si…
Lily se tut, et observa un point que William n'arrivait pas à identifier.
- C'est quoi, cette masse ? demanda le jeune Auror. Elle est au niveau de notre Portoloin, non ? Il n'y a pas de montagne, ni de colline, par ici, normalement…
Lily ne lui répondit pas immédiatement. Elle laissa son regard errer autour d'eux, avant de cracher, et de prononcer une flopée de jurons qui firent tressaillir William Donovan. Elle finit par reprendre un semblant de calme, mais cela n'avait plus rien à voir avec ce que l'Auror en formation avait déjà constaté. Elle n'était plus détendue comme lors de leur conversation précédente. Elle semblait aussi alerte et réactive que lorsqu'elle avait procédé à l'arrestation des mages noirs, quelques jours plus tôt.
- Très bien. On est dans une situation délicate. William, tiens-moi le bras gauche fermement.
- Mais… pour lancer des sorts…
- J'utiliserai ma main droite, le rassura Lily. Ce n'est pas un problème, j'ai l'habitude de changer ma main principale. Mais il vaut mieux que tu me tiennes le bras gauche, c'est le plus stable depuis que j'ai ingéré la potion de traçabilité. Prends-moi le bras, vite ! souffla Lily.
- Les masses ne bougent pas, fit remarquer William, tout en obéissant à l'ordre de Lily.
L'Auror hocha la tête.
- Elles n'ont pas besoin de se presser. Lorsqu'elles se mettront en branle, on n'aura pas le temps de les voir venir. Et ça risque de faire mal, murmura Lily. Tu me tiens ?
William Donovan hocha la tête, assez peu rassuré.
- Très bien. Ce que je vais faire, je t'en supplie, ne le refais jamais de toute ta vie.
Il la regarda avec nervosité. William sentait que ce qui se produisait actuellement n'aurait pas dû arriver alors qu'il commençait tout juste sa formation d'Auror. Il ne devait pas se retrouver dans une situation qui requérait toute la concentration de la personne qui le dirigeait, et il n'aurait pas dû être dans une position périlleuse.
Lily jeta un coup d'œil à sa montre. Encore quelques minutes et secondes, et ce serait parfait.
Dans un silence écrasant, ils attendirent.
Et puis, Lily vit les aiguilles se positionner exactement là où elle en avait besoin. En tout cas, elle espérait que c'était le bon timing, ou ils risquaient de le regretter amèrement.
Lily pointa sa baguette vers le ciel.
- Confringo !
Un grand bruit se fit entendre, comme une explosion.
La suite, William Donovan n'était pas certain de l'avoir comprise. Les masses s'étaient soudainement retrouvées juste à côté d'eux, alors que Lily les faisait transplaner en pestant. À peine avait-il repris pied avec la réalité et réalisé qu'il était à côté de leur Portoloin qu'il vit que les masses étaient à nouveau à leur côté, que Lily le lâchait.
- Portoloin ! cria-t-elle en désignant la marmite en fonte qui n'avait rien à faire au milieu du désert.
Sous le choc, William faillit rater le départ du Portoloin. Heureusement, il eut la présence d'esprit de poser un doigt sur la marmite alors que Lily lançait un autre sortilège d'expulsion, tout en jurant. Elle posa une main sur le Portoloin également, et William eut juste le temps de voir une traînée de sang qui dégoulinait de son bras avant qu'ils ne soient emportés.
…
Département des transports magiques, Ministère de la Magie, Londres.
William Donovan était sous le choc. Non pas tant d'avoir assisté à sa première mission, mais plutôt de ce qui s'était passé après, lorsqu'ils étaient en route pour récupérer le Portoloin qui avait été mis à leur disposition.
On lui servit une tasse de thé chaud, mais il n'osa pas y tremper ses lèvres. Pas grand-monde n'osait faire le moindre mouvement dans l'office des Portoloins, où Lily l'avait traîné à peine avaient-ils atterri à Londres. Il fallait dire que Lily Luna Potter était légèrement énervée, et que cela ne donnait pas envie à quiconque de lui adresser la parole.
- Quel est l'imbécile qui s'est occupé de discuter avec l'office des Portoloins d'Érythrée ?! éructa-t-elle. Un stagiaire ? Ou un sorcier incompétent ? Il a conscience qu'il a attenté à la vie de deux Aurors, cet idiot ? C'est quoi, son but, nous tuer ? C'est un infiltré des mages noirs ?
Une tête blonde entra dans le bureau avec réticence. Lily le fusilla du regard.
- Auror Potter, il y a eu un problème avec votre Portoloin ?
Une goutte de sueur était visible sur son front. Lily se rapprocha de lui en se tenant le bras gauche. Elle leva sa main droite, laissant apparaître les balafres qu'elle dissimulait sur son avant-bras gauche. Du sang perlait toujours au niveau des plaies.
Ce qui était déjà beaucoup mieux qu'au Ministère de la Magie d'Érythrée, où l'os était visible. À ce souvenir, un haut-le-cœur frappa William Donovan, qui essaya d'occulter cette image de son esprit. Il aurait sûrement des blessures en tant qu'Auror, mais il n'était pas certain d'avoir envie d'y être confronté trop rapidement.
Heureusement, l'énervement de Lily Potter était un bon moyen de penser à autre chose.
- Aucun problème, triple idiot ! Vous avez simplement oublié de vérifier auprès de vos homologues d'Érythrée la zone où poser notre Portoloin, et n'avez pas pris en considération les risques dont ils vous avaient averti par hibou !
Le sorcier sortit un mouchoir de sa poche, et se tapota le front, tranquillement. Il décupla, par ce simple geste, la colère de Lily.
- Vous pensez réellement que vous avez le temps de vous éponger le front ? murmura-t-elle froidement.
- Il ne me semblait pas nécessaire de déplacer votre Portoloin, étant donné la faible population qui vit dans cette zone, et…
- Mais vous êtes fou ? s'écria Lily. Je vous avais demandé une seule chose, vous assurer que notre Portoloin serait dans une zone hors de danger ! Vous n'avez pas été capable de faire ça !
- La probabilité pour que…
- La probabilité pour que des Nundus soient dans cette zone était de cent pour cent ! éructa Lily. Il faut cent sorciers pour maîtriser un seul Nundu, on était deux et il y avait trois Nundus ! La seule raison pour laquelle nous sommes encore en vie, c'est parce que je suis une foutue bonne Auror, et que j'avais besoin de revenir ici vivante pour vous traiter d'incompétent !
Le sorcier recula d'un pas, mais Lily se rapprocha immédiatement de deux pas.
- Vous avez peur ? C'est rien comparé à ce qui vous attend, lui promit-elle. Je viens d'être attaquée par trois Nundus, vous avez mis la vie de deux Aurors en danger alors que vous aviez été avertis que la zone n'était pas envisageable pour poser un Portoloin, vous avez délibérément omis de lire des courriers de fonctionnaires d'autres pays… Vous êtes bon pour aller au placard, et c'est tout ! grommela Lily. J'ai été blessée par un Nundu, par Merlin ! Tout ça parce que vous n'aviez pas envie de travailler correctement ! Attendez que je fasse mon rapport, je peux vous garantir que vous n'allez pas faire grand-chose de plus que du classement aux archives ! Et pendant que j'y suis, je…
On toussota à l'entrée de l'office des Portoloins. Plus d'une personne parut soulagée de voir arriver quelqu'un du Bureau des Aurors.
Lily regarda de haut en bas la collègue de l'administration des Aurors.
- Oui, Padma ?
- Vous êtes demandée au Bureau des Aurors, Auror Potter. On vous attend depuis dix-huit minutes, lorsque votre Portoloin est revenu.
- J'ai une affaire à terminer ici, et je viens ensuite au Bureau, la rassura Lily.
Elle se retourna, prête à reprendre sa diatribe contre les employés de l'office des Portoloins, mais Padma toussota à nouveau. Lily se retint de lui faire une réflexion, uniquement parce qu'il s'agissait d'une ancienne camarade de son père.
- Oui ? demanda à nouveau l'Auror avec une pointe d'agacement.
- Vous êtes attendue immédiatement. Dans le bureau du chef des Aurors, insista-t-elle.
Lily inspira profondément. Si elle faisait attendre son père, le sorcier incompétent de l'office des Portoloins n'allait pas être le seul à être assigné aux tâches administratives les plus rébarbatives du Ministère.
- Très bien, marmonna-t-elle. Padma, aidez-moi à mener William jusqu'au Bureau des Aurors, il a vécu un grand choc. Il faudra s'assurer qu'il aille bien, demandez à un Guérisseur de venir au Bureau. Il en profitera pour m'examiner également. Les fonctionnaires d'Érythrée m'ont donné les premiers soins, mais il en faut d'autres.
Lily rassembla ses affaires, éparpillées dans le bureau après leur atterrissage mouvementé, puis regarda à nouveau le fonctionnaire qui s'était occupé de leur Portoloin. Elle regarda son badge.
- Marvin Smith. Je m'en souviendrai, on a une discussion à reprendre, le menaça-t-elle.
Il pâlit un peu plus, mais elle s'en moquait. Elle voulait qu'il la craigne, justement. Un imbécile comme lui ne pouvait pas travailler sur les Portoloins des Aurors. C'était un coup à ce qu'il en tue un par inadvertance.
Lily aida William à se lever, lui prenant le bras gauche quand Padma lui tenait le bras droit.
- Pourquoi est-ce que je suis demandée dans le bureau de Potter ?
Padma lui coula un regard que Lily n'arriva pas à interpréter.
- Ce n'est pas à moi de vous l'annoncer, dit-elle simplement.
Lily haussa un sourcil, surprise d'entendre ça dans la bouche de Padma, qui avait plutôt tendance à donner toutes les informations dès lors qu'elle en avait connaissance.
- Oh, allez, ça ne peut pas être si grave, je n'ai commis aucune faute professionnelle pendant cette affaire ! plaisanta Lily.
Padma ne lui répondit pas, effrayant quelque peu Lily, qui se sentit soudainement nerveuse. Si l'affaire ne pouvait être traitée que dans le bureau de son père, peut-être qu'elle avait fait une grosse bourde, sans même s'en rendre compte. Elle révisa mentalement toutes les affaires qu'elle avait menées durant ses quelques années au sein des Aurors, mais rien ne lui vint. Elle n'avait pas le souvenir d'avoir fait quoi que ce soit dans le passé, ou même sur l'affaire des trafiquants d'œuvres d'art, qui lui fasse obtenir une convocation en bonne et due forme dans le bureau de Harry Potter.
Pendant que l'ascenseur traversait le Ministère, Lily se sentit gagnée par la nervosité. Padma l'observait à la dérobée, tout en essayant de faire sortir William de son état de choc. Mais pour que Padma la regarde avec autant d'hésitation, c'était forcément parce que l'affaire était grave. Qu'est-ce que Lily avait bien pu faire ? Pourquoi est-ce qu'elle n'était pas confiante ? Et pourquoi est-ce que rien ne venait dans ses souvenirs, pour l'aider à comprendre ce qu'on lui reprochait ?
- Niveau deux, Département de la justice magique, Service des usages abusifs de la magie, Quartier général des Aurors, Services administratifs du Magenmagot.
Quelque chose n'allait définitivement pas. Lily réalisait que beaucoup de sorciers levaient les yeux sur son passage, avant de les détourner rapidement. Elle fronça les sourcils, sans comprendre ce qu'elle avait pu faire pour obtenir cette attention, et pourquoi ses collègues semblaient gênés.
Le pire fut lorsqu'ils arrivèrent au Bureau des Aurors. Tous les collègues de Lily se turent en la voyant arriver, et la regardèrent avec des yeux ronds. Elle aurait voulu que ce soit dû à sa blessure, mais son instinct lui indiquait que cela n'arrivait rien à voir. Ce qui la rendait nerveuse, elle devait bien le reconnaître.
L'Auror posa son dossier tout juste terminé sur son bureau, à l'instant où la porte de celui de son père s'ouvrait violemment.
- Auror Potter, dans mon bureau, immédiatement !
- Il faudrait que je me soigne d'abord…, tenta-t-elle avec crainte, espérant ainsi gagner un sursis.
Et voir si elle ne pouvait pas kidnapper un collègue pour savoir de quoi il retournait.
- Il y a de quoi faire ici. Exécution !
Elle déglutit difficilement. Pourquoi est-ce qu'elle avait l'impression qu'elle allait monter sur l'échafaud de sa propre exécution ? Elle inspira un grand coup, espérant que cela lui donnerait assez de courage, avant de traverser la pièce et d'arriver dans le bureau de son père.
- Si c'est à cause de la gueulante que je poussais dans l'office des Portoloins, il faut savoir que…
Elle se tut en voyant le regard de son père. Il n'était apparemment pas au courant de ce qui venait juste de se passer.
- Oubliez ça, lui suggéra-t-elle en adoptant un ton désinvolte.
- Entrez, ordonna-t-il.
Et elle lui obéit.
Son père ferma la porte derrière elle, et Lily réalisa alors qu'elle n'était pas la seule à être présente dans le bureau de Harry Potter. Il y avait deux invités en plus.
Les parents d'Hayden Zabini.
Harry Potter agita sa baguette magique, et un plateau rempli de matériel nécessaire à l'application des soins des premiers secours vint voleter à hauteur de Lily.
- Besoin d'autre chose ? s'enquit le chef des Aurors.
- Je vais m'en sortir avec ça, dit lentement Lily.
Elle aurait préféré voir avec le Guérisseur qui s'occuperait de William, mais un petit quelque chose dans le ton de son père lui fit comprendre qu'elle ferait mieux de se contenter de ce qu'on lui donnait, et de ne pas demander davantage.
Elle ne comprenait pas la présence des parents d'Hayden, pas plus qu'elle ne comprenait la ferveur avec laquelle ils la regardaient. Elle hésita un instant, puis choisit d'adopter une posture plus calme et réfléchie que de leur demander de but en blanc ce qu'ils faisaient dans ce bureau, alors qu'elle avait arrêté la Corneille depuis plus de deux mois.
- Comme vous pouvez le constater, Auror Potter, nous ne sommes pas seuls. Monsieur et madame Zabini avaient une question à nous poser.
- Et moi qui pensais que vous aviez de nouveaux collaborateurs ! plaisanta Lily.
- Je vous demanderai de garder vos traits d'esprit pour un autre moment, rétorqua sèchement son père.
Lily se mordit l'intérieur de la joue, et saisit de l'essence de Dictame sur le plateau. Elle le déboucha, et versa quelques gouttes sur son avant-bras gauche, essayant de ne pas grimacer sous la douleur. Elle avait l'habitude des blessures, en tant qu'Auror, mas ce n'était pas pour autant qu'elle appréciait la sensation de celles-ci.
- Monsieur et madame Zabini sont ici car ils voulaient s'assurer que leur fils…
Harry posa un regard incandescent sur sa fille, qui eut la désagréable impression que son père savait beaucoup plus de choses qu'elle ne lui en avait jamais confié. Elle resta cependant impassible. Tant qu'on a un doute, rien n'est sûr. Elle n'allait pas demander à son père s'il savait quoi que ce soit de son histoire avec Hayden.
- Que leur fils, Hayden Zabini, ne se trouvait pas en ta compagnie.
Lily haussa un sourcil, et secoua la tête. Pourquoi est-ce qu'Hayden serait en sa compagnie ? Et puis, un doute s'immisça en elle. Pourquoi son père se mettait soudainement à la tutoyer dans l'enceinte du Ministère, en présence de témoins, alors qu'elle était là en tant qu'Auror ? Cela allait à l'encontre de tous les codes qu'ils avaient instaurés.
- Vous ne l'avez pas vu ? demanda soudainement la mère d'Hayden.
Un éclat de panique s'était glissé dans sa voix, et Lily sentit l'angoisse qui montait dans son corps. Pourquoi est-ce que la mère d'Hayden se demandait si Lily avait vu son fils dernièrement ? Cela n'avait pas de sens.
- Je suis désolée, mais je reviens tout juste de mission, je suis légèrement perdue… Pourquoi est-ce que vous cherchez votre fils ici, au Bureau des Aurors ?
Le père d'Hayden poussa un long soupir, et les yeux de la mère d'Hayden se remplirent de larmes.
- Notre fils a disparu depuis quelques semaines. Nous pensions que, peut-être, vous auriez pu en savoir plus. Mais il semble que non.
Lily était divisée en deux. D'un côté, les émotions tentaient de prendre le dessus, de la submerger sous la panique d'apprendre qu'Hayden était introuvable. De l'autre côté, son pragmatisme l'obligeait à réfléchir comme une Auror, et à laisser ses sentiments s'éteindre pour ne pas qu'ils l'empêchent d'analyser correctement la situation. Plein de personnes pouvaient être injoignables à un moment donné de leur vie, sans qu'on aille immédiatement chez les Aurors pour les retrouver.
Ce fut la seconde partie de son cerveau qui prit le dessus, surtout lorsqu'elle se rappela que paniquer serait mettre à mal un secret qu'elle avait gardé pendant des années avec Hayden.
- Pourquoi être ici dans ce cas ? Il me semblait avoir compris que votre fils partait aux États-Unis après son mariage avec miss Wilson. Si vous avez des doutes concernant l'état de votre fils, vous feriez mieux d'aller chercher du côté des États-Unis. Je peux vous mettre en relation avec des Aurors du MACUSA qui feront un travail irréprochable.
Elle aurait voulu mettre moins d'amertume dans son ton, essayer de cacher la jalousie qu'elle ne pouvait s'empêcher de ressentir, mais elle n'y arriva pas un seul instant.
Le père d'Hayden la regarda durement. Il désigna les journaux qui s'étalaient sur le bureau de Harry Potter.
- Mais où étiez-vous, ces derniers mois, pour ne pas être au courant ? Au milieu du désert ?
- Eh bien, à vrai dire, maintenant que vous y faites allusion…
- Ce n'est pas le moment de faire de l'esprit, lui rappela sèchement Harry Potter.
Lily se tut. Elle agita sa baguette, et un bandage se défit du plateau de soins présent devant elle, avant de s'enrouler autour de la blessure qu'elle avait récoltée lors de sa confrontation avec les Nundus. Elle réalisait seulement la chance qu'elle avait d'être en vie et face à eux.
- Très bien, soupira-t-elle.
Son père fit disparaître le plateau de soins. Lily se rapprocha du bureau de son père, pour lire les gros titres des journaux auxquels faisait allusion Blaise Zabini.
- Je ne suis pas au fait des dernières nouvelles, apparemment, donc, mettez-moi au courant. Mais je ne pourrai pas vous dire où est votre fils, parce que je n'en ai pas la…
Elle se tut. Elle arrivait à lire les titres, soudainement. Elle s'attendait à ce qu'il s'agisse de journaux d'informations, mais en réalité, c'était surtout la presse à scandales qui était étalée sur le bureau, et Lily vit apparaître très rapidement des photos peu flatteuses d'elle-même.
Elle n'osait plus regarder son père.
Ni les parents d'Hayden.
Elle lisait simplement les gros titres des derniers mois, en essayant de rester calme. Mais elle savait que le temps du calme et des secrets était fini.
« Lily Potter, briseuse d'un mariage pas encore débuté »
« Les secrets que les Potter ont toujours tu »
« Pourquoi Lily Potter voulait garder secrète sa relation avec Hayden Zabini ? »
« Jane Wilson raconte tout ce qu'elle a appris sur Lily Potter »
« Les lourds secrets de la cadette de la famille Potter »
« Qui aura le Guérisseur Zabini : Potter ou Wilson ? »
Lily déglutit. Elle s'approcha, déplaça les journaux, regarda les titres qui étaient encore cachés. Il y avait des semaines, des mois de presse.
« Peut-on perquisitionner chez son petit-ami secret et le récupérer ? Les méthodes infaillibles ! »
« Comment regagner l'être aimé après une trahison ? Les sept étapes que devrait suivre Lily Potter »
Elle repoussa les journaux avec calme, même si, intérieurement, elle aurait souhaité y mettre le feu.
- Très bien, murmura-t-elle froidement. Très bien…
Elle ferma les yeux, et sentit du mouvement autour d'elle. Une main, qu'elle reconnut sans peine comme étant celle de son père, vint se poser sur son épaule, l'incitant à s'asseoir, ce qu'elle fit sans plus réfléchir.
- Tu peux fumer, l'autorisa-t-il.
Elle ne réalisa même pas que si son père lui offrait cette échappatoire, c'était parce qu'elle devait vraiment paraître être au bout de ses nerfs. Elle ne réalisa pas non plus qu'il la tutoyait toujours. Elle n'était plus une Auror. Elle était face à ses secrets, à ses mensonges, et elle n'avait eu aucune préparation, ce qui la rendait plus vulnérable que jamais.
- Ok, très bien, murmura-t-elle en prenant une cigarette dans sa veste.
Elle la consuma lentement, fixant ses genoux, refusant de regarder qui que ce soit.
Ce fut son père qui fit la conversation.
- Comme je te l'avais dit, Blaise, Lily était en mission, à peine joignable. J'ai pu la contacter il y a deux semaines pour envoyer un Auror en formation la rejoindre, mais c'est tout…
La mère d'Hayden renifla bruyamment avant de se moucher.
- Je me doutais que tu connaissais assez ta fille, et que tu avais raison, mais il fallait tout de même qu'on s'en assure, murmura Blaise. Surtout après tout ce que nous avons… appris. De manière surprenante, par ailleurs.
Lily fit disparaître sa première cigarette, en prit une autre immédiatement. Elle voulait participer à cette conversation. Elle devait participer à cette conversation.
Elle finit par prendre la parole, essayant de ne pas faire trembler sa voix.
Elle échoua lamentablement.
- Votre fils a disparu depuis quelques semaines, c'est bien ça ? demanda-t-elle avec difficulté.
- Il a voulu partir en voyage après… la rupture de ses fiançailles avec Jane Wilson.
Lily faillit demander à la mère d'Hayden comment cela s'était passé, puis elle ravala sa question. Ce n'était pas le moment de se rendre trop pitoyable.
- Nous avions de ses nouvelles régulièrement, et puis, soudainement, plus rien, continua Blaise Zabini. Cassiopée, une de ses sœurs, nous a soufflé l'idée que, peut-être, vous vous étiez retrouvés…
Lily secoua la tête. Elle n'avait plus eu de nouvelles d'Hayden depuis qu'il était venu chez elle. Elle pensait qu'il était marié, et parti aux États-Unis.
- Et puis, hier, nous avons reçu une lettre, poursuivit Blaise Zabini. Nous annonçant que notre fils ne reviendrait pas, car il avait trouvé des personnes avec qui partager sa vie, et que la vie qu'on lui promettait était bien plus intéressante que celle qu'on lui offrait.
- Que notre fils n'avait pas d'intérêt à nous rejoindre, non plus. Qu'il ne reviendrait que si nous lui fournissions beaucoup d'argent…
- Tiens, c'est celle-ci, l'informa son père en lui tendant un parchemin.
Il garda une main serrée sur l'épaule de sa fille, tandis qu'elle lisait le contenu de la lettre. Rien que du banal, elle ressemblait à toutes les lettres de rançon qu'elle avait pu voir dans sa vie.
- Combien ?! s'exclama-t-elle en voyant le montant de la rançon demandée.
C'était bien au-delà des sommes demandées habituellement. Ça, en revanche, c'était bien plus surprenant.
- C'est quoi, ce bordel ? grommela-t-elle.
- Les sommes sont énormes, reconnut Harry Potter. Ce n'est pas normal.
- Il semble que les journaux aient quelque peu mésestimé notre fortune familiale, et que les personnes qui retiennent notre fils en profitent pour demander bien plus que ce que nous pouvons payer…
- Si ta mère voulait bien…
Lily répondit à la place de Blaise Zabini.
- Mais elle ne voudra pas. Hayden m'en a parlé…
C'était la première fois que Lily mentionnait Hayden comme si elle le connaissait personnellement, et un long silence flotta dans la pièce après qu'elle se soit tue. Les doigts de son père s'enfoncèrent un peu plus dans sa chair. Lily poussa un profond soupir.
- Je ne vais pas faire comme si de rien n'était, j'imagine que vous avez dû en discuter avec Hayden… Enfin, autant qu'on peut discuter avec Hayden, ajouta faiblement Lily.
Les parents d'Hayden hochèrent la tête. Lily leva finalement la tête, et regarda son père, qui avait une posture impassible, mais sans colère. Elle respira plus tranquillement. Elle se doutait qu'elle allait avoir droit à des conversations avec sa famille assez peu agréables, mais elle s'en remettrait, tant qu'ils ne lui en voulaient pas profondément.
- Il était où, la dernière fois qu'il vous a contactés ?
- En Argentine, mais…
- Et avant ça ? poursuivit Lily.
Les parents d'Hayden regardèrent le père de Lily. Cette dernière sentit que quelque chose lui échappait.
- Lily, on voulait simplement savoir si tu l'avais vu, et que vous ne vous étiez pas… enfuis, ou autre chose. Après avoir appris la teneur de votre relation, nous ne savions pas à quoi nous attendre. Tu nous as donné la confirmation que vous n'étiez pas ensemble, maintenant, c'est quelqu'un d'autre qui va s'occuper de cette affaire.
- Non ! s'exclama Lily en se levant brutalement.
Elle réalisait à présent que si son père s'adressait à elle comme un père à sa fille, et non pas comme son supérieur, c'est parce que Lily n'était plus son employée à ses yeux à présent. Elle était là comme une proche de la personne qu'il fallait rechercher.
- Lily !
- Auror Potter ! répliqua-t-elle à son père. Je suis l'Auror Potter ! Il faut me laisser sur cette affaire ! Traquer, c'est mon meilleur atout, et tout le monde le sait à cet étage ! Si on me laisse faire, je le retrouve dans quelques jours, et…
Son père secoua la tête.
- Non. Il y a déjà des Aurors sur ce cas, mais ce ne sera pas vous, Auror Potter.
Elle croisa les bras sur sa poitrine, mais son père ne trembla pas un seul instant. Sa fille ne l'effrayait pas.
- Vous revenez de mission, vous avez un rapport à faire, vous avez été blessée. Laissez les Aurors encore présents s'occuper de cette disparition.
- Et vous acceptez ? s'exclama-t-elle en regardant les parents d'Hayden. Vous allez laisser faire ? Je suis la meilleure ! J'ai trouvé la Corneille, j'ai fait des connexions sur des affaires que personne ne voyait jamais, je ne suis pas une Auror à deux Noises, je vaux mon pesant de Gallions !
- Non, insista Harry. Vous allez rentrer, vous reposer, et revenir dans quelques jours. Vous avez une permission d'une semaine. Plus, si vous en ressentez le besoin.
Lily serra les poings. Elle n'était pas prête à abandonner. Pas alors qu'Hayden avait disparu, était introuvable, qu'on demandait de l'argent que ses parents ne possédaient pas pour le libérer. Sans qu'on ne sache qui l'avait chez lui, qui plus est, on n'avait aucune preuve qu'il allait bien.
La mère d'Hayden se leva doucement, et s'approcha de l'Auror. Elle posa ses deux mains sur l'épaule de la jeune femme, et la regarda droit dans les yeux.
- Merci de l'intérêt que vous portez à la recherche de mon fils. Mais vous et moi, nous savons que l'intensité d'une relation ne permet pas de réaliser des miracles, et peut même nous pousser à agir inconsidérément…
Elle frotta doucement l'épaule droite de Lily, lui faisait comprendre qu'elle savait ce que Lily avait fait dans l'affaire de la Corneille.
- Vous serez tenue au courant lorsqu'on le retrouvera, lui assura Harry Potter.
Lily ne regarda même pas son père. Elle se dégagea doucement des mains de la mère d'Hayden, et tourna les talons, refusant de rester plus longtemps dans cette pièce. Elle risquait de prononcer des mots qu'elle ne devrait pas, peu importait qu'ils soient destinés à son père ou à son supérieur. Il fallait qu'elle prenne l'air.
Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.
Vous sentez cette odeur ? C'est celle des vacances. Qu'est-ce que j'aime cette odeur...! Je rattrape mon déficit de sommeil et mon retard sur les films, séries, jeux, livres. Et j'écris, aussi. Ainsi, vous avez des chapitres qui tiennent (normalement) la route.
Si vous vous rappelez bien de ce que j'ai pu vous dire, il n'y aurait pas dû y avoir cette partie, dans cette histoire. On aurait dû arriver au dénouement peu après la visite d'Hayden à Lily dans l'appartement de cette dernière.
SAUF QUE.
Hayden ne sait pas se dépêcher, ni se décider, l'imbécile. Donc forcément, il a décidé de se barrer, comme ça, alors que, vraiment, il aurait mieux fait d'attendre le retour de Lily. Mais NON, il a décidé de partir faire le tour du monde avant de rechercher un travail dans le coin. PAR-FAIT. Et c'est comme ça que je me retrouve avec des chapitres à écrire en plus (qui, sachez-le, ne sont pas simples et ont une ambiance différente des premiers, donc ce n'est pas simple pour moi de les écrire.)
DelfineNotPadfoot est la correctrice de ce chapitre car, que ferais-je sans elle ? Enfin, sûrement la même chose, mais avec des fautes en plus et des erreurs de formulation qui rendent les phrases incompréhensibles. Heureusement pour vous, elle relit mes chapitres, donc vous avez droit à une lecture plus compréhensible. Ah, oui, et elle aime bien William Donovan. Voilà, c'était l'information du jour.
Sur ce. Je vous dis, eh bien, à la semaine prochaine, pour un nouveau chapitre sous le signe de… Je ne sais pas sous quel signe, à dire vrai, ah ah ! Qu'est-ce qui se passe déjà la semaine prochaine ?
Ah, oui ! On va voir James et Albus. Allez. À la semaine prochaine :) !
Méfaits accomplis.
