POV AUTEUR :

Mitako se dirige vers l'école avec toutes ses affaires, des sacs si lourds. Elle a la tête baissée, les yeux brillants de larmes. Elle a froid, elle est fatiguée, sa nuit a été horrible. Momoi la voie arriver dans cet état et la questionne directement... Mais la rousse n'a pas la force de répondre. Sa petite-amie change donc de sujet.

Momoi : "Ta coloration est en train de partir, tu ne vas pas la refaire ?

Mitako : Je l'ai oublié.

Momoi : Donc tu la referas ce soir ?"

Mitako secoue négativement la tête puis relève les yeux. Quel joli visage... Gâché par tant de tristesse, de fatigue et de froid. Momoi ne reconnaît pas celle qui, hier, avait fait un pas énorme pour elle et un de ses camarades. Celle aux cheveux roses observent les sacs mais ne dit rien, attendant de pouvoir observer leurs intérieurs. Dans les vestiaires, le soir-même, Momoi prend son temps sans paraître suspecte et laisse Mitako sortir avant elle. Elle ouvre le casier de la rousse et inspecte le plus grand sac. Des vêtements, tout ses livres de cours, ses mangas préférés, ses produits de douche et surtout... Sa flûte de pan. Pourquoi ? Momoi finit de se changer et se dirige directement vers sa petite-amie.

Momoi : "Mitako ?

Mitako : Oui Momoi ?

Momoi : Je sais qu'il y a quelque chose qui ne va pas et on va en parler ce soir chez moi."

Mitako n'a pas le choix et de toutes façons elle n'a plus de toit. Après l'entraînement, elles se changent ensemble puis partent vers la maison de la fille aux cheveux roses. La rousse s'installe silencieusement sur une chaise en attendant que Momoi s'exprime. La basketteuse observe sa petite-amie parler à ses parents de l'héberger pendant un moment.

Mitako : "Bonjour madame, bonjour monsieur. Je peux partir si je dérange, je n'habite pas loin."

La mère de Momoi semble deviner le mensonge dans la voix de Mitako et donc accepte avec un sourire, prétendant que la rose n'invitait pas souvent d'amis. La rousse patiente pour son interrogatoire car elle le sait, Momoi se doute de quelque chose. Elle a le cœur qui se serre, elle ne veut pas y repenser, ses yeux déjà en larmes. Bien sûr, non-habituée à être si triste, elle n'arrive pas à le cacher et fond dans un flot de larmes. Momoi, l'entendant, fonce la serrer dans ses bras le temps qu'elle se calme.

Momoi : "Te voir ainsi fait mal, parle, je t'en prie...

Mitako : Momo-chan... Je n'ai plus de chez moi... Mon oncle a découvert que j'ai repris le basket... Il m'a mise à la porte en prétendant que si je n'obéis pas, je ne mérite pas d'avoir un toit... Il n'a rien contre toi... Il allait accepter si... Si je n'avais été bête !

Momoi : Tu n'es pas bête ! Tu es bien comme tu es et ton oncle n'a pas à te dicter ta vie !"

La rousse pleure mais essaye de ne pas avoir l'air minable. Elle décide d'aller à la salle de bain avec ses affaires de douche et son shampoing décolorant. Et quand elle ressort, c'est avec ses magnifiques cheveux blonds, déteints après des années en rouge.