Résumé :

Hermione a survécu à la guerre mais pas sans conséquences. Aujourd'hui, la jeune femme se retrouve confrontée à des souvenirs qui ne sont pas les siens. Mais également à un changement radical de personnalité.

Disclaimer :

Rien ne m'appartient (à part les quelques brides d'imagination que je peux mettre dans le caractère des personnages), les personnages principaux appartiennent à J. K. Rowling et Stephenie Meyer.

Notes :

Un mois ! UN MOIS ! Non, mais c'est quoi cette organisation de M**** Je n'ai pas trouvé le temps de faire quoi que ce soit ! Entre mon futur contrat d'alternance, mon concours à préparer pour mon entrer en Master, mes partiels… et évidemment avec mon poignet...

Je n'ai absolument pas eu le temps de terminer mon chapitre alors qu'il était commencé depuis bel lurette ! Je me sens tellement honteuse -_- Je vous avais promis au moins un chapitre par mois, et là ça fait plus d'un mois.

Avec mon poignet j'ai tenté d'écrire avec ma reconnaissance vocale pour la fin, alors j'espère réellement qu'il n'y aura pas trop de fautes… Car la voix n'est pas le plus fidèle des outils, mais bien pratique quand on ne peut pas écrire plus de 10 minutes par jour.

Alors avec ces 2600 mots, j'espère que cette fin de mois de novembre pour fera autant plaisir que les anciens chapitres.

Je tiens vivement à remercier chacun et chacune de vous qui laisse des reviews et qui me suivent dans cette fanfiction.

Je pense également commencer à traduire quelques fanfictions, qu'en pensez-vous ?

BONNE LECTURE A TOUS !

SirPhil.

INFORMATION : Passage entre [...] est tiré du 7ème tome Les reliques de la mort de J.K Rowling.


CHAPITRE 5

LONDRES 18 FEVRIER 20h30.

« -Il y a bien quelque chose à faire ? On ne peut pas rester sans rien faire Harry. »

« -Je sais bien Ron mais tu sais tout comme moi que si Hermione ne veut pas être retrouvé alors nous n'avons plus qu'à prier Merlin qu'elle se montre d'elles-mêmes. »

Le rouquin soupira, il savait que son meilleur ami avait tout à fait raison. Hermione Granger était la fille la plus têtue qu'ils connaissent. Et il lui avait tenu tête pendant des années, lui prouvant combien ses agissements étaient puérils, enfantins et banals. Elle avait été la seule à le faire et aujourd'hui, alors qu'il aurait voulu lui rendre l'appareil, lui montrer qu'il était devenu l'homme qu'elle aurait aimé qu'il soit, il ne pouvait rien faire. Ils avaient pourtant cherché, avaient retourné ciel et terre pour savoir où la jeune femme s'était volatilisée. Ils étaient allés chez ses parents pour ne trouver que du vide. La maison désertée sans vie ne faisait que refléter leur propre quotidien. Si elle n'était pas allée chercher ses parents, alors où pouvait-elle être ?

« -Tu crois qu'un jour nous la reverrons ? » Demanda-t-il ses yeux bruns se perdant dans l'horizon obscur.

« -Je ne sais pas. J'ai toujours cru connaître Hermione, mais je dois avouer, non, nous devons nous avouer, que depuis la bataille, depuis qu'elle est devenue ce qu'elle est nous ne la connaissons pas. Est-elle réellement partie pour nous protéger, pour nous libérer de l'entrave de sa condition ? Je ne sais pas. C'est elle qui a toutes les réponses, comme toujours. »

Harry voyait en Hermione une sœur aimante et protectrice. Lui qu'on appelait l'élu, celui qui a vaincu le maître des ténèbres, lui qui a mis fin à la guerre grâce à ses amis, à ses acolytes, il n'arrivait pas à mettre fin au calvaire de son amie, de sa sœur de cœur. Il avait pourtant vu que plus le temps passé, et plus la jeune femme tombait dans un cercle vicieux rempli de ténèbres, d'angoisses et de doutes. Il pensait naïvement qu'en allant la voir tous les jours, en lui racontant les petites anecdotes du monde sorcier et en lui ramenant des livres la jeune femme se sortirait de ce labyrinthe où ses pensées se perdaient. Ils avaient tous les deux torts. La fin de la guerre les avaient-ils transformés en Poufsouffle, être naïf qui ne semble pas avoir ce qui se trouve pourtant juste en dessous de leurs yeux.

« -Harry… que crois-tu que Hermione ferait si c'était l'un de nous deux qui étaient partis ? Qu'est-ce qu'elle aurait pu bien inventer pour pouvoir me retrouver ? » Demanda le fondeur.

Le jeune Potter resta silencieux pendant quelques secondes, voir même quelques minutes. Ses yeux s'étaient perdus dans le vide tandis que ses pensées et ses méninges tournaient à plein régime. Qu'est-ce que Hermione aurait fait ? Mais là n'était pas la question, il n'était pas Hermione, ni lui, ni Ron. Lui Harry Potter, se serait servi de la carte du maraudeur si la jeune femme s'était cachée dans le grand château qu'est Poudlard.

« -La carte des maraudeurs, et si nous la modifions… »

TEXAS, 22 FEVRIER

« -Quoi ? Tu as fait quoi ! »

« -Charlotte… calme toi… »

« -Ne me demande pas de me calmer ! Jasper Withlock, tu n'es qu'un gros qu'on ! Ne vas-tu pas arrêter de penser qu'à ta petite personne ! »

« -Mais Char je n'y suis… »

Dans un hurlement de rage, le vampire se jeta à corps perdu sur l'homme qu'elle appelait Major. Elle n'avait jamais été aussi en colère et déçue de son comportement. Charlotte avait une haute estime de lui et jamais auparavant elle ne se serait frottée à lui, combattant comme une forcenée pour lui arracher bras et tête. Mais alors qu'elle revenait d'un magnifique voyage, elle apprenait qu'Hermione, la seule fille capable de supporter Peter et Jasper dans la même pièce, était partie il y a de ça plusieurs jours. Évidemment, le Major n'avait pas pris la peine de la ramener. Il profitait enfin du calme et de sa solitude qu'il réclamait depuis que la jeune femme était arrivée dans leur vie. Tout du moins, c'est ce que pensait Charlotte. Des pensées bien horribles, qu'elle n'aurait jamais formulées à haute voix auparavant, ni même songées. Pourtant aujourd'hui, elle mettait tout sur la faute de son ami, de son frère d'armes. Alors, elle ne prit pas de gants et arrêta de vouloir discuter avec lui. C'était comme si elle fonçait droit dans un mur, et aujourd'hui elle n'avait pas la patience pour ça. Elle s'acharnait sur son corps, ses poings martelant le torse du vampire qui se laissait faire. Car le Major avait cherché pendant des jours, pendant des nuits sans même penser à aller se nourrir. Mais la jeune femme était tout bonnement introuvable. Il recherchait un vampire, pas une sorcière ayant l'habitude de disparaître

TEXAS, 24 FEVRIER

Qu'est-ce que j'ai fait ? Mais qu'ai-je bien pu faire pour attirer tous les ennuis sur moi ? Je n'étais qu'une fille parmi tant d'autres… avant. Aujourd'hui je suis une sorcière sans pouvoir, et un vampire totalement nulle. J'ai l'impression de subir un bipolaire vampirique, et je n'aimais tout simplement pas ça. Comment faire pour arrêter tout ça ? Dois-je y retourner comme si de rien était ? Non… j'avais embrassé cet homme sans aucune raison. Enfin… j'avais une raison plutôt importante : j'en avais envie, voilà tout, et je l'avais fait. Point. Devenais-je comme ces filles de joie, de petite vertu, sans conscience ni fierté qui sautaient sur tout, n'importe qui et n'importe quoi ? Je ne peux pas dire qu'il était n'importe quoi, ou même n'importe qui. Jasper Withlock était un homme au caractère et à la posture imposante. Il était l'homme dont avait besoin toute fille rêvant du prince charmant aux bras qui pourraient construire le meilleur des abris pour toute une vie. Mais au-delà de ça, je savais pertinemment que le vampire n'avait pas cette pointe de romance. Alors pourquoi ? Pourquoi lui avais-je sauté dessus comme si Jasper était l'homme dont j'avais besoin ?

Cela faisait des jours, des semaines que je parcourais l'état du Texas de long en large, même en diagonale pour tenter de trouver une solution. J'étais considérée comme une génie dans le monde sorcier, alors pourquoi aucune solution ne me venait ? Cela avait le don de m'horripiler, de me rendre encore plus barge que je ne l'étais déjà. J'avais bien imaginé un retour sous les plus beaux auspices ou encore, de tout simplement partir sans jamais me retourner. Mais vous et moi savons, que cette solution m'était tout simplement impossible à réaliser. Ce n'était pas par fierté, ou même par la curiosité qui m'avait poussé à venir ici, mais tout bonnement parce que mon vampire avait une histoire à régler dans le coin. Quelle histoire ? Je ne le sais pas encore… mais je sais qu'elle a un rapport avec lui, Peter.

J'avais décidé de quitter la bourgade dans laquelle je m'étais installée. Je n'avais pas avec moi énormément d'affaires, et je pouvais donc, à volonté, bouger sans que j'en sois gênée. J'avais seulement avec moi un sac contenant quelques affaires, des livres, ma baguette, quelques vêtements par-ci et par-là et également, les photos de mon ancienne vie. Ce sac était tout ce qu'il me restait… C'était mon bien le plus précieux. Si précieux que je pourrais tuer n'importe qui s'il lui arrivait quelque chose. C'est d'ailleurs ce que je faillis faire ce jour-là.

Je marchais. Je marchais tranquillement et sereinement au milieu des petites rues d'une des villes influentes du Texas quand mon sac s'écrasa sur le sol renversant tout son contenu sur le sol. Baguette, photos, argent, livres… Quasiment toute ma vie était sur le parterre grisâtre. Si mon cœur avait encore eu quelques battements à donner, je suis certaine qu'il se serrait arrêté avant de faire une embarder et de partir au triple galop. J'étais à fleur de peau. C'était indéniable. Je craquais pour un oui et pour un non, et quand un jeune homme se baissa pour m'aider à ramasser mes affaires je vis rouge. Il avait posé sa main sur ma baguette. Personne n'avait à toucher ma baguette, c'était le bien le plus précieux d'un sorcier, et moi j'étais assez stupide pour qu'elle se retrouve à quatre pas de moi. Ma main souffla l'air d'un mouvement rapide et raide attrapant brusquement le poignet de cet homme… Peter.

« -N'y touche pas » Grognais-je, mes yeux devenant automatiquement noir.

J'étais furieuse que cet homme se permette de toucher à mon bien le plus précieux. Il ne méritait pas pareil honneur. Il n'était pas assez bien pour avoir ce privilège, me disais-je en mon fort intérieur. Et tous ces mots me paraissaient totalement normal. Peter n'était pas un homme en qui j'avais confiance.

« -Je t'ai dit de ne pas la toucher » Hurlais-je telle une furie prise d'hystérie.

Je ne lui laissais pas le choix, ni le temps de faire quoi que ce soit, et lui sautais dessus afin d'arracher son crâne de son buste. Je ne supportais plus de voir son visage si méprisant. Je ne pouvais plus le voir. Cet homme me donnait envie de vomir. Dès qu'il était dans les parages, je n'avais qu'une idée en tête : le tuer. Mes ongles acérés transperçaient sa chemise et sa peau comme si j'avais envie de donner un nouvel aspect à sa peau d'albâtre. Mais rien d'esthétique ne me venait en pensée, tout ce que je désirais c'était de faire un massacre, un carnage dédicacé Hermione Granger, la folle vampire-sorcière.

« -Je te hais Peter ! Je te hais ! » Criais-je en m'en prenant à lui. Et lui, que faisait-il ? Il ne m'attaquait pas. Il ne faisait que se défendre, espérant probablement que ma fureur se calmerait d'elle-même.

« -Hermione… S'il te plait… Calme-toi, tu vas finir par te faire mal. »

« -RAAAAAAAAAAAAAAAHHHH »

Je le méprise. Je l'exècre. Comment ose-t-il me prendre de haut ainsi ? Me faire mal ? Je suis un vampire rien ne peut me faire mal ! Je le hais. Je vais le tuer. Je vais lui arracher ses membres un à un. Je vais le…

Un bras vola et ce n'était pas le mien. Un bout d'épaule se fracassa sur le mur derrière nous alors que de nombreux moldus hurlaient d'effrois devant tel spectacle. D'autres applaudissaient pensant que nous jouons une comédie et qu'un tournage avait lieu. Moi… j'étais trop effrayée par ce que je venais de faire pour ne serait-ce que leur dire que tout ceci n'était pas une vaste plaisanterie. Non… car j'aurai préféré.

« -Désolé… » soufflais-je à peine en partant à toute vitesse, ramassant au passage mon sac et mes affaires… oubliant par la même occasion ma baguette que Peter avait gardé près de lui…

Mais un désolé est-ce suffisant après ce que je venais de lui faire subir ? Qui étais-je ? Comment pouvais-je me comporter de la sorte ? J'étais sensée faire partie du camp des gentil, mais après ce qui venait de se passer, il me semblait évident que je n'étais plus cette fille-là…

Alors, qui suis-je ? Suis-je encore une sorcière ? Suis-je un vampire en paix ou un monstre suceur de sang humain prêt à détruire le monde ? Qui suis-je ? Qui suis-je pour me permettre de détruire un homme qui ne voulait que m'aider ? Je ne suis qu'une horrible femme qui ne mérite qu'une chose …

POUDLARD, 1er MAI 1998

[Sa voix magiquement amplifiée pour être entendue dans toutes l'école perçant les tympans de Harry.

« -Harry Potter est mort. Il a été tué alors qu'il prenait la fuite, essayant de se sauver pendant que vous donniez vos vies pour lui. Nous vous apportons son cadavre comme preuve que votre héros n'est plus. La bataille est gagnée. Vous avez perdu la moitié de vos combattants. Mes Mangemorts sont plus nombreux que vous et le Survivant est fini à tout jamais. Il ne doit plus y avoir de guerre. Quiconque continuera à résister, homme, femme, enfant, sera éliminé ainsi que tous les membres de sa famille. Sortez maintenant du château, agenouillez-vous devant moi, et vous serez épargnés. Vos parents, vos enfants, vos frères et vos sœurs vivront, ils seront pardonnés, et vous vous joindrez à moi pour que nous reconstruisons ensemble un monde nouveau. »

Le parc et le château étaient silencieux.]

Nous nous regardions chacun à tour de rôles, ne sachant pas quoi croire, quoi penser, quoi faire face à cet homme qui venait d'anéantir tous nos espoirs en quelques mots. J'avais combattu cet face de serpent pendant 7 ans, et en quelques secondes il venait de m'arracher le cœur tout en gardant mon corps vivant et debout. Ainsi, je pouvais voir ce qui se passait sans réagir à la douleur qui tenaillait mon être tout entier. Mais mon cœur était encore dans ma poitrine et la douleur était belle et bien réelle. Je venais de perdre mon meilleur ami. Je venais de perdre l'homme que je considérais comme mon frère. Un hurlement aigu de douleur extrême se répercutait contre les murs démolis du grand château. Ce hurlement, c'est moi qui le produisait. Mes cordes vocales se fracassaient l'une contre l'autre, alors que ma luette vibrait prête à s'arracher du fond de ma gorge. Qu'importe si je ne pourrais plus parler pendant des mois… Harry était mort et Voldemort avait gagné. C'était comme si nous étions déjà tous morts également.

Comme un inferi au regard humain je déambulais vers la cour du parc. Je n'étais plus maître de mon corps. Je n'étais plus maître de rien. Mes muscles me faisaient souffrir un mal de chien. Ma baguette était tel un bout de bois brûlant à force d'avoir jeté sort sur sort. Je m'étais battue comme une forcenée, comme une lionne aurait dit Fred. Mais il était mort… tout comme Harry. Que me restait-il ?

« -Hermione ! »

Oui… que me restait-il maintenant que tous ceux que j'aimais tombait les uns après les autres ?

« -Hermione ! »

Mes parents étaient je ne sais où. Harry était dans un autre monde avec ses parents. La plupart de mes amis étaient probablement mort. Que me restait-il ?

« -HERMIONE ! »

Je me retournais d'un bond en entendant la voix désespérée de Ronald qui courrait après moi comme si ma vie en dépendait. Je ne comprenais pas ce qui lui prenait. La guerre était finie. Tout ce monde merveilleux venait de voir sa fin en ce 1er mai 1998. Alors pourquoi Ronald courrait vers moi ?

Soudain je compris. Des bras froid et durs comme de la pierre m'encerclèrent et me coupèrent le souffle. Je sentis tout mon souffle s'extirper de ma poitrine et d'un mouvement fluide à l'unissons d'un cri de Ron, je hurlais. La mort s'emparait de moi à la même vitesse que mon sang glissait dans la cavité buccale du vampire.

Même si Ronald arrivait avec des renforts pour défaire le vampire de son étreinte, je le sentis glisser vers mon oreille un : « Tu es à moi Granger. » qui ne laissait présager qu'une chose, même si la mort ne m'emportait pas aujourd'hui, ni demain, je serais déjà morte mentalement, émotionnellement depuis cet instant.