Résumé :

Hermione a survécu à la guerre mais pas sans conséquences. Aujourd'hui, la jeune femme se retrouve confrontée à des souvenirs qui ne sont pas les siens. Mais également à un changement radical de personnalité.

Disclaimer :

Rien ne m'appartient (à part les quelques brides d'imagination que je peux mettre dans le caractère des personnages), les personnages principaux appartiennent à J. K. Rowling et Stephenie Meyer.

Notes :

Hello !

Me voici avec un nouveau chapitre ! Ce dernier est à considérer comme un chapitre bonus ! J'adore les fêtes de fin d'année, la période de Noël et sa magie. Il était donc tout naturellement pour moi de vous offrir une petite part de magie (mais pas trop quand même) dans cette histoire que j'espère terminer fin 2017.

J'espère donc que vous trouverez ce chapitre à la hauteur des attentes que j'y ai fixées. J'aurais aimé l'approfondir mais entre le travail (de huit heures du matin à 21 heures) plus les révisions des examens, et les nombreux repas de famille autant vous dirent qu'écrire même ne serait-ce que son mot fut une corvée, est une émission impossible « ou plutôt quasi » pour pouvoir terminer ce chapitre à temps.

Alors où je le poste, il me reste encore deux semaines d'examen ainsi qu'un concours pour mon entrée en Master en février, vous comprendrez donc qu'il n'y aura qu'un chapitre entre janvier et la mi-février ne pouvant pas me permettre de perdre du temps sur les révisions, surtout qu'écrire à la va-vite n'est pas ce que je préfère. Selon moi, il est préférable d'écrire un chapitre tous les deux mois (un bon chapitre écrit correctement que ce soit syntaxiquement, grammaticalement ou que ce soit dans l'orthographe) qu'un chapitre toutes les deux semaines fait sans lecture ni aménagement…

Information :

Prochainement le 16 janvier 2017 sortira en point et non un chapitre sur ce que j'attends de cette année et de ce qui se passera dans ma vie côté écriture et fiction.

En attendant je vous souhaite à tous une bon et heureuses années 2007 ainsi qu'une bonne et agréable lecture de ce chapitre bonus.

SIRPHIL


CHAPITRE BONUS

Ça ne va pas le faire. Ça ne peut tout simplement pas le faire ! Comprenez ! Moi avec lui… impossible. Qui pourrait le croire ? Certainement pas moi. Il est tout ce que je déteste et ce que j'adore. Il est l'ange et le démon. Il est la perfection et en même l'anéantissement. Mais ce qui m'horripile le plus c'est que je n'arrive jamais à lui en vouloir alors qu'en un claquement de doigt il arrive à me mettre dans des états pas possibles. Il suffit que je croise son regard une unique fois et je cède. Evidemment je ne montre rien…. Jamais. C'est une muraille que j'ai construite pour me protéger de tout ce qui pourrait me nuire. Mes sentiments pour Jasper Withlock pouvant me tuer en un claquement de doigt, il était préférable de prendre certaines précautions.

« -Ouah Hermione, tu es magnifique. » Murmura Charlotte en arrivant près de moi.

Je lui répondis par un sourire gênée. Là, devant ce psyché magnifique et gigantesque je pouvais me regarder de la tête aux pieds. Oui… j'étais belle. J'avais fait des efforts pour la soirée de Noël. Toujours affutée de mes vieux jeans que mes ballades à vitesse vampirique avaient abimés, je m'étais vêtue d'une magnifique robe rouge coquelicot que j'avais acheté dans une petite boutique d'Austin. La dame, plutôt âgée, faisait chacune de ses robes à la main, je savais par instinct que cette femme aidait partiellement aidée par sa petite-fille, vélane et très bonne sorcière. J'avais tout de suite compris qu'elle était une cracmol, et cette immersion dans le monde magique américain m'avait fait un bien fou, tout en me rappelant combien mon propre monde magique me manquait.

« -A quoi penses-tu ? » Me demanda Charlotte qui terminait de se préparer à mes côtés.

« -Je pensais à mon monde, à Harry et Ron. Tout cela me manque. » Lui soufflais-je la vérité.

Charlotte ne me jugeait jamais, elle ne comprenait peut-être pas toujours pourquoi j'étais attachée à ce monde qu'elle trouvait bien trop cruel à son gout, mais jamais elle n'avait dit quoi que ce soit, sachant que chaque propos pouvait me blesser involontairement.

« -Je devrais faire mon deuil, aller de l'avant mais je n'y arrive pas. C'est au-dessus de mes forces. Ce monde, c'était le miens. C'était celui où je me sentais le plus à l'aise. Aujourd'hui je n'appartiens ni au monde de la magie, ni au monde de mes parents. »

Si je n'avais pas eu cette condition de femme sans larme, probablement que j'aurai pleuré. Mais mon corps ne pouvait plus que sangloter lamentablement avec des tressautements stupides et sans intérêts.

« -Hermione, il est tout à fait normal que ça te manque. Mais nous arriverons à te faire comprendre jour après jour que tu as tout à fait ta place parmi nous. » M'assura-t-elle en passant son bras au-dessus de mon épaule.

Relevant mon visage vers la jeune femme, je tentais un sourire discret et timide. Ce qu'il y avait de bien du coup avec cette condition c'est que je n'avais pas besoin de retoucher mon maquillage puisqu'aucune larme n'était venu l'abimer ou le déformer.

« -Merci Char'. Tu devrais rejoindre les garçons, je ne vais pas tarder à descendre également. Il se pourrait qu'ils détruisent le salon si tu les laisses trop longtemps seuls. » Lui dis-je avec une pointe de sarcasme et d'ironie.

Avec un éclat de rire, Charlotte s'en alla dans le couloir et les escaliers menant au rez-de-chaussée où se trouvait notre petite réception. Je savais qu'ils m'avaient tous trois préparés une surprise magnifique. Peter me l'avait répétée au moins un billion de fois ! Non, non ! Sans exagérer ! J'ai arrêté de compter après la 350 milliardième fois. Cet homme savait vous taper sur le système tout en étant aussi mignon qu'un lapin aux yeux globuleux. Indomptable et implacable, il avait réussi à me faire céder et me voilà en train de m'habiller comme si j'allais au bal de fin d'année pour les septièmes années… bal auquel je n'avais pu assister étant donné que j'avais été enfermée telle une bête sauvage dans une salle confinée de l'hôpital Sainte Mangouste. C'est donc le bon moment pour rattraper le coup, pouvais-je entendre souligner Ginny si elle avait été présente.

« -Allez Hermione… Dans quelques jours, une nouvelle année s'entamera. Tu ne crois pas qu'il est temps de commencer une nouvelle vie… dès ce soir. » M'encourageais-je en fixant mon reflet dans le miroir.

L'objet me renvoyait une image de moi fragile et pourtant si forte. Une image qui m'aurait bouleversée plus que de raison. J'étais une gryffondor, une lionne… Non… je n'étais plus cela. J'étais une femme avec un avenir. Une femme se noyant dans l'immortalité…

« -Tes sentiments sont troublés » Souffla Jasper juste derrière moi.

Le vampire posa ses mains sur mes épaules et à cette sensation mes paupières s'abaissèrent ne laissant que son touché et son souffle sur ma nuque. La présence soudaine de Jasper dans mon dos atténuait mes peurs et mes angoisses. Ce n'était jamais à cause de son don, car j'avais appris à savoir quand le vampire l'utilisait ou non… cela ressemblait grandement à une attaque de legilimens…. Et à chaque fois j'avais répliqué en lui montrant mes crocs, alors il avait vite arrêté. Après ça, j'avais pu voir bien plus clairement dans mes émotions. J'avais compris que Jasper était devenu très important pour moi et qu'il fallait que je me protège car cet homme pouvait être aussi imprévisible que Ron sans nourriture.

« -Hermione… à quoi penses-tu ? » Me demanda-t-il si doucement que je crus rêver pendant quelques instants.

Mais ses iris noirs posés sur mon reflet me firent comprendre que je n'avais pas rêvé. Je joins mes yeux aux siens par le biais du miroir et me perdis dans l'infinité de son regard. Après plusieurs secondes, je dus me forcer à avaler la salive qui s'était accumulée dans ma bouche. A chaque fois qu'il était dans les parages je redevenais une fille futile et mut par ses sentiments d'adolescente pré-pubère.

« -A moi… à vous. A toi. » répondis-je vaguement.

« -A moi ? » S'interrogea-t-il en fronçant imperceptiblement les sourcils.

« -Oui » répondis-je en bougeant légèrement la tête. « Je pense à toi… Et je ne sais pas si c'est bien. »

Les mots étaient sortis… sans que je ne puisse les retenir, sans que je n'eusse le temps de réellement réaliser ce qui se passer. Il n'y avait plus rien à faire, à attendre. Ils s'étaient échappé de mon esprit pour arriver dans la dure réalité et j'attendais d'ores et déjà les paroles sèches et franches du vampire. Mais rien ne vint. Il me fixait simplement de ses iris teintées d'un noir sans fond dans lesquelles je me perdis en quelques secondes.

« -Jasper… je… » Tentais-je en vain de former une phrase correcte. Mais les mots étaient mon plus grand ennemi ce soir.

Alors que je me reculais de quelques pas pour remettre de l'ordre dans mes pensées, dans ce corps que je n'arrivais plus à contrôler, le vampire se jeta littéralement sur moi. Ses mains encerclèrent mon visage dans un geste doux et possessif, puis ses lèvres se plaquèrent sur les miennes. Ce n'était que la deuxième fois que cet acte manqué arrivait, et les sensations en étaient deux fois plus intenses. Un gémissement s'échappa aussitôt de mes lippes qui se mirent à bouger à l'unissons des siennes. Mes mains agrippèrent sa chemise pour le plaquer un peu plus à moi. Dans un murmure, je soupirais son prénom et je l'entendis ronronner à mon oreille. Je souris contre ses lèvres sans même savoir si tout ceci n'était qu'un rêve ou non.

« -Qu'importe si cela est mal. L'important c'est que nous aimions ça. » Me répondit-il de sa voix suave.

Et je fondis littéralement sous son regard, son être et sa prestance. Cet homme savait s'imposer. Il me dictait ses dires sans les imposer et je ne pouvais que lui dire oui, oui et encore oui. J'aurais pourtant voulu ne pas être sous son pouvoir… mais d'un côté je ne pouvais pas m'en détaché. Non pas que ça me déplaise, bien au contraire.

« -Allons-y Hermione, ils vont finir par nous attendre. » Me dit-il en me tendant son bras, tel un gentleman.

« -Peter et Charlotte doivent savoir que… » commençais-je avant de m'arrêter subitement en voyant le sourire ravageur de Jasper.

Je venais de comprendre qu'il n'y avait pas que nos amis qui nous attendaient. Mais qui ? Qui pouvait bien venir ? Jamais ils ne m'avaient parlé de quelqu'un d'autre…. Et aussitôt ma curiosité prit le pas sur mon angoisse, mon stress et mes mauvaises pensées passées.

« -Qui ? Qui nous attend ? » Demandais-je comme une enfant ce qui fit rire à gorge déployée le vampire.

« -Attends un peu et tu verras arriver en bas. Je ne voudrais pas gâcher la surprise et louper la tête que tu feras. » Me dit-il sans perdre son sourire.

Quant à moi, j'étais partagée entre l'abandonner là pour courir voir ce qu'ils m'avaient tous les trois réservés ou fuir loin de cette demeure de fou. Mais je ne fis aucun de ses choix. Je pris sur moi, me concentrant sur ma respiration « humaine » … puis des voix vinrent tinter à mes oreilles surdéveloppées.

« -Tu crois qu'elle va le prendre comment ? Ça fait quoi… un an ? Un peu moins ? » Disait la voix d'un jeune homme.

« -Ne t'en fais pas. Elle nous accueillera avec le sourire. Après tout, elle n'a jamais été mauvaise quoi qu'elle puisse dire. » Argumentait une jeune femme.

Ces voix… Je les aurais reconnus entre mille. Elles étaient comme gravées dans ma mémoire, jamais je n'aurais pu les effacer, les mettre à néant de mon subconscient. Me stoppant net dans le couloir, à la hauteur de l'escalier, je coulais un regard étonnant et surpris _ presque choqué il faut dire – vers Jasper. Il me souriait comme si tout ceci était tout à fait normal. Mais rien de tout ceci ne pouvait être normal ! RIEN !

« -Oh mon dieu ! Ce n'est pas vrai ! » M'écriai-je avec tout de même une certaine retenue pour ne pas faire effondrer la maison par ma joie si intense.

Après un baiser rapide sur la joue de Jasper, qui glissa chaleureusement et purement accidentellement sur ses lèvres, je courus en bas pour rejoindre ces trois personnes qui étaient pour moi ma seconde famille.

« -Harry ! Ginny ! Ron ! » Hurlais-je cette fois sans retenue.

« -HERMIONE ! » Crièrent-ils en réponse alors qu'ils m'entouraient déjà de leurs bras et que je sanglotais sans larmes.

« -Oh les amis ! Vous m'avez tellement manqués ! » Leur dis-je en me reculant légèrement. « Comment avez-vous fait pour me retrouver ? Je n'avais laissé aucun indice pour me retrouver ! »

« -Sauf te faire de nouveaux amis bienveillants » Souligna Harry avec un sourire du bonheur à l'état pur.

Ma tête tourna de droite à gauche, passant de Charlotte à Harry puis, de Jasper à Jeanny pour finir par Ron à Peter. Ils étaient tous là, me fixant comme si j'étais la huitième merveille du monde mais à mes yeux, ils étaient bien plus que cela. Ils avaient réussi un exploit, celui de me surprendre, de me prendre dépourvu sans même que mes yeux avertis ne voient quelque chose. En les fixant chacun leur tour, je suis qui avais fait quoi. Jasper avait mis au point le plan, tandis que Peter avait sillonné chaque parcelle pour les retrouver pendant que sa femme, mon amie, s'occuper de me changer les idées pour que j'oublie leur absence, leur éloignement soudain qui pourtant à ce moment précis me sauter littéralement aux yeux. Comment avais-je pu louper ça ? J'étais Hermione Granger, la fille la plus intelligente de Poudlard et j'avais pourtant loupé tout ce traquenard. Cela rendait la surprise encore meilleure…

« - C'est vrai, ils sont bienveillants mais très sournois… » dis-je avec un léger grognement dans le fond de la gorge.

« - Mais Hermione ! Nous n'avons rien fait derrière ton dos ! » S'exclama Peter en prenant une mine outrée « tu n'as simplement rien vu de ce qui étaient sous ton nez ! »

Je tournais d'un mouvement sec et rapide ma tête vers cet homme qui osait dire haut et fort que j'avais été assez stupide pour ne rien voir de leurs manigances. À l'autre bout de la pièce, je pouvais apercevoir dans mon angle mort Harry bouger vivement le bras au niveau de sa gorge, signifiant à Peter qu'il devait se taire et ne pas continuer sur cette route, déjà bien pentue. Semblant se rendre compte de la bêtise monumentale qu'il venait de faire le vampire s'approcha lentement et sûrement de l'ancienne sorcière.

« Nous savons tous que tu es la plus exceptionnelle de toute, alors ne te vexe pas pour cette surprise. C'est une réussite, non ? »

Je restais silencieuse pendant plusieurs minutes, le fusillant du regard, mes mâchoires crispées. Tout mon être n'était qu'un seul et unique message : si tu avances, je te bouffe. Cette menace sous-jacente fut parfaitement comprise par son destinataire puisque le jeune homme resta à quelques mètres de moi. Et si personne ne bougea pendant plusieurs secondes après cet échange silencieux, je me permis de m'ouvrir sentimentalement à tous en éclatant de rire. Le visage de mes amis se décomposa trop surpris pour comprendre ce qu'il venait de se passer. Alors, me jetant littéralement dans les bras de Peter je le remerciai de son amitié, de son courage et de sa stupidité.

« Évidemment que c'est une réussite ! Abruti ! Vous ne pouviez pas faire mieux pour ce Noël ! »

Sous ces éclats de rire échangés par tous, je me sentis de nouveau entière. Passant dans les bras de chacun, échangeant des embrassades tant attendues, je revivais. Comment avais-je pu croire une seconde que mes amis ne me manqueraient pas, que je pourrais facilement vivre sans eux et tourner la page d'un coup de baguette ? Là, au milieu de ces six personnes je compris que j'étais la femme la plus chanceuse du monde, qu'elles soient vampire ou sorcières… ou encore moldu.


« - Hermione ? Houhou ? »

« - Oui ? » Dis-je en revenant soudainement à la réalité.

« - Tu étais partie bien loin. A quoi pensais-tu ? »

« - A mes amis, à Ginny, Harry et Ron. » Avouais-je doucement.

« - Oh ma chérie… Ils te manquent… »

Ce n'était pas une question. Ce n'était pas un reproche. C'était simplement la compréhension d'une amie envers une autre amie qui souffrait de la perte de personnes chères à son cœur. Charlotte savait qu'Hermione cachait bien des secrets, des douleurs et des déceptions mais au-dessus de ses nombreuses blessures et cicatrices, il y avait une femme forte que le vampire voulait protéger le plus possible des affres de la vie.

Je savais que le temps viendrait où la réalité me rattraperait. Nous étions le 1er janvier 2001 et pour la première fois depuis mon année passée avec eux ce trio infernal, je sentis leur manque… le trou béant de ma poitrine s'ouvrant à chaque respiration que j'osais prendre. Ce souffle qui était censé me maintenir en vie était pour moi la plus grande des souffrances… j'aurais dû être heureuse, fêter la nouvelle année comme il se doit mais seul leur absence importée à mes yeux. C'était comme si soudain le le tunnel s'était rétréci pour ne me laisser entrevoir que ce grain de sable tyrannies en tout mon être. Dés reverrais-je un jour ? Ont-ils oublié ? Que sont-ils devenus…

Ils me manquent…

Joyeuses fêtes de fin d'année. Bonne année 2001…

« -Oh ma chérie… » Souffla Charlotte avant de m'enlacer de ses bras fins et à la fois si fort. Tout était dit. Le mal était fait.


A très bientôt pour de nouvelles aventures !
KISSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSSS 3