Voici le 10ème chapitre, plus cours et plus ciblé. Je sais que vous attendez un rapprochement plus particulier avec Jasper, et principalement sa réaction suite à la remarque d'Hermione mais il vous faudra patienter encore quelques jours. Aujourd'hui, nous allons voir ce qui se passe du côté d'Harry et Ron, ainsi que du créateur d'Hermione. Peu à peu les pièces du puzzle se dessineront dans votre tête, enfin si je fais du bon travail dans les chapitres à venir.

Je tiens à remercier Chapel Lucie pour m'avoir fait recracher mon café en voyant son commentaire, comme quoi moi aussi j'en suis toute retournée :).

Je remercie également Isabella-57 qui me suit depuis le début de ce chapitre. Toujours là pour me donner ton avis, qu'il soit positif ou non. Merci ! Pour l'égalité des sexes, t'inquiète Hermione le mettra sur la voie, Jasper étant un vampire sauvage et âgé de plusieurs années déjà, je n'avais pas envie de dénaturer d'un seul coup sa nature en le faisant devenir un homme "moderne". :)

Et pour finir je remercie Chacha1061 pour m'avoir laissé un petit commentaire qui me conforte dans l'idée de continuer cette histoire. Merci de me lire ! J'espère que la suite te plaira.

BONNE LECTURE A TOUS !


CHAPITRE 10

28 AVRIL, MASSACHUSETTS, PITTSFIELD

Cela faisait un mois jour pour jour qu'ils avaient quitté le Royaume Uni pour les Etats-Unis, et pas sous les meilleurs hospices. Un mois que sa conversation avec Ginny perturbait de plus en plus Harry. Avait-il eu raison de partir en laissant la femme qu'il aime seule ? D'autant plus qu'elle attendait, semble-t-il, un heureux évènement. Un mois que l'élu parcourait la côte est d'Amérique du Nord en espérant avoir un quelconque indice.

-On n'y arrivera jamais, soupira le brun en s'asseyant de tout son poids sur le premier banc qu'il croisa.

-Ne dis pas ça, argua le rouquin qui le rejoignit. On finira par la trouver. Si j'ai bien réussi à vous retrouver durant notre chasse aux Horcruxes, alors il y a toujours un espoir pour qu'on trouve le moindre indice.

-Sauf que tu as perdu ton déluminateur, souligna-t-il.

-Certes, mais souviens de ce qu'a dit Mcgo'. Avec un peu de lumière, la magie se révèlera à nous.

-On croirait entendre Dumbledore, rigola-t-il puis après quelques secondes de silence : merci Ron.

-De rien mon vieux.

Ils restèrent assis pendant plusieurs minutes, profitant de la légère brise qui montait pour reprendre possession de leur esprit. Après des semaines à marcher auprès des différents comtés du Massachusetts pour trouver la moindre trace de magie, les deux sorciers ne se voyaient pas reprendre leur marche tout de suite. Ils avaient besoin de se reposer, de penser pendant quelques minutes à eux.

-Ronald…

-Oui ? Qu'est-ce qu'il y a ?

-Tu crois que Ginny m'en voudra ?

-Ecoute Harry. Je sais que ma sœur peut être possessive et partir dans les extrêmes, mais elle t'aime. Ne laisse pas son comportement de Weasley interférer avec notre mission, Hermione doit passer en première, lui dit-il avec vigueur.

-Mais, elle…

-HARRY ! S'exclama-t-il en pointant du doigt la montagne se trouvant au nord de la ville. Regarde ! Ilvermorny !

Coupé court dans ses révélations, le jeune Potter stoppa net à la conversation pour se reconcentrer sur leur mission. Pourtant au fond de lui, un combat continuait de faire rage. Lui, l'orphelin abandonnait volontairement son enfant. Et même s'il n'était encore que dans le ventre de sa mère, savoir qu'il aurait dû être présent du début à la fin lui faisait mal, car au fond de lui Harry Potter savait que chercher Hermione n'était pas ce qu'il devrait être en train de faire.

-Allez viens, il faut qu'on aille voir s'il n'y a pas moyen d'avoir un quelconque indice. On est proche du but, certifia le rouquin en se levant d'un bond et partant à vives enjambées vers l'école de sorcellerie dont les plus hautes tours flottaient dans les nuages.

Ilvermorny… construit sur la base d'une maison de granite vers la fin des années 1620, l'école fut bâtie par James Steward et Isolt Sayre pour accueillir leurs enfants. Ces derniers amoureux des histoires Poudlardienne créèrent une toute nouvelle école qui connut des temps tout aussi sombres lorsque la tante d'Isolt, Gormlaith Gaunt arriva à Ilvermorny pour tuer sa nièce et ses enfants. Aujourd'hui l'école d'Amérique du Nord fait partis des 15 plus grandes écoles de sorcellerie connues dans le monde, ne surpassant pas Poudlard mais pouvant tout de même rivaliser avec sa propre histoire avec bien d'autres écoles de sorcellerie.

-Messieurs, salua un centaure à l'entrée du grand portal en fer forgé.

Les deux sorciers s'arrêtèrent brusquement. Ils se jetèrent un regard qui voulait en dire long sur leur préparation expresse… elle était inexistante.

-Voici Ro-

-Nous savons qui vous êtes, le coupa le centaure.

Sa voix grave et son corps imposant soumettaient toutes personnes voulant franchir la limite se trouvant sous sa protection. Sans réellement comprendre ce qui se passait, les deux garçons s'avancèrent et suivirent le centaure.

-Nous vous attendions. Votre quête est devenue connue, leur signala-t-il.

Totalement perdus, les deux jeunes hommes ne cherchèrent pas à en comprendre plus et se laissèrent guider et subjuguer par le décor.

-Hermione serait devenue folle en dépassant les grilles de cette école. Imagine, elle aurait probablement sorti son livre d'Histoire d'Ilvermorny pour nous raconter chaque détail de chaque pierre, rigola le rouquin en marchant promptement dans le grand parc.

Les deux Gryffondor arrivèrent rapidement dans le grand hall, se retrouvant face à quatre énormes portraits des différentes maisons de cette école : Isolt Sayre, James Steward, Chadwick Boot et Webster Boot. La famille écossaise trônait tels d'humble sorciers au sang-pur que 400 ans d'histoire n'avaient pas effacé.

-Messieurs, bienvenus à Ilvermorny. Je vois que vous n'êtes pas de la région, me trompais-je ?

-Non monsieur. Je suis Harry et voici Ronald Weasley. Nous venons de Grande-Bretagne. Nous avons fait notre scolarité à Poudlard.

-Poudlard… Cette école est un véritable chef-d'œuvre de la magie. Qu'est-ce qui vous invite ici ?

-Nous recherchons une amie à nous. Peut-être est-il venu vous visiter, elle s'appelle Hermione, intervint Ronald.

-Je suis désolé mon ami, nous n'avons eu aucune visite d'un sorcier anglais depuis plusieurs années, lui assura James.

-Peut-être qu'Albus pourra les aider, les coupa Chadwick.

-Oui, bébé Albus sait tous, rigola Webster en retournant rapidement à sa peinture après avoir fait un clin d'œil aux deux sorciers.

-Mais…

-Pas de mais jeunes hommes, votre ancien directeur vous attend dans le couloir nord. Demandez à Alom de vous y emmener, expliqua Isolt, les grondant de sa voix douce et suave.

-Bien Madame. Nous y allons de ce pas, salua Harry avant de s'éclipser avec Ronald qui n'avait rien compris à cette drôle de conversation.

Entamant leur visite au sein du château, les deux jeunes gens finirent par sursauter au coin d'un couloir. Devant-eux se trouvait un tout petit être qu'ils reconnaitraient entre milles pour avoir déjà côtoyer l'un d'entre eux, un elfe de maison. Alom se présenta rapidement à eux, leur expliquant l'histoire de sa maison, l'origine des uniformes mais également du nouveau directeur installé depuis quelques années seulement.

-Voilà Monsieur Dumbledore.

-Merci Alom, c'est très gentil de ta part. Tu peux retourner à tes occupations, nous retrouverons la sortie, lui assura Harry.

Dans un plop sonore l'elfe disparu sans plus demander de compliments. Il avait accompli sa mission et c'est tout ce qui lui importait. Devant le portrait d'Albus, les deux anciens griffons n'osèrent plus dire un mot. Depuis la fin de la guerre, Harry et Ron n'avaient pas eu de nouvelles conversations avec leur ancien directeur d'école. Pourtant, aujourd'hui, semblerait-il, qu'il soit celui qui leur apporterait des réponses.

-Ronald. Harry. Je vois que vous avez réussi à me trouver dans l'un de mes nombreux portraits. Votre réponse se trouvera près du large. Retournez à Boston, elle se montrera à vous aussi simplement que la fait la magie jusqu'à présent, expliqua-t-il de manière énigmatique dans sa robe grise flottant autour de son corps alors qu'il se trouvait dans les jardins de Poudlard.

Demi-tour. Droite !

Ils avaient fait tout ce trajet pour quelques phrases qui n'avaient aucun sens pour eux. Dans le trio, c'était Hermione qui comprenait tout. Elle était le cerveau et aujourd'hui c'était ce qui leur manquait pour comprendre l'énigme du sorcier.

-Franchement, tu crois qu'un jour Albus Dumbledore pourra dire une phrase qui aura un sens réel dès la première prononciation ?

-Peut-être bien, discutèrent-ils en sortant de l'enceinte du château.

Derrière eux, l'hospitalité des sorciers américains s'effaça peu à peu pour ne laisser que la route sinueuse de la montagne sur laquelle elle était perchée.

-Ils ne nous restent plus qu'à aller à Boston. C'est la seule chose concrête qu'il nous ait dit.

-Le « Elle » ça ne peut qu'être Hermione de toute façon.

-Elle reviendrait vers nous tout naturellement tu penses ?

-Et bien pourquoi pas ! Je crois aux miracles moi !

138 miles entre Boston et Ilvermorny. 2H30 de route en voiture mais seulement 10 secondes de transplanage. Le choix est vite fait pour les deux sorciers. La magie passe au-dessus de toutes techniques de voyage.

1900, DAKOTA DU NORD

Après avoir tiré ma révérence suite à l'échec cuisant de Maria, je tournais une page de ma vie avec une rage sombre tenaillant mon être. Cette salope n'avait eu que ce qu'elle méritait. Elle m'avait retenue auprès d'elle bien plus longtemps que n'importe qui, mais en réalité il était celui qui m'avait fait tenir des années auprès de cette bougresse. Son corps avait fini arraché en plusieurs morceaux, certains plus gros que d'autres. Les vampires s'étaient donné à cœur joie de lui arracher un à un les membres et les parties qui constituaient son être. Et moi, j'avais regardé ce spectacle en me délectant de ses cris, de ses supplications.

-Si tu ne l'avais pas forcé à s'échapper, il serait encore à mes côtés. Tu n'as qu'à t'en prendre à toi-même Maria, lui avais-je craché à la gueule alors que ses dents volèrent à plusieurs mètres d'elle.

Tout ce qui m'importait était la perte monumentale que je venais de subir. Jasper Withlock venait de s'enfuir loin de moi et auprès d'un homme qui ne le méritait absolument pas. Peter n'était qu'un égoïste aux couilles ramollies. Oh, la seule joie qui me restait était le souvenir de ses hurlements tandis que je jouais avec ses parties masculines. Son petit corps frêle ne pouvait rien contre mes pouvoirs de sorciers. J'étais bien plus puissants que tous les vampires réunis dans ce foutu camp, même Maria n'avait rien pu faire contre moi quand j'avais décidé de la donner en pâturage à ses troupes. Chaque vampire y était allé avec entrain pour ne faire plus que d'elle une vulgaire chair à pâté vampirique…

Décroisant les bras, je tournais cette page et m'éclipsais loin de ce carnage. Fuir n'était pas le terme idéal pour décrire mon action. Je prenais en main mon destin et choisissais de vivre plutôt que de mourir pour une femme qui n'en valait pas la peine. Tout est calculé, prémédité et en un claquement de doigt ma vie prend le meilleur des chemins, celui me menant à la gloire, la fortune et le pouvoir. Que demander de plus ?! JASPER…

Il n'est pas dans ma vie. Il est avec quelqu'un d'autre. Un autre dont la tête terminera à plusieurs mètres de son corps, dont l'intestin s'éparpillera au sol et chaque membre brulera dans un feu de joie autour duquel je danserai sans retenu. Jasper est à moi. A MOI.

- Satan pêche dans les ténèbres, c'est un oiseau de nuit ; cache-toi dans la lumière, il ne pourra t'apercevoir, citai-je.

Adam Mickiewicz est un homme à la plume légère et vivifiante. Il me guide dans ses propos comme les échos qui me suivent depuis mon départ. Un songe, un murmure sort peu à peu des tréfonds du monde magique. Une chose se tapit dans l'ombre attendant le bon moment pour sortir et frapper. Aucune vergogne, aucune pitié. Le monde ne rira plus, mais moi j'aurai ce qui me fait le plus envie. Je ferais tout pour, me damnant, offrant mon cœur au diable… ah non, ça c'est déjà fait. Je souris machiavéliquement et me mis à rire alors que devant moi un enfant hurlait à m'en percer mes tympans immortels.

-Ohhh ça pleure… que c'est répugnant et désespérant, soufflais-je en m'accroupissant devant ce petit morveux.

Il ne me fallut pas plus de quelques centièmes de secondes pour me jeter sur sa jugulaire et lui ôter la vie alors qu'un râle de délisse s'infiltrer entre mes lèvres. L'extase.