Quand l'amour s'en mêle…

Cette Fiction est une Fiction.

Pour l'écrire, il m'a fallu du temps, du travail et le soutien de mes amies

Mes respects à Crystal Of Shadow, Dairy22 et toute la clique des anciens XD

"C'est décidé. La personne qui a fait ça le regrettera. Le paiera. Je n'arrive pas à y croire. Comment quelqu'un d'humain et de sensé peut blesser à ce point une autre personne humaine et sensée? La réponse est simple. Bellatrix n'est pas humaine, et encore moins sensée, contrairement à Hermione. Quand nous aurons gagné, elle passera au tribunal. Et on verra si elle rit toujours…"

La voix s'arrêta. Il y eu quelques secondes de silence, puis tous les Mangemorts éclatèrent de rire en même temps. Le Grand Intendant leva sa main, et la salle redevint calme, mais plus pour longtemps, car une voix froide reprenait déjà:

"Mes chers Mangemorts, j'espère que vous avez apprécié cet extrait quotidien du journal intime de Ronald Weasley, "dit la voix d'un ton menaçant. "Une fois de plus, nous ne pouvons que nous incliner devant sa bêtise !"

Nouveaux rires.

"Bellatrix est beaucoup plus sensée que cette Sang-de-Bourbe et elle est humaine, elle. Bien digne d'un Gryffondor, ça. Considérer un Moldu comme un humain. Si eux sont des humains, vous êtes des demis-dieux ! Et ces Anarchistes, qui croient encore que Julia est de leur côté ! Je ne le dirai jamais assez : quels idiots !"

La dénommée Julia sourit. Quelques Mangemorts lui jetèrent un regard soupçonneux, et Bellatrix eut un reniflement dédaigneux. On entendit clairement quelque chose ressemblant à "immonde Sang-Mêlé", et Bellatrix reçu un coup de coude dans le ventre. Des cris déchirèrent le silence fragile, et les Mangemorts levèrent exactement en même temps les yeux aux ciel. On ne changeait pas une Lestrange… Mais le cadavre fut évacué et l'incident très vite clos.

C'était l'anniversaire de la mort d'Harry Potter, et la fête battait son plein. Quelques Anarchistes fraîchement capturés servaient de distraction, et les Silencios vites débordés par les hurlements de douleur des prisonniers.

"Potter!"

Julia se retourna.

"Oui?

- J'espère que tu n'as pas oublié mon anniversaire à moi hein?

- Drago, ton anniversaire est dans plus d'un mois. Depuis maintenant cinq ans, tu me rappelles à l'anniversaire de la mort de mon frère de ne pas oublier ton anniversaire. Alors non, je sais que ton anniversaire est le cinq juin, que tu veux absolument un nouveau hibou bien que tu puisse largement te le payer sous prétexte qu'entre Tatoués on doit s'entraider, non je n'ai rien oublié !

- Je suis bête…

- Ravie de te l'entendre dire.

- Parce que Blaise ne t'aurais pas laissé sans cadeau pour moi le jour de mes vingt-six ans.

- Drago, tu es incorrigible.

- Ravi de te l'entendre dire."

Julia soupira une dernière fois et se détourna de son meilleur ami; mais elle ne put s'empêcher de sourire une fois dos à lui.

"- J'en connais une qui devrait faire plus gaffe aux ambiguïtés… Tu as vu comment il te regarde?

- Blaise, … Écoute, je ne sais plus quoi te dire. A Poudlard tu pensais que mon propre frère me faisait des avances. Que le professeur Rogue me faisait des avances. Que Dumbledore me faisait des avances. Tu ne crois pas que tu exagère un peu?

- Oui, bon, d'accord, peut-être que j'exagère un tout petit peu, hein, mais tu sais très bien que Drago est capable de draguer sa propre mère, alors la copine de son pote, tu penses qu'il se gène… "

Julia allait lui répondre, quand une nouvelle recrue entra dans la salle des baguettes, toute excitée. Il était de service ce jour-là car il n'avait pas le privilège, en vu de son trop jeune âge, de participer à la fête du Pouvoir. Il lança un sonorus raté, mais il n'en eut pas besoin car le Maître arrivait et rétablit le silence d'un mouvement du bras. Il invita le Mangemort à parler, et celui-ci n'en parut même pas honoré, ce qui lui valut un regard désapprobateur de la part du bras droit du Grand Intendant, Bella pour les intimes, mais il ne le remarque même pas. Il commença enfin à parler après avoir reprit sa respiration sous l'œil impatient de dizaines de sorciers et sorcières :

- Pendant que Dennis et moi on patrouillait, on a entendu un bruit étrange dans le poulailler au paon. Une sorte de plop. Alors on est allés voir ce que c'était, et là, on a vu un groupe d'Anarchistes qui chuchotaient. Une fille brune nous a vu, elle s'est figée et elle a regardé Dennis en disant "Crivey !" d'un air choqué. Après, les autres se sont retournés, et nous on a sorti nos baguettes et on a tiré au hasard, et on a atteint la brune, les autres ont transplané. On est venu avec elle pour savoir qui c'est. Dennis !

L'appelé entra dans la pièce en faisant flotter avec sa baguette un corps. Les Mangemorts s'agglutinèrent autour de la table sur laquelle Crivey avait déposé la silhouette. Bientôt, les mêmes mots étaient sur toutes les lèvres :

- Hermione Granger a été capturée !

OoO

"Oh, je me sens si mal… Depuis l'attaque de Poudlard par les Mangemorts, Harry est distant, il fait le deuil de Dumbledore. Moi je ne le connaissais pas, alors je ne suis pas autant touché que lui ou Julia là où elle est, mais il ne faut pas exagérer. Il ne parle plus, regarde le ciel à longueur de journée, même Hermione le trouve bizarre. Il ne veut même plus qu'on l'accompagne dans sa Fuite. Mais c'est du délire, si on ne part pas, on sera retrouvés et torturés.

Les Mangemorts ne faisaient pas tellement attention à la lecture, ils étaient plutôt agités. Dès que l'esclave eut fini, ils se précipitèrent vers les cachots en se bousculant dans les escaliers. Bellatrix réussit, comme à l'accoutumée, à se frayer un chemin conséquent parmi les fidèles, mais le Maître l'arrêta.

"- Bellatrix, je sais que tu meurs d'envie d'interroger notre prisonnière, mais d'abord je voudrais lui montrer quelque chose, ou plutôt quelqu'un… Ma petite Julia, vient donc ici…"

Docile, "la petite Julia" obéis et fendit la foule pour se positionner à côté de son Maître. Personne ne fit attention à Bellatrix qui fulminait de rage. Ils entrèrent dans la cellule.

(Quelques heures plus tôt)

Ronald se morfondait dans sa cage, comme d'habitude. Il avait perdu espoir, mais il était toujours en vie. Le Grand Intendant voulait montrer qu'il ne tuerait pas les Anarchistes qui se rendaient, et il devait souvent sortir saluer la foule, le sourire aux lèvres, sous peine d'être fouetté comme jamais. Il savait qu'il était un lâche, qu'il devrait résister, montrer qu'il était maltraité… Mais il tenait tellement à venir libérer Julia, celle qui redonnerait espoir aux Résistants, découragés à la mort d'Harry Potter. Il l'avait bien mérité. Quand Cho Chang, qu'ils avaient libérés récemment, leur avait assuré que Julia était un Mangemort, la seule chose qu'il avait retenu, c'était que Julia était au manoir Malefoy. Sans même prévenir quelqu'un, il était parti "sauver" Julia, et avait été fait prisonnier dès son entrée dans le périmètre de sécurité. Super. Maintenant, il obéissait sans discuter aux ordres des Mangemorts et était devenu étrangement silencieux. Ainsi quand il entendit des bruits de pas dans son couloir, plus tôt que d'habitude, il se tapit dans son coin en retenant sa respiration. Puis il se raisonna. Ce soir, on était le deux mai. Un jour de fête pour les Mangemorts, un jour de commémoration pour les autres. Ils ne s'ennuyaient pas, là-haut, et on n'avait nullement besoin de lui. Mais quand la porte s'ouvrit, il sursauta tout de même. Quelqu'un parla, et Ron tendit l'oreille. Un cri féminin, puis plus rien. Une torche s'alluma, et son cœur fit un bon. Là, devant ses yeux ébahis, le fruit de tous ses rêves, de tous ses fantasmes, pleurait. Une grande coupure rouge barrait sa joue, et ses habits n'étaient plus des habits mais des taies d'oreiller d'elfe, méconnaissables sous la crasse. Enfin, Ron se décida à parler.

"-Hermione ?

- Ron… Tu es encore vivant… Mais comment as-tu fais?

- Je... Je ne sais pas…

(Suite du chapitre)

Hermione avait le regard vide et des blessures décoraient son visage. Elle ne réagit pas quand la porte s'ouvrit, mais eut un sursaut violent quand elle vit le visage des intrus, et surtout celui de Julia. Elle détourna les yeux avec une mine dégoûtée.

"- Alors, Sang-de-Bourbe, on est surprise ? Surprise que Julia ait plus de bon sens que toi? Rien d'étonnant pourtant !

- …

- Moldue, je t'ai posé une question. A moins que tu ais autant de cordes vocales que de magie en toi, tu vas me répondre, crois-moi.

- …

- Julia, fais-là parler."

Notre Mangemort préférée sortit son poignard du fourreau accroché à sa ceinture et, contre toute attente, l'approcha d'une des mèches d'Hermione. Celle-ci poussa un cri strident.

"- Hiiiiiiiiiiii ! Bon, d'accord, tout ce que vous voulez, mais pas mes cheveux, s'il vous plaît… Julia, je peux comprendre que quelqu'un aime quelqu'un d'autre à la folie, mais pas au point de renier sa famille et tous ses amis...

Le Maître sembla un peu déçu par le manque de sang de la scène mais ne fit aucune remarque. Il fit signe de sortir à Julia et lui dit de demander à ce que Bellatrix le rejoigne. Elle s'inclina et se retira. Une fois avoir accompagné la serviteure la plus dévoué au Seigneur des Ténèbres, Julia s'assis sur le banc le plus proche.

Elle ne s'était jamais posé la question de savoir pourquoi elle était devenue Mangemort. C'était arrivé, c'est tout. Soudain, elle se rappela le visage de Blaise, de Drago, de Pansy, et toutes les soirées arrosées, les fous rires, les moqueries sur son frères auxquelles elles avaient fini par rire, et tenta de se souvenir tous les bons moments passés avec Harry (paix à son âme). Les soirées à essayer de penser à autre chose que son ventre qui crie chez les Dursley. Les insultes échangées avec ses amis à Poudlard. Les matches de Quidditch perdus contre lui quand elle était Gardienne des Serpentards. Et elle comprit que son frère était un étranger.

OoO

Drago s'ennuyait. Il avait fait un partie de Quidditch avec Blaise, joué aux Bavboules, aux échecs version sorcier, à la bataille explosive. Mais, contrairement aux autres, que l'excitation liée à la capture de la Sang-de-Bourbe avait rendus sobres, il avait trop abusé d'alcool la veille au soir pour éviter la gueule de bois à cause de cet événement mineur. Il errait sans but dans le Manoir, ou plutôt si, il essayait de trouver quelqu'un qui était capable de lui fabriquer une potion pour alléger ses maux, autrement dit pas Blaise, car il tenait à rester en vie, comme beaucoup de personne d'ailleurs.

Donc il errait presque sans but, et il eut l'ingénieuse idée d'aller voir son parrain, Sev pour les intimes, pour que ce dernier lui fabrique la potion, merci bien, et déjà pour savoir combien de temps il lui faudrait parce que si elle devait reposer une année lunaire dans un tonneau de sang de Maine Coon ça ne lui servirai pas à grand chose. Sa gueule de bois lui interdisait l'accès à la plus grande partie de sa mémoire, il ne pouvait pas se permettre de la faire soi même. Dommage, car il aurait évité de faire la plus grosse erreur de sa vie.

En passant devant le couloir où résidait sa famille, il entendit le rire particulier de sa tante. Il n'y prêta pas une grande attention jusqu'à ce qu'il entende une voix étouffée lui répondre. Là, il oublia la raison de son déplacement plus vite qu'un Niffleur devant une pièce d'or, et s'approcha de la porte en fronçant les sourcils. Il n'arrivait pas à discerner les mots mais distinguait juste un rire mauvais et le ronronnement des paroles. Il crut reconnaître la deuxième voix. Au bout d'un moment, quand il commençait à reculer, la porte s'ouvrit violemment, quelqu'un en fut presque éjecté, et elle se referma.

Drago ouvrit une bouche ronde comme une assiette quand il découvrit le visage de sa meilleure amie. Des sillons humides striaient ses joues, et des larmes coulaient abondamment de ses yeux rougis. Il la prit dans ses bras pour essayer de la réconforter, puis se rendit compte de son erreur et s'excusa. Il savait que si Blaise le voyait tenant Julia contre lui il le paierait.

Enfin il se maudit de son égoïsme, Julia méritait bien une petite embrouille. Il revint vers elle, pour de bon cette fois, et l'entraîna vers sa chambre. Il l'assis sur le lit et s'installa à côté d'elle. Après s'être calmée, elle se redressa, et fixa longuement le sol. Puis elle soupira et dit simplement :

"- Bellatrix. Je ne suis qu'une immonde Sang-Mêlé.

- Hum. Moi je dis que tu as bien changé. A Poudlard, tu n'aurais jamais posé tes beaux yeux violets d'immonde Sang-Mêlé sur Blaise…"

Julia, qui s'était pris le visage entre les mains quand elle avait prit la parole, releva vivement la tête à ces mots. Ses yeux étaient et avaient toujours été, aussi loin qu'elle s'en souvienne, d'un gris terne. Pour exprimer son égarement, elle préféra dire :

"- Comment ça ?

- Je crois qu'il vaut mieux que je te montre…"

Il sortit de son tiroir une de ses nombreuses Pensines. Après s'être assuré qu'elle était vide, il choisit un flacon de souvenirs dans sa commode. Il hésita quelques secondes; il savait qu'il faisait une bêtise, peut-être un grosse bêtise, mais la plus grave bêtise de sa vie, oh non, sûrement pas. Si seulement il savait… Si on pouvait lui dire… Mais il va falloir se contenter d'être un spectateur passif, car oui, c'est tout ce que nous sommes, et de regarder, car oui, c'est tout ce que nous pouvons faire.

Maintenant, revenons vers notre histoire, si vous le voulez bien. Drago et Julia plongèrent dans l'inconnu. Du moins, pour Julia.

Souvenir de Drago

Pour faciliter les choses, appelons les Julia et Drago actuels Julia A et Drago A et les anciens Julia B et Drago B.

Ils étaient dans une grande salle. Deux filles discutaient. Julia se reconnut à Poudlard. Drago se montra plus jeune, caché derrière un pilier. Il lui dit que l'autre fille était Pansy Parkinson, morte au combat. Enfin ils commencèrent à les écouter.

"- Ju, tu te souviens quand Drago m'a déclaré sa flamme ?"

Julia B rit.

"- Je me souviens juste que les garçons étaient partis chercher dans les cuisines plus d'alcool qu'il n'en fallait le soir du bal de Noël, quand nous sommes rentrés dans la salle commune…

- Mais encore ?

- Hum, qu'un certain Drago Malefoy s'est écroulé sur une certaine Pansy Parkinson…

Drago A connaissait par coeur ce souvenir. Il demanda à Julia A de regarder les yeux de Julia B, et déjà Pansy reprenait:

"- Il m'a embrassé, andouille !"

Si Julia A fut choquée de voir la couleur de ses pupilles passer du violet foncé au bleu clair en un éclair, elle le fut encore plus en regardant son double serrer les poings dans un excès de jalousie. Drago l'entraîna dans le présent.

Peut-être avait il vu en elle une façon de se venger de son frère, qui avait tué sa fiancée, ou simplement que Julia était très belle, avec ses longs cheveux noirs et frisés, ses traits délicats, ses rondeurs alléchantes et ses yeux à l'humeur changeante et qu'il était jaloux, en tout cas le fait est que Drago ne lui montra pas l'entière vérité….

OoO

"J'ai été désartibulé du bras quand Hermione a transplané. Ca va mieux maintenant, mais je commence à douter de l'utilité de notre expédition. Les Mangemorts nous retrouveront de toute façon, on ne peut pas se cacher indéfiniment de leurs immenses pouvoirs, alors autant se rendre maintenant… Mais je soupçonne Harry d'en vouloir à la communauté des sorciers de ne pas être intervenue à la mort de ses parents, donc il essaie de faire souffrir le plus de monde possible avant la paix… Il devient vraiment fou."

Les Mangemorts avaient beaucoup de privilèges dans le monde. C'est ainsi que, dans l'atmosphère de fête qui précédait la saison des anniversaires de Serpentards, Blaise Zabini put trouver une robe à sa dulcinée en moins de six minutes dans le magasin le plus chic et prisé du Chemin de Traverse. Tout le monde était très excité; la saison était ouverte par Selwyn dont l'anniversaire était le 17 mai, et les boutiques débordaient de sorciers hauts placés qui voulaient se faire bien voir par l'aîné des Mangemorts en lui offrant le plus extraordinaire, cher et chic des cadeaux, ou tout simplement des gens qui n'avaient plus de papier toilette.

Mais ce n'était pas un jour de fête pour tout le monde. Des gardes surveillaient tous les passants avec des regards mauvais et tout le monde baissait les yeux. Aucune joie, aucun plaisir à faire la chasse aux cadeaux. Rien. Soudain, un homme pâle fit son apparition dans la bijouterie, et tous ceux qui l'avaient vu mirent un genou à terre en signe de respect, bientôt imité par toutes les personnes présentes dans la boutique et même des gens dans la rue. L'homme s'avança, et l'on pu apercevoir une jeune et jolie fille qui le suivait. Ils devaient être les seuls dans le magasin à avoir une mine heureuse, et même si Drago essayait de garder un visage sérieux, Julia arborait un large sourire joyeux et honnête. Le caissier en restait figé car les Mangemorts n'allaient jamais dans sa petite boutique, préférant les grandes fabriques sur mesure et tout le train-train. Une ancienne employée de Slither, virée parce qu'elle s'était trompée dans le nom d'un Mangemort, s'avança un boitant sur sa jambe de bois vers les deux visiteurs. Julia lui transmit sa demande et l'employée courut presque jusqu'aux vitrines pour en extirper avec de multiples précautions inutiles une bague d'opale sertie d'une branche d'or fleurie de diamants enroulée autour de l'anneau. Avec un sourire ravi, la jeune fille s'en empara et paya au moins le quadruple de sa valeur sans que Drago ne lève un sourcil, car, heureusement pour elle, il admirait la teinte d'argent du prototype de fourreau à baguettes fait sur mesure. Il en commanda un pour son père et un pour Blaise. Loin dans le ciel, très, très haut, on pouvait légèrement entrevoir un microscopique bout de nuage.

Lucius Malefoy se creusait les méninges pour trouver un cadeau digne de ce nom à son fils. Dûr. Très dûr même. Il avait autant d'idées qu'il y avait de nuages dans le ciel. Autrement dit, il avait une microscopique, très, très vague idée. Au bon d'un moment passé vainement à trouver autre chose, il se résigna et se rendit à la volière pour passer commande de son présent à la boutique concernée. Il prit une plume de paon blanche et écrit d'un trait précis et calligraphié :

Manoir Malefoy, 9 mai

De: Lucius Abraxas Malefoy

A: L'arbre de Sureau, bijouterie

Objet: commande

Bonjour Monsieur Dumonticule,

J'aimerais vous passer commande d'un fourreau pour baguette en argent destinée à mon fils Drago Lucius Malefoy. Pour des dimensions précises, veuillez contacter , 36, Chemin de Traverse.

Bien Cordialement,

Lucius Abraxas Malefoy

Après un dernier regard satisfait sur sa missive achevée, il l'accrocha à la patte de son hibou Grand Duc. Il l'observa s'envoler dans le ciel, puis retourna dans son salon privé.

Quand son fils toqua sur la porte en bois de chêne ouvragé, il sursauta violemment. Drago poussa lentement le battant et entra dans la pièce. Il s'assit dans un fauteuil de velours et son père l'imita. Ils se fixèrent mutuellement et silencieusement dans les yeux pendant de longue minutes, puis Drago entama doucement:

"- Père? Je voulais vous dire que j'ai peut-être fait une petite erreur.

- Quoi donc?

- Hier, Julia pleurait car Bellatrix l'avait encore rabaissée, je l'ai prise dans mes bras, et…

- Oui?

- Je l'ai embrassée."

OoO

"Dans ma vie, j'ai connu beaucoup de chose. J'ai subi la faim, la soif, l'amour, le chantage, mais jamais, jamais de trahisons. Pourtant, il y a une première à tout; même si Harry m'a blessé, j'aurai dû m'en douter…"

Il était choqué; il ne se doutait pas que Bellatrix le trahirait ainsi. Ni Drago. Dommage pour eux. Ils allaient devoir payer. Commençons par elle.

OoO

Selwyn souriait comme un enfant, ce qui arrive rarement aux Mangemorts. Mais il avait une bonne raison: dans une semaine c'était son anniversaire, et, c'est bien connu, même les plus perfides des Serpentards (Note de l'auteure: "Perfides et manipulateurs Serpentards" est une FanFiction hyper cool je vous la conseille XD) redeviennent des enfants à l'approche de cette fête.

Il saluait tout le monde. Même Lucius Malefoy. Même le Maître. Tout le monde.

Notre Serpentard distribuait les invitations en toquant aux différentes portes. Personne ne lui était agressif, on lui lançait des regards plutôt excités. Il hésita devant la porte de Bellatrix, mais il frappa quand même. Il n'aurait pas dû…

Au bout d'un moment, n'obtenant pas de réponse, il défonça la porte et entra.

La première chose qui le saisit fut l'odeur épouvantable qui régnait dans cette pièce: la souffrance suintait des murs et des couteaux divers étaient accrochés à du fil, ou, pour un spectateur attentif, de véritables mèches de cheveux. Le même spectateur aurait vu qu'il manquait un couteau, et qu'il était planté dans la bouche de Bellatrix Lestrange.