CHAPITRE 1 : Dean

Note de l'auteure : Bonjour à toutes et à tous ! Avant de commencer votre lecture, je tiens à préciser que cette histoire va comporter plusieurs chapitres. C'est un UA de supernatural, et (au risque de décevoir certains) il n'y a pas du surnaturel. Sinon tout à été inventé et écrit par moi :-) Ma beta est SweetElvie, mais je pense qu'il reste encore quelques fautes donc je m'excuse d'avance. N'hésitez pas à laissez des commentaires ! Sur ce, bonne lecture !


Je suis là, scrutant le ciel perdu dans mes pensées. Je regardes par la fenêtre le ciel menaçant de nuages noirs. Je me dis qu'il ne faut pas que je traîne de rentrer chez moi si je ne veux pas prendre une averse.

Je regarde l'heure, heureusement il reste moins de cinq minutes de cours. La professeure est en train de noter les devoirs au tableau, mais comme d'habitude je ne les ferai pas.

Je me remets à contempler le ciel nuageux mais je suis tiré de mes pensées lorsqu'une boulette de papier heurte mon crâne. Je me retourne rapidement prêt à défoncer celui qui vient de me le lancer. Je scrute le fond de la classe et aperçois Benny me faire signe.

J'aurais du m'en douter, c'est bien le genre de Benny. Il me fait un geste de regarder vers ma droite. Je suis agréablement surpris de découvrir la professeure penchée vers mon camarade de table.

Je jette un coup d'œil, le plus discrètement possible, sur son décolleté très plongeant. C'était le seule cours que je ne sèche jamais ; le français. Je pense que je ne peux pas dire une seule phrase correcte en français mais je peux vous dire à quel point la prof est bien foutue.

Je me retourne et fais un clin d'œil à Benny pour le remercier. La sonnerie retentit quelques minutes après, je range mes affaires en vitesse et rejoins mes potes qui m'attendent déjà devant la porte de la classe.

- Alors t'as pu mater ? me questionne Benny avec un sourire narquois.

- Oh oui... T'es un vrai pote merci.

Garth marche à mes côtés boudeur.

- Pourquoi ça n'arrive qu'à toi ce genre de truc ? râle-t-il jaloux.

- En même temps, c'est pas étonnant vu ta tête, déclare Crowley.

Nous nous mettons tous à rire sauf Garth, bien sûr, qui nous fait une grimace. Ça, c'est bien ma bande de potes. Il y a Benny, au sourire irrésistible avec son éternelle casquette noire; Garth, le grand et mince à la tête drôle; et Crowley, le musclé aux cheveux noirs.

Tout le monde nous connaît dans le bahut, nous sommes l'un des groupes les plus populaires. A nous quatre, nous formons les Bad-boys du lycée. Nous marchons dans les couloirs en direction de la sortie. Les cours sont enfin terminés et sur le chemin certaines filles m'adressent un signe de la main ou me saluent.

J'ai une certaine facilité envers les filles et je ne m'en plains pas, au contraire. Je peux sortir avec pratiquement toutes les filles et je ne m'en prive pas. Je change de copine presque toutes les semaines jusqu'à me tromper de nom.

Nous sommes déjà sortis du lycée.

- Hey les mecs, ça vous dit de boire un coup ? propose Crowley.

- J'adorerais mais il faut que je rentre m'occuper de Sammy.

Sammy, de son vrai nom Sam, est mon petit frère que je protège un peu trop d'après mes potes.

- Allez Dean, insiste Benny, il est grand ton Sammy.

- Et en plus, il paraît qu'il y a une nouvelle serveuse, ajoute Garth.

- Désolé les mecs, je dois vraiment rentrer, déclaré-je avant de leur adresser un salut.

J'aurais tellement voulu boire un coup avec eux et essayer de draguer la nouvelle serveuse mais bon, je n'ai pas le choix.

Je marche sur le chemin du retour, les mains dans les poches en chantonnant l'air de Back in Black de AC/DC. Je fais même quelques pas de danse. J'adore ce groupe mais pas seulement, je suis un grand fan du rock en général. Il y a qu'à voir ma chambre.

J'apprécie également Motorhead, Metallica et Black Sabbath qui sont tous des génies du rock. Mais mes amis n'ont pas le même avis que moi, ils trouvent ces groupes démodés. Mais ils n'y connaissent rien au rock.

Je suis sur le point de chanter le refrain lorsque je sens des gouttes d'eau tomber sur mon bras nu . Et merde je n'ai pas réussit à échapper à l'averse. Puis, la pluie s'intensifie et bientôt je ne vois plus à trois mètres devant moi. Je marche plus vite pour éviter d'être trempé mais j'entends :

- Attention !

Dans un premier temps je ne réagis pas, n'étant pas sûr de ce que j'ai entendu. Puis je plisse mes yeux pour essayer de mieux voir et j'aperçois un vélo me foncer dessus. Mon seul réflexe est d'attendre le choc mais je réussis à sauter à ma droite juste avant qu'il ne me heurte.

Mais lorsque j'atterris, je me cogne violemment la tête sur le sol. Un bourdonnement enveloppe mon crâne. J'ouvre les yeux et assiste à la chute du conducteur du vélo. Il doit être sacrément amoché après la glissade qu'il vient d'effectuer.

Ma vue se brouille, je ne vois que des petits points blancs et la pluie. Je ferme mes yeux un instant pour que ces putains de petits points disparaissent. Quand je les rouvre, je vois cet inconnu examiner ses blessures. Il met sa main sur son genou sûrement pour arrêter le sang de couler.

Mon mal de tête se dissipe. Je veux me lever mais à l'instant où j'élève ma tête, la douleur me reprend et je pousse un gémissement. Je réussis tout de même à m'asseoir.

- Ça va ?

Le cycliste est arrivé jusqu'à moi, paniqué. Maintenant, j'arrive mieux à le distinguer. C'est un mec tout à fait ordinaire. Il doit avoir mon âge. Il porte un sweat gris, sans motif à première vu ; avec un jean, maintenant troué ; et des baskets, si on peut appeler ça comme ça.

Je lève les yeux pour découvrir son visage. Il a les cheveux noirs trempés par la pluie avec un nez et une bouche tout à fait banals mais lorsque je découvre ses yeux, je suis scotché.

Il a des putains de yeux bleus, je n'ai jamais vu des yeux pareille. Mais je ne peux pas les admirer plus longtemps car il baisse le regard.

- Je suis vraiment désolé, je ne sais pas ce qu'il s'est passé, les freins ne répondaient plus... Et avec toute cette pluie... Je ne savais pas quoi faire...

- Hey ! Mec, je vais bien... Calme toi, ok ?! Tu as juste failli me renverser et j'ai un mal de crâne pas possible mais je vais bien, ironisé-je.

- Je suis vraiment désolé...

- Je rigole, t'inquiètes pas je vais bien, le rassuré-je, aide moi à me relever plutôt.

Je tends mon bras en souriant et il m'aide à me remettre sur pieds.

J'aperçois encore les petits points blancs mais ils partent assez rapidement, laissant place aux yeux bleus du mec.

Ses yeux sont d'un bleu océan, j'ai l'impression de m'y perdre. J'ai encore mal au crâne et pourtant je ne ressens plus rien. Je suis plongé dans son regard, cela m'effraye et m'apaise à la fois.

Je ne veux plus partir de son regard mais il m'y force car il baisse les yeux et se met à partir.

- Attends ! crié-je sans savoir pourquoi.

Mais l'inconnu ne m'écoute pas, il prend son vélo et part aussi vite qu'il est apparu. Je reste là, seul, stupéfait par ce qu'il vient de m'arriver. Abasourdi.

Je me remets à marcher en accélérant le pas. Moi qui voulais ne pas être trempé.

J'arrive enfin devant ma porte, je rentre dans ma maison et enlève mes chaussures. Évidemment, je n'ai pas de veste comme à chaque fois qu'il en faut une.

Je monte dans ma chambre, balance mon sac gorgé d'eau et me dirige devant mon miroir. Je me contemple et réalise qu'on peut croire que je me suis baigné.

Je penche ma tête vers la glace pour voir si je n'ai pas de bosse ou de sang. Je fais un demi-sourire et recule satisfait en voyant que je n'ai aucune égratignure. Je prends une serviette qui traînait dans ma chambre et m'essuie les cheveux.

Je m'admire toujours. A en croire les filles du lycée, je suis plutôt beau gosse avec mes cheveux bruns bien coiffés, mes yeux verts, ma mâchoire carrée et mes muscles qui sont mis en valeur dans ce tee-shirt mouillé.

J'enlève celui-ci et en cherche un autre propre dans tout ce bazar. Une fois trouvé, je suis sur le point de l'enfiler lorsque je remarque une marque sur mon épaule.

Je m'approche du miroir et découvre une trace de main rouge un peu coulée par la pluie. Je touche la matière de la marque et constate que c'est du sang. Je n'ai aucun doute mais ce n'est pas le mien.

Je réfléchis et suppose que cela doit être le sang du gars qui a failli me renverser. Je dévisage cette trace de ce mec si étrange et mystérieux. Je ne l'ai jamais vu dans les parages. Je suis tiré de mes pensées car on frappe à ma porte ouverte. Je tourne la tête.

- Salut Sammy, qu'est-ce que tu veux ? dis-je en enfilant mon tee-shirt.

- Je voulais savoir si papa rentre ce soir.

Notre père n'est pas souvent à la maison car il part loin pour son travail. Mon père est un agent du FBI. Je sais, dit comme ça, ça à l'air super cool mais en réalité je le vois peu.

Quand il est à la maison, il ne peut pas nous raconter sur quoi il travaille car c'est top secret et je dois absolument suivre des entraînements «spéciaux». C'est-à-dire des entraînements de combat et de tir à arme à feu. Donc, c'est pas un marrant mon père.

- Je ne sais pas Sammy, normalement il rentre demain mais tu sais avec son travail...

- C'est compliqué, oui je suis au courant Dean.

Je vois Sam commencer à partir, déçu.

- Et Sam, si tu veux on peut aller manger au Wendigo's Burger ? proposé-je pour lui remonter le moral.

Je vais souvent dans ce bar/restaurant pour décompresser avec mes amis ou pour draguer des filles.

- Non merci Dean, j'ai un contrôle demain. Il faut encore que je révise. Des fois je me demande si c'est vraiment mon frère.

- Comme tu voudras Sammy.

Sam me fait une grimace avant de partir de ma chambre. Il déteste que je l'appelle Sammy, c'est pour ça que je le surnomme ainsi.

Pour ma part, je dois prendre une douche pour enlever cette marque de sang.

Le lendemain matin, je me réveille tranquillement. Je tourne la tête pour regarder mon réveille. Et merde ! Je suis encore en retard. Je bondis hors de mon lit et m'habille à toute vitesse.

- Pourquoi mon réveil ne sonne jamais ?! grogné-je plein de rage.

Je descends les marches quatre à quatre et prends un bout de gâteau au passage.

- Encore en retard ? suppose mon frère bien tranquillement installé devant son bol de céréales.

Je n'ai pas le temps de bavarder ou sinon je vais encore me prendre une heure de colle.

- Bonne journée Sammy, dis-je avant de claquer la porte.

Je démarre ma bécane et pars à toute vitesse.

Je viens juste d'arriver au lycée avant d'entendre la sonnerie retentir. Il faut que je me grouille pour ne pas arriver en retard. Le seul problème, c'est que je ne sais pas dans quelle salle on est ni dans quelle matière. Je cours donc à travers tout le lycée pour trouver la salle. Je jette un coup d'œil à chaque porte si je reconnais des personnes de ma classe. Au bout de quelques minutes, je trouve enfin la bonne salle.

Je viens tout juste de rentrer dans la salle que le professeur arrive. Super timing.

- Il faut vraiment que tu te rachètes un réveil, me grommelle Benny.

J'ignore ça remarque et m'installe à côté de lui.

Le cours passe et je m'ennuie toujours autant. Le seul truc amusant est lorsque je me marre avec mes amis ou lorsque j'essaie de draguer une meuf. Mais malheureusement, les profs commencent à me connaître pourtant on est qu'au début de l'année.

Donc soit je me prends seulement un avertissement soit, au pire des cas, je prends des heures de colles.

Je suis en train de griffonner sur ma feuille lorsque le cours est interrompu, non pas par moi comme la plupart du temps, mais par quelqu'un d'autre qui frappe à la porte. Le professeur n'a pas le temps de dire d'entrer que la porte s'ouvre. Le directeur entre dans la salle et tout le monde se lève. Il fait un geste de la main pour nous faire asseoir, ce que nous faisons.

Puis, un élève entre dans la salle à son tour. Il a les cheveux noirs, porte une chemise blanche avec une cravate bleue un peu défaite et un trench- coat. Je ne peux en voir plus car son visage est baissé. Il semble embarrassé.

Je déteste porter des cravates. Je me souviens que lorsqu'à chaque fois que ma mère m'obligeait d'en porter une, souvent pour l'anniversaire de mon père, je la défaisais dès qu'elle avait le dos tourné. Mais c'était une perte de temps car à chaque fois, elle me la remettait correctement en disant :

- Sois un grand garçon.

- Oui, mais ça m'étrangle.

Et ma mère desserrait la cravate légèrement en me souriant.

Je réentends sa voix et revois son sourire sur son visage, qui m'apaisaient. J'ai mal. Je ferme les yeux pour apercevoir son visage une dernière fois mais je ne vois que du noir. Lorsque je les rouvre, je m'aperçois que le directeur s'est mis à parler.

- Je vous prie d'accueillir un nouveau dans notre établissement. Il se nomme Castiel Novak et sera votre camarade de classe. Veuillez bien l'accueillir et l'aider à rattraper son retard. Je vous laisse, bonne continuation.

Puis, le directeur part. Le nouveau lève les yeux et scrute la salle mais s'arrête lorsque son regard se pose sur moi. Il a des putains de yeux bleus et je le reconnais enfin, c'est l'inconnu d'hier.

- Bienvenu Castiel, tu peux t'installer là-bas, dit le prof en désignant une table au fond de la classe.

Le nouveau, enfin Castiel, va s'installer sans dire un mot. Je le suis du regard et continue à le fixer. Il semble mal à l'aise.

- Qui pourrait aider Castiel à rattraper les cours lui manquants ? demande le prof.

Personne ne lève la main.

- Allez, il me faut au moins un volontaire.

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai envie de l'aider. Malheureusement, je n'ai pris aucun cours depuis le début de l'année comme tout mauvais élève qui se respecte. Mais quand je le regarde, j'ai une drôle de sensation. C'est difficile à décrire, mais de le voir seul me rend triste. Pourtant, je ne le connais même pas et il est si... différent.

Une main finit par se lever, c'est Charlie. Cela ne m'étonne pas d'elle, toujours le cœur sur la main cette petite.

- Ah merci, s'exclame le professeur, ce sera donc Charlie qui t'aidera Castiel, ça te va ?

Castiel accepte d'un hochement de tête, en même temps, il n'a pas trop le choix. Le professeur continue son cours comme s'il ne s'était rien passé.

Le cours passe, et j'essaie de ne pas penser à Castiel mais c'est peine perdue. Mes potes se marrent mais je suis avec eux qu'à moitié.

La sonnerie retentit et au lieu de partir le plus vite possible de la salle comme d'habitude, je prends mon temps. Je me lève de ma chaise et mes potes sont déjà en train de m'attendre devant la salle.

Je me dirige vers eux et me retourne pour voir Castiel. Il faut que j'aille lui parler. Je pars à la rencontre de Castiel qui est en train de ranger ses affaires. Je n'ai aucune idée de quoi lui dire mais je vais tout de même jusqu'à sa table.

- Euh... Castiel, dis-je un peu embarrassé, tu te rappelles de moi ? Je suis le mec que tu as failli renverser hier.

- Oh, oui... Encore pardon pour hier je ne sais toujours pas ce qui s'est passé avec mon vélo, m'explique-t-il gêné, je suis vraiment désolé...

- T'inquiètes pas c'est pas grave, d'ailleurs ça va mieux ton genoux ?

Il regarde instinctivement celui-ci et penche légèrement la tête sur le côté.

- Je crois que oui et toi ta tête ?

- Nickel.

- Vous vous connaissez ?

Charlie vient de se joindre à nous.

- On s'est croisé hier, l'informé-je en regardant Castiel avec un sourire.

Il me rend mon sourire puis baisse les yeux.

- Dean, tu viens ! me crie Benny.

- Bon je vous laisse et Castiel, fait attention à Charlie, elle est... spéciale, ironisé-je.

- Arrête tu vas lui faire peur, proteste Charlie, va plutôt rejoindre ta bande de losers.

Pour toute réponse, je lui fais un cœur avec mes mains. Je connais Charlie depuis un certain temps maintenant. On s'entend à merveille, enfin, on s'entre-tue plutôt comme des frères et sœurs.

C'est la seule fille avec qui je ne suis pas sorti. Non pas qu'elle ne résiste pas à mon charme ou à mon physique digne d'une couverture de magazine mais... c'est qu'elle est lesbienne. Sinon, aucun doute, elle m'aurait mangé dans la main.

Je rejoins mes potes qui m'attendent depuis un certain temps maintenant.

- Tu le connais ? me demande Crowley, surpris.

- Non pas vraiment, je l'ai croisé hier en rentrant chez moi. A vrai dire je ne connaissais même pas son prénom.

- Pourquoi tu n'en nous as pas parlé ?

- Je n'ai pas eu trop le temps ce matin.

Je pars en direction de la prochaine salle de cours mais personne me suit. Je me retourne pour voir mes amis qui me dévisagent.

- Bah quoi ? fais-je étonné.

- Dean la salle est de l'autre côté, m'explique Benny désespéré.

- Oui bah je le savais, dis-je de mauvaise foi.

Je vais, cette fois-ci, dans la bonne direction suivit de mes amis découragés.