CHAPITRE 2 : Castiel
Note de l'auteure : J'espère que le premier chapitre vous à plus. Le lecture continue ! Je vous poste chaque nouveau chapitre le jeudi et le dimanche. Bonne lecture !
Je précède Charlie qui me conduit à la classe suivante. J'étudie l'environnement qui m'entoure : le couloir est assez large, rempli de casiers bleus et de monde. Les murs sont peints d'une couleur beige qui s'écaille à certains endroits. Quelques élèves intrigués se retournent sur notre passage, se demandant sûrement si je suis nouveau.
Enfin, nous arrivons devant la salle. Une fois entrés, je m'installe au fond de la classe dans le silence. J'observe mes nouveaux camarades qui parlent et rigolent entre eux. Charlie a rejoint ses amis et ne me prête plus aucune attention.
Je peux distinguer plusieurs groupes : les filles populaires dont la mode et les garçons sont plus importants que les études ; des filles et des gars ordinaires ; les exclus, soumis à la moindre critique ; et les garçons populaires dont fait partie le jeune homme que j'ai importuné hier. Je crois qu'il s'appelle Dean. Je le regarde plaisanter avec ses amis. Il a un grand sourire qui illumine son visage. Il détourne son regard vers moi et je baisse automatiquement les yeux.
Le professeur entre dans la salle et tout le monde s'assoit à sa place. Pendant le cours, je remarque que la plupart des personnes présentes parlent ou ne prêtent même pas attention aux paroles prononcées. J'ai l'impression d'être le seul qui écoute le professeur.
L'heure s'achève et je me dirige vers la prochaine salle de cours. Cette fois-ci, depuis le début de ce dernier, j'ai l'impression que l'on m'observe. Je tourne la tête régulièrement pour apercevoir les ou la personne qui me regarde avec autant d'insistance. Je découvre, au bout de quelques minutes, que Dean me fixe. Je le regarde à mon tour, et tombe yeux dans les yeux avec lui. Il a de magnifiques yeux verts, aussi brillants et captivants que des émeraudes.
Je reste ainsi, à le dévisager, un moment. Je me fait la réflexion qu'à chaque fois que je croise son regard, je ressens quelque chose d'étrange comme si j'étais attiré par un aimant et que je ne pouvais me défaire de son emprise. Je me sens ainsi propulsé dans un univers parallèle où il n'y a que lui et moi. C'est tellement surnaturel et incompréhensible ! Nous ne nous connaissons même pas et pourtant, c'est la première fois que je ressens une chose pareille.
Lorsque que je l'ai aidé à se relever hier, la même chose est arrivée, mais j'ai pris peur et j'ai résisté pour me défaire de son regard. Mais maintenant, je me laisse faire et vois au delà de ses yeux.
Cependant, Dean détourne son regard, brisant l'instant, et je retombe brutalement dans la réalité. Je baisse ma tête et continue de prendre en note mon cours comme si rien ne s'était passé. Mais j'aurais tellement voulu l'admirer plus longtemps, sentir cette sensation s'approfondir et essayer de la comprendre.
Les cours terminés, je sors du lycée et me dirige vers le parking. Je cherche la voiture de ma mère qui doit venir me chercher mais ne la trouve pas. J'attends donc, le téléphone à la main, pour pouvoir décrocher rapidement si elle m'appelle.
J'aperçois Dean, assit sur une moto, entouré de ses amis et de filles. Nos regards se croisent et je détourne ma vue aussitôt. Un klaxonne me fait sursauter, c'est ma mère. Je monte dans la voiture.
- Pourquoi tu as klaxonné ? J'ai eu peur, râlé-je.
- Oui j'ai vu, se moque-t-elle, sinon comment s'est passé ta première matinée de cours ? Tu t'es fait de nouveaux amis ? Les professeurs sont sympas ?
Je m'attendais à avoir une ribambelle de questions. Je prends, alors, une grande inspiration et lui raconte ma matinée.
Arrivés à la maison, je monte les escaliers en esquivant les derniers cartons qui traînent et me dirige vers ma chambre suivit de Gabriel. J'ouvre la porte de ma chambre et dépose mon sac de cours au pied de mon bureau, que j'ai réussi à monter la veille.
Ma mère m'avait déposé mes vêtements propres sur mon lit. Je les range dans mon armoire en faisant attention de ne pas les déplier. Je m'approche à présent de ma fenêtre et l'ouvre. Je prends une grande inspiration pour sentir le parfum du pleine air.
Les senteurs sont différentes de Canton, j'ai l'impression que cet air me purifie. Je me sens apaisé et serein. J'observe le peu de voitures qui passent. Le quartier est plutôt calme, pour l'instant.
Je retourne à mon bureau et m'assieds. Charlie m'a prêté quelques cours et je commence à rattraper mon retard. Gabriel est allongé sur mon lit attendant sa promenade du soir. Je me concentre sur les cours pour comprendre et les recopie.
J'ai à peine écrit une demi-page que ma mère entre dans ma chambre, sans frapper à ma porte évidemment.
- Tu peux t'annoncer avant d'entrer, s'il te plaît ? lui rappelé-je.
- Oh, oui bien sûr, j'ai encore oublié, s'excuse-t-elle, c'est pour savoir si ça te dirait d'aller manger au restaurant de la ville ce midi ?
Je n'ai pas tellement envie de sortir.
- Il paraît qu'ils font des hamburgers qui déchirent, ajoute-t-elle.
Mais après tout, je peux bien faire plaisir à ma mère. Et puis, sortir me sera bénéfique.
- D'accord, j'arrive.
Nous sommes arrivés au restaurant. Nous rentrons et nous nous installons sur une banquette. Un serveur arrive, je regarde la carte du menu par simple réflexe sachant déjà ce que je vais prendre.
- Que puis-je vous servir ?
Il a environ la quarantaine avec une coupe mulet.
- Un hamburger avec des frites et un coca, s'il vous plaît.
- Et pour vous madame ?
Ma mère regarde le serveur de la tête au pied, mais lui, ne prête aucune attention à ma mère.
- La même chose, finit-elle par dire.
- Très bien, ajoute-t-il avant de partir.
Je regarde ma mère qui admire encore le serveur. Franchement, je ne sais pas ce qu'elle lui trouve.
- Tu mérites mieux, lâché-je.
- Peut-être mais... Je sais pas, il a un truc qui m'attire.
Je ne relève pas, ne comprenant pas les goûts de ma mère.
- Pour ton information, il s'appelle Ash.
Ma mère me regarde en fronçant les sourcils.
- Comment tu sais ? s'étonne-t-elle.
- J'ai juste lu l'étiquette qu'il porte sur son tablier.
Ma mère n'a pas le temps de me répondre, que le serveur revient avec les plats.
- Merci, fait ma mère un peu trop mielleusement à mon goût.
Je ne prête pas plus attention au serveur et je déguste mon hamburger, un délice. Le son de la clochette s'élève dans le restaurant, instantanément suivit par un brouhaha infernal. Agacé par tout ce bruit, je me retourne pour voir qui peut bien être aussi malpoli. Je découvre des garçons de mon âge en train de rigoler sans se soucier des autres. Ils ont tous une veste ou un sac de Base-ball avec le même logo : Deux fusils croisés. Je continue de les examiner, lorsque j'aperçois, au milieu de tous, Dean. Je reviens à mon assiette prestement afin qu'il ne m'aperçoive pas.
- Tu les connais ? me demande ma mère, curieuse.
- Oui, quelques uns mais pas tous, je réponds avant de mordre de nouveau dans mon hamburger.
Ma mère les examine à son tour.
- Il est pas mal le brun avec la veste en cuir, tu ne trouves pas ?
Je me retourne pour voir de qui elle me parle.
- Il s'appelle Dean... Il est dans ma classe, expliqué-je.
- Ah... En tout cas, il n'arrête pas de te regarder.
- N'importe quoi, dis-je en levant les yeux au ciel, ne croyant pas une seule seconde en ce qu'elle me dit.
- Je te promets ! Il n'arrête pas de jeter des coups d'œil par ici.
Je me retourne discrètement pour en être sûr. Il rigole avec ses amis. Je peux clairement distinguer son visage maintenant. Au bout de quelques secondes, nos regards se croisent. Je refait face à ma mère.
- Tu rougis ? m'embête ma mère en souriant.
- Mange, ça va être froid, je réplique, changeant de sujet.
Malheureusement, je sais parfaitement qu'elle a raison.
Durant le repas, j'essaye de ne pas penser à eux, surtout à Dean. Mais c'est peine perdu avec le bruit qu'ils font.
Rentrant à la maison, je continue à copier les cours de Charlie, oubliant la promenade de Gabriel.
Cela fait déjà un moment que j'écris, je me suis bien avancé. Je m'arrête et remarque que la nuit est déjà tombée. Je n'ai pas vu les heures passer. Je jette un œil à Gabriel qui dort comme une masse.
Une idée me vient en tête. Je m'approche de mon lit, sourire en coin, et saute dessus. Gabriel se réveille en sursaut prêt à attaquer. Je me mets à rigoler à ne plus m'arrêter ce qui me vaut le souffle coupé par Gabriel qui s'est vengé en atterrissant sur mon ventre. Je me bagarre avec lui jusqu'à ce que ma mère m'appelle pour dîner.
Nous nous regardons, complices, avec la même intention. Je pars en courant suivi de Gabriel qui essaye de me rattraper. En descendant les escaliers, je manque malencontreusement une marche mais je me rattrape grâce à la rampe. J'arrive à table le premier, sourire aux lèvres. Gabriel me fixe, boudeur.
- Arrête de faire la course avec Gabriel ! Un jour ça va mal se passer, râle ma mère.
Je ne lui réponds pas et va chercher un bonbon dans la cuisine. Je le tends à Gabriel qui jappe de bonheur en l'attrapant, arrêtant instantanément de me faire la tête. Il raffole de sucreries. Je sais que ce n'est pas bon pour les chiens, mais je lui en donne de temps en temps puisqu'il est heureux à chaque fois qu'il en mange. Même si ce n'est « qu'un chien », pour moi il est bien plus qu'un simple animal de compagnie. Je le considère comme un ami, ou même comme un frère. Je sais que cela peut paraître étrange, mais Gabriel est le seul qui me comprend vraiment et qui a toujours été là pour moi. Certes, ma mère est là quand j'ai besoin d'elle mais je me vois mal me confier à elle comme je le fais avec Gabriel.
Reprenant pied avec la réalité, je mets la table dans la salle à manger et attends que ma mère me serve.
Je prends ma veste, mets mes chaussures et pars dehors avec Gabriel. Cela ne m'enchante guère de sortir la nuit tombée mais j'avais promis à Gabriel de faire une promenade.
Nous faisons le tour du quartier et nous rencontrons seulement quelques adultes qui doivent rentrer chez eux et deux ou trois personnes qui promènent leur chien également. Le quartier est vraiment calme par rapport à Canton et j'apprécie ce silence.
Lors du retour, nous passons dans la rue où j'ai manqué heurter Dean. Je me mets à penser à lui et à cette sensation étrange lorsque je le regarde dans les yeux. Nous continuons à marcher lorsqu'un cri perçant retentit à mes oreilles. Je scrute les alentours sans apercevoir personne. Tout de même inquiet, je marche plus vite mais je réentends le cri, plus fort cette fois-ci, mais tout de suite après il est suivit d'un rire. J'accélère le pas, sentant mon cœur battre la chamade. Cependant, Gabriel ne bouge pas et se met à aboyer. Je l'appelle mais il reste sur ses positions à observer par une fenêtre.
Je vais donc à lui et regarde ce qu'il peut bien l'intriguer. Je ne vois rien, dans un premier temps, puis j'aperçois une silhouette puis une autre défiler à toute vitesse. Je plisse les yeux pour mieux voir et découvre deux garçons en train de se chamailler. Le plus petit crie en rigolant. C'est donc de là que viennent ces exclamations.
- C'est rien Gabriel, c'est juste deux garçons qui jouent.
Content d'avoir résolu ce mystère, il continue sa route, la tête fièrement dressée. Mais cette fois-ci, c'est moi qui ne bouge pas. Le grand frère, je suppose car il n'y a que entre frères qu'on veut s'étriper, me rappelle vaguement quelqu'un. Je me rapproche discrètement. Il a les cheveux courts et bruns; le corps sculpté et un sourire irrésistible. C'est bien Dean. Je reste à le regarder. Je le vois prendre son frère, sans doute, sur l'épaule mais celui-ci se débat. Dean doit se sentir observer car il tourne son regard vers l'extérieur. Je baisse la tête et m'enfuis. Une fois que nous sommes assez loin, Gabriel aboie à mon attention. Je le regarde sachant très bien ce qu'il attend ; une explication à mon attitude.
- Le plus grand garçon avec les cheveux courts, c'est Dean, expliqué-je, c'est un gars de ma classe... Et le même que j'ai failli renverser avec mon vélo.
Gabriel, heureux d'avoir compris mes explications, marche en remuant la queue, ce qui me fait sourire.
Nous rentrons à la maison et je me couche, fatigué de toutes ces péripéties.
*
Je me réveille en sentant la langue baveuse de Gabriel sur mon visage. Je le pousse et essuie ma figure toute collante de bave en faisant une grimace. Gabriel est tout content et je ne peux m'empêcher de sourire. Je prends ma douche à la hâte, m'habille de ma chemise blanche, ma cravate bleue et enfile mon pull à manches courtes. Je descends, prends deux pancakes préparés par ma mère et pars en direction du lycée à vélo.
Assis seul au fond de la salle, je prends en note ce que le professeur explique. La moitié de la classe est endormie par le dynamisme du cours. Je suis le seul concentré et j'ai l'impression d'être contradictoire à toute la classe. Ils sont tous occupés à faire autre chose de plus intéressant, selon eux...
Mon attention se porte sur le stylo que Dean fait tourner entre ses doigts. Il a une agilité surprenante. Il ferait un bon jongleur, si ce n'est pas déjà le cas. Je me remémore le regard qu'il m'a lancé tout à l'heure, lorsque je suis entré dans la salle de classe. Je me suis senti observé jusqu'à ce que je lève la tête vers lui. Je me demande à quoi il pensait. Peut-être était-ce des pensées noires ou, au contraire, positives.
Maintenant, c'est moi qui fixe son stylo manipulé avec beaucoup de dextérité. Je détourne mon regard et me concentre sur le cours.
La suite de la matinée ne fut pas très passionnante, je suis les cours et rattrape très vite mon retard. La plupart de mes camarades font partis d'un groupe et je me retrouve seul, mais bon, cela ne me dérange pas tellement. Je me dirige vers la cantine, me sers et m'assieds à une table libre. Le repas n'a pas l'air appétissant : de la purée, qui a une texture étrange, avec un steak dur comme du béton. Même le dessert, qui est une compote, a une odeur bizarre. Je pense que je ne vais pas beaucoup manger.
Je sors un livre que j'ai emprunté au CDI quelques heures plus tôt. Il s'intitule « Poussières d'étoiles » du canadien Hubert Reeves. Du peu que j'ai lu, il raconte les grandes lignes des étoiles, de l'espace... bref, de l'univers. J'adore l'espace, c'est une chose qui me passionne et lire est ma deuxième passion donc lire un livre sur l'univers...
Je commence à dévorer le premier chapitre tout en picorant le repas sans goût. Je me dépêche de manger pour pouvoir lire plus tranquillement à la bibliothèque.
Durant la récréation, je cherche Charlie afin de lui rendre ses cours que j'ai copiés la veille. Je l'aperçois seule dans la cour. Je me dirige vers elle.
- Bonjour Charlie, excuse-moi de te déranger...
- Ah, salut Castiel ! s'exclame-t-elle toute souriante. Viens, je vais te présenter à mes amies.
Je la suis sans protester. Son groupe d'amies était seulement à quelques pas.
- Je vous présente Castiel, c'est le nouveau qui est dans ma classe.
Castiel, je te présente Rowena, Jody et Meg.
Elles ont l'air charmantes, et avec une personnalité très différente des unes des autres. Je discerne un léger accent écossai lorsque Rowena me salue d'un langage soutenu. Jody est plus terre à terre et conviviale, et d'un fort caractère. Quant à Meg... Je ne sais pas, elle est plus énigmatique, avec son sourire aux lèvres. Je l'aime bien.
- Enchanté, fis-je avant de me tourner vers Charlie. Je venais juste pour te rendre tes cours.
- Tu as déjà fini de recopier ?
- Oui, je pensais que tu les voudrais au plus vite.
J'ouvre mon sac, lui tends ses feuilles et le ferme.
- Tu pouvais prendre ton temps mais merci.
Après ce rapide échange, la fin d'après-midi se déroule comme la matinée. Dans l'ensemble, les professeurs sont plutôt sympas. J'entre dans la salle du dernier cours de la journée: les mathématiques. Le professeur est déjà là et m'interrompt lorsqu'il me voit.
- C'est toi le nouveau ?
- Oui, je me nomme Castiel, Monsieur.
- Bien, alors j'ai l'habitude de placer donc je vais te mettre...
Il balaye la classe du regard.
- Va à la deuxième table à gauche, m'indique-t-il en faisant un vague geste de la main.
Il n'y a personne, mais tous mes camarades ne sont pas encore arrivés. Je m'installe sans broncher et attends que le cours commence. Le groupe de Dean arrive en rigolant mais son rire s'arrête net lorsqu'il me voit.
- Qu'est-ce que tu fous là ?
Je sens l'agressivité à peine masquée dans sa voix.
- Le professeur m'a dit de m'asseoir ici.
Il pousse un soupir.
- Monsieur, normalement là c'est Benny, rouspéte-t-il en me pointant du doigt.
- Ce n'est pas grave, Benny n'a qu'à se mettre à côté de Joseph.
Dean lève les yeux au ciel.
- Mais monsieur-, proteste-t-il.
- Pas de discussion.
Dean se met à souffler encore plus fort et je l'entends chuchoter « connard » à l'adresse du prof. Il s'affale sur la chaise et balance ses affaires sur la table. Je me décale pour ne pas le déranger. Déjà qu'il n'est pas heureux de m'avoir à ses côtés...
Le cours débute et je le suis pendant que mon voisin de table joue avec son stylo. J'essaye de ne pas y prêter attention et me concentre sur le cours.
Au bout d'un certain moment, je sens le regard de Dean sur moi. Je tourne la tête pour le regarder et essayer de comprendre pourquoi il me fixe ainsi.
J'ouvre la bouche, prêt à parler mais il est plus rapide que moi :
- Excuse-moi pour toute à l'heure, c'était pas contre toi, c'est juste... Normalement...
- C'est ton ami Benny, complété-je.
- Ouais..
Un blanc s'installe entre nous. Je ne sais pas quoi lui dire sans paraître indiscret. C'est Dean qui rompt le silence.
- Au fait, je ne crois pas m'être présenté officiellement, je m'appelle Dean Winchester et toi c'est Castiel No... ?
- Castiel Novak, enchanté Dean Winchester ! m'exclamé-je en tendant ma main.
- Tout le plaisir est pour moi Castiel Novak ! ajoute-il suivit d'un rictus.
Il me serre la main accompagné d'un sourire amusé que je lui rends. Il a la peau rêche mais chaude. Nous ne nous disons rien de plus jusqu'à la fin du cours, mais de temps en temps, nous nous regardons en se souriant mutuellement et je peux quelques fois croiser son regard émeraude.
