CHAPITRE 6 : Castiel

Ce matin, juste après les cours, Dean m'a envoyé un message me demandant si je voulais l'accompagner voir son match de Base-ball, cette après-midi. Je n'ai évidemment pas décliné l'invitation même si mes connaissances sur le Base-ball sont très limitées. Il m'a donc proposé de m'emmener ainsi que de me ramener après le match. J'ai accepté volontiers.

Je suis, à présent, dans ma chambre en train de faire mes devoirs. Je regarde encore une fois mon portable mais aucune notification n'est présente. Je suis impatient que Dean arrive mais en même temps, j'ai une boule au ventre, comme si j'étais stressé.

Ce n'est pas dans mon habitude et Gabriel doit le sentir car il s'approche de ma chaise, dans laquelle je suis assis, puis pose sa tête sur mes cuisses.

- Tout va bien Gabriel, le rassuré-je en le caressant.

Je me concentre du mieux que je peux sur mon exercice de maths mais mes pensées dérivent à chaque fois et mon regard se perd dans le vide. Impossible de cogiter plus de cinq minutes.

Je pousse doucement la tête de Gabriel, me lève et me dirige jusqu'à ma fenêtre. Le soleil resplendit à l'extérieur, je ferme les yeux et je laisse les rayons réchauffer ma peau. J'entends, malgré la fenêtre fermée, un moteur. J'ouvre les yeux mais découvre, à mon grand regret, une moto passer à toute vitesse sur la route.

Déçu, je détourne les yeux de ma fenêtre et ma vue se pose sur mon miroir que j'ai accroché hier.

Je m'approche de celui-ci et me regarde longuement. Un bout de ma chemise sort de mon pantalon sur lequel j'aperçois une tache, sûrement faute à Gabriel. Ma cravate bleue est légèrement défaite et entortillée et mes cheveux presque noirs sont ébouriffés.

Je ne vais pas accueillir Dean dans cette tenue. Je décide, alors, de me changer. Je desserre ma cravate et l'enlève, la laissant tomber à terre. Je déboutonne délicatement ma chemise révélant mon torse puis celle-ci glisse le long de mes bras. J'ôte, à présent, mon pantalon taché.

La sonnette retentit, cela doit être Dean. J'ouvre mon armoire précipitamment et choisis un pantalon propre et une nouvelle chemise à la hâte. Je distingue la voix de ma mère avec une autre voix plus rauque. J'enfile au plus vite mon pantalon, que j'en manque quelquefois de tomber. Je passe ma chemise et la boutonne rapidement.

- Castiel, il y a quelqu'un pour toi ! hurle ma mère. - J'arrive ! je réponds en ajustant ma cravate.

Gabriel, intrigué, sort de ma chambre en courant. J'hésite à prendre mon portable et finis par le faire. J'entreprends de courir dans le couloir et je m'arrête face aux escaliers.

Gabriel, tout content, saute sur Dean qui ne sait que faire pour le repousser. Ma mère, regardant la scène, demande à Gabriel d'arrêter mais il ne l'écoute pas.

- Gabriel, arrête ! ordonné-je.

Il s'exécute aussitôt et reste assis, attendant que je descends.

- Désolé Dean, il est juste excité de rencontrer quelqu'un de différent.

- Il n'y a pas de mal, me répond-t-il en souriant.

Je descends les escaliers en sautillant.

- Gabriel, je te présente Dean, et Dean je te présente Gabriel.

Gabriel jappe, comme pour dire bonjour. Dean le caresse pour lui répondre. Je passe mon trench-coat et je me chausse.

- On peut y aller ! m'exclamé-je en sautant sur mes pieds.

Dean hoche la tête et ouvre la porte.

- Profite bien mon chéri.

Ma mère s'approche de moi et m'embrasse. Je me dirige vers Gabriel qui remue la queue.

- Tu restes ici et tu veilles sur maman, d'accord ?

Sa joie descend instantanément et il se met à pleurer. Je lui dépose un bisou sur le front. Je dis une dernière fois au revoir et ferme la porte. Je me tourne enfin vers Dean. Je cherche du regard sa moto que je ne voie nulle part.

- J'ai pensé que l'on pouvait d'abord aller chez moi puis on va au Base- ball, ça te va ?

J'acquiesce de la tête et nous partons en direction de chez lui.

Nous sommes arrivés chez Dean. Sa maison ressemble un peu à la mienne, avec de grandes fenêtres et un garage collé à la maison.

Je rentre et découvre l'entrée qui mène à la cuisine et juste à ma droite les escaliers qui mènent à l'étage. Il ferme la porte derrière moi.

- Je t'en prie, mets-toi à l'aise, dit-il en enlevant sa veste.

Je fais de même et le pose sur le porte manteau. Il commence à monter les marches.

- Tu viens ?

Je le suis sans dire un mot. Arrivés en haut, je distingue un long couloir avec pour débouchés quatre pièces.

Je continue à suivre Dean lorsque la porte au fond à droite s'ouvre, laissant apparaître un jeune garçon. Il a les cheveux longs et bruns, je le reconnais tout de suite, c'est le jeune homme que j'ai vu sur la photo Instagram de Dean.

Il est surpris de me voir mais m'affiche un grand sourire.

- Castiel, je te présente mon idiot de petit frère, Sammy, m'informe Dean en lui frottant son poing sur sa tête.

Après avoir réussi à se défaire de l'emprise de Dean, il m'adresse de nouveau un grand sourire.

- Je m'appelle Sam, râle-t-il à son frère, enchanté Castiel. Dean m'a beaucoup parlé de toi.

Dean lui lance un regard noir et Sam semble s'en amuser.

- Enchanté également Sam !

- Tu vas bien t'entendre avec mon frère, il adore les chiens.

- Tu as un chien ?! me demande-t-il tout excité.

- Oui, il s'appelle Gabriel, je le ramènerai la prochaine fois si tu veux.

- Oui !

Il a les yeux qui brillent et cela me fait plaisir mais ma seule préoccupation c'est, est-ce qu'il y aura une prochaine fois ?

En attendant, Dean m'adresse un geste de la main pour que je le suive. J'entre alors dans sa chambre. Rien de plus banal : un lit, une armoire et un bureau mais je perçois sur ses murs des posters de groupes de rock et de voitures. Elle est également en bazar.

- Désolé, je n'ai pas eu le temps de ranger, s'exclame-t-il en prenant quelques affaires qui traînent et les balançant dans un coin de sa chambre.

- Il n'y a pas de problème.

- Je t'en prie assieds-toi, ajoute-t-il, je dois préparer mes affaires pour le Base-ball.

Je m'approche de son lit et m'assieds. Je pose mes mains sur mes cuisses attendant qu'il finisse de ranger. Je tourne ma tête et découvre un mystérieux magazine avec pour couverture un femme aux seins nus. Dean le prend rapidement en le glissant sous le lit avec un sourire gêné.

Je chasse du regard la chambre et mes yeux se posent sur un cadre contenant une photo, posé sur sa table de chevet. Je m'approche de celui-ci et le prends pour examiner la photo.

Il y a un petit garçon d'environ trois ans qui semble heureux, entouré par les bras d'une femme souriant à pleines dents. Le petit garçon ressemble énormément à Dean avec ses cheveux bruns, un peu plus longs que maintenant, et ce sourire d'une grande beauté. Pas de doute, c'est bien Dean. La femme à côté de lui qui le câline semble jeune et pleine de vie.

- Qui est le jeune femme sur la photo ?

Dean se trouve près de son armoire, mettant des vêtements propres dans un sac de sport. Il jette un coup d'œil à la photo.

- C'est ma mère.

- Elle est très belle, relevé-je.

- Ouais, chuchote-t-il.

- Elle est au travail ? questionné-je sans quitter des yeux la photo.

- Elle est morte.

Son ton est sec et froid. Je le regarde enfouir à présent sa batte de Base- ball dans son sac.

- Je suis désolé, fais-je en reposant délicatement la photo.

- C'est pas grave, sa voix a repris sa chaleur habituelle, je me change et on y va.

Je lui souris et il fait de même. Il commence à enlever son tee-shirt dévoilant ses abdominaux sculptés. Je détourne rapidement mon regard, me sentant rougir. J'entends le frottement du tissu sur sa peau.

En attendant, j'admire son chapeau de cow-boy placé sur sa chaise de bureau. Celui-ci est de couleur marron clair avec une ceinture dorée autour du chapeau, sûrement fabriqué en feutre.

- J'ai fini, s'écrie-t-il, on y va ?

Je regarde une dernière fois la photo de Dean petit avec sa mère encadrée, puis je le suis. Il passe dans la chambre de son frère pour le prévenir que nous partons et je le salue.

Ensuite, nous descendons les escaliers et enfilons nos vestes ainsi que nos chaussures. Après, nous passons par une porte, près de l'escalier, que je n'aie pas remarqué en rentrant.

Je pénètre dans la pièce et l'obscurité m'envahit. Dean s'y enfonce sans crainte. La lumière paraît d'un seul coup, m'aveuglant. Une fois que mes yeux se soient habitués à cette lumière intense, je distingue la moto de Dean en plein milieu de la salle. Dean s'avance vers moi et me donne un... casque ?

- Tu es déjà monté sur une moto ? me demande-t-il, sûrement à cause de la légère inclinaison de ma tête devant cet objet étranger.

- Non, jamais.

Il me prend alors le casque des mains, attrape les lanières à l'intérieur de ce dernier et me l'enfonce sur ma tête. Je vois mal à travers la visière et une chose me gratte dans la nuque.

- Comme ça, tu es vraiment une grosse tête !

Il rigole de sa propre blague. Je le regarde perplexe, ne comprenant pas. Il met à son tour son casque et monte sur sa moto.

- Tu montes ?

Je m'approche de cette machine et je l'enjambe. Une fois sur la moto, je ne sais où poser mes mains, étant trop loin pour m'accrocher aux poignées de derrière.

- Tu peux te tenir à ma taille, me propose-t-il observant mes mains ballantes.

Gêné, je passe mes mains sur sa taille et m'agrippe. Il démarre la moto, ouvre la porte de son garage via une petite télécommande et nous roulons en direction du stade de Base-ball. Nous prenons de la vitesse et je sens mes vêtements flotter au vent.

Nous sommes arrivés au parking du stade. Des gens déboulent de partout. Des voitures cherchent désespérément des places, laissant traverser les piétons qui sont sur leur chemin. La plupart des personnes présentes sont des étudiants venus avec leurs amis.

Dean arrive à se frayer un passage, entre les voitures et les piétons, et se gare assez facilement. Cela se voit qu'il a l'habitude. Il coupe le contact et enlève son casque rapidement, secouant sa tête et passant la main dans ses cheveux pour se recoiffer.

- Ça t'as plu ? me demande-t-il en descendant de sa moto. J'enlève à mon tour mon casque.

- Oui, c'était génial !

Il regarde mes cheveux et il se met à rire. Ma chevelure doit être plus en bataille que d'habitude. Je lève les yeux pour essayer de constater les dégâts. Je regarde de nouveau Dean, amusé.

Je perçois sa main se lever et sans que je ne puisse réagir, il la glisse dans mes cheveux. Je sens la fraîcheur de sa main posée sur mon crâne et il se met à secouer mes cheveux.

- Comme ça c'est mieux, déclare-il en enlevant sa main, satisfait.

Nos regards se croisent et mes yeux ne peuvent se défaire des iris verts de Dean. Je sens mon rythme cardiaque s'accélérer.

- Ah, Dean te voilà !

Dean détourne la tête et je fais de même. Je découvre Crowley, accompagné de Benny et de Garth. Je dévisage Crowley dont sa bonne humeur s'interrompt lorsqu'il m'aperçoit. Je me demande ce qu'il a contre moi, pourtant je n'ai rien fait d'anormal.

Contrairement à Crowley, Benny semble content de me voir et je ne peux pas en dire autant de Garth car celui-ci est scotché sur son téléphone.

Une fois arrivé à bonne distance, Crowley passe son bras sur les épaules de Dean et me regarde fièrement comme pour me montrer que Dean est SON pote.

Bizarrement, je ressens de la jalousie mais lorsque je vois Dean, mon sourire réapparaît. Il est gêné par le bras de Crowley et le pousse légèrement pour se dégager de son emprise en se rapprochant faiblement de moi.

- Il faut que je te laisse Cas', tu me verras sur le terrain.

Il se tourne vers Benny et Garth.

- Occupez-vous bien de Cas' et ne le laissez pas seul.

Benny hoche la tête et Dean me sourit une dernière fois avant de s'éloigner en compagnie de Crowley.

- Tu me suis, on va se trouver une place dans les gradins, fait Benny en ajoutant un signe de la main.

Nous sommes assis en haut des gradins. Cela fait déjà un certain moment mais le match n'a pas encore commencé. Benny et Garth ont ramené des amis ainsi que des filles. Je ne suis pas seul mais je ne suis pas non plus pleinement avec eux, ma timidité en est la cause.

Pourquoi j'ai accepté d'aller voir un match d'un sport dont je ne connais même pas les règles avec des personnes, à part deux, que je ne connais pas ? Bien sûr, pour Dean. La vraie question doit être, pourquoi je fais tout ça pour Dean ?

- Tu es pensif.

Je n'ai pas vu que Benny est venu s'asseoir près de moi.

- Tu as déjà vu un match de Base-ball ?

- Je sais que c'est honteux mais je n'ai jamais regardé un match de Base- ball.

Contrairement à ce que j'imaginais, Benny n'est pas surpris pourtant, d'habitude, tout le monde est révolté.

- Ça ne m'étonne pas de toi, dit-il simplement, mais pourquoi es-tu venu, alors ?

Pourquoi je suis venu ? C'est la question que je me pose sans cesse sans trouver de réponse autre que « je suis venu pour Dean ».

- Je ne sais pas.

Nous fixons tous deux le terrain vide. C'est la première fois depuis un long moment que je mens. Pourquoi ne lui dis-je pas la vérité ? Je n'arrive à m'y résoudre.

Les pompons girls arrivent, enfin, sur le terrain sous les applaudissements et les sifflements des supporters de notre équipe, dont je ne sais même pas le nom.

- Je vous prie d'accueillir l'équipe des « Hunters ».

La voix du haut parleur vient de me répondre. Je trouve le nom pas très recherché mais c'est plus original que les « Tigers », le nom de l'équipe de mon ancien lycée. J'aperçois les premiers joueurs entrer sur le terrain sous l'euphorie des supporters. Je regarde plus attentivement et j'avise Dean levant les bras pour agiter la foule. Crowley le suit de près.

Après cette entrée spectaculaire, celle des adversaires s'effectue beaucoup moins dans la bonne humeur avec des sifflements et des injures.

Les différents joueurs se mettent en position. Je ne connais aucun nom technique du Base-ball, à part que celui qui a la batte s'appelle le batteur. C'est plutôt facile à retenir. Je distingue Dean au fond du terrain. Il a l'air concentré mais je suis trop loin pour le voir nettement.

- Tu veux que je t'explique les règles ? me propose Benny.

Je hoche la tête avec un sourire timide. Il m'explique et je l'écoute attentivement.

Le match a commencé depuis un long moment mais notre équipe perd, d'après les dires de Benny. Je trouve le match plutôt intéressant et la maîtrise de chaque joueur est surprenante.

Les supporters ne semblent pas de mon avis car la plupart sont en colère ou déçus. Un coup de sifflet parvient à mes oreilles, les joueurs s'arrêtent et se dirigent vers les vestiaires.

- Que se passe-t-il ? demandé-je à Benny, intrigué.

Il se mets à rigoler. Je fronce légèrement les sourcils en penchant la tête.

- C'est le tour de batte, c'est-à-dire que notre équipe qui était en défense vont passer en attaque et vise-versa pour l'autre équipe.

- Oh, d'accord.

Je retourne à mon attente en fixant le terrain vide.

- Je vais me chercher une bière, tu veux que je te ramène quelque chose ? me propose Garth.

Je décline avec politesse et pose mes mains sur mes cuisses. Les joueurs reviennent sur le terrain et le match reprend.

Le temps défile, sans que je me lasse d'apprécier le spectacle. Dean joue vraiment bien, même si je ne suis pas un spécialiste, je le trouve appliqué et élégant.

Le score est serré et le match est bientôt terminé. Benny me dit que la seule chance que l'on gagne, c'est que Dean fasse un coup de circuit, c'est-à-dire qu'il envoie la balle hors du terrain.

C'est donc au tour de Dean de prendre la place de batteur. Il prend de ses deux mains la batte et regarde, concentré, le joueur qui va envoyer la balle. Garth me passe des jumelles ce qui me permet de voir Dean nettement.

Ses protections lui sculptent ses épaules carrées, ce qui lui va plutôt bien, mais je ne peux m'empêcher de rire intérieurement à cause de son casque.

Le joueur s'apprête à lui lancer la balle, il met son bras en arrière et lance la balle de toute ses forces. Dean ne bouge pas d'un poil jusqu'à la dernière seconde et envoie la balle par dessus les gradins.

Tous les supporters des « Hunters » sautent de joie en criant. Quant à moi, je reste assis mais je suis tout de même content que Dean a réussi.

Le match terminé, tout le monde se dirige vers la sortie. J'emboite le pas à Benny et Garth en essayant de ne pas les perdre de vue.

Une fois sortis, nous attendons l'arrivée de Dean. Au bout de quelques minutes, je l'aperçois en train de discuter avec des joueurs de son équipe. Benny et Garth partent devant et je reste un petit moment à admirer Dean, discuter et rire. Un groupe de pom-pom girl se dirige vers eux.

Je décide d'aller lui parler, le sourire aux lèvres, pour le féliciter lorsque d'un coup, je suis paralysé et mon cœur se serre. Dean a posé sa main sur la joue d'une des pom-pom girls, qu'il caresse tendrement. Elle a les cheveux bruns, attachés en queue de cheval, avec une peau légèrement bronzée.

J'essaye de me persuader que ce n'est rien, que cette fille est juste une amie rien de plus, mais mon espoir s'envole lorsque Dean s'approche doucement d'elle et l'embrasse.

Mon rythme cardiaque s'accélère et ma gorge se noue. Toutes sortes d'émotions se bagarrent dans mon corps. Je ressens de la tristesse ainsi que de l'angoisse mélangées à de la colère, et d'autres sentiments que je ne peux décrire.

Dean continue à l'embrasser à pleine bouche et des larmes brouillent ma vue. Je baisse la tête et pars, sans aucun but, perdu.

Je ne comprend pas ce qu'il se passe. Qu'est-ce qu'il m'arrive ? Toute ses émotions inconnu qui surgisse en moi sans que je puisse les appliquer. Je suis incapable de réfléchir porter par mes sentiments. Pourquoi suis-je si énerver et en même temps si triste ? Pourquoi je ressens cette douleur au coeur ? Des centaines de questions se bouscule dans ma tête mais une petite voix, la voix de la logique chuchote la réponse de toutes ses questions d'une simple phrase. Puis cette phrase fait écho dans ma tête et tout devient clair.

- Ce n'est pas possible, murmuré-je.

Mais c'est une évidence et la seule explication logique.

Une fois assez loin, je sors mon portable d'une main tremblante et compose le numéro de la personne qui puisse me comprendre. Je prie pour qu'elle répond.

- Oui, allô ?

Dieu soit loué.

- Charlie, balbutié-je, je crois que je suis amoureux de Dean.