CHAPITRE 10 : Castiel
Je me réveille frissonnant de cette nuit agitée. Ma couette est entortillée à mes pieds, mon tee-shirt trempé de sueur. Je ferme les yeux, pour essayer de me souvenir de mon rêve, mais aucune bribe ne me vient à l'esprit. Je les rouvre, malgré la fatigue qui pèse encore sur mes paupières, et tourne la tête vers mon réveil. Celui-ci affiche qu'il est près de neuf heures et demi. Je m'assieds sur mon lit et m'étire pour détendre mes muscles. J'aperçois Gabriel dormir tranquillement dans son panier.
Deux semaines se sont écoulées depuis la pièce de théâtre de Sam. Par la suite, rien d'extraordinaire ne s'est produit. J'écoute les cours qui sont toujours intéressants et je me suis intégré au groupe de Charlie, Meg, Jody et Rowena. Mais ce qui me donne le sourire chaque matin, c'est que je vais souvent chez Dean pour essayer de l'aider à rattraper son retard. C'est le moment que j'attends avec impatience durant toute la journée, le moment où je me retrouve seul avec Dean.
En songeant à lui, un souvenir me frappe, imprimant un sourire béat sur mes lèvres. Hier, il m'a proposé de l'accompagner pour que je rencontre une personne qu'il apprécie. J'ai évidemment accepté même si j'avais prévu d'apprendre mon cours d'arithmétique.
Je saute de mon lit, prends une chemise avec un pantalon noir, comme à mon habitude, et sors de ma chambre pour me diriger vers la douche. Je me demande quelle personne peut bien compter pour Dean.
Une fois sorti de la salle de bains, je hume la bonne odeur des pancakes et m'oriente vers la cuisine où je découvre ma mère chantonner tout en versant la pâte dans la poêle. Je m'approche pour l'embrasser puis m'installe à table pour savourer ce petit déjeuner.
L'heure est venue d'aller chez Dean. Je fais une dernière caresse à Gabriel avant de sortir de ma maison. Je marche le sourire aux lèvres, content de retrouver Dean. Je sais que cela est stupide mais la seule idée de le voir me rend heureux. Il me plaît et je ne peux pas le nier. Avec son physique fastueux, son corps svelte, son visage agréable et ses yeux vert. Mais également son caractère brave, impétueux et direct. Même si je sais que mes sentiments pour lui ne sont pas réciproques.
Je suis arrivé devant chez lui et remarque une voiture noire garée devant le garage. Je crois ne l'avoir jamais vu dans les parages. Je frappe, et à peine quelques secondes après, la porte s'ouvre dévoilant Dean.
- Salut Cas' !
Il me fait signe d'entrer, ce que je fais. Je découvre un homme assis sur le canapé, une bière à la main. Dean va dans le salon et m'incite à le suivre.
- Castiel, je te présente mon père, papa voici Castiel.
Celui-ci me regarde d'un œil patibulaire et se lève en me tendant sa main. Il est plus impressionnant que dans mon imagination. Je finis par lui serrer la main et je lâche une grimace quand il en fait de même, il a une poigne de fer.
- Enchanté, Castiel !
- Heureux de vous rencontrer, .
Il me fait un rictus. Je fronce les sourcils, il ne doit pas avoir l'habitude de sourire
- Tu peux m'appeler John.
Dean s'impatiente.
- Bon on te laisse papa, on va chez Bobby.
Il part vers l'entrée et John se laisse tomber sur son assise. Je me dirige vers Dean, qui enfile sa veste.
- Tu viens Cas'? On y va.
Je sors de la maison dans laquelle je viens à peine de rentrer. Dean s'avance vers la mystérieuse voiture noire, j'en conclue que c'est celle de son père.
- Je te présente Baby ! s'écrie-t-il en caressant le capot.
La voiture dont j'ai tant entendu parler mais dont je n'ai jamais eu l'honneur de voir réellement. Dean est bizarrement très attaché à ce véhicule.
- N'est-elle pas magnifique ? Avec sa peinture noir d'origine sans aucune éraflure, son moteur de 197 chevaux et ses vitres teintées. Ce n'est pas une simple Impala Chevrolet 1967, c'est Baby !
A ma vu, ce n'est simplement qu'une voiture quelconque, certes plutôt belle mais rien de plus. Je me tiens de faire tout commentaire, ne voulant pas décevoir Dean et en m'émerveillant de ses yeux éclatants de fierté.
- Mais malheureusement, elle a un petit problème que je dois réparer, c'est pour ça que l'on va chez Bobby, m'explique-t-il, tu montes ?
Je n'ai d'autre choix que de le suivre. J'ouvre la portière et m'installe dans la voiture. L'intérieur est confortable avec les sièges en cuir. J'attache ma ceinture sans me sentir en sécurité pour autant.
- Tu sais conduire ? demandé-je pour me rassurer.
Il lève les yeux au ciel.
- Évidemment, sinon je ne t'aurais pas emmené avec moi. Il semble sûr de lui et démarre la voiture.
Nous voilà arrivés devant une petite maison un peu à l'écart de la ville, entourée de voitures bonnes pour la casse. Au premier abord, ce lieu ressemble terriblement aux maisons hantées dans les littératures d'épouvante que j'ai eu l'occasion de lire. La maison n'est pas très bien entretenue et le ciel commence à se couvrir. Un frisson me parcourt le corps. J'ai essayé d'avoir plus d'informations à propos de Bobby mais Dean m'a seulement dit que c'est un vieux ami à son père et qu'il le connaît depuis tout petit. Peut-être est-ce tout ce qu'i savoir de lui.
Dean sort de la voiture sans aucune appréhension. Je fais de même et me rapproche de lui, regardant à droite et à gauche s'il n'y a pas quelqu'un qui voudrait nous tuer. J'entends un bruit au loin ce qui me fait sursauter. Il faut vraiment que j'arrête de me faire des idées abracadabrantes. Dean se moque de moi en voyant ma nervosité.
- Calme-toi mec, personne va nous bouffer !
Facile à dire. Je respire un grand coup, me trouvant ridicule.
Dean frappe à la porte. Des pas lourds se font entendre. Bientôt, un homme avec une casquette et barbu nous ouvre la porte.
- Ah ! Dean c'est toi. Rentre, ton père m'a prévenu que tu allais passer.
Sa voix est dure et rauque. Il s'écarte de la porte et je laisse Dean passer le seuil en premier. L'intérieur de la maison est plus chaleureux que je ne l'ai envisagé. A droite, un bureau avec des bibliothèques remplies de livres dont certains traînent par terre et à gauche, la cuisine, désordonnée également. Bobby verse du café dans des tasses et en tend une à Dean qui accepte volontiers. Il m'en propose mais je refuse d'un geste de la main.
- Bobby, je te présente Castiel, dit Dean entre deux gorgées.
Il me fait un signe de la tête. Lui aussi, n'est pas du genre à sourire tout le temps. Il prend sa tasse et passe à côté de moi pour aller s'asseoir sur son bureau.
- Bon, je vous laisse. Je vais voir de quel mal souffre Baby, déclare Dean finissant son café.
Il compte vraiment me laisser seul avec Bobby, dont je ne sais rien d'autre à part que c'est peut-être un psychopathe ?! Dean a dû voir mon regard apeuré car il s'avance vers moi et pose sa main sur mon épaule.
- Tu n'as qu'à lui parler de livres, il adore ça !
Puis, il s'en va. Super, ça m'aide beaucoup ! J'entre dans le salon lentement. Bobby ne me prête aucune attention, concentré à griffonner sur un bout de papier, un livre à la main. Je reste planté au milieu du tapis, essayant de lire les titres des différents bouquins que je vois de-ci de-là dans la pièce. Je découvre que la plupart de ses livres sont d'anciens livres fantastiques.
- Bon assis toi tu ne vas pas resté planter là, propose-t-il en me désignant le canapé qui se trouve à ma droite, sans quitter le livre des yeux.
Je décale les quelques affaires posées dessus le plus délicatement possible et m'installe. Je ne sais pas quoi faire de plus. Un livre posé sur la petite table en face de moi, attire mon attention. Je le prends. Sa couverture est ancienne, faite de cuir et ses bordures sont brodées de fil doré. Je l'ouvre doucement et lis le titre : « Les êtres surnaturels ». Je tourne les pages dévoilant des êtres aussi abominables que fascinants. C'est ce qu'il me faut pour mon exposé.
- Si tu veux, tu peux le garder, j'en ai d'autres de ce genre.
J'ai l'impression qu'il lit dans mes pensées. Il se lève et cherche quelques livres susceptibles de m'intéresser, puis il les dépose sur la petite table. Je le remercie et commence à feuilleter les ouvrages.
Cela fait maintenant plus d'une heure que je parcours les manuscrits, mais mes yeux commencent à fatiguer, émerveillé à chaque nouvel être découvert. Je me lève et va dehors pour rejoindre Dean qui doit se trouver dans le garage, d'après Bobby. Je m'oriente vers celui-ci. La voiture de Dean se trouve bien là mais aucune trace de ce dernier. Je m'approche du véhicule et regarde à l'intérieur, toujours pas de Dean. Il s'est peut-être fait kidnapper ! Je savais que cet endroit est nocif. Je fais tout de même le tour du garage et m'arrête devant tous ses outils dont je connais à peine l'utilisation. Je m'empare d'une sorte de fourche mais très petite et l'examine, on dirait un outil de torture.
- Tu t'intéresses à la mécanique ?
Je fais un bond et me retourne, brandissant la pince pour me défendre. Je soupire, ce n'est que Dean. Celui-ci rigole de mon attitude.
- Tu étais où ? demandé-je ne l'ayant pas entendu arriver.
Il essuie je ne sais quoi avec un chiffon noir qui devait être à l'origine blanc.
- J'étais sous la voiture en train de réparer Baby, m'explique-t-il, tu ne vas pas blesser grand monde avec l'arrache rotule.
Juste le nom ressemble à un outil de torture. Je la dépose là où je l'ai trouvé.
- Je ne savais pas ce que c'était, je ne m'y connais pas dans la mécanique et puis, tu m'as fait peur aussi.
Il rit.
- Au moins un domaine où je pourrais te battre.
A ce moment là, lorsqu'il me sourit, je le trouve magnifique. Il a son débardeur qui lui colle à la peau, ses muscles sont mis en valeur grâce à sa transpiration, il a des taches de cambouis un peu partout et son sourire est d'un blanc éclatant. Je détourne mon regard pour éviter de rougir.
- T'as fini de lire toute la bibliothèque de Bobby ?
- Non, il y a des livres en hébreux.
Il rit. Je ne comprends pas pourquoi mais cela m'est égal.
- Ne change jamais Cas' !
En cet instant, je ressens une vague de bonheur.
- Bon, je vais prendre une douche et on y va.
Il pose l'outil qu'il nettoyait ainsi que le chiffon et enlève son débardeur, le balançant dans un coin du garage. Je me sens terriblement mal à l'aise et je sens mes joues chauffer. Je passe ma main sur ma nuque en un geste incertain.
- D'accord, je t'attends là, dis-je d'une petite voix.
Il me sourit avant de partir. Je respire profondément pour me calmer en réalisant que mon cœur bat à toute vitesse dans ma poitrine.
Nous sommes de nouveau en route afin de regagner la maison de Dean. Je scrute le paysage défiler, tenant solidement les livres que Bobby m'a prêté. Je sens le regard de Dean se poser de temps à autres sur moi, ce qui me rends un peu mal à l'aise, le silence qui règne depuis un moment n'arrangeant rien.
Nous voilà arrivés en ville. Le temps étant agréable, les personnes sont de sorties. Se baladant dans les rues pour profiter du soleil.
- Ça te dit de boire un coup au Wendigo's ?
Je hoche la tête en signe d'approbation.
Dean se gare sur une place que venait de se libérer, juste devant le restaurant. Nous sortons de la voiture et rentrons dans le Wendigo's Burger. Dean salue quelques personnes et nous nous installons sur une banquette, n'ayant plus de place en terrasse.
Une serveuse charmante s'approche de notre table. Dean semble la connaître vu le petit sourire en coin qui se dessine sur son visage. Celle-ci n'en est pas moins distraite.
- Salut Betty, pour moi ça sera une part de tarte avec une bière, s'il te plaît. Et pour toi Cas' ?
Je n'ai envie de rien.
- Rien, merci.
La serveuse me sourit et est sur le point de partir lorsque Dean l'appelle.
- Betty ! Prépare-lui un milk-shake au chocolat, il en raffole.
Betty lui fait un hochement de tête avant de partir. Dean s'approche de moi.
- Tu la trouves comment la serveuse ?
Je ne m'attendais pas à cette question.
- Mais tu es avec Lisa, lui rappelé-je.
Il lève les yeux au ciel en poussant un raclement de gorge.
- C'est juste comme ça, alors ? Tu la trouves comment ?
Je réfléchis un temps.
- Elle est sympathique, conclus-je.
- Je m'en fous de ça, je te parle physiquement ?
Comme d'habitude, je n'avais pas compris la question.
- Elle est convenable.
- Convenable, elle ! Mais elle est canon !
Il s'enfonce dans son siège.
- Je te comprendrai jamais Cas', dit-il avec un rictus.
Betty arrive quelques minutes plus tard, avec notre commande sur un plateau.
Elle les dépose sur la table. Dean prend sa part de tarte en se léchant les babines et commence à la dévorer. Je le regarde en souriant et remercie la serveuse. Celle-ci passe son plateau sous son bras, commençant à s'en aller mais elle se ravise et revient vers nous.
- Désolée de vous dérangez mais j'ai une question personnelle à vous posez, déclare-t-elle un peu timide.
- Je vous en prie, approuve Dean en finissant sa bouchée.
- C'est un peu gênant de vous demander cela mais...
Dean la regarde, incitant Betty à continuer.
- Cela fait combien de temps que vous sortez ensemble ?
Je ne comprends pas en quoi c'est une question gênante.
- Environ un mois, informé-je.
Elle est toute enjouée contrairement à Dean qui me regarde avec un mélange d'aigreur et d'incompréhension.
- Je vais vous laisser, encore désolée de vous avoir dérangés. Dean commence à protester mais Betty s'est déjà volatilisée.
- Mais qu'est-ce qu'il t'a pris Cas' ? s'écrit-il.
Pourquoi s'énerve-t-il ? J'ai dit quelque chose de mal ? Je n'ose pas lui répondre de peur qu'il se mette de nouveau en colère.
- Rassure-moi, tu as compris la question ?
- Elle a demandé depuis combien de temps on sortait ensemble.
Je ne vois pas où est le problème.
- Tu sais ce que « sortir ensemble » signifie ?
Je fronce les sourcils devant cette question idiote.
- Bien sûr, ça signifie de sortir entre amis.
Dean soupire de désespoir.
- Cas', ce n'est pas ce qu'elle a voulu dire. Elle nous a demandé depuis combien de temps on était ensemble... je veux dire... amants.
- Ahhh ! Je vais tout de suite lui dire que c'est un malentendu.
Je me lève pour la retrouver au bar mais je sens Dean agripper mon poignet.
- Cas', assieds-toi ! Ça va la mettre mal à l'aise. A moins que ça te dérange ?
Il me fait un sourire narquois. Si seulement tu savais Dean. Je lui obéis et me rassieds à ma place.
- Non, ça ne me dérange pas mais tu n'aimes pas les garçons.
- Oui, mais je peux bien jouer le jeu et je ne suis pas fermé d'esprit non plus.
Je le regarde avec une étincelle d'espoir.
- Allez c'est bon, bois ton milk-shake mon cœur, ironise-t-il en ajoutant un petit clin d'œil.
A ces derniers mots, mes mains se mettent à trembler et je les cache rapidement sous la table. J'espère qu'il n'a rien remarqué de mon changement de couleur, passant du blanc pâle au rouge écarlate.
- Je reviens, je vais uriner.
Puis, je m'enfuis aux toilettes avant qu'il n'ait le temps de réagir. Il faut absolument que je me calme. Je me regarde dans le miroir, je suis moins rouge que je ne l'ai imaginé. Je fais couler l'eau du robinet et me passe de l'eau sur le visage. Mon coeur, ses mots tournent en boucle dans ma tête. Prononcés par Dean en plus ! Mon coeur ironiquement... n'arrête pas de s'accélérer, j'ai l'impression qu'il va sortir de ma poitrine. Je fixe l'eau couler en essayant de penser à autre chose. Je n'y arrive pas et de toute façon, il m'attend en mangeant sa tarte seul. Je respire un coup et sors des toilettes pour m'échouer en face de Dean. Il ne paraît pas préoccupé par mon étrange attitude. Je prends une gorgée de mon milk-shake.
- Je me demandais, tu as déjà embrassé une fille ?
Je faux m'étouffer avec mon milk-shake et je tousse à plusieurs reprises.
- Alors ? insiste-t-il.
- L'occasion ne s'est jamais présentée.
C'est la vérité.
- Quoi ?! Tu n'as jamais embrassé personne ?!
Pourquoi se sent-il obligé de le répéter plus fort ? Maintenant, je suis rouge de honte.
- Non, jamais.
Il est déconcerté.
- Il faut absolument remédier à ça !
Qu'est-ce qu'il voulait dire par là ?
- C'est-à-dire ?
- Il faut absolument que tu embrasses une fille !
Je ne veux embrasser personne d'autre que toi, Dean. Évidemment, je n'aurai jamais le courage de lui dire donc j'ai simplement acquiescé d'un hochement de tête.
- Il y a une soirée de prévue la semaine prochaine, tu vas y aller !
- C'est un ordre ?
- Peut-être bien, de toute façon je serai là pour te surveiller.
Il me sourit et je fais de même.
- Mais avant, tu dois t'entraîner !
Il balaye la salle du regard, cherchant je ne sais quoi.
- M'entraîner à quoi ?
- À draguer, voyons.
Je pensais à autre chose. Il va arrêter de faire des montagnes russes avec mon espoir !
- Bien que tu sois plutôt beau garçon, les filles ne vont pas se laisser embrasser comme ça. Il faut que tu les chauffes un minimum.
Pourquoi voulait-il que j'augmente la température ? Il a dû apercevoir mon incompréhension car il lève les yeux au ciel.
- Bon, de toute façon, ici elles sont toutes moches ou prises, et je pense que Betty va trouver ça étrange que tu dragues des filles devant ton petit copain, formule-il.
Il regarde mon milk-shake que j'ai à peine touché. Je comprends le message. Je bois mon milk-shake aussi rapidement que je le peux, mais le froid me fait mal à la tête.
- Tu as un truc de prévu demain ?
Je fais une pause. Je suis aux deux tiers de ma boisson.
- Je comptais finir l'exposé avec Charlie et puis...
Il ne me laisse pas le temps de finir.
- Ok, alors je t'embarque.
- Mais..., protesté-je.
Il se lève.
- Tu n'as pas le choix, ordonne-t-il.
Puis, il part payer les dus. Ne reste plus qu'à prévenir Charlie.
