CHAPITRE 12: Castiel

J'ai mal. Le sang n'arrête pas de couler de mon nez. Je ne pense pas qu'il soit cassé mais je souffre tout de même. Meg m'aide à appliquer le coton dans mon nez afin de stopper le saignement. Je lui ai dit que je pouvais le faire seul mais elle a insisté, elle se sent coupable.

- Je suis vraiment désolée, je ne voulais pas que tu subisses tout ça. Je recouvre sa main de la mienne.

- Ce n'est pas de ta faute, tu ne pouvais pas savoir comment Crowley réagirait et puis, il y a eu plus de peur que de mal.

Je lui souris. Elle caresse, de sa main, ma joue chaude et y dépose un baiser.

- J'aurais dû le prévoir.

Charlie fait irruption dans la salle de bains. Je me lève instantanément.

- Alors ? Tu penses que cela a fonctionné ? demandé-je, impatient.

Elle hausse les épaules.

- J'en sais trop rien, avoue-t-elle, Dean semble chamboulé mais de là à dire que c'est à cause du baiser...

Je m'assieds, déçu.

- Je suis navrée Cas', c'était mon plan et tout a foiré.

- Arrêtez de vous excuser, j'ai accepté le plan et je savais quelles répercussions cela pouvait engendrer. Maintenant, il n'y a plus qu'à espérer que Dean soit jaloux et on verra avec le temps.

Charlie s'approche de moi et me fait un câlin. Quant à Meg, elle ne me lâche pas la main.

- Dommage que tu l'aimes sinon je t'aurais épousé direct, s'exclame Meg.

Nous rions et cela me fait du bien.

- À présent, on oublie ce qui s'est passé et on va s'éclater, ok ?! J'acquiesce et nous sortons de la salle de bains.

Je ne m'amuse pas vraiment. Ne voulant pas danser, ni boire, ni fumer, mon occupation se limite à regarder les filles faire. J'essaye de m'intéresser aux conversations de personnes inconnues, souvent ivres, mais perpétuellement, la discussion se termine soit en tristesse absolue ou en pleures, soit en éclats de rires dont je ne comprends pas le sens.

De plus, mes pensées sont envahies par Dean. Je le croise quelques fois mais il n'arrête de boire. Il fait des concours de « celui qui boit le plus vite » ou des jeux d'alcool. Lisa ne s'en préoccupe même pas contrairement à moi qui m'inquiète. Mais je ne peux rien faire à part lui dire d'arrêter de se faire du mal, mais de toutes façons il ne va pas m'écouter.

La fin de la soirée s'annonce. La moitié des personnes est partie et la musique est plus calme à présent. Je suis assis sur le canapé avec Meg, sa tête sur mon épaule. Comme convenu, on doit former « un couple » pendant une durée encore indéterminée. Cela ne la gêne pas car elle m'a avoué qu'elle m'apprécie grandement. Elle est à l'aise, naturelle, à l'opposé de moi qui n'ai jamais été en couple.

Je suis sur le point de m'assoupir lorsque j'entends des objets tomber et des cris provenir de la cuisine. Meg se redresse, une occasion pour m'évader.

- Je vais voir ce qu'il se passe.

Je me lève et bouge mon bras engourdi pour faire circuler le sang. Devant la porte de la cuisine, j'aperçois Dean, complètement alcoolisé, incapable de tenir sur ses jambes. Lisa essaye tant bien que mal à soulever Dean pour le faire marcher mais celui-ci ne fait aucun effort. Lisa abandonne, laissant Dean croupir au sol.

- Il est beaucoup trop lourd, rouspète-t-elle, je ne peux pas le porter jusqu'à chez moi. En plus, si je le ramène mes parents vont me défoncer.

Elle s'adresse à une de ses amies, qui pour toute réponse hausse les épaules.

- Je peux m'occuper de lui, si tu veux.

Elle sursaute puis me dévisage.

- T'es qui ?

- Je me nomme Castiel, je sais où il habite, insisté-je, je peux le ramener.

Elle soupire.

- Ah c'est toi Castiel, bon si ça te dérange pas...

Elle finit sa phrase en regardant Dean, qui s'est endormi. J'entre dans la cuisine, prends un gobelet vide et le rempli d'eau. Ensuite, je m'approche de Dean et lui verse le verre sur sa tête. Il se réveille instantanément, se demandant ce qu'il lui arrive.

Lisa et son amie se mettent à rire. Je passe le bras de Dean sur mes épaules et le soulève avant qu'il ne se rendorme. Lisa a raison, il n'est pas léger.

- Merci, dit-elle avant que je ne disparaisse vers le salon.

Lorsque les filles me voient, elles se lèvent en furie et s'approchent de moi.

- Je vais ramener Dean chez lui, il n'est pas très bien. - Tu veux pas que l'on t'aide ? propose Charlie.

Bien qu'il soit lourd, j'ai envie de le reconduire seul.

- Non merci, ça va aller.

- Comme tu voudras.

Elles n'insistent pas, comprenant sûrement mon envie. Elles me saluent et Meg m'embrasse. Ce n'est pas désagréable mais ce n'est pas extraordinaire, comme décrit dans les livres.

Je stimule Dean pour qu'il ne dorme pas et sors de la maison. La maison de Dean n'est pas trop loin mais pas toute proche non plus. Je marche difficilement, avançant au ralenti.

- Je ne voulais pas que ce soit elle qui me ramène, s'exclame tout à coup Dean.

Il engage la conversation.

- Qui ça elle ?

- Bah Lisa ! crie-t-il.

J'espère qu'il n'a réveillé personne.

- Il faut que tu parles moins fort, Dean. Il s'approche de mon oreille.

- Je dois chuchoter ?

- Oui c'est ça, murmuré-je également.

Il essaye de se dégager de mon emprise mais je ne le laisse pas faire.

- Tu peux me lâcher, je sais marcher.

Je relâche légèrement ma prise mais il manque de tomber.

- Tu sais très bien marcher même, mais je t'aide simplement à la perfectionner.

Il fronce les sourcils et réfléchit un long moment.

- Ouais ! finit-il par hurler.

Je lui fais signe de se taire et il recopie mon geste en se parlant à lui- même. Je souris.

- Pourquoi tu t'es mit dans un état pareil ?

- Je vais très bien !

Je soupire.

- L'alcool coule à flot dans tes veines.

- Non pas du tout, nie-t-il.

Il essaye de marcher droit mais depuis le début nous ne cessons de faire des zigzags.

- D'accord, conclue-t-il, peut-être un peu.

Il se tait.

- Tu n'as pas répondu à ma question, annoncé-je.

- Quelle question ?

Je soupire une nouvelle fois. Je ne peux rien en tirer de ce Dean presque inconscient. Je ne réponds donc pas. Un moment de silence s'abat sur nous.

- Eh, tire sur mon doigt !

- Je n'ai pas envie de jouer Dean.

J'aperçois sa maison au loin.

- Allez ! Pour me faire plaisir.

Je lève les yeux au ciel et tire sur son doigt. Je n'aurais pas dû. Il vomit sur ma chemise. Je pousse une exclamation de dégoût en lâchant Dean. Celui-ci se balance de droite à gauche.

- C'est marrant, non ?

Je ne peux m'empêcher de sortir un rictus. Je reprends le bras de Dean.

- Allez viens, nous sommes bientôt arrivés.

Effectivement, nous nous trouvons à quelques mètres seulement de la maison. Je remarque que l'allée est vide, heureusement qu'il n'y a pas son père. J'aurais peine à lui expliquer ce qu'il s'est passé. Devant la porte, je dépose Dean dos au mur et empoigne la poignée. Fermée. Évidemment.

- Dean, par tout hasard, tu n'aurais pas les clefs de chez toi ? Je me vois mal faire demi-tour pour aller chercher des clefs.

- Si ! clame-il, fier.

J'attends qu'il me les sorte, ce qu'il ne fait pas. Je suis idiot, il est incapable de sortir ses clefs. Je m'accroupis et le fouille. Il me regarde bizarrement mais ne dit rien. Au bout de la troisième poche, je sens un objet métallique. Eurêka ! Je sors les clefs de sa poche et ouvre la porte.

- Dean, maintenant nous rentrons chez toi. Tu ne fais aucun bruit, ok ?

Il met son doigt devant sa bouche. Il a comprit. Je le soulève toujours en tenant son bras sur mes épaules et pénètre dans la maison. Je ferme la porte derrière moi.

- Il y a quelqu'un ?! crie Dean.

C'est pas possible. Je vais devenir sourd.

- Tais-toi Dean, tu vas réveiller ton frère.

Il m'obéit et nous montons l'escalier avec difficulté.

Arrivés à l'étage, j'entends un bruit étrange. Je me tourne vers Dean, c'est seulement lui qui chantonne. Nous allons dans sa chambre et je l'installe sur son lit. Je m'étire pour détendre mon dos qui a bien enduré.

Je réalise que j'empeste le vomi. Je laisse Dean à moitié endormi et me dirige vers la salle de bains. J'allume la lumière et enlève à la hâte ma chemise. J'attrape une bassine et mouille un gant avec l'eau froide du robinet. J'entends un gros boum. Je cours vers la chambre de Dean, bassine et gant en mains, et le découvre par terre.

- Aïe, grommelle-t-il.

Je savais que je ne devais pas le laisser seul plus de trois secondes. Je m'approche de lui et le réinstalle sur son lit, cette fois-ci bien au milieu. Je réalise qu'il faut que je le déshabille et je rougis rien qu'à l'idée. Je commence par le plus facile. Je le déchausse, enlève ses chaussettes et sa veste en cuir. Je ne compte pas aller plus loin.

- J'ai chaud, se plaint Dean.

Et mince ! Je commence à lever le tronc de Dean pour pouvoir le défaire de son tee-shirt. La situation est embarrassante. Tous deux torse-nu avec Dean ivre mort sur son lit. J'espère que Sam ne va pas entrer dans la pièce.

Mais le plus dur reste à venir. Il faut que j'arrive à enlever son jean sans que son caleçon ne bouge. Je décide de ne pas y toucher, tant pis si son jean le gêne.

Je dépose la bassine au pied de son lit et pose le gant froid sur son visage brûlant. Il frissonne mais ça lui fait du bien. Je caresse son visage avec le gant et fait de même pour son torse. Il est si beau. Je continue un long moment puis je m'arrête. Je quitte le lit mais une main retient mon poignet, me tirant à lui.

- Reste, s'il-te-plaît.

Je me rassieds.

- Merci Cas'.

Je lui souris. Il lutte pour ne pas fermer les yeux.

- C'est normal, Dean.

Il me regarde droit dans les yeux. Ses yeux vert émeraude sont plus brillants qu'ordinaire.

- Tu mérites beaucoup mieux que Meg, confesse-t-il.

Je ne sais quoi lui répondre. Peut-être que je mérite mieux mais je ne veux que toi. Toi et toi seul !

- Je t'apprécie Cas', je t'apprécie vraiment beaucoup.

Je ne dis rien, ne voulant pas l'interrompre.

- Je te considère comme un frère, tu sais.

Ça fait mal Dean ! Moi je te considère beaucoup plus que comme un simple frère ! Je te considère comme l'homme qui a bouleversé ma vie ! Qui a tout changé mais en mieux.

Comment lui en vouloir de ne pas ressentir la même chose. Ses paroles sont si sincères que je ne peux l'ignorer.

- Moi aussi, Dean, moi aussi... Il me sourit et ferme les yeux.

Il s'est finalement endormi. Je l'admire. Son visage si dur s'est radouci et je crois même qu'il sourit. Il semble enfin en paix dans le monde des rêves, lui qui est souvent sur les nerfs et veut que tout soit parfait pour son petit Sammy. Il essaie du mieux qu'il peut à joué le rôle de la mère, du père et bien sûr du grand frère. Moi aussi j'ai envie de rejoindre les bras de Morphée, mais je reste là à le regarder dormir. J'ai tellement envie de m'allonger à ses côtés, le prendre dans mes bras et lui dire que tout ira bien, que je veille sur lui. Mais je résiste aussi fort que je le peux et lorsque je ne pourrai plus, je partirai. En attendant, je reste là à le contempler.

Je sors de sa chambre dans le silence le plus total. Je vais dans la salle de bains, dont la lumière est restée allumée, pour prendre ma chemise puante. Je descends et me dirige vers la cuisine. Je n'ai aucune envie de réveiller qui que ce soit en lavant ma chemise. Je fais couler l'eau du robinet, dispose ma chemise dans l'évier et commence à frotter le reste de vomi avec du produit vaisselles. Je ne compte pas rentrer chez moi torse nu ou avec une chemise qui émane une odeur de vomi.

Je perçois les marches des escaliers grincer. Je me retourne et découvre Sam sommeiller.

- Dean, c'est toi ?

Il ne doit pas me voir dans cette obscurité. Pourquoi je n'ai pas allumé la lumière, aussi ?

- Non, c'est Castiel.

Il s'arrête un instant en me dévisageant. Il a les cheveux en bataille avec de petits yeux. Après la conclusion que c'était bien moi, il s'oriente vers le réfrigérateur.

- Je suis désolé si on t'a réveillé mais ton frère est dans un état lamentable.

Il agrippe une bouteille d'eau et se désaltère. Il pose la bouteille à sa place et ferme le réfrigérateur.

- Ce n'est pas grave mais tu fais quoi ?

J'ai complètement oublié que je suis torse nu devant lui. D'où son visage interloqué tout à l'heure.

- Je rince ma chemise car Dean m'a vomi dessus.

Il acquiesce d'un hochement de tête.

- Tu n'as qu'à prendre un tee-shirt à Dean, il te doit bien ça.

Puis, il s'en va.

- Bonne nuit Sam.

- Salut Cas'.

Il retourne se coucher.

Je me concentre de nouveau sur ma chemise.

J'ouvre les yeux. La lumière éclaire déjà ma chambre. Je tourne la tête et regarde mon réveille, il est midi et demi. Pourquoi ma mère ne m'a pas réveillé ? Elle veut sûrement que je me repose. Je me tourne face au mur pour me cacher de la lumière et ferme les yeux. Je touche un bout de tissu, qui ne doit pas être présent d'ordinaire. J'entrouvre les yeux et soupire. C'est simplement le tee-shirt que j'ai emprunté à Dean. J'ai dormi avec comme peluche. Je suis un vrai psychopathe. Tout ça parce qu'il sent son odeur.

Mon portable vibre. Qui peut bien m'envoyer un message ? C'est sûrement Charlie ou Meg. Je l'attrape d'une main flasque et le déverrouille. J'ouvre l'application Instagram et clique sur le petit avion en papier. C'est crowleydemon1 qui m'a envoyé un message. Crowley ! Je me redresse sur mon lit. « Je voulais m'excuser pour mon comportement d'hier, rejoins-moi au 4 rue Golden à 15h pour faire la paix ». Je me gratte la tête. Est-il vraiment sincère ? J'inscris l'adresse sur internet et trouve un bâtiment des plus normaux. Après tout, qu'est-ce que j'ai à perdre ? Il veut simplement se réconcilier. Je lui réponds, donc : « D'accord, je serai présent à l'heure convenue. ». Je saute hors de mon lit et m'oriente vers la salle de bains pour prendre une douche.

Lorsque l'heure arrive, je préviens ma mère et, accompagné par Gabriel, je sors de ma maison. Maintenant, je n'ai plus qu'à suivre l'application sur mon téléphone qui me guide à l'endroit que j'ai choisi. Gabriel m'emboîte le pas, étonné que nous changeons le tour de la promenade.

J'applique les directives de mon portable et nous nous engageons dans une allée sinistre. Les bâtiments sont détruits à certains endroits mais, à ma grande surprise, encore habités. Gabriel est apeuré. À vrai dire, je ne suis pas très rassuré non plus. Je découvre l'habitacle que j'ai vu quelques heures plus tôt sur internet, maintenant il est presque en ruine.

Pourquoi Crowley veut que l'on se rejoigne dans un endroit pareil ? Je suis sur le point de faire demi-tour lorsque j'entends des pas s'approcher.

- Tu es encore plus con que je l'imaginais, tu es vraiment venu.

Une silhouette sort de l'ombre, c'est Crowley. Je me recule d'un pas voyant son expression hostile. Gabriel, sentant mon angoisse, se met à grogner. Crowley ne cesse pas d'avancer.

- Je n'ai pas peur d'un cabot, surtout si c'est le tien.

Je regarde de gauche à droite pour apercevoir une possible sortie mais il m'a coincé dans un cul-de-sac. Je sens mon coeur s'accélérer.

- À nous deux, petite merde !

Le sourire qui se dessine sur son visage me fait froid dans le dos. Il arme son poing, que je n'ai pas le temps d'esquiver et me le donne en plein visage. Je tombe à la renverse, sentant ma tête tourner. Gabriel saute sur son bras.

- Sale clebs ! crie-t-il.

Il balance Gabriel pour le dégager de son bras. Celui-ci se heurte contre le mur et tombe à terre. Il ne réagit plus. Des larmes me montent aux yeux.

- Gabriel !

Une montée d'adrénaline me propulse hors du sol. Je fonce droit vers Crowley, rempli de rage. Il va me le payer ! Je lance mon bras vers son visage. Il l'esquive sans difficulté et me donne un coup de poing dans le ventre, ce qui coupe ma respiration.

- Je pense que je vais bien m'amuser.

Il a toujours ce sourire sombre qui fend son visage. Je ne me laisse pas abattre et me dirige de nouveau vers lui, malgré ma difficulté à reprendre mon souffle. Il n'attend que ça, que j'attaque. Je brandis mon poing, pour faire diversion, mais lui donne un coup de pied sur le flanc. Il se tord légèrement. Je crois que je l'ai mis en colère.

- N'essaye pas de faire le malin, grogne-t-il.

Son expression a changé, maintenant l'agressivité se lit sur son visage.

- Tu n'aurais jamais dû embrasser Meg.

Il s'avance vers moi et mon seul réflexe est de reculer, jusqu'à être collé au mur. Il me donne un coup de poing, puis un autre et encore un autre. Je suis face au sol voyant les gouttes de sang couler. J'essaye de me redresser mais il me frappe dans les côtes, comme un ballon de football. Je crache du sang et rampe en espérant trouver une sortie.

- Tu n'peux aller nulle part, annonce-t-il en me frappant de nouveau dans les côtes.

Je pousse un gémissement de douleur.

- Je t'avais prévenu que je me vengerais, et toi, comme un con, tu viens ici dans un trou pommé pour que l'on fasse la paix.

Il rit, d'un rire diabolique.

- Tu n'es qu'un merdeux venu ici pour foutre la merde.

Il se lance dans un long discours mais je ne l'écoute plus. Je souffre trop et mes yeux se ferment tous seuls. Je lutte pour rester éveillé mais après tout, à quoi bon ? Je vais rester moisir ici. Je laisse l'obscurité m'envahir et m'abandonne dans les ténèbres.