CHAPITRE 13 : Dean
Note de l'autreure : PlumedeSorbier : Salut ! Merci beaucoup pour ton commentaire je suis très flatté :-) Je vais publié normalement 26 chapitre. Je suis heureuse que mon histoire te plaise et ça fait du bien de le savoir ! Bonne continuation à toi aussi.
Je me réveille en sursaut, je suis sorti de mon sommeil par des aboiements de chien qui me paraissent lointains. Je tourne la tête et regarde mon radio-réveil, j'ai dormi toute l'après-midi.
Je me redresse et je suis pris d'une énorme douleur à la tête, comme si je recevais des milliers de petits coups d'aiguilles dans le crâne. Je mets alors ma tête entre mes mains pour essayer de dissiper cette douleur atroce. J'essaye de songer à autre chose mais impossible à cause de ces aboiements de chien qui résonnent dans tout mon crâne, ce qui me déchire les tympans. Je décide donc de me lever pour faire taire ce foutu cabot.
Une fois levé, ma souffrance devient plus forte mais j'arrive, tout de même, à me diriger vers ma fenêtre. Je l'ouvre et regarde quel clebs peut bien aboyer ainsi. Dans un premier temps je ne le trouve pas, agacé par ce mal de tête, mais en observant de plus près j'aperçois devant ma porte un chien hurlant à mort. Je suis intrigué mais en le regardant de plus près il me paraît familier.
- Gabriel ! crié-je hébéter.
Le chien se tait, me regarde et se remet à aboyer comme pour me répondre. Je ne comprends pas tout de suite ce qu'il fait seul devant chez moi. Puis, j'ai un mauvais pressentiment car Gabriel ne se promène jamais sans Castiel à moins que...
Je sprinte jusqu'à ma porte d'entrée, prends ma veste à la hâte et suis Gabriel qui s'est déjà mis à courir. Tant pis pour mon mal de crâne.
Je commence à être essoufflé, ça fait bientôt dix minutes que je cours sans m'arrêter. Nous arrivons, à présent, dans un quartier que je connais vaguement à cause de la mauvaise fréquentation.
Les rues sont étroites, les murs sont sales et sentent la pisse. Durant ma course, je croise quelques résidents qui me regardent d'un oeil noir, j'ai l'impression qu'ils veulent m'étriper vivant. J'ai un frisson, non à cause du froid, mais à cause de ce lieu néfaste qui me rends mal à l'aise. Malgré l'épuisement, je continue ma course plus vite, pour sortir de cet endroit le plus rapidement possible.
Mais que ferait Castiel dans un endroit pareil ? Je n'ai pas besoin de réfléchir plus longtemps car Gabriel s'arrête net et se met à grogner dans une petite ruelle étroite et sombre.
- Castiel ?! appelé-je en voyant une silhouette noire qui s'approche de moi.
Mais celle-ci ne répond pas et continue d'avancer. J'ai un mouvement de recul et me prépare à courir en sens inverse, mais je veux découvrir le visage de cet inconnu. Je reste ainsi, attendant que les rayons du soleil percent l'obscurité qui l'entoure. Je suis terriblement surpris de voir ce visage familier, que je connais depuis des années.
- Crowley ?! Mais qu'est-ce que tu fais là ?
- Ah Dean ! C'est plutôt à moi de te poser la question.
Gabriel aboie après Crowley. Je le regarde sans comprendre ce qui se passe.
- Connard de chien ! s'écrit Crowley, c'est toi qui a ramené Dean ? Je croyais que je t'avais assommé.
Pour toute réponse Gabriel continue à grogner. Je recule d'un pas, me méfiant de Crowley.
- Mais qu'est-ce que...
Je n'ai pas le temps de finir ma phrase que j'entends une voix m'appeler.
- Dean...
Cette voix est faible et fragile, presque perdue dans les ténèbres de la ruelle. Mes yeux s'adaptent à l'obscurité et perçoivent une ombre étendue au sol se tordant de douleur d'après les gémissements produits. Je m'approche et reconnais ce fameux trench-coat que je connais si bien.
- Cas' ! m'écrié-je.
Je cours vers lui sans me préoccuper de Crowley, inquiet de l'état de Castiel. Je m'agenouille près de lui et le regarde de la tête aux pieds pour voir s'il n'a rien de grave. Castiel se tortille.
- Dean... J'ai froid... se plaint-il.
Je retire ma veste d'un mouvement brusque et la pose avec douceur sur Castiel.
- Ne t'inquiète pas, ça va aller, je suis là maintenant, dis-je de ma voix la plus douce pour le réconforter.
J'ai mal au coeur de voir Castiel ainsi, je suis pris d'une immense rage et me retourne vers l'homme qui lui a fait ça.
- Qu'est-ce que tu lui as fait ?
- Admire mon travail ! s'exclame Crowley d'une voix fière en tendant son bras dans la direction de Castiel, je lui ai refait le visage car il était trop... parfait et je crois que je lui ai cassé un bras ou déboîté une épaule un truc comme ça...
En voyant Crowley avec un grand sourire, je n'ai qu'une envie : le tuer.
- Tu te fous de ma gueule ?! clamé-je en me relevant prêt à me battre.
- C'est moi qui me fous de ta gueule ? C'est marrant quand même, ce n'est pas plutôt l'inverse ? Tu ne te rappelles pas ? Non... ah oui, c'est vrai, t'es tellement con que tu ne peux pas te rappeler de ce qui s'est passé hier soir. Je te la fais courte, hier soir cette chose là, explique-t-il en pointant sa main dans la direction de Castiel, a embrassé..
- Meg... complété-je entre mes dents, sentant cette sensation de la veille remonter en moi.
- Bravo ! Du coup tout naturellement je me suis vengé ! affirme-t-il joyeusement.
Je commence à perdre patience et je serre des poings en me dirigeant vers Crowley. Gabriel est plus rapide que moi et mord le mollet de Crowley, ce qui lui arrache un hurlement.
Je souris satisfait car après tout, Crowley l'a bien cherché. Mais ce sourire s'efface presque instantanément lorsque je vois Crowley projeter Gabriel contre le mur.
- Gabriel, non ! hurle Castiel d'une voix qui résonne dans toute la ruelle.
Etonné par la voix de Castiel, je me retourne vers celui-ci qui essaye de ramper jusqu'à Gabriel. Je me dirige vers lui.
- Je t'en prie, reste où tu es, supplié-je, tu es déjà assez amoché comme ça.
Castiel ne m'écoute pas et rampe vers Gabriel.
- Cas', s'il-te-plaît ne bouge plus.
Il m'obéit à contre-coeur et s'adosse au mur avec ma veste sur lui.
En tournant la tête, j'aperçois Crowley déchirer une partie de son tee-shirt et faire un bandeau autour de son mollet, ne s'occupant plus du reste. Il est surpris lorsque je le plaque au mur.
- Tu vas le regretter ! répliqué-je en contractant tous mes muscles.
- Tu crois ?! ricane Crowley.
J'entends un « Clic » et lâche Crowley. Je fais un bond en arrière, reconnaissant ce bruit si familier. Voyant Crowley avec un couteau à la main, je sens l'adrénaline monter en moi. Je vois dans son regard qu'il est prêt à me le planter dans le cœur, faisant battre ce dernier plus fort.
- Tu es sûr de vouloir jouer à ce jeu là ?
- Oooh oui !
Crowley ne cesse de sourire.
- Je te préviens, tu vas perdre.
Je lance un regard défiant à Crowley et on se met en position de combat.
Il s'élance sur moi. Je l'esquive facilement. Il revient à la charge mais j'attrape sa main. Je lui fais une clé de bras ce qui le met à genoux en poussant un cri de douleur.
- Trop facile ! déclaré-je.
J'intensifie la clé de bras ce qui lui fait lâcher le couteau. Puis, je lui tire les cheveux de ma main encore libre, et cogne sa tête contre mon genoux. Crowley se roule par terre en tenant son nez ensanglanté.
Je ne veux pas le laisser avec si peu d'égratignures. Je me rapproche de lui pour le relever. Mais lorsque je tends mon bras vers le col de Crowley, je ressens une douleur intense m'envahir l'avant-bras.
Je regarde ce dernier et vois du sang, mon sang, couler goutte par goutte sur le sol dégueulasse. Je redresse ma tête. Crowley est debout avec son couteau grouillant de sang.
Il a réussi à reprendre le couteau. Je m'en veux de ne pas l'avoir écarté. Une erreur de débutant. Mais je ne laisserai pas ce fils de pute s'en tirer. Je serre mon poing en sang et malgré la douleur, me remets en position de combat.
Cette fois-ci, c'est moi qui déboule sur Crowley en lui donnant un coup de poing qu'il contre, tire sur mon bras et me donne un coup de boule. Je recule d'un pas, à moitié sonné. Non à cause de sa force de tapette, mais à cause de mon mal de crâne qui refait surface. Il en profite pour me faire une balayette, j'avoue, j'aurais fait la même, et je me retrouve presque allongé par terre. Mais Crowley ne s'arrête pas là, il me tire les cheveux et je sens son couteau gelé dans mon cou ce qui m'enlève toute envie de bouger.
- Bah alors, on fait moins le fier hein?
- Je voulais pas trop t'abîmer en même temps, renchéris-je avec un sourire au coin des lèvres.
- Tu te fous de ma gueule en plus ?! Nan mais le gars a un couteau sous la gorge et il continue à faire le mec ! Tu vois Dean, c'est TOUJOURS comme ça avec toi. Depuis qu'on est gosses y'en a que pour toi, tu veux toujours tout avoir, tout savoir. Regarde avec Castiel, depuis qu'il est là y'en a plus que pour lui, je compte même plus à tes yeux. Et le pire, c'est que tu disais que c'était qu'un pauvre con qui te remonterait tes notes. Et maintenant, tu le défends, je croyais qu'il était rien pour toi. J'pensais que c'était juste une marionnette, une tapette que tu pourrais manipuler. En plus, tu l'aides à choper des meufs, MA MEUF, tu m'avais juré qu'il y aurait rien, qu'ils étaient juste « potes », mon cul ouais...
- Je te jure que j'en savais rien, c'était pas fait exprès, depuis le début c'était pas le but. Il m'a fait pitié, j'osais pas lui faire trop de mal.
J'espère que Castiel ne m'a pas entendu. Je ne pense pas un mot de ce que je dis.
- Depuis quand tu te préoccupes des gens ? Tu fais du mal à tous ceux qui t'entourent à part à ceux qui sont dans ta petite bulle. C'est devenu ton petit protégé maintenant ?!
Y'a que ceux qui t'intéressent que tu préserves, regarde Sammy, il en peut plus de toi, tu l'étouffes ! Et tous les autres, tu les laisses tomber comme des pauvres petites merdes.
- Arrête, tu sais très bien que pour moi l'amitié c'est sacrée. Et laisse Sammy en dehors de tout ça... Je t'aurais jamais laissé tomber, c'est toi qui t'es éloigné, tu m'as laissé... J'voulais pas ...
- Tu voulais pas quoi? Me lâcher pour un pauvre petit rejeton ? C'est trop tard mec, fallait pas jouer au con. Si c'est ça, retourne pleurer dans les jupons de ta mère... A bah nan, c'est vrai, elle est morte.
Une pulsion meurtrière m'envahit. Je lui donne un coup de coude dans les côtes. Il se plie de douleur et me libère de son emprise. Mais je ne veux pas le laisser ainsi après ce qu'il vient de me dire.
Je lui donne un coup de poing puis un autre et encore un autre sans pouvoir me stopper.
Mon cerveau me dit d'arrêter, mais ma rage prend le dessus et je lui donne des coups de pieds, dans le ventre, de plus en plus fort. Je ne peux plus m'arrêter, plus je le tape plus ma rage s'amplifie. Il n'a pas le droit de dire ça, il est allé trop loin. Je ne comprends pas comment j'ai pu être pote avec un abruti pareil...
- Dean... Je t'en prie... Arrête...
Cette petite voix fait écho dans ma tête.
- Dean...
Je reconnais la voix de Castiel. J'arrête de suite, réalisant ce que je suis en train de faire et je recule d'un pas, ayant peur de moi-même.
Crowley est mal au point et je m'en veux légèrement. Malgré ce qu'il vient de dire et de faire, il ne mérite pas que je lui casse les côtes. Je me rapproche, tout de même, de lui et le prends par le col de son tee-shirt plein de sang.
- La prochaine fois que tu touches à Castiel ou que tu parles de ma mère, je te tue, ok ?!
Pour toute réponse, Crowley hoche la tête.
- Maintenant, dégage !
Il se lève avec difficulté et part en boittant. Lorsque Crowley est assez loin, je me précipite vers Castiel qui se trouve maintenant près de son chien. Je souris.
- T'es une vraie tête de mule ! Je t'avais dit de ne pas bouger.
- Pas autant que toi, répond Castiel avec un léger sourire aux lèvres.
Je ris, il fallait bien qu'on se détende. Gabriel a l'air d'aller bien et réussit même à se mettre sur ses quatre pattes.
- Il est drôlement costaud ton clebs, m'exclamé-je.
Mais Castiel me répond pas et me regarde droit dans les yeux, ce qui m'apaise comme à chaque fois.
- Merci Dean...
Je perçois dans ses yeux que ce merci est vraiment sincère. J'ai envie de rester plongé dans ses beaux yeux bleus, mais l'endroit n'est pas vraiment idéal.
- Tu auras tout le temps de me remercier tout à l'heure.
Je l'aide à se relever, ce qui lui fait lâcher un gémissement de douleur. Je prends son bras autour de mes épaules suivi par Gabriel qui réussit à marcher à mes côtés.
