Petite fanfic Kakairu parce que j'aime bien ce couple. Attention, il y a un lemon (et même un bon gros lemon), alors les moins de 16 ans ou ceux qui sont mal à l'aise avec l'idée, passez votre chemin -ou sautez les paragraphes concernés!
Disclaimer : Evidemment, rien ne m'appartient, à part l'histoire même.
Bonne lecture!
Iruka dormait. Son corps brun émergeait de la vague blanche de son drap, nu et déplié, offert à la chaleur étouffante d'une nuit d'été. Même dans son sommeil, son visage gardait son expressivité coutumière : au détour d'un rêve, il grimaçait ou souriait, et parfois sa gorge délivrait un petit gémissement.
Une silhouette noire apparut à la fenêtre et désamorça les pièges installés d'une main experte. Sans un bruit, cette ombre longiligne s'introduisit dans la chambre. Lorsque elle fut arrivée près du lit, juste au dessus du professeur, celui ci lâcha un soupir endormi et se retourna, les yeux toujours clos.
Pendant de longues minutes, les deux silhouettes restèrent immobiles, à quelques centimètres l'une de l'autre, l'une guettant l'autre assoupie. Et puis le nouvel arrivé se pencha sur Iruka…
Le professeur se réveilla une fraction de seconde avant que le tissu ne le touche. En ninja compétent, il s'écarta de justesse en roulant sur le côté, arrachant d'une main le tissu noir. Puis, en amant compétent, il enroula son autre bras autour de la taille du nouveau venu et le plaqua contre lui.
« J'aurais pu te tuer, ronronna Kakashi dans ses cheveux.
- C'est vrai que ça me tue quand tu m'embrasses avec ton fichu masque.» rétorqua le professeur d'une voix endormie, contre son cou.
Le jounin eut un petit rire puis déposa un baiser tendre sur son front.
Ils restèrent un moment serrés l'un contre l'autre, dans un silence confortable. La poitrine de Iruka se soulevait profondément, habitée par une respiration ensommeillée, tandis que celle de Kakashi se creusait par acoups secs, ayant ramené la nervosité de sa mission. Du fait de la chaleur, les deux peaux étaient collées, comme fondues en une, et chaque coeur résonnait dans la poitrine de l'autre, l'un rapide, l'autre tranquille.
Puis le professeur écarta son amant et le parcourut du regard, sourcils froncés.
« Je ne suis pas blessé, sourit Kakashi.
- Tu empestes le sang pourtant.
- Ce n'est pas le mien. »
Voyant que cette phrase n'avait pas suffit à desserrer les sourcils de son amant, Kakashi haussa les épaules et partit vers la douche. Iruka se recoucha sur le matelas et regarda le plafond en écoutant le bruit de l'eau. Un peu plus tard, le jounin retournait dans la chambre, nu et la peau encore un peu humide, ses cheveux blancs dégoulinants sur ses épaules blanches.
Iruka s'assit sur le rebord du lit et fit signe au jeune homme de s'approcher. Puis, les sourcils froncés et les yeux plissés, il entreprit de scanner ce corps musclé à la recherche de blessures. Ses mains brunes couraient sur Kakashi, attentives, aidant son regard en guettant une cicatrice nouvelle sur cette étendue connue. C'était un travail très sérieux, mais le ninja copieur s'amusait à le distraire de ses regards et gémissements séducteurs et en cambrant langoureusement son corps sous sa main.
Lorsque l'inspection fut achevée, Kakashi colla sa bouche contre l'oreille du chuunin et murmura d'une voix chaude :
« Alors, satisfait ? »
Iruka plongea tête la première dans le matelas pour cacher ses joues rouges :
« Mouais. Les enfants n'ont rien ?
- Ils vont bien. Je les ai envoyé faire le rapport à ma place.
- Kakashi ! »
Ce dernier ne put réprimer un sourire. Il adorait quand Iruka avait ce ton indigné et accusateur. En tant que ninja d'élite, ex-anbu et jounin respecté et craint dans tout le village et au-delà, rares étaient ceux qui osaient le réprimander. Le professeur était le seul chuunin à le faire. Comme il était le seul chuunin de Konoha à hurler quotidiennement sur les jounins qui lui rendaient de mauvais rapports.
« Les enfants se sont plutôt bien débrouillés, surtout Naruto.
- Alors il faudra que tu partes tôt demain matin. Il va sûrement débouler aux premières heures pour tout me raconter. »
Iruka avait pris une voix exaspérée, mais Kakashi le connaissait assez pour déceler la fierté et le soulagement dans sa voix. Pris d'un élan d'affection pour son petit professeur attentionné, le jounin plongea vers le dos brun et déposa des baisers tendres le long de sa colonne vertébrale. Arrivé à la naissance des fesses, le ninja copieur s'arrêta et releva la tête, formulant une question muette.
« Pas cette nuit. Demain, Naruto ne va pas me laisser dormir, et j'ai une grosse journée de cours suivie d'une bonne soirée au bureau. »
Kakashi lâcha un léger soupir puis se laissa tomber sur le ventre, à côté de son amant qui passa une main tendre sur sa cicatrice, le long de sa joue, et souffla :
« Désolé 'Kashi.
- C'est pas grave. J'aurais pas du rentrer si tard. »
Le ninja copieur posa un bras sur le dos moite de son amant et ferma les yeux, savourant la douceur des doigts de son petit ami sur sa joue.
« Bonne nuit 'Ruka.
- Bonne nuit 'Kashi. »
Sauf que le sommeil ne vint pas. Il faisait trop chaud, le souvenir de la mission était encore trop vivace, et son désir pour l'homme à côté de lui trop ardent pour que le célèbre jounin puisse sombrer. Il avait terriblement envie de tourner sur lui même, voire de se lever et aller faire une petite promenade nocturne sur les toits, histoire de se calmer, mais il avait trop peur d'arracher Iruka au sommeil à nouveau s'il bougeait.
Alors il attendit, le visage enfoncé dans le matelas, le nez écrasé, en se maudissant d'avoir choisi cette stupide position. De longues minutes s'écoulèrent, ennuyeuses. La sueur commençait à remplacer sur sa peau l'eau de sa douche et l'irritation son ennui lorsqu'il sentit que la main d'Iruka s'animait à nouveau contre sa joue.
« 'Kashi, tu dors ? »
Un instant, il fut tenté de prétendre que oui, mais l'idée de devoir garder plus longtemps cette position l'emporta. Il pivota sur le côté et rencontra le regard chaleureux de son petit ami.
« Non.
- Je veux bien faire l'amour finalement. »
Kakashi écarquilla les yeux de surprise.
« Quoi ? Si t'es crevé demain, tu vas encore dire que c'est ma faute!
- Je n'arrive pas à dormir de toute façon, alors autant passer du bon temps. »
Le jounin plissa les yeux, suspicieux, mais son petit ami se redressa et s'assit sur ses hanches, pressant son entrée contre la virilité du plus âgé, achevant de le convaincre de sa bonne foi.
Kakashi accueillit avec délice les lèvres chaudes de son amant sur les siennes et sa langue dans sa bouche. En même temps qu'il l'embrassait, le chuunin passait des mains douces sur son torse, caressant ses tétons avec habilité et redessinant ses abdos, réveillant peu à peu sa virilité.
Toujours plongé dans la bouche enchanteresse, le ninja copieur monta ses bras vers son délicieux amant et pressa tendrement ses fesses, jouant avec la peau et titillant l'entrée. Le soupir qu'il cueillit dans sa gorge l'encouragea à poursuivre. Il abandonna un instant la peau humide pour trifouiller dans le tiroir à côté du lit, puis retourna vers l'espace délaissé des doigts imbibés de lubrifiant.
L'intimité du chuunin avala le premier doigt avec avidité. Elle se serrait autour de cette fraîcheur, alors que tout son corps était chaud. Iruka se décala légèrement afin de découvrir le membre durcissant de son petit ami. Il promena un doigt sensuel sur la peau tendue puis l'entoura de sa paume, en même temps qu'un deuxième doigt de Kakashi se frayait un chemin en lui, glissant dans le froid du lubrifiant.
Sentant que la virilité du jounin devenait douloureusement tendue dans sa main, Iruka se redressa doucement, arrachant son intimité aux doigts de Kakashi. Puis, les yeux plongés dans ceux brillants de son amant, il redescendit son corps et s'empala peu à peu sur le membre dressé, déclenchant une onde de plaisir chez son partenaire.
Lorsque la fusion fut accomplie, le ninja copieur passa tendrement ses mains dans le dos brun et fit basculer son petit ami en arrière, le coinçant entre le matelas et lui. Il adorait voir le professeur ainsi, ses yeux sombres montés vers lui avec amour, ses longs cheveux noirs étalés sur le matelas avec abandon et son corps frissonnant de désir, réagissant à chacun de ses mouvements.
Il commença à bouger d'avant en arrière, doucement, reconnectant leurs corps déjà humides de sueur. Chaque fois qu'il retrouvait le corps de son amant, il avait l'impression d'une inspiration vitale et délicieuse, nécessaire. Sous lui, le chuunin respirait de plus en plus intensément et sa bouche ouverte, humide de salive, était si sensuelle que le ninja copieur se retrouva en elle avant d'avoir réfléchi.
En même temps que sa langue se laissait entraînée, subjuguée dans une danse intense, Kakashi accéléra le mouvement, faisant se creuser le dos d'Iruka et se resserrer ses jambes brunes autour de ses hanches. Il sentit les ongles du chuunin dans son dos griffer sa peau à chaque coup de rein et la respiration jadis tranquille devenir haletante.
Le corps brun et le corps blanc étaient désormais plongés l'un dans l'autre, à bouger ensemble, à respirer et frissonner d'un même mouvement. Kakshi sentait les pics de plaisir qui inondaient son amant à chaque fois que son gland butait contre sa prostate et Iruka sentait les vagues enflammées qui lançaient sa moitié vers lui, réclamant une union toujours plus profonde. Ils étaient si connectés au plaisir de l'autre qu'ils ne savaient plus au plaisir duquel leur corps réagissait.
Fondu en son amant, Iruka avait perdu toute conscience de son environnement. Il vivait au rythme de cette union torride, des allers et retours avides du jounin. Son esprit était à la dérive, rendu fou par l'intensité de leur plaisir, et même les grands bruits mats que faisait le lit à chaque fois qu'il cognait contre le mur ne parvenaient pas à couvrir le claquement humide de leur union passionnée. Kakashi entrait et sortait de lui avec tellement d'ardeur que sans la main blanche passée derrière son cou, sa tête serait partie en arrière, entraînée par ce mouvement intense.
Il ne discernait de Kakashi qu'une tache rose surmontée d'une vague blanche, mais ses yeux restaient nets, et Iruka lisait la passion qui les habitait. Il sentit que ce plaisir enflait et que en lui le membre commençait à trembler de passion, proche de l'orgasme. Cette vision, mêlée à la sensation de sa prostate amoureusement pressée, encore et encore, l'amena lui aussi au bord de la délivrance.
Mais juste avant que leurs corps ne s'abandonnent complètement, Iruka crut distinguer derrière l'épaule de Kakashi quelque chose qui le glaça. Une petite silhouette venait d'entrer par la fenêtre et se dressait devant le lit, floue, mais entourée d'une tache orange bien reconnaissable.
D'un ultime mouvement de bassin, le jounin s'enfonça entièrement en lui, écrasant sa prostate et lui arrachant un cri de plaisir. Le corps blanc trembla, secoué par une profonde secousse de jouissance qui se termina par un jet de semence blanche, remplissant l'intimité d'Iruka et balayant un instant ses pensées.
Lorsqu'il eut reprit possession de ses moyens, le professeur affolé essaya d'avertir son amant :
« 'Kashi, Na... »
Mais sa phrase fut noyée dans la bouche humide du ninja copieur et dans la main qui entourait sa virilité avec amour, terminant ce qu'avait bien entamé leur union et menant Iruka à l'extase. Un instant, celui-ci oublia le visiteur surprise, uniquement conscient de ce plaisir intense et de ce corps contre lui, qui mêlait sa sueur à la sienne et était encore tendrement plongé en lui, bien que redevenu mou.
Et puis le professeur vit son élève favori en face de lui, derrière l'épaule de Kakshi, les yeux écarquillés, la bouche grande ouverte et le visage très rouge. La conscience revint brutalement, comme un seau d'eau glacée lancé sur ses épaules.
Il repoussa son amant d'un geste brusque, l'arrachant à lui, puis il ramena le drap sur leurs deux corps nus et tenta d'agripper le regard éteint du nouveau venu.
« Naruto, je... »
Le reste de sa phrase s'étrangla dans sa gorge. Tiré de sa torpeur par la voix de son professeur préféré, le jeune garçon avait soudain plissé les yeux et s'était jeté sur Kakashi avec rage. Sauf que ce dernier n'était pas un jounin pour rien. Au moment où Iruka avait prononcé le nom de son élève, il avait attrapé son masque et l'avait plaqué sur le bas de son visage, et lorsque l'enfant sauta sur lui, il se retourna et attrapa les deux poings serrés d'un mouvement d'apparence paresseuse mais extrêmement adroit.
Maître et élève se jaugèrent un instant du regard, l'un apparemment ennuyé, l'autre bouillonnant de rage, puis Naruto explosa et, tout en hurlant, il réussit à échapper à la poigne du ninja copieur et reprit ses attaques. La silhouette du démon à neuf queues se matérialisa progressivement autour de lui...
« CA SUFFIT VOUS DEUX ! »
Iruka s'interposa entre les deux belligérants et leur flanqua un grand coup sur le crâne, faisant fondre la silhouette du démon et l'expression indifférente. Deux des ninja les plus puissants de tout Konoha tournèrent vers lui un regard plein d'appréhension. Le professeur leur montra la fenêtre et dit d'une voix sans pitié :
« DEHORS ! J'ai pas le temps ni la patience pour ces conneries : demain, j'ai cours. Alors vous allez me faire le plaisir de sortir de chez moi et de mettre votre agressivité de côté jusqu'à demain soir, après la fin de mon travail. On discutera à ce moment là. D'ici là, je ne veux ni vous voir, ni entendre que vous vous êtes battu, ou même approché. Compris ? »
Naruto ouvrit la bouche pour répliquer, mais le regard de son ancien professeur le fit taire. Après un dernier regard haineux vers Kakashi, il se dirigea vers la fenêtre en traînant des pieds.
« Je peux rester si c'est juste pour dormir, 'Ruka ? » tenta ce dernier d'une petite voix suppliante.
La réponse fut délivrée sous la forme d'un coup de pied véhément dans les fesses puis d'un jet d'habits par la fenêtre…
Naruto attendait Iruka devant Ichiraku, et pour la première fois il n'était pas ravi par cette perspective. Kakashi apparut soudain et attendit à ses côtés, et pour la première fois, il n'était ni en retard, ni plongé dans son livre érotique. Le maître et l'élève s'ignorèrent mutuellement, et l'hostilité de Naruto était si palpable que les passants faisaient des écarts pour l'éviter. Et puis Iruka arriva, le teint pâle et avec deux grosses cernes, et pour la première fois il ne sembla pas heureux de voir celui que tout le monde avait fini par considérer comme son petit frère de coeur et celui que tout le village avait fini par deviner être son petit ami.
Tout cela était tellement inhabituel que les regards des clients, des serveurs et des passants restèrent fixés sur le trio lorsqu'ils rentrèrent dans le restaurant, dans l'attente de quelque chose d'exceptionnel. Mais Iruka ne fit que demander des bols de ramen au serveur, ce qui était à peu près aussi habituel que le lever du soleil ou les bêtises de Konohamaru chaque matin. Et puis agacé par tous ces regards pesants, le chuunin poussa une gueulante si violente que les clients, serveurs et passants cessèrent d'observer aussi ouvertement le trio.
Iruka posa brutalement les bols devant son amant et son ancien élève préféré puis croisa les bras sur sa poitrine. Kakashi trouvait adorable la façon dont le professeur dissimulait son embarras derrière la colère, quoiqu'un peu intimidante. Et Naruto, un peu calmé par la rage de son aîné, regardait son bol avec des joues rouges. Et puis il remarqua que son maître avait profité de ce qu'il avait le visage tourné pour terminer ses nouilles et remettre son masque en place, et sa poitrine se serra à nouveau de colère.
« Pourquoi il est là lui ?cria t'il en montrant le ninja copieur d'une baguette accusatrice
- Parce que c'est mon petit ami. » soupira Iruka.
Naruto recracha ses pâtes dans son bol.
« Quoi ? C'est pas possible ! Il a du te manipuler l'esprit avec son Sharingan !
- En reproduisant les mouvements de 'Ruka à la perfection ? Et comme 'Ruka est terriblement narcissique, il est tombé dans mes bras comme ça, c'est ça ? » ironisa Kakashi.
Naruto se releva d'un bond, renversant son bol de ramen au passage, et hurla au visage du jounin :
« JE T'INTERDIS DE L'APPELER 'RUKA, SALE PERVERS ! »
Il y eut un profond silence, et une vingtaine de paire d'yeux se posa sur le trio. Iruka sentit le rouge monter aux joues et la fatigue au cerveau. D'une main, il fit se rasseoir Naruto.
« Écoute Naruto, je suis avec Kakashi depuis plus d'un an et on est très bien comme ça.
- Mais…
- Et non, il ne ma pas trafiqué l'esprit, je suis avec lui de mon plein gré. Je ne suis peut-être qu'un chuunin, mais je sais me défendre. Je n'ai pas besoin qu'un gamin comme toi fasse mon chaperon. »
Naruto ouvrit la bouche à nouveau, mais aucun son n'en sortit. Il avait un air si perdu que le coeur d'Iruka s'attendrit. D'une voix douce, il ajouta :
« Qu'est ce qui te dérange ? Que ce soit un homme ?»
L'enfant balaya cette hypothèse d'un geste de la main.
« Que… tu nous ait vu ? »
L'ancien professeur et l'ancien élève rougirent en miroir, mais ce dernier surmonta sa gène pour répliquer :
« Non, ce… C'est pas ça. J'aurais préféré ne pas… enfin… Je veux dire je m'en doute que tu fais l'a… Bref, c'est pas ça le problème. Du moment que c'est quelqu'un de bien pour toi, je me fiche que ce soit un homme ou une femme et ce que vous faîtes euh… au lit.
- Et Kakashi n'est pas quelqu'un de bien ? Sourit Iruka. Il y a quelques jours encore, tu me disais que tu étais ravi de l'avoir comme professeur et que malgré ses lectures déplorables, il était fiable. »
Ce rappel provoqua une moue chez Naruto et un haussement de sourcil chez Kakashi.
« Oui benh il est peut-être fiable comme ninja, mais il lit que des livres cochons et il s'en fout toujours de tout. Je suis sur qu'il pense qu'au cul.
- C'est vrai que j'aime bien le cul et les livres cochons… commença Kakashi d'une voix éteinte.
- Tu vois !
- ...Mais je suis loin de m'en foutre de 'Ruka. C'est ma personne la plus chère et celui qui donne un sens à ma vie, une motivation pour rentrer vivant de chaque mission et vous ramener indemne. »
Un nouveau silence accueillit cette déclaration inhabituelle. Iruka devina au petit mouvement sous le masque que le jounin se mordillait la lèvre inférieure, ce qu'il faisait toujours lorsqu'il se sentait démuni.
Pour la première fois depuis le début de la discussion, Naruto regarda son maître avec plus de curiosité que de colère. Il lui adressa directement la question suivante :
« Ton masque, tu le gardes devant Iruka ?
- Évidemment que non. Comment on pourrait s'embrasser sinon ? »
Naruto grimaça, puis tapota pensivement sur son bol avec ses baguettes.
« Eh, Iruka, à quoi il ressemble alors le visage de Kakashi ? »
C'était sa façon de donner son assentiment.
Iruka laissa échapper un petit rire soulagé. Jusque là, il ne s'était pas rendu compte à quel point cela comptait pour lui que Naruto accepte sa relation.
Kakashi posa une main blanche sur la sienne et caressa doucement ses doigts, en signe de réconfort. Le regard de Naruto redevint menaçant :
« Par contre je t'interdis de le toucher devant moi. »
Kakashi tourna les yeux vers son élève, la main toujours sur celle de son amant.
« Comme je t'interdis de lui faire des trucs de pervers. »
Maître et élève se jaugeaient mutuellement du regard.
« Et si j'apprends que tu lui a fait du mal, je te tue. »
Kakashi retira sa main, sans lâcher Naruto des yeux.
« Ok pour le dernier, le deuxième est conditionné au vouloir de l'intéressé, et pour l'instant je me retiendrai de démonstration d'affection devant toi. Mais pas éternellement. »
Naruto fronça les sourcils puis finit par hocher la tête.
Iruka soupira et se massa les tempes, à la fois heureux et fatigué. Il était soulagé que cette histoire soit finie.
Autour de lui, les gens étaient ravis que cette histoire ait eu lieu en public, leur permettant d'alimenter les rumeurs du village pendant bien un mois...
Voilà, c'est fini. Qu'en avez vous pensé? A priori, j'ai fini, mais ptt que je ferai une petite suite si vous avez apprécié et que vous me le demandez ^^
