Et un dernier chapitre sous le signe de l'amour et d'un bon gros lemon!
L'eau coulait sur ses épaules et Kakashi la regardait partir dans le siphon de la douche d'un œil morne, en pensant qu'il aurait bien voulu évacuer ses pensées lugubres par le même trou. Les révélations de ce monstre de Mizuki l'avaient profondément ébranlé. Chaque fois que ses mots empoisonnés rejaillissaient à la surface, son estomac se contractait et il avait à la fois envie de vomir, de frapper des murs et de serrer Iruka contre lui. Avec un faible sourire, le jounin marmonna :
« 'Ruka n'apprécierait probablement pas que je lui fasse un câlin tout en lui vomissant dans le cou et en détruisant son appartement.
- Non effectivement, ça ne me dit pas. »
Pour la deuxième fois de la journée, le célèbre ninja-copieur sursauta. Il se retourna et découvrit son petit ami, occupé à se déshabiller avec un sourire amusé. Puis le jeune homme pénétra nu dans le douche, piétinant les sombres ruminations de son amant de ses pieds bruns. Il se serra contre le corps blanc ruisselant en grommelant « Laisse moi une place, ivrogne. » puis cala sa tête dans le creux du cou du jounin et croisa ses bras dans son dos.
Kakashi ferma les yeux et se coula dans cette impression de plénitude, avec les cheveux d'Iruka contre son menton, son souffle chaud à la jonction entre son cou et son tronc, les mains fermes juste au dessus de ses fesses et la peau tiède contre son torse, son ventre et ses jambes. L'eau continuait de tomber sur ses épaules et son dos, puis elle glissait le long de leurs corps, s'infiltrant entre leurs membres sans les séparer, douce et réparatrice.
Lorsque le corps plus petit s'agita contre lui, remettant de la distance entre eux, Kakshi grogna, mais en ouvrant les yeux, il tomba nez à nez avec un Iruka rayonnant qui approchait des mains pleines de savon de lui et la frustration disparut. Tout en parcourant sensuellement le corps blanc de ses mains savonneuses, le professeur entreprit de lui raconter sa journée en râlant que s'occuper de gamins insupportables et bruyants est compliqué quand on a mal à la tête. Kakashi hochait de temps en temps la tête pour montrer qu'il compatissait, mais le professeur faisait l'essentiel de la conversation, avec le ton faussement exaspéré qu'il utilisait toujours pour parler de ses mômes et qui dissimulait mal son affection. Une vague d'attendrissement soudaine fit s'avancer Kakashi vers son amant dans l'espoir d'un câlin, mais celui ci en avait décidé autrement et le fit pivoter sur lui même d'un geste sans réplique avant de s'attaquer à son dos. Le maître ninja commençait à suspecter son amant de s'attarder à dessein sur la région de ses fesses, rendant fou son bas ventre, lorsque la main délicieusement coupable interrompit son geste et que le menton d'Iruka frôla sa nuque.
« Bon, et toi, qu'est ce qui t'es arrivé pour que tu sois dans cet état ? »
En une fraction de seconde, Kakashi revit le sourire malsain de Mizuki puis entendit ses cris lorsque il lui avait brûlé le bas du corps.
« Rien. Juste une grosse gueule de bois. Et une envie de tuer trois de tes anciens élèves. »
Iruka le fit à nouveau pivoter, jusqu'à lui faire face. Son visage, encadré par ses cheveux noirs dégoulinants, était très sérieux.
« Rien d'autre ?
- Rien d'autre.
- Alors tu me feras le plaisir de ne pas tuer Naruto ce soir. Ce que tu fais en entraînement ne me regarde pas, mais quand je suis là, je veux que vous vous comportiez en personnes civilisées.
- Alors je peux le tuer demain ? »
Iruka fondit sur lui et lui assena une tape sur l'épaule avant de l'embrasser fougueusement.
L'eau coulait toujours, leurs salives se mêlaient, et la virilité d'Iruka appuyait contre sa jambe. Tout en l'embrassant, le professeur recula, recula, jusqu'à ce que son dos touche le mur. Alors il lâcha les lèvres du jounin et glissa une main entre ses cuisses. Kakashi ne put retenir un juron lorsque les doigts bruns s'enroulèrent autour de son membre durcissant, envoyant une décharge de plaisir dans tout son corps.
« Tu veux faire l'amour ? commença Kakshi, surpris.
- Je ne me pensais pas si subtil, rigola le chuunin. Ça te dit? »
En guise de réponse, le ninja-copieur attrapa le gel lubrifiant derrière eux (ils en avaient semé un peu partout dans l'appartement, précisément pour ce genre de situation.). Tandis qu'il en imprégnait ses doigts, ceux de son amant couraient sur sa peau, s'attardant sur ses fesses musclées et sur ses tétons sensibles, les frôlant à peine puis les serrant soudain, ce qui avait pour effet de faire monter son désir et une certaine partie de son anatomie. Kakashi pressa son corps contre le chuunin, le bloquant contre le mur, puis il enfouit son visage dans ses cheveux et murmura d'une voix rendue rauque par le désir :
« Je t'aime tellement 'Ruka. »
Le professeur ne put réprimer un frisson. Non pas à cause du doigt humide de lubrifiant qui venait de s'introduire en lui, avec douceur mais détermination, mais bien à cause de l'intensité avec laquelle son petit ami lui avait répété son amour. Il releva la tête et rencontra le regard brillant de Kakashi. D'un doigt précautionneux, il redessina sa cicatrice, caressant cette ligne qui allait de son oeuil au bas de sa joue avec tendresse.
Un deuxième doigt se fraya un chemin en lui, lui arrachant un petit hoquet que Kakashi cueillit dans un baiser enflammé. Partout Kakashi était sur lui, en lui, dans son torse qui pesait contre son torse, dans sa main qui caressait sa hanche, dans sa langue qui tournait dans sa bouche et dans ses doigts qui avançaient toujours plus loin dans son intimité, titillant sa prostate. Iruka se sentait submergé par ces vagues de plaisir qui assaillaient son corps partout à la fois, en même temps, comme si son amant l'engloutissait entièrement. Ses jambes se mirent à trembler, perdant la maîtrise sous ces assauts répétés et il aurait glissé si un bras blanc ne l'avait pas rattrapé.
Kakashi sortit délicatement ses doigts de son entrée désormais avide, posa ses bras musclés sous ses fesses et le souleva. Il plongea ses yeux brillants de désir et d'amour dans ceux du professeur et chuchota :
« Ça va ? »
Incapable de répondre, Iruka enroula ses bras autour des épaules fermes et ses jambes autour de son bassin, offrant son intimité au membre dressé de son amant.
Kakashi entra en lui en un geste si naturel qu'on eut dit que leurs corps étaient faits pour s'emboîter. Le corps d'Iruka se resserra instinctivement autour de lui, comme pour le garder, ce qui fit gémir le jounin. Le professeur posa sa tête sur le crâne de son amant, et Kakashi fut englouti dans un flot de cheveux noirs humides. Il savoura cette sensation de douce captivité, goûtant la peau pressée contre lui, les bras et les jambes qui l'emprisonnaient de leur amour, le rideau noir devant son visage et la chaleur accueillante autour de sa virilité.
Puis il sentit le souffle chaud d'Iruka contre son visage, comme un nectar divin :
« Prends moi 'Kashi. »
Et il sombra dans l'ivresse.
Il commença à bouger, tout en agrippant férocement les fesses rondes pour éviter qu'Iruka ne tombe. A chaque mouvement de son bassin, il s'enfonçait plus profondément dans ce nid tendre et délicieusement serré, et à chaque fois il sentait le corps d'Iruka frissonner et sa respiration devenir plus rapide et plus torride, contre son visage. Rendu ivre par le bonheur de son corps et les réactions de son aimé, Kakashi se retira complètement, arrachant un petit hoquet au chuunin, puis ramena ses fesses vers lui et plongea tout entier.
Ils crièrent en même temps, balayés par un plaisir d'une telle intensité que c'en était presque douloureux. Les bras et les jambes du professeur rentrèrent dans le dos et les hanches du plus âgé, comme pour se fondre en lui, et Kakashi plaqua Iruka contre le mur pour pousser la pénétration jusqu'au bout, s'écrasant les doigts au passage.
Puis il écarta à nouveau le bassin pour prendre de l'élan avant de retrouver la complétude, faisant claquer ses testicules contre les fesses d'Iruka. Il répéta ce geste avec ivresse, encore et encore, sous la cascade de la douche et des cheveux noirs, jusqu'à ce que son corps n'en puisse plus de plaisir, et encore après.
Pressé entre son amant et le mur, Iruka suffoquait. Tout n'était que plaisir, des vagues intenses et désordonnées qui jetaient son corps dans un tourbillon de sensations trop fortes, trop bonnes, et à chaque fois que Kakshi plongeait en lui, il le dérobait un peu plus, lui volant le contrôle de son corps et de sa voix d'un mouvement adroit ou d'une pression sur la prostate.
Perdu dans ce chaos parfait, Iruka ne se sentit même pas venir. Mais il sentit de manière décuplée l'explosion de Kakashi, avec la secousse intense puis la délivrance spectaculaire, et tout ce liquide qui jaillissait en lui, le remplissant de son amant.
« Ca va 'Ruka ? »
Le jeune homme se rendit compte qu'il haletait, la tête baissée contre le cou de son petit ami, les jambes furieusement serrées autour de ses hanches et les ongles enfoncés dans ses épaules. Il essaya de répondre pour rassurer Kakashi et effacer l'inquiétude dans sa voix, mais les mots tournaient dans sa tête et le souffle lui manquait. Alors il leva la bouche et emprisonna les lèvres du jounin entre ses dents, les mordillant avec passion. Il décolla ses ongles de la peau et les plongea dans la chevelure blanche, attaquant les oreilles qu'il savait sensible.
Kakashi euh un hoquet et Iruka sentit que sa virilité auparavant molle durcissait légèrement au fond de son intimité. Il l'enserra avec passion et le ninja-copieur s'effondra dans la douche, emportant Iruka dans sa chute.
« IRUKA ! ON Y VA BIENTÔT ? »
Le chuunin, étalé de tout son long et noyé sous le flot diluvien de la douche, grimaça et jura silencieusement, faisant rire le jeune homme sous lui.
« IRUKAAAAA ! JE SUIS PRÊT ET IL EST 19 H, COMME PRÉVU ! SI TU SORS PAS DE LA DOUCHE JE VIENS TE CHERCHER ! »
Voyant l'expression de son petit ami, Kakashi se boucha les oreilles en toute hâte.
« JE SUIS ICI CHEZ MOI, ESPÈCE DE SALE MORVEUX ! T'ES DÉJÀ PAS SENCE VENIR SANS FRAPPER, ALORS SI TU T'AVISES DE FAIRE QUOI QUE CE SOIT JE TE FOUS DEHORS ET PAS D'ICHIRAKU PENDANT TROIS MOIS ! »
Kakashi regardait Naruto engloutir son quatrième bol de ramen en répandant la moitié sur ses habits et la table, et il se sentait presque attendri. Peut-être que ça venait du sentiment nouveau de familiarité qu'avait cette scène. Plus personne ne s'étonnait de les voir venir tous les trois chez Ichiraku, et les habitués commençaient même à ajouter aux salutations enjouées à Iruka et Naruto un signe de main timide vers lui quand ils allaient s'asseoir à une table. Naruto passait toujours les premières minutes à le surveiller intensément, guettant le moment où il retirerait son masque pour manger son bol, et lui s'amusait à faire des feintes comme se gratter le nez ou tirer légèrement sur le bord du tissu histoire de le faire tourner en bourrique. C'était devenu une sorte de jeu entre eux, et même quand Iruka leur intimait d'arrêter leurs bêtises et de manger, sa voix trahissait plus d'amusement que d'agacement.
Et puis Naruto ouvrit sa grande bouche et fit tout foirer en lui demandant pourquoi il avait soudainement posé des questions sur Mizuki ce matin et où il était allé l'après-midi…
Une heure plus tard, le ninja copieur attendait son jugement, assis sur le lit dont Iruka allait probablement lui refuser l'accès, au vu de la tête qu'il avait faite lorsque le gamin avait ouvert sa fichue bouche. Et ça n'arrangeait pas son humeur de savoir que ce boulet de Naruto avait en plus gagné le droit de dormir ici, dans la petite chambre où il squattait parfois quand Iruka craquait et l'autorisait à venir. Kakashi se demandait s'il réussirait lui aussi à amadouer son petit ami avec un regard de chien battu et une référence à ses parents morts lorsque le concerné déboula dans la chambre et claqua la porte derrière lui, l'air à peu près aussi amène qu'Ibiki en pleine séance de torture.
« J'ai installé le lit de Naruto et je lui ai dit de pas venir nous déranger. » déclara le professeur d'une voix froide.
Kakashi tenta une boutade :
« Ca veut dire qu'on va pouvoir faire l'amour comme des bêtes ? »
Iruka eut l'air à peu près aussi amusé que Sasuke par une blague de Naruto. Il croisa les bras sur sa poitrine et avança vers l'un des plus grands ninja de Konoha, lequel ne se sentait plus si grand que ça pour l'heure et préféra reculer prudemment.
« C'est quoi ces histoires avec Mizuki ?
- Euh, je me posais des questions sur qui c'est, rien de plus.
- Et si tu as disparu tout l'après midi, c'est sûrement pas lié à ces questions ? Et si tu avais l'air si bizarre après, c'est juste à cause de l'alcool, et pas à cause de ces histoires sur Mizuki, C'EST CA ? »
Kakashi se recroquevilla sur lui même.
« OU ÉTAIS TU CET APRÈS MIDI KAKASHI ? »
Le jounin ferma les yeux.
« J'étais allé voir Mizuki, en prison.
- ET POURQUOI CA ?
- Pour l'interroger.
- SUR ?
- Je voulais savoir ce que… qui il était. Pour toi. »
Iruka se figea. Une longue minute s'écoula, étouffante. Kakashi aurait préféré la colère d'Iruka, des cris voire un coup de poing à ce silence terrible.
« Je suis désolé 'Ruka. »
Après une longue inspiration, celui ci demanda :
« Et qu'est ce qu'il t'a raconté ? »
Kakashi détourna les yeux.
« Suffisamment de choses pour que je comprenne que c'est pas un type bien. »
Iruka se laissa tomber sur le lit, à côté de lui. A nouveau, un silence lourd s'imisca entre eux. Puis, les yeux résolument tournés vers le plafond, le professeurmurmura :
« On a été ensemble. Avant qu'il révèle sa vraie nature et piège Naruto.
- Je sais, répondit Kakashi avec douceur.
- Je ne savais pas qu'il était comme ça, je … Enfin des fois il faisait des choses… Mais je me disais toujours... »
Iruka semblait démuni et Kakashi détestait ça. Il espérait que Mizuki souffrait énormément dans sa prison, et qu'il souffrirait à vie.
Le ninja copieur posa sa main sur celle de son petit ami et la caressa doucement.
« J'ai été aveugle. » murmura Iruka avec une amertume et un dégoût de soi qui transpercèrent le coeur de Kakashi.
Le jounin se redressa et prit le visage de son amant entre ses mains, le forçant à le regarder.
« Ça suffit. Tu n'as rien à te reprocher. Ce type était un malade, et personne n'a rien vu venir. »
Voyant qu'Iruka ouvrait la bouche pour répliquer, il ajouta d'une voix tendre :
« Si je ne t'ai rien dit, c'est justement pour t'éviter de ressasser le passé. Ce connard dépérit en prison, et ce jusqu'à sa mort. Tu es avec tes amis et tes élèves, loin de lui. Et je suis là avec toi,pour aussi longtemps que tu voudras de moi, et je t'aime. Même cet imbécile de Naruto dort à côté, en sécurité. Enfin autant qu'un apprenti ninja génial avec un démon renard en lui peut être en sécurité dans un village de ninjas. »
La tristesse disparut enfin du visage d'Iruka et Kakashi avec soulagement retrouva le sourire de son amant. Il envisageait tout juste de baisser son masque pour embrasser cette bouche souriante lorsqu'il vit une tache orange filer à l'horizon.
« NARUTO ! QU'EST CE QUE TU FOUS DEHORS ? »
Iruka tourna la tête vers la fenêtre, l'air garçon en question s'immobilisa sur le toit des voisins et jeta un regard mi étonné, mi fâché vers le jounin, puis il reprit sa fuite dans la nuit.
Sauf que Kakashi ne s'était pas évertué à remonter le moral à son petit ami pour qu'un sale môme gâche tout en lui faisant faux bond. Il jaillit hors de la maison, attrapa le fuyard par le col puis le ramena dans la chambre et le déposa devant Iruka, comme un chaton capricieux.
« Naruto, pourquoi tu… » attaqua le professeur avant de s'arrêter net et de froncer les sourcils.
« Tu as pleuré ? »
Le garçon secoua vivement la tête en signe de dénégation, mais ses yeux rouges et ses paupières gonflées le trahissaient. Kakashi se demanda comment il avait pu passer à côté.
« Tu ne voulais pas dormir ici ? Reprit Iruka d'une voix radoucie.
- Si, mais pas si ça provoque une dispute entre vous. »
Iruka et Kakashi échangèrent un regard. Interprétant mal ce silence, Naruto reprit précipitamment :
« Kakashi est certes un pervers naze et indigne de toi (l'intéressé haussa un sourcil) mais vous avez l'air heureux ensemble. Alors j'ai pas envie que tu le chasses parce que je viens.
- Qui t'a dit que je voulais chasser Kakashi ?
- T'es pas spécialement discret quand tu es fâché. Tu cries très fort. »
Iruka eut une subite envie de taper Kakashi, qui hochait la tête avec empressement. A la place, il fit l'adulte responsable et répondit calmement à son ancien élève :
« Alors oui, peut-être que j'étais un peu fâché, et peut-être qu'on s'est un peu disputé, mais c'est fini, et surtout ça n'a rien à voir avec toi.
- C'est pas parce que je suis resté dormir ?
- Qu'est ce que tu veux que ça me foute que tu dormes ici ? » répliqua Kakashi en relevant la tête du Paradis du batifolage (quand est ce que ce crétin avait attrapé ce livre?).
Naruto lui tira la langue. Son maître ninja tourna une page avec une indifférence étudiée. Iruka réprima une furieuse envie de chasser les deux hors de sa chambre et puisa dans ses dernières forces pour demander d'une voix aimable :
« Est ce qu'il y a quelque chose qui te tracasse ? »
Naruto et Kakashi répondirent en même temps :
« J'ai peur que tu m'abandonnes.
- C'est normal que les voisins nous fassent des doigts d'honneur ? »
Il fallut quelques secondes au chuunin pour assimiler les informations. Puis il passa sa main dans les cheveux de Naruto et les ébouriffa encore plus qu'avant, malgré ses protestations.
« C'est quoi ces idées stupides ?
- Benh avec Kakashi qui est là, tu n'es plus seul et…
- Et tu crois qu'il peut te remplacer ? Mais qui viderait ma paye de prof en ramens alors ? Et qui viendrait envahir ma maison pour raconter que Sasuke est un crétin amorphe, que Sakura est super jolie et que Kakashi est un pervers ? »
Après quelques secondes de lutte acharnée, Naruto finit par abandonner et laisser son ancien professeur emmêler ses cheveux.
« Les voisins se sont recouchés, signala Kakashi par dessus son livre.
- On ferait bien de faire pareil. Demain j'ai cours, et vous aussi. »
Après une hésitation, Iruka se tourna vers Naruto :
« Tu veux dormir avec moi, exceptionnellement ?
- CARREMENT!
- Les voisins sont de retour » annonça Kakashi.
Un shuriken fila par la fenêtre et fut intercepté par le ninja copieur juste avant qu'il ne s'écrase dans le mur.
« Ils ont l'air fâchés. » commenta il de sa voix égale, toujours plongé dans le livre de Jiraya.
Naruto monta deux yeux implorants vers Iruka et demanda :
« Il peut dormir dehors ? »
Quand Iruka fit mine d'hésiter, Kakashi daigna enfin lever les yeux de son bouquin…
Quelques minutes plus tard, Kakashi maudissait mentalement Iruka et sa générosité déplacée. Forcément, Naruto s'était placé entre lui et Iruka. Tourné vers son ancien professeur, il n'arrêtait pas de lui parler de choses inintéressantes comme les différentes teintes que prenaient les cheveux de Sakura selon l'éclairage ou son classement des différentes recettes de ramen. Et il prenait la moitié du lit, poussant régulièrement Kakashi vers le bord avec des coups de pieds tout sauf involontaires. Pour couronner le tout, le jounin était contraint de dormir avec son masque.
Au bout d'une éternité, Iruka intima à Naruto de se la fermer et tourna sur le côté, coupant court aux interrogations de l'enfant sur quel type de sexy jutsu marcherait le plus sur lui, vu qu'il aimait les hommes. Un silence bienvenu enveloppa les trois silhouettes, et Kakashi se laissa enfin glisser dans le sommeil. Il manqua presque le murmure de Naruto :
« Iruka, je suis désolé pour ça. »
Le ninja copieur ouvrit un œil et vit que l'enfant pointait la grosse cicatrice qui traversait le dos de son ancien professeur.
« Ne le sois pas. C'est ma préférée, parce qu'elle me rappelle que j'ai pu protéger quelqu'un que j'aime.
- Ouais, enfin c'est surtout moi qui t'ai protégé au final.
- Maintenant ferme la ou je te mets dehors. »
Pour la deuxième fois de la soirée, Kakashi se sentit attendri. Peut-être que le gosse n'était pas si désagréable que ça…
Et puis le gosse se retourna et lui demanda pourquoi il avait des traces de griffures dans le dos, provoquant un « NARUTOOO ! » tonitruant suivi d'un jet d'un shuriken géant qui vint se ficher dans le mur.
Alors, ça vous a plu?
A priori, j'ai fini, sauf si vous me demandez une suite ou que j'ai une nouvelle idée de chapitre. Mais quoi qu'il en soit, je lirai (et répondrai!) à vos messages avec plaisir
