Les enfants, quelle plaie !
Harry n'aimait pas les enfants.
Plus exactement, il ne voulait pas d'enfants dans les pattes avant de se sentir prêt.
Quand il expliquait cela, la plupart des gens le regardait avec de grands yeux, ne comprenant pas. Le brun était agacé mais était prêt à raconter une nouvelle fois ses raisons.
Après la mort de Voldemort, il avait eu du temps pour assimiler qu'il était vivant et qu'il n'aurait plus à craindre pour sa vie à chaque coin de rue ou sauver le monde sorcier à lui tout seul. Avec la complicité de Poppy Pomfrey – et un serment magique, il n'avait plus confiance en beaucoup de monde – il avait récupéré son dossier médical et s'était fait transférer dans une petite clinique réputée en France. Les soins avaient été assez lourds et longs mais l'essentiel avait été fait en quelques mois.
Avant son transfert, il avait fait un passage rapide à Gringotts où il avait ouvertement revendiqué son héritage. Il avait eu l'occasion pendant son année sur les routes de jeter un coup d'œil sur la bibliothèque d'Hermione et il avait été surpris de la purge méthodique concernant toute la société sorcière et magique. En s'en ouvrant à Neville pendant sa convalescence à l'infirmerie de Poudlard, ce dernier lui avait appris que les Potter étaient une famille sang pur importante et que la banque pourrait lui en dire plus sur ses possessions. Le brun s'y était donc rendu et avait compris qu'il y avait anguille sous roche quand son gestionnaire de coffre avait été soulagé qu'il vienne enfin revendiquer son héritage. Dans la foulée, le sorcier avait demandé la suspension de tous les mouvements et un audit de tout son patrimoine avant d'aller se faire soigner.
Bref, une fois en France et les plus gros soins effectués, il s'était penché sur son héritage et en avait appris des vertes et des pas mûres. Et quand les sollicitations avaient commencé à pleuvoir, il avait décidé de s'en aller.
C'était un projet qu'Harry avait mûrement réfléchi depuis qu'il avait compris que Voldemort en avait réellement après lui parce qu'il n'avait pas voulu mourir. Il n'était pas sûr de survivre mais il avait bien l'intention de prendre sa vie en main dès qu'il le pourrait, qu'importe s'il n'avait pas un seul sou en poche. Pendant les longues nuits de garde, il s'était rendu compte que sa vie était étroitement régie entre Privet Drive, le Terrier, Grimmaurd Place et Poudlard. Jamais on ne lui avait autorisé à aller autre part et il comptait bien que ça change, surtout maintenant qu'il était désormais majeur. Il avait donc fait une remise à niveau et passé ses ASPIC en France avant de parcourir le monde pour regarder tous les métiers qui pourraient s'offrir à lui et enfin voyager.
Il était revenu cinq ans plus tard et les ennuis lui étaient tombés dessus.
Il avait à peine eu le temps de faire quelques pas sur le Chemin de Traverse qu'il s'était fait alpaguer par Molly Weasley et fait traîner au Terrier. Là-bas, on lui avait remis trois poupons dans les bras et on lui avait ordonné de s'en occuper. Sur le coup de la surprise, il s'était exécuté et avait remercié intérieurement avec aigreur sa tante Pétunia qui lui avait appris à prendre soin des jeunes enfants. Il avait très vite compris que les gosses en question, une fille et un garçon jumeaux de deux ans et un autre garçon de quatre ans, étaient ceux de Ginny et curieusement, il n'était pas étonné que la rousse ait mis en route aussitôt sa famille et encore moins qu'elle ne soit pas là pour eux.
Là où ça passa moins, ce fut quand Molly décréta qu'il s'agissait également de ses enfants.
Harry avait vu rouge et ne s'était pas embarrassé de scrupule. Après s'être assuré que la matrone n'était pour rien dans cette histoire, il avait porté plainte contre Ginny pour diffamation et spoliation d'héritage pour pouvoir faire ordonner un test de paternité. La preuve fut faite par trois équipes d'experts différents et la rouquine avait beau lui hurler dessus, il refusa net de retirer sa plainte. Elle fut condamnée à plusieurs années de prison et la garde de ses enfants – qui s'appelaient James Harry, Lily Ginevra et Sirius Albus, quelle horreur ! – revint à Molly.
Cette période l'avait tellement traumatisé que depuis, il avait les enfants en horreur.
Ses amis savaient depuis qu'il ne supportait que ceux qui étaient propres et qui ne cherchaient pas tout le temps son attention. Certes, il avait fondé un orphelinat mais à cause de ce traumatisme, il n'avait jamais pu le gérer en personne.
Alors assister à une fête de la famille Weasley était une horreur absolue pour lui. Malheureusement, il devait être présent puisqu'il s'agissait de l'anniversaire de sa filleule.
Rose Granger-Weasley était une fillette de sept ans, aussi sérieuse que sa mère mais aussi délurée que son père. Contrairement à ce qu'on aurait pu penser, Hermione avait beau avoir entamé une relation avec Ron après la guerre, elle l'avait très vite largué parce qu'elle ne supportait pas former un couple avec Ron mais également avec sa mère Molly. Ayant pris goût à l'adrénaline, elle avait accepté un stage à la réserve de dragons de Roumanie et avait fini sous le charme de Charlie, alors éternel célibataire devant la Magie. Elle avait partagé son temps entre la Roumanie et l'Allemagne, notamment pour obtenir ses ASPIC puis sa maîtrise de sortilèges, avant de s'installer définitivement près de la réserve. Quand elle était tombée enceinte, elle avait demandé à Harry d'être le parrain de son premier enfant, ce qu'il avait accepté avec joie. Deux ans plus tard, l'affaire avec Ginny avait fait comprendre à la jeune femme qu'il ne serait pas dans son intérêt de mettre en présence parrain et filleule avant qu'elle soit capable de comprendre quand elle pouvait chercher ou pas l'attention de son parrain. Elle avait même demandé à Harry de lui confier Teddy Lupin, son autre filleul, âgé à l'époque de six ans, quand la santé d'Andromeda Tonks s'était brusquement dégradée. Le brun avait accepté et le couple s'était retrouvé avec deux enfants puis trois avec la naissance d'Hugo, ce qu'il n'avait jamais regretté.
Hermione et Charlie avaient cédé à Molly pour organiser la fête d'anniversaire de Rose au Terrier. La présence d'Harry avait fait l'objet de tractation entre eux pendant des semaines jusqu'à ce que le brun accepte, de guerre lasse. Il n'avait plus reposé les pieds au Terrier depuis qu'on avait voulu lui coller les enfants de Ginny sur le dos et il ne tenait pas à se prendre la tête avec Ginny, sortie de prison, et encore moins avec Ron, qui avait très mal pris sa disparition et tout ce qui s'en était suivi après. Heureusement, outre Hermione et Charlie, Bill, Fleur, Georges et Angelina seraient de son côté et feraient en sorte d'éviter les bains de sang.
Et faire oublier les gamins qu'on avait voulu lui refiler.
James, Sirius et Lily, respectivement neuf et sept ans, étaient également présents. Contrairement à ce que tout le monde lui avait conseillé, Ginny n'avait pas changé leurs prénoms, dans une tentative de faire chier Harry qui avait totalement réussie. La fratrie connaissait le grande Harry Potter et savait qu'il était un proche de certains de leurs tantes et oncles mais vu les étoiles dans leurs yeux, ils ne savaient toujours pas ce que leur salope de mère avait osé faire.
La rouquine d'ailleurs qui le fusillait du regard.
-Ignore-la, conseilla Hermione.
-C'est ce que je fais, assura Harry. Il faut juste qu'elle n'espère pas renouer avec moi. Cette garce a voulu m'enfermer dans un mariage avec elle alors que les gosses ne sont pas de moi, je n'ai pas l'intention en plus de lui donner de faux espoirs.
-J'aime la façon dont tu vois Ginny aujourd'hui, ricana Hermione.
-Je lui rends la monnaie de sa pièce, renifla Harry. J'ai arrêté d'être la bonne poire du monde sorcier donc il est temps que chacun assume ses responsabilités.
La pique n'était pas adressée uniquement à Ginny. Ron, qui avait très mal vu la séparation entre sa sœur et son meilleur ami, avait encore moins apprécié qu'il refuse catégoriquement de reconnaître les enfants qu'il aurait eu avec elle, sans même s'interroger s'ils étaient réellement les siens. Bilan des courses, Harry avait complètement coupé les ponts avec Ron qui tentait sans succès de renouer avec lui après s'être rendu compte de ses erreurs.
-Bon, ils sont où les chieurs ? grommela Harry
-Quelque part avec la smala, répondit Hermione en s'empêchant d'exploser de rire.
Elle avait eu du mal à se faire à ce nouveau Harry qui détestait les enfants, d'autant plus qu'elle l'avait vu être adorable avec Teddy et Rose bébé. Depuis cinq ans, donc, il ne cachait plus ses sentiments et son animosité envers les plus jeunes. Les seuls qui y échappaient réellement était Teddy, Rose et Hugo, car il les fréquentait régulièrement.
-Je me barre dès que le gâteau est servi, prévint Harry.
-Tu vas faire de la peine à Molly, railla Hermione.
-Honnêtement, je m'en fous royalement, lâcha Harry.
Molly avait voulu le convaincre de pardonner à Ginny et Ron leurs actes et Harry lui avait bien fait comprendre en termes clairs et sans équivoque qu'il n'avait fait que ça pendant sa scolarité et qu'ils n'avaient jamais appris de leurs erreurs. La matrone lui en avait terriblement voulu mais Harry, dans un moment de grande exaspération, lui avait littéralement craché qu'en ayant ses deux derniers enfants comme amis, il n'avait clairement pas besoin d'ennemis, puisqu'ils s'acharnaient à croire que ce qui était à Harry était à eux.
Harry Potter était un adulte qui assumait ses mots et ses actes sans qu'on ait eu à les lui souffler.
-Tu comptes annoncer quand que tu as l'intention d'adopter avec ta moitié ? demanda Hermione
-Déjà, qu'ils avalent le fait que j'aie trouvé l'amour autre part que dans la famille Weasley, fit Harry.
-Ils vont se demander pourquoi tu ne veux pas d'enfants naturels, souffla Hermione.
-Après le coup de pute que cette garce m'a fait ? pointa Harry. S'ils ne peuvent pas additionner deux et deux, ce n'est pas moi qui vais le faire.
-Tu vas leur annoncer ça quand ? demanda Hermione
-Pas aujourd'hui, puisque c'est l'anniversaire de ta fille, répondit Harry. Je peux être un salaud mais pas à ce point.
-Parrain ?
Harry détourna le regard et sourit à Teddy, son filleul de dix ans. Contrairement à la smala Weasley et leurs amis, il savait quand et comment approcher son parrain. Les autres s'étaient fait envoyer bouler, encore plus quand ils avaient voulu demander des autographes.
-Oui, mon grand ? fit Harry
-Il y a deux garçons et une fille qui disent qu'ils sont tes enfants, fit Teddy.
-Tu es sûr ? intervint Hermione en fronçant des sourcils
-Oui, confirma Teddy. Ils ne vont d'ailleurs pas tarder à venir voir parrain.
Le regard d'Harry s'étrécit et Hermione n'avait pas besoin d'être devin pour comprendre que l'anniversaire allait dégénérer rapidement.
-Teddy, va chercher Charlie, Hugo et Rose, ordonna Hermione. Répète à Charlie ce que tu viens de me dire. On ne va pas tarder à partir.
-Ah bon ? s'étonna Teddy
Mais un coup d'œil à son parrain lui permit de deviner la réponse. Rare étaient les fois où Harry se mettait en colère et cela n'était arrivé qu'une seule fois devant Teddy, quand des membres éloignés de la famille Black avaient voulu le récupérer pour l'élever dans des croyances archaïques. Le garçon tourna des talons et fit ce qu'on lui avait ordonné.
Hermione voyait qu'Harry tentait de se calmer mais quand il vit la fratrie venir vers lui avec un air digne de Draco Malfoy enfant, il avait littéralement pété les plombs.
-GINEVRA MOLLY WEASLEY ! rugit Harry
La fête devint silencieuse d'un coup. Le brun se planta devant la rousse qui était en train de comprendre que tout n'allait clairement pas se passer comme elle le voudrait.
-Il me semble t'avoir dit après la mort de Voldemort que tu n'étais clairement pas la femme de ma vie, siffla Harry. Je n'avais pas besoin d'une gamine pourrie gâtée dans les pattes pour qu'elle dépense en frivolités des fortunes qui avaient mis des siècles à se construire et c'est toujours le cas aujourd'hui. Le plus loin que je sois allé avec toi, c'étaient des baisers et heureusement parce que j'ai su plus tard que tu ne rechignais pas à écarter les cuisses devant chaque queue qui se présentait, même quand on était ensemble !
Il ne fit pas attention aux hoquets d'indignation devant son langage grossier.
-Quand je me suis barré de ce pays qui n'a rien trouvé de mieux de mettre sur les épaules d'un gamin la responsabilité de tuer un terroriste qu'ils avaient contribué à créer par leur étroitesse d'esprit et leurs préjugés, je n'avais clairement pas à l'esprit l'idée de mettre en cloque une gourde et de l'abandonner sans un regard en arrière, cracha Harry. Tu as pu profiter de ce mensonge pendant cinq ans et tu as même réussi à l'entériner avec deux autres gamins. Les sorciers sont tellement cons qu'ils ont tout gobé ! Malheureusement pour toi, je n'ai pas hésité une seule seconde à te mettre face à tes manipulations et à prouver que ces bâtards ne sont pas les miens ! Visiblement, trois années de prison ne t'ont pas fait comprendre que je n'avais plus l'intention de le faire prendre pour un con puisque tu as continué de leur dire qu'ils étaient les gosses du grand Harry Potter !
Malgré le déchaînement de violence verbale, les trois enfants en question bombèrent le torse.
-Sauf qu'il y a quelque chose que tu ne sais pas, Weasley, susurra Harry. Ils ne peuvent pas être de moi puisque je suis stérile ! Et oui, Ginny, si j'avais eu la folie de te baiser, jamais je n'aurais pu t'engrosser !
Les halètements de stupeur retentirent dans l'assemblée à cette nouvelle et Ginny blêmit ainsi que ses enfants.
-C'est … c'est impossible ! lâcha Ginny
-Comment tu pourrais le savoir, puisque je n'ai jamais couché avec toi ? pointa Harry. Sache que s'ils étaient vraiment de moi, la première chose que j'aurais faite aurait été de réclamer leur garde exclusive et la deuxième de changer leurs prénoms ! Je sais ce que c'est de grandir avec le poids de ses prédécesseurs et je n'aurais jamais fait ça à mes propres enfants. Mais puisque je n'ai rien fait et que j'ai prouvé à la justice qu'ils n'étaient pas de moi …
L'assemblée resta bouche bée.
-Maintenant que j'ai mis fin à cette mascarade, je rentre chez moi, décréta Harry. Ma chère épouse rira bien quand je lui raconterai cette tentative pathétique pour désigner comme héritiers des enfants qui ne sont même pas les miens et dont je ne veux clairement pas.
-Tu … tu es … marié ? balbutia Ginny, translucide
-Parce que tu pensais réellement que j'allais t'attendre ? ricana Harry. Tu n'es rien à mes yeux, Ginny, et encore moins depuis que tu as essayé de me refiler tes bâtards. Je n'allais donc pas m'encombrer d'une salope qui couche avec tout ce qui bouge et qui n'aura jamais aucun respect pour moi, tu ne penses pas ?
D'un geste, Harry reprit sa cape par magie et l'enfila.
-Sachez que ce sera la dernière fois que je mettrais les pieds ici, siffla Harry. Je l'avais fait pour Rose mais c'était trop demander de se renseigner si je serais d'accord pour voir ceux qui avaient voulu s'imposer de force dans ma famille. Adieu, donc, et n'espérez plus avoir de liens magiques avec le clan Potter !
Et il transplana.
§§§§§
Hermione prenait le thé chez son meilleur ami qui, comme promis, n'avait plus jamais remis les pieds chez Molly Weasley.
-Porter de nouveau plainte contre Ginny était vraiment nécessaire ? demanda Hermione
-Tu l'as bien vu il y a quatre ans, ses marmots pensaient encore qu'ils étaient mes enfants, grommela Harry. Pourquoi est-ce que tu reviens encore sur le sujet ?
-Freddy, le fils de Georges, est entré à Poudlard l'année dernière, déclara Hermione. Quand il est venu passer quelques jours à la maison, il m'a dit que dès la rentrée prochaine, tu allais enseigner la défense contre les forces du mal.
-Moi qui adore les enfants, railla Harry. Désolé, je n'ai pas l'intention de devenir un second Severus Snape. Il est hors de question que je m'enferme dans un château pendant dix mois pour enfoncer dans le crâne d'imbéciles qui ne veulent pas apprendre une matière que j'adore. Et même si je dois devenir professeur à Poudlard, ça ne sera clairement pas sous les ordres d'un sorcier qui a regardé le pays être mis à feu et à sang en bouffant ses satanés bonbons au citron !
Hermione se renfrogna, agacée. Car oui, Albus Dumbledore était revenu comme une fleur après la bataille finale en arguant qu'il avait été en fait plongé dans le coma grâce à un sort que lui avait lancé les mangemorts avant de le jeter du haut de la tour d'astronomie. Sort qui devait le faire mourir quand le pire ennemi de Voldemort serait également mort. Les sorciers avaient accepté sa version des faits sans sourciller et lui avaient permis de reprendre la tête de Poudlard.
Comme l'avait dit Harry, les sorciers étaient vraiment des cons.
-Des amis à moi ont vérifié, il y a bien un contrat avec la signature d'Harry James Potter, signala Hermione.
-Alors qu'ils se débrouillent avec lui, ricana Harry.
§§§§§
Harry arriva tranquillement au Magenmagot et prit place aux côtés de son représentant avec lequel il discuta. Beaucoup furent étonnés de le voir alors que toutes les rumeurs et tous les journaux l'annonçaient en place à Poudlard.
La séance fut ouverte mais Elphias Doge, qui avait repris le poste de président du Magenmagot, se racla la gorge.
-Avant de commencer, j'aimerai poser une question à lord Potter, question que tout le monde se pose certainement, fit Elphias. Pourquoi n'êtes-vous pas à Poudlard ?
-Pourquoi y serais-je ? demanda Harry
-Vous vous êtes engagé à y enseigner, non ? demanda Elphias, perdu
-Pas que je sache, répondit tranquillement Harry. Je détiens quelques maîtrises mais ce n'est pas une raison pour moi d'enseigner mon savoir. J'en ai bien assez avec les responsabilités de mon clan et mes affaires.
-Mais Albus … protesta Elphias.
-Ce n'est pas mon problème si vous croyez un sorcier qui n'a pas hésité à sacrifier des centaines de personnes parce qu'il n'avait pas envie de se battre, siffla Harry. Ça l'est encore moins si vous pensez que je vais enseigner à des xénophobes en culottes courtes.
-Vous êtes pédagogue, rappela Elphias.
-J'ai enseigné les sorts de défense minimaux à quinze ans parce que le ministère avait pensé que ce serait une bonne idée de coller Dolores Ombrage comme professeur de défense contre les forces du mal, rappela sèchement Harry. Je l'ai fait uniquement pour rattraper les conneries d'adultes même pas fichus de regarder autre chose que leur nombril. Ce n'est pas une raison pour que je le fasse aujourd'hui. Je déteste les enfants et il est hors de question que je leur enseigne !
L'assemblée fut choquée.
-Vous détestez les enfants ? répéta Elphias
-Est-ce si inconcevable ? railla Harry. Si je pouvais, je me passerais totalement de leur présence donc être professeur à Poudlard ? Aucune chance ! Mettez-vous dans le crâne que je ne compte pas enseigner à Poudlard et passons à autre chose, voulez-vous ?
-Je … insista Elphias.
-Ce n'est ni le moment ni le lieu de demander des explications sur la vie privée de lord Potter, explications que vous n'êtes pas en droit d'exiger de surcroit, coupa Neville. Commençons la séance, voulez-vous ?
Ne pouvant pas ignorer la réprimande, Elphias Doge reprit son travail.
§§§§§
-… c'est pour cela que je revendique mon droit à l'héritage Potter et Black en tant que fils d'Harry Potter, termina James Weasley avec un grand sourire.
-C'est bien beau tout ça, mais après les tests de magie et le fait qu'Harry Potter était stérile au moment de votre conception, ce qui prouvaient tous les deux que James, Sirius et Lily n'étaient pas ses enfants, pourquoi insister ? fit la défense. A part pour toucher l'argent des clans Potter et Black ?
L'avocat d'Harry Potter, Ethan Black, était exaspéré par les tentatives de la fratrie et de leur mère de se faire désigner enfants d'Harry Potter. Malgré leurs échecs, ils continuaient d'essayer et malheureusement, une partie de la population croyait en leurs inepties. Agacé, Harry n'avait eu du tout envie de se prendre la tête et ne s'était même pas présenté à la salle d'audience.
-C'est notre père … protesta James.
-Ce n'est PAS votre père, rappela sèchement Ethan. Cela fait plus de dix ans que cela a été prouvé !
-Les clans Potter et Black ne peuvent pas rester sans héritiers, fit James.
-A moins que vous ne vous soyez caché dans une grotte, l'héritier Black est Théodore Lupin-Tonks, lâcha Ethan. Et …
-Et l'héritier Potter, c'est moi, intervint une silhouette qui s'était assise auprès d'Ethan.
Celle-ci ôta le sortilège d'indifférence pour que tout le monde puisse noter sa ressemblance avec le Sauveur.
-Qui es-tu ? siffla James
-Ayden Potter, fils d'Harry Potter, héritier Potter, salua Ayden d'un air railleur. Et avant que votre sœur, votre frère et vous ne hurliez qu'il n'y a que vous qui puissiez être les héritiers Potter, mon cousin et moi allons vous proposer un petit test.
-Un test ? fronça des sourcils James, tout comme Sirius et Lily derrière lui
-Un test, confirma Ayden alors que Teddy s'approchait de lui. Je tiens à montrer à la cour que Teddy et moi portons les bagues d'héritiers de nos familles respectives, ce qui est une preuve irréfutable que nous sommes les héritiers légitimes et que seul notre chef de famille peut nous enlever cet honneur.
La salle éclata en murmures mais ne pouvait réfuter ce fait, enfonçant le dernier clou dans le cercueil des volontés de la fratrie Weasley pour récupérer les clans Potter et Black.
-Ces bagues peuvent également identifier tous les membres de la famille de sang de son porteur, qu'ils aient été reconnus ou non, propriété qui est moins connue, fit Ayden. Pourriez-vous le confirmer ?
-Exact, fit Augusta Longbottom, assistant à la séance à la demande de son petit-fils.
La fratrie allait attaquer la matriarche mais heureusement, Ginny avait eu la présence d'esprit de les retenir. Tenter de récupérer les clans Potter et Black, oui, mais s'en prendre à Augusta Longbottom était du suicide.
-Teddy et moi allons retirer nos bagues et permettre à James, Sirius et Lily Weasley de les enfiler, déclara Ayden. Si les bagues estiment qu'ils n'ont aucun lien de sang avec nous, elles les puniront en conséquence. Dans le cas contraire, elles ne leur feront aucun mal.
-Où se trouve le piège ? grogna Ginny
-Il n'y en a pas, assura Teddy. Ou plutôt, nous ne vous avons rien caché sur ce qui allait se passer.
Avant que quiconque n'ait pu réagir, James s'était avancé jusqu'à Ayden et lui avait arraché des mains la bague des Potter qu'il venait d'ôter de son doigt. Avec un sourire arrogant, il enfila le bijou qui ne réagit pas au bout d'une minute. Voyant qu'il ne se passait rien, Sirius en fit de même avec la bague que lui tendait Teddy.
-Vous voyez ? ricana James. Je suis bien …
Il poussa un hurlement strident alors que son bras noircissait à vue d'œil. Un autre cri le rejoignit quand Sirius s'écroula, les yeux dans le vague. Tranquillement, Ayden et Teddy récupérèrent leurs biens et se tournèrent vers Lily.
-Veux-tu essayer toi aussi ? demanda Teddy
-Non merci, refusa Lily. Personnellement, je n'ai jamais été attirée par leur quête absolue de devenir des Potter. Je les ai suivis uniquement parce que notre chère mère m'a traîné ici sans que je le veuille. Je souhaite vivre ma vie et ne pas dépendre d'un nom que je ne mérite même pas.
-Qu'est-ce que tu racontes ? pesta Ginny alors qu'elle se portait au secours de ses deux fils
-Tu leur as tellement dit sur tous les tons qu'ils seraient les prochains lords Potter et Black que tu ne t'es jamais rendu compte qu'ils se sont mis à me martyriser quand je suis arrivée à Poudlard. Heureusement, comme ils ont réussi à se faire détester de la majorité des élèves, j'ai été protégée de leurs vendettas contre tout ce qui ne correspondait pas à leur vision étriquée de la vie et de la tienne, renifla Lily. Les élèves les plus vieux se sont chargés de me donner les informations sur le procès que tu as totalement perdu car tu n'as pas pu prouver qu'Harry Potter était réellement notre père et tes frères m'ont raconté comment Harry Potter t'avait remis à ta place à l'anniversaire de Rose. Donc cela fait un long moment que je ne veux plus être une Potter puisque cela veut dire être soumise à tous vos caprices.
Ayden et Teddy se regardèrent quelques instants avant de s'avancer vers la jeune fille.
-Nous voudrions que tu passes les bagues d'héritier Potter et Black, fit Teddy. Ces bagues peuvent lire les intentions profondes des personnes qui les portent. Si ce qu'elles voient nous plait, nous aurions une proposition à te faire.
-Je ne veux pas être une Potter, rappela Lily.
-Nous en sommes conscients, assura Ayden. S'il te plait ?
Lily soupira. De toutes les façons, avec ses frères qui se traînaient comme des larves par terre, ses prochaines années allaient être difficiles, au mieux. Beaucoup allaient s'arrêter sur les actes de sa mère et de ses frères pour la juger et elle savait qu'elle allait s'exiler pour se faire un nom. Lasse, elle enfila les bagues l'une après l'autre et une douce chaleur l'envahit. Intriguée, elle regarda les deux jeunes hommes avant de leur rendre les bagues sans avoir subi aucun dégât.
-Vous voyez ! s'exclama Ginny. Les bagues ne lui ont rien fait ! Cela veut dire qu'elle est bien une Potter Black !
-Pour une fois dans ta vie, tais-toi Ginny ! cracha Lily
La rousse fut outrée que sa fille lui parle sur ce ton et allait la réprimander mais la jeune fille de quinze ans l'arrêta tout de suite en lui montrant la rune qui luisait sur ses deux poignets.
-Grâce à ton obsession, je suis désormais cracmol, siffla Lily. J'ai peut-être gardé mon intégrité physique mais je n'ai plus de magie grâce à toi. Tu en as encore d'autres, des idées lumineuses, ou il faudra également te présenter la bague de Consort Potter ou Black pour que tu obtiennes ce que tu mérites ?
-Tu ne sais pas … s'indigna Ginny.
-De quoi je parle ? renifla Lily. Tu n'as pas la magie infuse non plus, vu que tu viens de perdre tes trois enfants dans ton combat insensé de devenir la prochaine lady Potter. A moins que tu ne veuilles pas rester sur ton échec et que tu veuilles faire intervenir les autres enfants que tu as eu après ta sortie de prison ?
Le teint blême de la rousse fit comprendre à l'assemblée que la jeune fille avait tapé dans le mille.
-Tu ne sais pas … balbutia Ginny.
-De quoi je parle ? répéta Lily. Tu nous as tous pris pour des imbéciles et tu as toujours pensé que le monde sorcier était assez crédule pour ne pas remettre ta parole en doute. Or, il y a certaines personnes qui se sont étonnées de ne pas te voir auprès de tes enfants dont tu as perdu la garde et de te voir refaire ta vie de l'autre côté du pays tout en poussant tes premiers enfants à poursuivre tes buts. Il ne leur a pas été difficile de découvrir que tu avais eu d'autres enfants et que comme pour les autres, tu as inscrit comme père le nom d'Harry Potter. James et Sirius n'ont jamais voulu le croire, Georges et Percy m'ont confirmé ce que tu avais fait.
Ginny ouvrit et ferma la bouche, choquée qu'on ait pu découvrir cette partie de sa vie. Ethan soupira. Cette histoire traînait en longueur et il était temps d'y mettre un terme.
-Je propose à cette assemblée de faire appel à St Mangouste pour vérifier l'état de santé de James, de Sirius et de Lily Weasley, souffla Ethan. Je demande un bilan psychologique pour Ginevra Weasley et si celui-ci se révèle néfaste pour Harry Potter et sa famille, qu'elle soit internée dans un institut moldu.
Tout le Magenmagot comprit également que si cette demande aboutissait, alors Ginny verrait ses pouvoirs totalement bloqués, ce qu'elle n'avait pas l'air de comprendre si on se fiait à son air sûr d'elle.
Le président du Magenmagot prit la parole.
-En nous fiant à ce que les bagues d'héritiers ont fait aux dénommés James, Sirius et Lily Potter, nous confirmons le fait qu'ils ne puissent pas être les enfants d'Harry Potter, précédent possesseur de ces bagues, déclara le président. Comme l'a soulevé Me Black, un bilan psychologique se révèle nécessaire pour connaître l'ampleur de l'obsession de leur mère et si elle peut devenir un danger pour Harry Potter et sa famille. Ses enfants seront également tous interrogés pour connaître l'impact sur eux.
Les hurlements de Ginny furent mis sous silence quand les aurors l'arrêtèrent pour la placer à St Mangouste à la suite de ses enfants. Le jugement rendu, la salle se vida rapidement, laissant Ethan Black, Ayden Potter et Teddy Lupin-Tonks seuls.
-Papa sera content d'être débarrassé d'elle et de ses mômes, sourit Ayden.
-Ça reste à voir, fit Teddy. Il faut que les résultats des examens soient en notre faveur, même s'il est possible « d'aider ».
-Certes, concéda Ethan. De toutes les façons, je vais m'arranger pour que ces imbéciles de sorciers sachent que même la magie familiale des clans Potter et Black ne les reconnait comme des membres de sang. En revanche, j'aimerai revenir sur Lily Weasley. Vous aviez un autre avis sur elle. Comme ça se fait ?
-Elle l'a dit, elle a été martyrisée par ses frères parce qu'elle n'aurait pas eu de place importante s'ils devenaient héritiers de papa, répondit Ayden.
-Mes contacts à Poudlard m'ont parlé de la différence qu'il y avait entre James, Sirius et Lily, continua Teddy. J'ai pu interroger ses amis et il a toujours été clair qu'elle était lucide sur son avenir en tant que Potter et qu'elle n'adhérait pas à cette quête complètement absurde.
-Et les bagues ? demanda Ethan
-Elles ont lu leurs intentions, répondit Ayden. Papa se doutait que James serait perdu et nous lui avions dit tout ce que nous avions trouvé sur Lily. Notre seul doute était pour Sirius, en fait.
-Qu'est-ce qu'ils ont eu ? demanda Ethan
-Le maléfice du voleur pour James, puisqu'il savait qu'il n'était pas légitime pour prendre la tête du clan Potter mais il a quand même persisté, répondit Teddy. Sirius a été enfermé dans son esprit et je pense que parrain devra aller le délivrer en personne. Quant à Lily, comme elle l'a dit, elle est privée de sa magie mais ce sera temporaire si elle prouve à parrain qu'elle n'a aucune intention à l'encontre des clans Potter et Black.
-Si c'est le cas, nous avons l'intention de convaincre papa de la prendre sous patronat, ajouta Ayden.
-La possibilité de s'émanciper de sa famille et de vivre de ses propres ailes, réfléchit Ethan. C'est un bon compromis et un monstrueux revers pour Ginny puisqu'elle aura la seule ouverture vers le clan Potter et qu'elle en sera définitivement exclue. J'aime votre côté Serpentard.
-Nous aussi, sourirent Ayden et Teddy.
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Harry avait décidé de faire un tour à Azkaban. Il accompagnait toujours le directeur de la justice en tant que garant de la mise en place des nouvelles conditions de détention en prison. Tous les deux et leur équipe ne faisaient l'impasse sur aucune cellule et les médicomages qui les accompagnaient vérifiaient tout au long de leur périple que les prisonniers étaient en bonne santé physique dont le suivi était effectué par certains de leurs collègues tous les deux jours.
Sans surprise, ils passèrent devant la cellule de James Weasley, l'un des plus jeunes prisonniers. Celui-ci se jeta sur les barreaux mais ce n'était pas pour autant qu'Harry se recula.
-Qu'est-ce que ça fait de voir ton propre fils derrière les barreaux ? cracha James
-Ça me ferait de la peine si Ayden était ici, répondit froidement Harry. Mais fils ou pas, chacun doit répondre de ses actes.
-Les journaux doivent sûrement s'en donner à cœur joie en ne te voyant rien faire pour me sortir de là, ricana James.
-En fait, non, corrigea Harry. Ils sont indignés de tes actes et sont contents que tu sois ici parce que comme ça, tu ne pourras pas blesser les honnêtes gens.
L'audience pendant laquelle la fratrie Weasley avait été punie pour avoir voulu s'emparer des clans Potter et Black avait eu des conséquences désastreuses. Ginny fut très vite déclarée instable psychologiquement et placée dans un institut médical moldu, ce qui avait eu pour conséquence qu'elle avait eu sa magie totalement bloquée et qu'elle avait également définitivement perdu toute autorité sur les enfants qu'elle avait eu après sa peine de prison. Molly Weasley avait donc eu la garde de Albus-Harry et de Remus-Harry qui étaient persuadés d'être les enfants du Sauveur. Le maléfice du voleur avait pu être stoppé et James avait pu reprendre ses études avec un bras directeur inutilisable mais comme tout le monde savait ce qui s'était passé, tous les élèves lui avaient tourné le dos, y compris ceux qui pensaient pouvoir utiliser sa position d'héritier Potter en leur faveur. L'hôpital magique avait découvert que Sirius avait soumis à l'imperium par sa mère pour être la copie conforme de son frère aîné et il lui avait fallu des semaines pour récupérer un semblant de vie. Lily, ayant eu sa magie active bloquée, était restée à ses côtés pour permettre au lien de jumeaux magiques d'agir pour accélérer la guérison de son frère.
En fait, tout avait dégénéré quand les jumeaux étaient retournés à Poudlard.
Même si Lily avait réussi à duper sa mère concernant ses intentions, il fallait établir le niveau scolaire de Sirius et savoir si le sortilège impardonnable n'avait pas altéré ses connaissances. Les deux adolescents étaient donc retournés à l'école pour évaluer leurs connaissances théoriques, leurs magies respectivement bloquée et instable ne leur permettant pas de passer leurs BUSE. Furieux de voir que ses cadets n'étaient pas mis de côté contrairement à lui, il avait attiré le duo dans une salle de classe vide et les avait frappés puis avait tenté de les poignarder. Ses sortilèges faibles ne lui avaient pas permis de cacher ses actes et il avait été pris en flagrant délit. Il avait été condamné à dix ans de prison et il entamait à peine sa troisième année. Bien sûr, d'après les aurors qui l'avaient arrêté, James s'attendait que le Sauveur fasse tout pour lui éviter la prison puisqu'il était son fils mais à la place, Harry accepta de prendre sous patronat Sirius et Lily, leur permettant de poursuivre leurs études sous la houlette des clans Potter et Black, et ne s'intéressa nullement à la situation de James.
Harry passa son chemin et laissa James hurler toutes les insultes de son répertoire ainsi que ses tentatives de le faire culpabiliser. Le brun savait que dès sa peine de prison achevée, le jeune homme serait renié de la famille Weasley comme de la famille Prewett, devenant James Sans Nom, comme sa mère deux années plus tôt. Malgré le refus de Molly, le reste de la famille en avait clairement marre que Ginny et ses rejetons les plus fidèles traînent le nom des Weasley dans la boue et tenaient à prendre une décision radicale. Le crime de James était atroce, mais qu'il s'en soit pris volontairement à son frère et à sa sœur uniquement par jalousie parce qu'ils n'étaient pas ostracisés comme lui était en dessous de tout. Le reniement n'était qu'une manière comme une autre de lui montrer que ses actes n'étaient plus pardonnables par qui que ce soit.
Après des salutations en bonnes et dues formes, Harry quitta la prison pour rentrer chez lui. Il rejoignit son fils Ayden, qui avait pris sa place au Magenmagot à ses côtés, mais également sa fille Adhara Black, qui venait de passer ses BUSE à Salem.
-Je viens de voir tante Hermione et elle m'a dit un truc curieux, sourit Adhara. Tu n'aimes pas les enfants ? Etonnant pour le directeur d'un orphelinat.
-Je n'aime pas les enfants des autres, corrigea Harry. Au moins, je sais que si vous avez de mauvaises manières, c'est entièrement ma faute. Je tolère les enfants de l'orphelinat parce que je sais que j'ai mis en place des cours d'étiquette et de bonnes manières donc j'ai une assez bonne idée de ce qu'ils savent. Mais ceux des autres ? Je fréquente leurs parents et pas eux donc ils n'ont pas à traîner dans mes pattes, encore moins pour me réclamer des autographes, parce que leurs parents savent que je ne m'en prendrais pas à eux. Et quand on me colle leur paternité sur le dos …
Harry montra les dents. L'histoire de Ginny Sans Nom et de ses enfants avait créé un grave traumatisme et les deux adolescents en étaient conscients, s'ils ne se fiaient qu'au fait qu'il refusait de se rendre à un quelconque événement où il y aurait la présence d'enfants âgés de moins de quinze ans. Même pendant leurs propres anniversaires, ceux de Teddy Lupin-Tonks, de Rose et d'Hugo Granger-Weasley, les enfants invités avaient interdiction de s'approcher de lui. La seule fois où c'était arrivé, la petite Candice Parkinson-Yaxley, treize ans, avait vu son bras être gravement brûlé alors qu'elle voulait s'accrocher à celui de Scorpius Malfoy, avec lequel le sorcier était en train de discuter. Le meilleur ami d'Ayden était l'une des rares exceptions à pouvoir se tenir auprès d'Harry sans susciter de réactions négatives de sa magie.
-Les enfants, quelle plaie … souffla Harry, alors que ses propres enfants éclataient de rire.
Fin
