Deux Aurors au NCIS.
Résumé : Les mangemorts font à nouveau parler d'eux. Mais cette fois, ils sont à L.A. du côté moldu. Deux Aurors anglais sont envoyés sur place… Et ils vont perturber le quotidien des agents du NCIS qui mènent l'enquête.
Ni Harry Potter, ni NCIS Los Angeles ne m'appartiennent.
A savoir : Cette fanfiction est écrite comme un épisode de NCIS. Dans la série, à chaque changement de "scène", une série de "clic" d'appareil photo se fait entendre. Ici, il y a juste la précisons du lieu à la place.
Au moment de l'écriture de ce chapitre, j'en suis au début de la saison 4 d'NCIS Los Angeles. Donc pas de spoil sur les dernières saisons.
EPISODE 1 :
Lieu inconnu.
Trois hommes discutaient autour d'une table jonchée de papiers épais jaunis ressemblant à du parchemin, en pleine nuit. C'était le meilleur moment pour ne pas se faire repérer. Surtout à un endroit qu'aucun d'eux ne connaissait. Ils avaient été contraint de tout quitter. Et partir le plus loin possible de chez eux. Ils n'avaient pas eu le temps d'emporter quoi que ce soit. Ils étaient recherchés.
C'était d'ailleurs le sujet récurrent de leurs conversations, ainsi que le moyen de se venger de la meilleure des façons en faisant le plus de dégâts possible.
Ils semblaient avoir trouvé ce moyen car le débat s'anima soudain, chacun y ajoutant ses idées.
Deux autres personnes les rejoignirent en passant par la porte du jardin. Immédiatement ils participèrent à la mise en place du plan.
Soudain, une alarme se déclencha. Ce n'était pas une alarme ordinaire. En fait en dehors d'eux, personne ne pouvait la percevoir. Mais dès le moment où elle retentit, ils se figèrent.
- Va voir ce qui se passe ! ordonna un homme couvert d'une cape noire, celui qui semblait être le chef et qui avait eu le dernier mot pendant l'échange.
Celui à qui on venait de s'adresser (un homme trapu dont les traits étaient aussi cachés par une cape noire avec un capuchon) sortit de la maison et s'avança dans une allée de pierre. Il repéra facilement l'intrus qui observait à la fenêtre. Ce dernier avait dû être très discret pour réussir à se faufiler jusque-là à travers les protections mise en place par leur groupe. On voyait à sa façon de se tenir que c'était un homme entraîné.
Le gêneur finit par quitter son poste d'observation. Sa manière de se déplacer était très militaire. Mais il pouvait le suivre sans problème grâce à ses propres facultés.
Il pourchassa l'indésirable pendant presque une heure pour finalement s'arrêter devant une maison située à quelques mètres de celle qu'il venait de quitter.
L'intrus n'avait contacté personne. Malheureusement pour lui, il avait espionné les mauvais gars.
Discrètement, il entra dans la maison.
Si quelqu'un avait regardé vers celle-ci à cet instant, il aurait vu des lumières colorées illuminer la pièce.
Finalement, c'est un série de coups de feu qui mit fin à cette situation.
L'homme à la cape sortit de la maison. Il était blessé et perdait beaucoup de sang. Il n'arrivait pas à se soigner. La douleur était horrible. Il marcha pendant ce qu'il lui sembla être des heures. Il ne retrouvait pas la maison dans laquelle se trouvait ses camarades. Finalement, il s'effondra dans une ruelle avant de rendre son dernier souffle.
Bureau du NCIS - Rez de chaussée.
Un homme très grand et costaud à la peau foncée était assis derrière un bureau parfaitement rangé. Il semblait réfléchir intensément à quelque chose d'important.
Dans la même pièce, un autre homme de taille moyenne à la peau blanche attendait que son partenaire lui exprime ce qui semblait l'embêter.
- Qu'est-ce que tu penses des licornes ? demanda Sam avec un air sérieux à G. son partenaire, avec un air sérieux.
- Heu… des licornes… ? répondit ce dernier dubitatif.
- Oui, des licornes G. Tu sais ses espèces de chevaux avec une corne et une crinière de toutes les couleurs.
- Je sais ce qu'est une licorne. Ce que je ne sais pas, c'est pourquoi on en parle.
C'est ce moment que choisirent Deeks et Kensi pour les rejoindre et s'asseoir à leur bureau respectif.
Deeks était un homme lui aussi assez grand, mais pas autant que Sam. Ses cheveux blonds épais, donnait un effet coiffé-décoiffé assez déconcertant.
Kensi était une jeune femme aux yeux vairons avec de long cheveux brun coiffé en queue de cheval.
- Est-ce que j'ai bien entendu ? demanda Deeks. Sam voudrait une licorne ? C'est pour ton anniversaire ?
- C'est mignon une licorne, dit Kensi
- Non, c'est pas pour moi. C'est pour ma fille. Elle trouve que les licornes, c'est cool. Et elle veut s'en faire tatouer une.
- Ta fille veut un tatouage ? enchérit Deeks. Attends ! Elle a quel âge ta fille au juste ?
- Elle a 8 ans. Dit Sam avec fierté. Et il n'est pas question qu'elle ait un tatouage. Rajouta-t-il en reprenant son sérieux.
Avant que qui que ce soit ne puisse ajouter quelque chose, un sifflement se fit entendre.
- On a une affaire, dit Eric avec entrain depuis les escaliers.
Bureau du NCIS – Centre des opérations.
- Alors ! Voici le Colonel Warren Collins. Il est décédé ce matin à l'hôpital des suites d'une blessure d'origine … heu… inconnue.
- Tu veux dire qu'on ne sait pas de quoi il est mort ? demanda Sam.
- Oui, c'est ça. On a retrouvé aucune arme sur le lieu du crime qui peut engendrer de telles blessures. En fait, aucune arme connue ne peut… heu… faire ça, répondit le génie de l'informatique en montrant des photos.
Au vue des blessures, une seule personne pouvait exprimer clairement son dégoût et son horreur face aux images.
- Oh la vache ! s'exclama Deeks. Je crois que je vais vomir.
Eric fit disparaitre les photos de l'écran. Il n'avait pas levé les yeux vers ce dernier. Il avait déjà dû les observer et contrairement à Deeks, il avait rendu son petit déjeuner dans les toilettes. Nell avait pu garder son sang-froid mais elle était très pâle. Kensi et elle pouvait faire le concours de la personne de la plus choquée de la salle. Même Sam et G. avait détourné les yeux de l'écran juste avant qu'Éric ne les fasse partir.
Puisqu'Éric ne semblait pas vouloir continuer les explications, Nell prit le relais.
- Le Colonel Collins a été attaqué chez lui vers 2 heures ce matin. Son agresseur a été retrouvé mort deux pâtés de maison plus loin, dans une ruelle. Ce sont les voisins qui ont appelé la police parce qu'ils ont entendu des coups feus. Apparemment Collins à tenter d'abattre son agresseur. Il a tiré trois fois. Et une des balles à toucher cet homme. (Des photos apparurent sur l'écran) On ne connait pas encore son identité. La reconnaissance faciale n'a rien donné.
- Pourquoi on nous met sur cette affaire ? demanda G.
- Parce que le Colonel devait partir en mission la semaine prochaine. Répondit Éric. Et on doit vérifier si elle a été compromise.
- On sait où il devait partir ? demanda Sam.
- En Angleterre. Mais on ne sait pas pourquoi. Hetty est au téléphone depuis une heure pour en savoir plus.
- Kensi et Deeks, vous allez à l'hôpital, essayer d'en apprendre plus sur ces fameuses blessures d'origine inconnue. Sam et moi, on va chez Colins pour tenter de trouver des indices.
- Ok, répondit Deeks en sortant avec Kensi.
- Eric et Nell, trouvez tout ce que vous pouvez sur Collins et l'autre gars, demanda G avant de partir avec Sam.
Hôpital.
- Je pense que je vais me faire tatouer, dit Deeks.
- Tu veux te faire tatouer une licorne Deeks, demanda Kensi.
- Non pas une licorne. Je ne suis pas une petite fille de 8 ans. Non, il m'en faut un qui a trop trop la classe. Comme… je sais pas moi… un dragon. Oh ! Ou alors une phrase du style « Si tu décides pas de ton destin, c'est ton destin qui décide pour toi ».
- Où est-ce que tu es allé chercher ça ? Dans un dessin animé ?
- Ça vient d'Iron Man si tu veux tout savoir. Et c'est super cool comme phrase. Je pense que je vais me faire tatouer ça…
Alors qu'il marchait dans les couloirs, Deeks fut interrompu au milieu de sa phrase par sa coéquipière qui avait repéré l'homme qu'ils devaient interroger.
- Docteur Morgan ? demanda Kensi à un homme dans la cinquantaine, les cheveux grisonnant et une barbe légère signe qu'il n'avait pas eu le temps de se raser depuis la veille.
- Oui, répondit celui-ci.
Il avait l'air fatigué de celui qui vient de passer une nuit blanche et qui ne pense plus qu'à rentrer chez lui pour retrouver son lit.
- Je suis l'agent Blye du NCIS et voici le lieutenant Deeks de la police de Los Angeles. Nous aurions quelques questions à vous poser concernant Warren Collins.
- Oui bien sûr. Venez, j'ai besoin d'un café.
Et il les mena vers la cafétéria.
Assis à une table en plastique, un café à la main le docteur avait l'air encore plus fatigué.
- Je me doute que vous avez passé une très longue nuit. Mais nous aimerions que vous nous racontiez ce qui s'est passé pour le lieutenant Collins.
- J'espère que vous attraperez les salopards qui ont fait ça. De toute ma carrière, je n'avais jamais rien vu de tel. Et pourtant je travaille aux urgences depuis plus de vingt ans. Il est arrivé ici vers 2h40 à peu près. Les urgentistes ont tenté de le stabiliser avant de le mettre dans l'ambulance. Il perdait beaucoup trop sang, mais il était conscient et il ne se laissait pas faire par les médecins. Il tremblait énormément. Comme si les nerfs avaient été endommagé. Mais aucune des blessures ne pouvait avoir cet impact. Même si elles étaient très profondes. Au début, je les aurais même qualifiés de chirurgicales.
- Qu'est-ce qui vous a fait changer d'avis ? demanda Deeks.
- Le manque de précision. Si ce gars a été torturé comme je le pense. Il y avait moyen de faire beaucoup moins de dégâts et causer plus douleur autrement. Ici, c'est comme si les gens qui avait fait ça, l'avait fait pour… le plaisir, chuchota le chirurgien sur la fin de sa phrase.
- Est-ce que vous pourriez déterminer quelle arme a été utilisée ? demanda Kensi.
- Non, répondit-il. J'ai vu des tas de blessés, et des tas de blessures. Avec des couteaux, du verre brisé, et plein d'autres. Mais je n'ai jamais vu ça. Je ne sais pas ce qui a pu causer ça. Mais ce n'est pas quelque chose de conventionnel.
- Merci pour votre aide, dit Deeks en terminant la conversation.
Les deux agents quittèrent l'hôpital.
- Je crois que je vais me la faire tatouer sur le bras…
- Qui ca ? demanda Kensi.
- Pas qui ? Quoi ! La phrase ! Celle d'Iron Man. Mais maintenant que tu le dis… je devrais plutôt me faire tatouer quelqu'un. Comme une jolie fille sexy… Aïllle ! Mais on peut savoir ce qui te prend ?!
- Je ne vois pas de quoi tu parles, ignora Kensi alors qu'elle venait de donner un coup dans l'épaule de blond.
Elle monta dans la voiture et il la suivit à contre cœur en se massant le bras.
- Ça fait un mal de chien ! Pas de tatouage sur le bras, marmonna-t-il en jetant un coup d'œil discret sur la conductrice.
Scène de crime : chez Collins.
- Je comprend pas. Pourquoi elle veut un tatouage ? Elle a que 8 ans ! déclara Sam au volant de sa voiture.
- Pour faire comme son papa, peut-être, répondit G.
- De toute façon, il n'est pas question qu'elle se fasse tatouer. Ni maintenant, ni jamais ! ignora Sam.
- Il faudra bien un jour que tu la laisses faire ses propres choix, papa poule.
- Je suis pas un papa poule. Je suis un papa concerné par les choix et l'avenir de ses enfants, dit Sam avec mauvaise foi.
- C'est bien ce que je dis ! Papa poule, insista G avec humour.
Sam et G. sortirent de la voiture et entrèrent dans la maison. La police avait quitté les lieux juste avant leur arrivée mais ils avaient pu parler avec eux au téléphone.
Ils repérèrent rapidement les deux impacts de balles qui avait manqué l'agresseur, pas très loin d'une mare de sang. Celui de Collins. Ce dernier avait certainement été torturé à même le sol de son bureau. Sans être attaché. Et sans s'être débattu non plus. Du moins il n'y en avait aucune trace.
Ils firent le tour de la maison à la recherche d'indices sans rien trouver.
Dans le salon, Sam observait les photos accrochées en pêle-mêle sur le mur.
- G, regarde ça ! Collins a une fille, appela Sam.
Sur la photo, on voyait le colonel à côté d'une petite fille déguisée en princesse devant un gâteau comportant 5 bougies.
- Eric, appela G avec son oreillette. Collins a une fille ?
« Je vais regarder » répondit la voix du chercheur informatique, légèrement modifiée par l'écouteur.
« Oui, il est divorcé et il a une fille de 5 ans. Elle est chez sa mère en ce moment. Je vous envoie l'adresse »
- Bien reçu ! Merci Eric. On va y aller quand on aura fait le tour ici.
Ils revinrent dans le bureau. Une pièce assez petite mais fonctionnelle. Il y avait juste une table avec un ordinateur portable. A côté, une grande armoire était fermée par un cadenas.
Ils fouillèrent la pièce, de nouveau sans rien trouver qui puisse permettre d'établir le mobile. Ou s'il y avait une ou plusieurs autres personnes impliquées. Même sur l'ordinateur, il n'y avait rien d'inhabituel. Ils le ramassèrent quand même au cas où Eric et Nell pourrait trouver quelque chose.
Bureau du NCIS – Centre des opérations.
Eric et Nell étaient assis à leur bureau, derrière leur écran d'ordinateur. Ils faisaient des recherches sur les deux hommes retrouvés morts.
Eric tentait de trouver des infos sur la mission du lieutenant Collins, alors que Nell cherchait l'identité de l'inconnu. Elle attendait le rapport du légiste d'une minute à l'autre.
- A quel âge tu as fait ton tatouage ? demanda Nell en se tournant vers son collègue.
- C'était quand j'étais à l'université. J'avais 20 ans, je crois. Je trouvais ça cool de me faire tatouer. Tous mes copains avaient un tatouage… sauf moi.
- Donc tu l'as fait pour faire comme les autres, insista Nell.
- Heu… non… pas pour faire comme les autres… voyons ! Parce que je trouvais ça cool, donc j'ai voulu en faire un aussi. Tu vois… Et toi ? Quand as-tu fais le tien ?
- Quand j'ai eu 18 ans. Je savais déjà ce que je voulais depuis des années. Mais ma mère ne voulait pas que je le fasse avant ma majorité, expliqua-t-elle. Oh ! Le légiste m'a enfin envoyé son rapport. Regarde.
Eric se pencha vers l'écran et observa les photos. L'homme de la ruelle avait une vielle cicatrice sur le torse. Mais ce n'est pas ce qui retint l'attention d'Eric : il avait un tatouage assez particulier sur l'avant-bras gauche. Une tête de mort dont un serpent sortait de la bouche avant de s'enrouler sur lui-même.
Nell observait les photos avec son professionnalisme habituel en expliquant ce qui se trouvait dans le rapport. Mais Eric ne l'écoutait plus. Il avait le regard braqué sur le tatouage. Un tatouage qu'il avait déjà vu, dans un journal anglais comportant des images qui bougent. La marque des ténèbres. Cet homme était un mangemort. Il y avait un mangemort à Los Angeles !
Sans attendre que Nell ait finit son explication, il sauta en dehors de sa chaise et se précipita vers son téléphone portable.
- Eric ! demanda Nell inquiète. Tout va bien ?
- Oui ! Je viens de me souvenir que j'ai oublié de téléphoner… heu… à quelqu'un. Je reviens tout de suite.
Il sortit dans le couloir et tapa frénétiquement un numéro avant de porter l'appareil à son oreille.
12, Square Grimmaurd, Londres, Angleterre.
- Harry tu peux répondre ? demanda une voix féminine alors que la sonnerie de son portable venait de se mettre en marche.
Harry se dirigea vers le mobile pour répondre :
- Harry Potter à l'appareil. Que puis-je pour vous ?
« Harry ! » dit une voix paniquée que le Sauveur reconnu dans la seconde.
- Eric ! Que se passe-t-il répondit Harry, inquiet.
« Il y a des mangemort à Los Angeles ! »
- Tu en est certains ? Qu'est ce qui s'est passé ?
« Heu… ben… en fait… » tenta d'expliquer Eric sans savoir ce qu'il pouvait dire ou non à propos de son travail.
- Je sais que tu travailles pour le NCIS, Eric.
« Hein ! Comment tu peux savoir ça ?! Ça n'a pas d'importance pour le moment. Je suis sur une affaire. Un marine mort dans sa maison. Avec des blessures dont on arrive pas à déterminer comment elles ont été faites. Et un autre cadavre. Celui de l'agresseur qui s'est pris une balle. Il porte la marque des ténèbres. C'est tout ce que je sais pour l'instant. »
- Je préviens le bureau des Aurors. Attends-toi à de la visite d'ici peu.
« Ok. Je dois faire quoi ? Qu'est-ce que je peux dire ? »
- Tu fais comme d'habitude. Tu ne connais pas le tatouage, ni rien qui ait un lien avec la magie. Tout va bien se passer Eric. Les Aurors seront là rapidement et tes amis ne seront pas mis en danger.
« D'accord ! Tu vas venir ? »
- Je ne sais pas encore.
« Ne dis rien à Thalia. Elle risque de s'inquiéter. Elle ne doit pas venir ! »
- Elle est très occupée en ce moment, ne t'en fait pas !
« Ok. A bientôt Harry ! »
- A bientôt.
Au moment où Harry raccrocha, une jeune femme blonde passa la tête par la porte.
- C'était qui ? demanda Thalia.
- C'était pour le boulot, répondit Harry.
Il savait qu'elle ne poserait pas de question à ce propos. Harry était Auror et il lui arrivait régulièrement de travailler sur des affaires sensibles qu'il devait garder secrète. Et ça lui pesait de plus en plus.
Harry estimait qu'il était Auror depuis trop longtemps. Mais il n'avait jamais fait d'études alors il n'avait pas d'autre choix que de continuer. Il avait « choisi » cette carrière avant même d'avoir terminé Poudlard. Il n'avait pas vraiment eu le choix à l'époque. Voldemort faisait des ravages et il avait besoin de mettre toutes les chances de son côté pour en venir à bout. L'entrainement des Aurors était la meilleure solution. Son meilleur ami, Ron, l'avait soutenu au point de le suivre dans cette carrière dont il ne voulait pas non plus. Mais à l'époque Harry avait besoin d'un équipier en qui il pouvait avoir confiance et Ron était le seul qui pouvait tenir ce poste. Ils y étaient encore tous les deux. Hermione avait été la seule à pouvoir choisir le métier qu'elle aimait. Elle avait travaillé dur pour y arriver, mais elle était aujourd'hui une avocate reconnue. Elle avait tout de même dû attendre la fin de la guerre avant de pouvoir passer ses examens. Harry et Ron étaient restés pour faire le ménage, puis s'était senti trop vieux et trop las pour entamer de nouvelles études. C'est grâce à ça qu'Harry rencontra Thalia.
Elle avait eu la chance de pouvoir quitter le pays pendant la guerre et de faire ses études de médicomagie au Etats Unis en habitant chez son frère. Puis elle était rentrée et avait commencé à travailler à Sainte Mangouste. C'est là qu'Harry l'avait rencontré, il y a dix ans. Elle s'était occupée de lui à la suite d'une mission qui avait mal tourné.
Harry avait toujours le don de se mettre dans les ennuis. Ça n'avait été qu'une question de temps avant qu'il ne doivent retourner faire un tour à l'hôpital. Puis encore un, et encore un. Ils étaient donc devenu ami. Puis un peu plus. Elle avait emménagé chez lui deux ans plus tard. Puis ils s'étaient fiancés et mariés la même année que Ron et Hermione. Les deux couples avaient des enfants et ils étaient tout ce dont ils pouvaient rêver.
Il avait eu l'occasion de rencontrer le frère de Thalia à plusieurs reprises et ils étaient rapidement devenu ami. Même s'ils n'avaient pas grand-chose en commun, il s'entendait très bien avec Eric.
Harry mit sa cape et se dirigea vers la cheminée.
- Je ne sais pas quand je rentrerai, dit-il à sa femme. Je préviens Molly qu'elle doit aller chercher les enfants à l'école.
Thalia devait partir pour l'hôpital dans une demi-heure et aurait aimé garder son époux pour elle encore un peu avant de plonger dans l'univers des blessures magiques. Elle l'embrassa en lui disant d'être prudent sans trop y croire.
Harry prit de la poudre de cheminette avant d'énoncer distinctement « ministère de la magie ».
Bureau du NCIS : Bureau d'Hetty.
Hetty était assise derrière son bureau, une tasse de thé entre les mains. Face à elle Owen Granger l'observait fulminer contre leurs dirigeants qui refusaient de lui donner l'information qu'elle demandait.
Owen, malgré ses mauvaises nouvelles, resta calme. Si Hetty n'avait rien pu obtenir, il ne pourrait pas non plus. Et ça voulait dire que l'information était sensible.
- Comment veulent-ils que mes agents fassent leur boulot s'ils refusent de nous dire ce que l'on doit chercher, dit la femme de petite taille d'une voix agacée et désespérée.
Granger ne répondit pas. Hetty n'attendait pas de réponse.
A l'étage, Nell observa Eric d'un drôle d'œil. Il y avait quelque chose qui clochait, mais elle ne savait pas encore de quoi il retournait. Cependant, elle connaissait Eric, il finirait par craquer et tout lui dire, comme d'habitude. Elle se remit donc au travail, détournant les yeux de son collègue.
Chez l'ex-femme de Collins.
Sam et G frappèrent à la porte d'une petite maison de banlieue. Personne ne vint ouvrir la porte. Ils s'apprêtaient à crocheter la serrure quand une voiture entra dans l'allée de garage.
Une femme aux cheveux frisés en sorti sans les remarquer et se dirigea vers la portière arrière pour l'ouvrir. A peine, l'avait-elle fait qu'une petite boule d'énergie se précipita en dehors du véhicule en babillant à propos de sa copine Norah qui avait fait une grosse bêtise et que la maitresse avait punie.
La maman écoutait sa fille raconter sans l'interrompre. C'est seulement quand elles virent les deux agents que le silence se fit.
- Madame Collins ? demanda Sam
- C'est madame Bennett maintenant. Mais vous pouvez m'appeler Andréa. Collins est le nom de mon ex-mari. Le papa de Lola, dit-elle en désignant la petite fille.
- Excusez-nous madame Bennett, je suis l'agent Callen et voici l'agent Hanna, du NCIS. Nous aurions quelques questions à propos du colonel Collins.
- Il n'a pas de problème j'espère. Je dois conduire Lola chez lui demain, pour qu'il puisse la voir un peu avant de partir pour sa prochaine mission.
- Nous devrions peut-être entrer, indiqua Sam.
La mère et la fille s'avancèrent vers la porte. La femme ouvrit avant de les inviter à entrer.
Elle leur servit une boisson et ils s'installèrent dans le salon. Lola partit jouer dehors, dans le petit jardin à l'arrière de la maison. Depuis le salon, les adultes pouvaient la voir courir dans la pelouse.
- Est-ce que vous savez à quel endroit devait se rendre votre mari et en quoi consistait sa mission ? demanda G.
- Non, il ne me parlait jamais de ses missions.
- Perlez-nous un peu de lui, s'il vous plait, demanda Sam.
- En fait, c'est assez amusant. Depuis le divorce, on s'entend mieux. Avant, on ne se parlait plus. Quand il rentrait de mission, il était différent. Il ne parlait pas, mangeait à peine. La seule chose qu'il faisait était de s'occuper de Lola. Mais il ne me regardait plus, ne m'adressait que rarement la parole. J'ignore ce qu'il a vu et vécu. Mais ça le rongeait. Il a pris un congé pour tenter de rattraper les choses. Mais nous n'avons réussi qu'à nous disputer. Ça devenait l'enfer. Nous avons décidé de nous séparer. Et depuis, c'est comme si nous pouvions à nouveau respirer. S'il n'y avait pas eu Lola, on ne se serait jamais revu. Mais, elle est là. Grâce à elle, nous avons pu trouver un terrain d'entente et nous revoir ne pose pas de problème. Nous discutons régulièrement à propos de notre fille. Et je la laisse volontiers chez lui quand il est là, parce que c'est rare et qu'elle a besoin de voir son père de temps en temps.
- A-t-il eu un comportement étrange ces derniers temps ?
- Pas plus que d'habitude. Warren a toujours été un homme étrange et mystérieux. C'est ce qui m'a attiré chez lui au départ. Mais il m'a envoyé un message bizarre hier soir. Regardez.
Elle sorti son téléphone de la poche de sa veste et chercha le message avant de tendre l'appareil à Sam. Sur l'écran de ce dernier on pouvait lire : « Voisins pas net. Intention encore inconnue. J'enquête. »
Sam le montra à G avant de rendre l'engin à sa propriétaire.
- Est-ce que je pourrais parler un peu à votre fille ? demanda Sam.
- Oui, bien sûr, acquiesça la maman.
Sam sortit de la pièce.
- Est-ce que vous pouvez me dire ce qui se passe ? Est-ce qu'il va bien ? demanda Andréa.
- Je suis désolé de devoir vous annoncer ça, mais le colonel Collins est décédé la nuit dernière, annonça G avec douceur.
- Oh !... Mon Dieu !, dit Andréa, choquée de la nouvelle.
- Toutes mes condoléances, dit G.
Pendant que G tentait de consoler maladroitement Andréa, Sam parlait à Lola dans le jardin.
- Salut, je m'appelle Sam. Et toi c'est Lola. C'est ça ?
- Oui ! s'exclama la petite.
- Qu'est-ce que tu fais ? demanda Sam.
- Je fais de la choupe (soupe) de cailloux, expliqua l'enfant. Et apès (après) Teddy va la manzer (manger).
Elle montra un gros ours en peluche assis sur une chaise de jardin en plastique.
- Est-ce que tu voudrais bien me parler de ton papa ? demanda Sam.
- C'est le plus cool des papas du monde ! s'écria la gamine. Pour mon zanniverzaire, on a fait une gande fête à sa maison avec mes coupines. Et j'ai eu le cotume de pincesse que je lui avais demandé.
- Ah oui, tu as raison. Il est trop cool ton papa.
- Normalement, je vais le voi demain.
- Normalement ?
- Il a té-phoné hie(r) matin, il voulait me paler (parler). Maman m'a donné son té-phone.
- Et qu'est-ce qu'il t'a dit ?
- Mon papa, il est top fot (trop fort). Il a dit qu'il avait vu des méssants (méchants) dans une maison pas loin de chez lui. Il a dit des terri… heu… terro… heu… terites… je crois.
- Des terroristes ?
- Oui, c'est comme qu'il a dit. Et il voulait véyifier (vérifier) si tout va bien avant que ze vienne. Il a dit que si les méssants étaient enco (encore) là, on ne reterait (resterait) pas à sa maison paque (parce que) c'est danheuyeux (dangereux). Et puis maman a yepis (repris) le té-phone
- Merci de m'avoir expliqué tout ça, dit Sam avant de se lever et de rejoindre G dans la maison.
Dans un parc.
Kensi est au volant de la voiture. Deeks assis à côté d'elle s'exclame soudain :
- Sur l'omoplate !
- De quoi tu parles, demanda Kensi.
- De mon tatouage de dragon ! dit Deeks exaspéré qu'elle ne suive pas la conversation.
- Ce n'était pas cette phrase là sur l'avenir, demanda la jeune femme.
- Non, c'était le destin : « Si tu décides pas de ton destin, c'est ton destin qui décide pour toi ». Et j'ai changé d'avis. Cette phrase est trop longue. Il me faudrait tout le dos pour l'écrire. Et un dragon c'est la classe !
Le téléphone sonna et Deeks répondit :
- Oui Nell, je t'écoute.
« J'ai reçu des photos de la morgue. » explique-t-elle. « Notre inconnu porte un tatouage sur l'avant-bras gauche. Je vous envoie une photo, vous saurez peut-être à quel gang il appartient. »
Deeks éloigne l'appareil de son oreille pour observer la photo.
- Wouah ! C'est ça que je vais me faire tatouer ! Regarde ça Kensi !
Elle y jette rapidement un œil avant de répondre :
- Je trouve ça affreux. Et ça ne ressemble pas vraiment à un tatouage de gang.
- Hé Nell ! On va aller voir un de mes indics pour savoir s'il connait des gars avec le même tatouage.
« OK, à tout à l'heure »
Kensi et Deeks roulèrent encore une peu avant de sortir de la voiture.
Ils avancèrent vers un terrain de basket occupé par des jeunes. Ce n'était pas eux qui les intéressait, mais le gars qui était assis à une table de pique-nique un peu plus loin. À ses côtés un autre homme lui parlait.
- Tu le trouves vraiment moche, demande Deeks en observant le tatouage sur l'écran de son téléphone.
- Je déteste les têtes de mort, c'est vraiment affreux, dégoutant, …
- Ok ! Ok ! Je prends note. Pas de tête de mort. Je reste sur le dragon alors.
- Deeks ! soufla Kensi désespérée.
A quelque pas, l'indic qui avait repéré le lieutenant de police, se mit à courir. En le voyant faire son ami pris aussi ses jambes à coup.
Après un juron bien sentit les agents coururent après eux pendant quelques mètres avant que Deeks ne saute sur l'un d'eux et le plaque au sol. Quand il se relèva, il vit que Kensi avait déjà attrapé l'autre.
De retour à la table de pique-nique, Deeks montra la photo :
- Jeff, tu connais des gars qui portent ce tatouage ?
Jeff jeta à peine un coup d'œil avant de nier l'avoir déjà aperçu.
Deeks du le menacer pour obtenir la réponse qu'il cherchait.
- Je les connais pas Ok. Mais ils sont plus dangereux que tous les gars que j'ai déjà croisé. Et Ch' sais pas où on peut les trouver.
Deeks montra la photo au pote de son indic. Il regarda l'image avec un peu plus d'attention avant de prendre la parole.
- Clyde les a vu. Il a parlé de ce tatouage pendant des jours. Il veut se faire le même.
- Qui est Clyde ? demanda Kensi.
- Mon frère. Il travaille comme gardien d'une boite de nuit. C'est là qu'il les a vu.
- Ils étaient combien ? s'informa Deeks.
- Ils étaient six. Et ils ont rejoint quatre autres personnes à l'intérieur. Mon frère les a surveillés toute la soirée. Mais ils ont rien fait d'intéressant d'après lui. Il s'en est méfié à cause de la tenue de certains d'entre eux. Ils portaient des capes et cachaient leur visage. Ils ont juste fait que discuter.
- Ca au moins, c'est des infos, dit Deeks en critiquant son indic qui n'avait rien pu leur apprendre d'intéressant.
Kensi et Deeks retournèrent donc à la voiture en commentant les nouvelles informations.
Au ministère de magie américain : Succursale de LA.
Le ministre de la magie, Andrew Wallace était dans son bureau, réfléchissant aux très mauvaises nouvelles qu'il venait de recevoir.
La journée avait pourtant parfaitement bien commencé. La routine habituelle en somme. Sa femme lui avait souhaité une bonne journée quand il avait pris la cheminée ce matin pour se rendre sur son lieu de travail. Il était un peu fatigué parce qu'il avait gardé ses petits-enfants tout le weekend. Et mine de rien, ils prenaient de l'énergie ces petits. Mais il était toujours heureux de les avoir à la maison.
Sa cheminée sécurisée l'avait déposé directement à son étage. Il avait salué les mêmes personnes que chaque jour. Il avait discuté avec ses collaborateurs. Il avait lu, rempli, rédigé, signé tout un tas de papiers. Il s'était préparé pour sa réunion de l'après-midi. Il allait partir déjeuner avec un vieil ami quand sa secrétaire l'avait prévenu qu'Harry Potter venait d'arriver par portauloin et demandait à lui parler.
Il en avait été ravi. Après tout le Survivant était une célébrité. Leur Sauveur de tous. Il ne pouvait pas refuser un entretien avec ce dernier.
C'est donc avec le sourire qu'il l'avait accueilli dans son bureau parfaitement rangé. Il ne s'attendait pas à ce qu'il soit accompagné, ni qu'il porte la tenue officielle des Aurors.
Mais loin de se démonter pour si peu, il salua les deux hommes comme il se doit. L'homme roux parut surpris d'être traité de cette façon. Mais ça ne surprit pas Andrew. Il connaissait bien le ministre de la magie anglais et on ne peut pas dire qu'ils s'appréciaient. Le manque de savoir vivre de ce dernier lui avait donné une très mauvaise réputation en dehors de l'Angleterre magique. Pas que ce soit nouveau. Les imbéciles se succédaient à cette place depuis bien longtemps. Mais le pire était probablement Fudge qui, heureusement n'était plus ministre depuis le début de la seconde guerre sorcière. Le ministre actuel faisait à peine mieux que lui cependant. Et Andrew était content de rarement avoir à faire à lui.
Harry Potter se présenta (même s'il n'en avait pas besoin, tout le monde le connaissait) puis présenta son ami, Ronald Weasley. C'est à ce moment qu'Andrew le reconnu lui aussi. Le meilleur ami du Survivant. Celui qui l'avait aidé à mettre fin à la guerre. Celui qui avait protégé les arrières de leur héro pendant la bataille finale et qui avait permis à Harry Potter de s'en sortir vivant.
Andrew avait devant lui les deux meilleurs chasseurs de mage noir au monde. Leur réputation était mondiale. Mais chacun d'eux refusait de partir en mission sans l'autre. Ils se faisaient confiance et semblaient se comprendre sans même devoir se parler. Une capacité impressionnante, même pour lui qui avait dirigé le département des Aurors une partie de sa carrière, avant de devenir ministre.
Avant leur arrivée, il s'apprêtait à avoir une agréable conversation avec Potter, mais maintenant qu'il voyait les visages sérieux d'Harry et celui inquiet de Weasley, il se dit qu'il allait certainement rater son déjeuner et que les nouvelles ne serait pas bonnes.
Il avait eu raison. Son sourire avait disparu rapidement quand les deux Aurors anglais expliquèrent la raison de leur présence. Des mangemorts. Ici ! Sans que personne n'ait rien remarqué ! Impensable ! Impossible ! Et pourtant, il avait les preuves devant les yeux. Ils avaient été malin. Caché dans le monde moldu, mais dans un quartier comportant plusieurs familles magiques, ils étaient passés inaperçu.
Il mit immédiatement toutes les ressources nécessaires à la disposition des forces de l'ordre pour trouver et capturer les mangemorts présents sur le territoire américain. Il était soulagé qu'Harry Potter en personne se soit déplacé pour les aider. Mais il était aussi inquiet pour la population. Il allait devoir prévenir les autorités moldues. Il devait mettre au point une équipe qui viendrait en aide aux deux Aurors anglais dès qu'ils auraient repéré les mangemorts. Beaucoup de travail en perspective.
Il commanda à déjeuner et s'installa à son bureau.
A la morgue.
Harry et Ron entrèrent dans le bâtiment. Ils parlèrent quelques minutes avec une jeune femme qui accepta de leur montrer le corps du mangemort.
Harry reconnu immédiatement le mangemort en question : Mulciber.
Il avait eu l'occasion de le voir à plusieurs reprises quand il visitait l'esprit de Voldemort. Le Seigneur des Ténèbres n'en était jamais satisfait et le torturait à chaque fois.
Ron ne l'avait jamais vu, mais il sut tout de suite qu'Harry connaissait son identité. Il ne dit rien cependant. Ron voyait bien qu'Harry était bouleversé. Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait pas vu de mangemorts. Et il espérait sans doute ne plus jamais en voir. C'était raté.
Finalement, ils sortirent de la morgue et se dirigèrent vers l'hôtel que leur avait conseillé le ministre Wallace.
Ron observait Harry du coin de l'œil, inquiet pour lui. Cette situation pouvait faire revenir de très mauvais souvenirs. Lui-même n'était pas dans son assiette. Mais il savait que pour Harry c'était bien pire.
Bureau du NCIS : Centre des opérations.
Nell et Eric étaient assis l'un à côté de l'autre derrière les écrans d'ordinateur.
Eric ne cessait de sursauter au moindre bruit ou mouvement. Il regardait sans cesse son téléphone et ses recherches n'avancaient pas.
Exaspérée, Nell se tourna soudain vers lui, le faisant sursauter pour au moins la vingtième fois.
- Tu vas me dire ce qui te tracasse ou tu vas continuer à faire comme si de rien n'était ? demanda la jeune fille.
- Je ne vois pas de quoi tu parles ! assura Eric d'une manière fort peu convaincante.
- Tu regardes tout le temps ton téléphone comme s'il allait exploser. Tu sursautes et surtout tu fais semblant de faire des recherches !
- Quoi ?! Mais non !
Avant qu'Eric n'ait pu se justifier un peu plus, l'équipe rentra dans la pièce.
- Alors, on a de nouvelles infos ? demanda G.
- Oui ! J'ai trouvé la boite de nuit où Clyde travaille. C'est…
Granger entra, interrompant l'analyste.
- On nous retire l'affaire ! déclara-t-il.
Un concert de protestation suivit cette déclaration. Le seul qui sembla soulagé fut Eric.
- Il n'est pas questions d'abandonner ! dit Sam. Collins avait une famille. Sa fille de 5 ans ne pourra plus jamais lui parler. Elle ne sait même pas que son père est mort. Il faut qu'on trouve ceux qui ont fait ça.
- Et bien ce sera quelqu'un d'autre ! trancha Granger.
Eric se détendit, il n'avait pas eu conscience de l'énorme poids qui pesait sur ses épaules avec cette affaire. Il ne voulait pas que ses amis du NCIS aient de contact avec les mangemorts, c'était vraiment trop dangereux. Eric était content qu'Harry ait fait ce qu'il fallait pour qu'ils ne s'en mêlent pas.
S'il avait travaillé avec n'importe qui d'autre, ce serait passé inaperçu. Cependant, il travaillait avec des agents surentrainés, et ils le remarquèrent tout de suite.
- Tu as quelque à dire Eric, enchaina Sam
- Non ! Non ! Rien ! répondit-il trop précipitamment.
- Eric, si tu sais quelque chose, c'est le moment de le dire, insista G.
- Heu non, je vous assure, dit-il de sa voix mal assurée.
La façon de se comporter d'Eric était trop à l'opposé de son habitude pour que ses amis le croient. Mais avant qu'ils n'aient pu insister plus, Granger s'interposa.
- Venez avec moi Monsieur Beale !
Sans savoir si c'était une bonne chose ou non, Eric suivit le directeur adjoint en dehors de la pièce.
A la morgue.
Rose observa les deux hommes sortir. Dès qu'ils eurent complètement disparu, elle empoigna son téléphone.
- Callen ? demanda-t-elle.
« Rose ? » repondit-il. « Un problème ? »
- Je ne sais pas vraiment. Deux hommes sont venus. Il voulait voir l'inconnu avec le tatouage. Celui sur lequel vous enquêtez. Ils ont dit qu'il pourrait peut-être l'identifier. Donc je les ai laissés le voir.
« Ils t'ont dit son nom ? Ils se sont présentés ? »
- Ils ont dit être agent fédéraux. Ils m'ont montré leur plaque, mais ça ne correspondait à rien que j'ai déjà vu. Ils ne m'ont pas dit s'ils l'avaient reconnu.
« Ils t'ont posé des questions ? »
- Pas vraiment. J'ai discuté un peu avec l'un deux. De la pluie et du beau temps pendant que l'autre observait le cadavre. Je pense qu'il essayait d'attirer mon attention pendant que l'autre faisait quelque chose. J'ai vérifié et il n'a rien fait. Je me suis dit que je devais te prévenir.
« Tu as bien fait Rose. Tu pourrais les décrire ? »
- Oui. Celui qui m'a parlé est assez grand et costaud. Les cheveux roux. Jean bleu délavé et pull rouge. L'autre est plus petit, assez mince, les cheveux noirs en bataille assez court, des lunettes rondes. Il portait un pantalon noir et un pull vert.
« On va vérifier sur les caméras de surveillance. Merci pour ton aide Rose. »
- De rien. A bientôt.
Elle raccrocha, rassurée que le NCIS prenne les choses en main.
Bureau du NCIS : Centre des opérations.
Puisque Granger n'était plus là, chacun regarda les autres, une pointe de défis dans le regard. Ce ne serait pas la première fois qu'ils continueraient une enquête qui n'était plus de leur ressort. Il leur suffisait d'être discret. Le problème, c'est qu'ils ne savaient pas qui reprenaient l'enquête.
Une sonnerie se fit entendre et G sortir son téléphone de sa poche.
- Rose ? dit en décrochant.
Quelques minutes plus tard…
- Nell, Rose a eu de la visite à la morgue il y a quelques minutes. Deux hommes se faisant passer pour des agents fédéraux sont venus voir le gars au tatouage. Regarde si tu ne les vois pas sur les caméras de surveillance.
L'analyste se tourna vers l'ordinateur et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, elle repéra les deux faux agents en question.
- Lance une reconnaissance faciale, demanda Sam
- C'est ce que j'allais faire, répondit-elle.
La qualité était assez bonne pour obtenir un gros plan sur les visages des deux hommes. Cependant, alors que les minutes s'écoulaient, rien n'apparaissait sur l'écran. Ils étaient, comme l'homme au tatouage, inexistants.
Puisque que la reconnaissance faciale ne donnait rien, Nell décida de suivre les deux personnes grâce aux caméras.
C'est comme ça qu'elle découvrit dans quel hôtel ils logeaient. Dès qu'ils eurent l'adresse, ils sortirent du bâtiment.
Bureau du NCIS, dans le bureau de Granger.
- Asseyez-vous Monsieur Beale, demanda Granger en faisant de même.
Maladroitement, Eric prit place sur le siège désigné, faisant face au directeur adjoint.
- Vous semblez nerveux, Monsieur Beale. Est-ce que tout va bien ?
- Heu…Oui… Monsieur de directeur adjoint. Tout va bien. Je suis juste un peu surmené ces temps-ci.
- Vous semblez encore plus bizarre que d'habitude, insista Granger.
Eric ne répondit pas, regardant dans toute les directions sauf celle dans laquelle se trouvait Granger.
Ce dernier le laissa faire un moment, le faissant stresser encore un peu plus. Eric était de plus en plus mal à l'aise.
- Dites-moi Monsieur Beale. Est-ce que vous savez quelque chose que nous ignorons à propos de cette enquête ?
- Non pas du tout ! s'exclama trop précipitamment Eric. Ce dont il se rendit compte immédiatement.
- Parlez-moi de cette affaire Monsieur Beale, demanda calmement Granger.
- Heu… d'accord… Le colonel Collins est mort à l'hôpital des suites de ses blessures. On ignore ce qui les a provoquées. L'agression a eu lieu chez lui. On ignore dans quelle circonstance. La fille de Collins a dit qu'il enquêtait sur ses voisins, mais les voisins disent qu'ils ne connaissent pas l'agresseur, qu'ils ne l'ont jamais vu. L'agresseur a reçu une balle dans le ventre, il s'est enfui et a été retrouvé mort pas loin de la maison de Collins.
- C'est tout, monsieur Beale ?
- On ne connait pas l'identité de l'agresseur. La reconnaissance faciale n'a rien donné. Il a un tatouage original sur l'avant-bras mais il n'appartient à aucun gang.
- Décrivez moi ce tatouage, demanda Granger.
Eric déglutit, hésita, puis se lança :
- Un tête de mort avec un serpent qui sort de la bouche.
A la grande surprise d'Eric, il vit l'inquiétude s'écrire sur les traits de Granger. Il semblerait que le directeur adjoint avait déjà vu ça quelque part. Ce fut donc Eric qui posa la question suivante :
- Vous savez ce que c'est ?
- Oui, je sais. Et vous aussi visiblement, répondit-il. Tout ce qui sera dit ici, reste ici !
- Oui monsieur ! dit Eric.
- Comment connaissez-vous l'existence des mangemorts ? demanda Granger
- Vous êtes un sorcier ? demanda Eric en retour.
- Oui, fut la seule réponse qu'il obtint.
- Ma sœur est une sorcière. Elle a fait ses études à Poudlard au début. Puis à Salem quand les choses sont devenues compliquées en Angleterre. Elle y est retournée après la guerre.
- Avez-vous prévenu quelqu'un de ce qui se passait ici ?
- Oui. J'ai… heu… téléphoné au mari de ma sœur.
- Qui est ? insista Granger.
- C'est Harry Potter ! lâcha Eric.
En sortant du bureau quelques minutes plus tard, Eric se dit qu'il n'avait jamais vu autant d'émotion passer sur le visage de Granger avant aujourd'hui. La tête qu'il avait faite au moment où Eric avait parlé d'Harry resterait pour longtemps dans ses souvenirs.
De son côté, Owen Granger se remettait des dernières nouvelles. Sa famille avait fui l'Angleterre lors de la première guerre sorcière. Sa famille était en grand danger. Sa mère, une Sang-Pur avait épousé un moldu. Si ça n'avait été que ça, ils auraient pu s'en sortir. Mais il y avait son petit frère. De quinze ans de moins que lui. Quand sa mère était tombée enceinte, ça avait été une surprise. Mais quand on avait découvert qu'il n'avait pas de magie, ça avait été un choc. Son frère était un cracmol. La honte de la famille d'après certaines personnes bien-pensantes. Mais ses parents l'aimaient. Surtout sa mère à qui on avait dit, des années plus tôt, qu'elle ne pourrait plus avoir d'enfant. Malheureusement, il était aussi la raison pour laquelle ils étaient en danger. L'information s'était répandue comme une trainée de poudre. L'union d'une Sang Pur et d'un moldu donnait un cracmol. A l'époque de la première guerre, il n'en fallait pas plus. Son père fut kidnappé sur son lieu de travail, torturé puis abandonné sur le chemin de traverse. Sa mère savait que le prochain serait son petit garçon. Alors elle prit la décision de l'abandonner. Il avait dix ans. Sa mère mourut quelques jours plus tard sans avoir pu dire à Owen l'endroit où elle avait caché son petit frère. Il l'avait cherché pendant des années. Mais à l'époque, il ne connaissait quasi rien du monde moldu. Et il ignorait comment chercher. Dévasté, il avait décidé de tout quitter. Il avait pris un avion pour les États Unis et rejoint l'armée. Son but à l'époque était de devenir assez fort pour rentrer en Angleterre et tenter de se battre. Puis retrouver son frère.
Ça n'avait rien donné. Ses recherches parfaitement menées n'avaient eu aucun résultat. Mais ça lui avait permis de rencontrer sa femme.
Finalement, il sortit de ses pensées pour se dire en souriant qu'il n'était pas étonnant qu'Hetty se soit fait remballer par tous ses contacts.
Bureau du NCIS, dans le bureau d'Hetty.
- Faites quelque chose Léon, s'énerva Hetty au téléphone pour la Xième fois de la journée.
« Je n'ai pas la moindre information. Toutes les personnes que j'ai contactées ont soit refusé de répondre, soit ignorait de quoi je leur parlais. »
- Est-ce que vous savez au moins pourquoi on nous retire l'affaire ?
« Non, je n'en ai pas la moindre idée… Mais Hetty… ça vient de très haut. »
- Donc c'est extrêmement important. Qui va enquêter ? Le FBI ? La CIA ?
« Ni l'un, ni l'autre. J'ai contacté les deux agences et on ne les pas assigné à cette mission »
- Mais qui alors ?
« Je ne sais pas. Mais je vous tiens au courant… »
- Très bien Léon. J'attends votre appel, termina Hetty en raccrochant.
Elle prit sa tasse de thé et la porta à ses lèvres. Elle en bu une gorgée en réfléchissant.
Chez Granger.
Owen Granger était assis à la table de sa cuisine. Il réfléchissait aux derniers événements. Il avait souvent eu des contacts avec le monde magique depuis son emménagement aux Etats Unis. Puisqu'il avait l'habitude du monde moldu, il avait, pendant des années, servit d'agent de liaison entre l'armée et les Aurors. Mais depuis le décès de sa femme, il n'entrait en contact avec le monde magique qu'en cas d'extrême nécessité.
Au cours de ces dernières années, il n'avait parlé qu'à un seul sorcier. Son seul véritable ami sorcier en fait, était un Auror. Ça faisait très longtemps qu'ils ne s'étaient pas parlé. Mais il avait répondu immédiatement quand Owen lui avait envoyé un hibou.
On frappa à la porte et Owen quitta son siège pour ouvrir.
Dimitri Stone entra dans la maison. Owen l'invita à s'asseoir et il leur servit un verre.
Après avoir échangé les salutations, Owen entra dans le vif du sujet.
- Le NCIS mène une enquête en ce moment. Un marine a été victime d'un sorcier.
Dimitri se fit tout suite attentif, n'interrompant pas Owen avant qu'il ait fini d'expliquer.
- Voici une photo du sorcier.
Dimitri l'observa avec attention avant de prendre la parole.
- Suis-je censé le reconnaitre ?
- Pas lui personnellement. Plutôt ceci…
Owen montra la photo suivante sur laquelle il y avait un gros plan de l'avant-bras de l'homme. On y voyait parfaitement un tatouage qu'aucun Auror digne de ce nom ne pouvait ignorer.
- La marque des ténèbres… chuchota Dimitri.
- Tu sais quelque chose ? demanda Owen.
- Deux Aurors anglais sont arrivés ce matin. En tenue de combat.
- C'est un de mes agents qui les a prévenus. Il a reconnu la marque et informé la seule personne qu'il savait être sorcier.
- Un de tes agents est un sorcier et tu l'ignorais ? dit Dimitri surpris.
- Il ne l'est pas. Sa sœur en revanche est une sorcière, dit Owen
- Ceci explique cela. Je vais informer mon supérieur. Mais il va certainement vous retirer l'enquête. Il ne laissera pas des moldus se mêler de ça. Si des mangemorts sont impliqués, c'est trop dangereux pour tes agents d'intervenir.
- C'est déjà fait. Le NCIS n'est plus sur l'enquête depuis quelques heures.
- Qui est l'autre victime ? demanda Dimitri.
- Le colonel Warren Collins.
- Je vais faire des recherches et je te tiens au courant.
- D'accord.
Plus tard…
Un hibou entre dans la cuisine. Il portait une enveloppe épaisse. Owen reconnu l'écriture de Dimitri. Il ouvrit le pli en commença à lire.
Un instant plus tard, il se laissa tomber dans le fauteuil. Il soupira. Les choses venaient de se compliquer encore un peu plus.
Collins était un cracmol. La plupart des missions secrètes sur lesquelles il avait été envoyé concernait le monde magique puisque son rôle était de faire le lien entre les deux mondes. Un peu comme Owen dans sa jeunesse. Il avait donc une formation de marine mais aussi une formation d'Auror. Bien que cette dernière soit assez incomplète puisqu'il ne pouvait pas faire de magie. Ça ne l'avait pas empêché de mener à bien quelques opérations de grande envergues. Owen en était impressionné.
La mission de Collins en Angleterre était de servir d'agent de liaison entre les aurors et les policiers dans une affaire concernant les mangemorts.
Granger ouvrit le dossier médical magique de Collins et découvrit qu'il avait reçu, avant de mourir, plusieurs sortilèges de magie noire dont le doloris et des sorts de découpes interdits.
Owen soupira à nouveau. A ce stade, on ignorait encore si les mangemorts étaient là pour l'éliminer ou si c'est le hasard qui les avait fait se « rencontrer ».
Notes :
Voilà la fin de ce premier épisode. J'espère que ça vous a plu. J'ai essayé d'être le plus fidèle possible aux personnalités des personnages et je crois que c'est réussi.
Cette fanfiction contiendra 3 chapitres et elle est terminée. Au départ j'en avait prévu deux, mais au vu du nombre de page, j'ai finalement décidé d'en faire 3, même si le dernier sera un peu plus court.
Prochain chapitre la semaine prochaine.
Lilouplume.
