B. est définitivement un enfoiré de première...
Chapitre 164 : Ce bel enfant de salaud
"Hey, Girl, t'as une tenue potable dans ta valise ?"
Je lui adresse un regard torve.
"J'aurai bien envie de faire un tour au casino. Je kiffe de faire tourner en bourrique le croupier."
B. y va "à la cool" : converses montantes, jeans, t-shirt et blazer.
Je porte une jolie petite robe de cocktail.
Il est très fier d'exhiber sa fausse ID - je dois avouer qu'elle est admirablement falsifiée !...
En chemin, B. m'explique brièvement que le hasard joue une très infime part dans les jeux de table et que tout relève plutôt d'une succession de probabilités. Comme B. est très calé en maths et calcul mental, il parvient à prédire, en se trompant rarement, la mise et le numéro à jouer.
Il a déjà été convoqué auprès du service de sécurité, s'est laissé fouiller sans problème, rictus narquois plaqué sur les lèvres, pour finalement être relâché avec de plates excuses. En sortant, il leur a adressé un beau doigt par main, en se marrant, expression purement démoniaque sur le visage.
A notre arrivée, nous déposons nos vestes après avoir présenté nos ID et nous mettons à circuler dans les salles, sur plusieurs étages.
B. repère une table composée d'un nombre de joueurs à sa convenance et s'y installe, me faisant asseoir à ses côtés.
"Porte-moi chance, Girl." cherchant ma bouche pour un baiser fugace.
Je devrai m'y faire mais... pas moyen. B. attire les regards. Féminins, notamment. Je n'ai jamais surpris aucun mâle - à part L. - lancer d'œillades chaudes à B.
Là, deux femmes le dévorent du regard. Je renifle.
Il vient se coller à mon oreille. "T'inquiètes, Girl. Tu les vaux toutes."
"Tu bandes ?" en retour.
"Comme un fou, Girl. Comme un fou." avec un sourire audible.
Va savoir si c'est le jeu qui lui provoque cet effet...
B. rafle plusieurs fois la mise.
"Booon. On va s'arrêter là pour s'éviter la fouille au corps. J'ai autre chose à foutre du mien ce soir." se levant pour quitter la table de jeu.
Nous récupérons nos ID et nos vestes, direction le silo du parking.
Dans la cabine d'ascenseur, nous nous tenons chacun dos contre la cloison opposée, nous observant.
Le regard de B. me parcourt au ralenti des pieds à la tête. Il se lèche rapidement les lèvres.
"Ce n'était donc pas que le jeu..."
"T'es conne ou quoi ? Tu me fais bander depuis la Wammy's, Girl Honey."
OK. Rajout d'un petit surnom en plus. De bon augure.
"Quand tu t'en es aperçu exactement ?"
"Oh, rapidement. J'étais aux premières loges, après tout !..."
"Et A. pensait que c'était de son fait ?"
Il tique à l'annonce de la première lettre de l'alphabet.
"A. était sacrément bandante, Girl. Sacrément bandante, ouais." avec ce sourire particulier qu'il a toujours eu pour A.
A mon tour de bisquer. "Je le suis plus qu'elle."
"Hahahaha ! Girl, prends pas la mouche comme ça !..."
Les portes de la cabine s'ouvrent et il m'invite à le devancer pour qu'il puisse reluquer mon derrière à sa guise.
"J'vais niquer mon jeans si ça continue comme ça, Girl."
OK. Ça, c'est plutôt flatteur.
"Tu vas devoir attendre d'être rentré."
"Hein ? Tu rêves, Girl !..."
Je me raidis. Qu'a-t-il en tête ?...
Arrivés jusqu'au véhicule, il checke les caméras. OK. On devrait peu nous voir sous cet angle. Il ouvre les portes avant et arrière et pose son dos contre le montant, m'attirant à lui, pressant son bassin contre moi, s'arrachant les premières salves de rauques débridés.
"Putain... B... En... foiré."
J'en perds la tête tant il fait monter des sensations indécentes.
Il manipule mes hanches à sa guise pour en obtenir le maximum, se frottant énergiquement à moi. Il plonge un instant dans mon cou pour y mordiller, affamé.
"Girl..."
Puis il m'éloigne pour se défaire et s'extirper. Vache !... Il est haut et sur le point de perler !... Ça ne va pas traîner de son côté. Quant à moi... je suis également prête tant il dope ma libido. Il s'en assure brièvement sur un son étranglé.
"Putain... oh putain... Girl !..." m'invitant à retirer mon bas pour venir me hisser sur ses propres hanches.
Je m'accroche au toit du véhicule pour m'offrir l'impulsion de bouger.
Pour le moment, il butine contre mon sexe moite, s'en imprégnant. Sa gorge est vibrante d'excitation montante.
"Putain Girl... cet effet... que tu me fais..."
Il glisse une main derrière, passant entre mes fesses, pour venir écraser sa prune suintante contre mon sexe ouvert.
"Petite... affamée... ma bite... raffole..."
Nous sommes dans un état !... Et je n'ai qu'une envie ; qu'il s'immisce et nous termine !...
Je geins, étouffant les sons contre son épaule.
"Putain, Girl... t'es bonne, putain !..."
Ses pupilles camouflées partent à la dérive.
"Enfonce... toi... dedans..." supplié, besoin de le sentir palpiter en moi.
Il s'exécute sans discuter tant il est au bord de l'orgasme.
C'est naturellement qu'il trouve sa place, glissant entre mes chairs gorgées.
"Oooooh... putain... B. !..."
Il tremble des pieds à la tête, peinant à me fixer, traversé de spasmes rapprochés.
"Put... Girl... j'vais... gic..."
Il n'a pas terminer sa phrase qu'un rauque monstre le traverse, palpitant de jouissance au fond de moi, s'y déversant généreusement.
Il me suffit de quelques mouvements pour le rejoindre, étouffant ma jouissance contre son épaule.
The higher the risk, the better the sex.
B. planchait sur une suite compliquée. Malgré ses talents naturels évidents en maths, cette putain de suite le faisait pêcher !... Et B. avait horreur de ça. S'il fallait qu'il y passe la nuit dessus, soit... il allait résoudre cette putain de...
BAM !
La porte de la salle de classe venait de se refermer avec fracas sur une A. toute sauf disposée à laisser régner le silence.
"B. !"
"Not now, A." lui répondit B. sans même la regarder.
A. arriva devant le pupitre, y posant les mains de part et d'autre, penchée sur son insupportable hirsute.
"BORDEL, QU'EST-CE QUE TU LUI TROUVES ?!"
"Take it easy, A." moitié grogné, tâchant de ne pas perdre le fil de son précieux calcul.
"QU'EST-CE QUI CLOCHE AVEC TOI, A LA FIN ?!"
B. plaça son livre d'exercice sur le côté de sa tête, profondément agacé, tapotant l'ouvrage contre son crâne.
"QUOI ?! JE TE SUCE PAS ASSEZ BIEN ?! ON NE BAISE PAS ASSEZ SOUVENT ?! C'EST QUOI LE PROBLÈME ?!"
"Not so loud, the fuck, A. !"
"BORDEL, C'EST UN DÉTOURNEMENT DE MINEUR, B. !"
Suite définitivement perdue pour un devoir à rendre tout à l'heure.
B. se leva d'un trait, faisant chuter sa chaise. "THE FUCK, A. !"
Les deux amants tournés adversaires s'observaient, sourcils froncés.
"DIS-MOI CE QUI CLOCHE, MERDE ! POURQUOI TU LA REGARDES ? POURQUOI TU LA VEUX ?"
B. tremblait de rage - ce qui n'était pas de bon augure - fixant A. comme s'il l'éviscérait sur place.
Puis il se détourna, faisant quelques pas dans la classe, respirant de manière ventrale pour faire baisser la pression phénoménale qui régnait en lui et qui, de surcroît, le faisait bander.
Déjà que ses putains de pensées étaient toutes dirigées vers la chambre 176... il ne lui manquait plus qu'une crise de jalousie sur les bras !...
"Je te préviens : je ne bouge pas d'ici avant d'avoir des réponses."
B. chargea A., l'attrapant par la nuque, lui collant un baiser féroce, l'observant le haut après ça. Il chopa sa main pour l'apposer contre son entrejambe tendue.
A. le fixa, incrédule. "OK. Donc t'étais pas du tout en train de faire tes maths tout à l'heure."
"Les maths m'ont jamais fait bander, A." avec un sourire de guerre.
"PUTAIN J'EN ÉTAIS SÛRE ! TU PENSAIS ENCORE A ELLE !" s'écartant dans un sursaut fou.
"OUAIS, JE PENSE A ELLE PARCE QUE T'ES ULTRA-CHIANTE EN CE MOMENT !"
"B..." reculant, effrayée par ce qui vient de sortir de la bouche de son boyfriend.
"Tu sais quoi, A. ? J'pense la sauter prochainement."
"B... t'es... mon mec..." heurtant le bureau du prof derrière elle, incapable de détacher son regard de ce monstre.
"J'en ai ma claque de me trimballer avec ça dès que j'la vois, tu piges, A. ?!" s'attrapant l'entrejambe renflée d'une paume ouverte, dans un geste on-ne-pouvait plus éloquent. "Bordel, ça me fait chier de bander en continu à cause de cette p'tite pute !"
"B..." larmes lui montant aux yeux. "Je... vais la... tuer..."
"Tu la touches, A., je ne poserai plus jamais les yeux sur toi !" la menaçant de l'index.
A. renifla. "Cette petite... salope... n'a même pas quatorze piges... t'es un pédo, B."
"Oh, crois-moi, elle est déjà sacrément foutue pour son âge." avec le sourire pervers qui va bien. "Et j'parle pas que de son cul, si tu vois c'que j'veux dire."
A. se laissa tomber au pied du bureau. "Dégage, B. DÉGAGE !" enfouissant sa tête entre ses mains.
B. prit le temps de plier ses affaires.
"Tu ne vas... pas t'en sortir comme ça... enfoiré."
"Ah, tu crois ?" la provoquant ouvertement. "Tu sais quoi ? Tu vas te calmer. Et tu reviendras supplier."
"CRÈVE, ORDURE !" aboyé de rage, dans un rauque terrible.
"Tu m'as dans la peau, A. Alors ne joue pas à la conne."
"DÉGAGE DE LA !"
B. secoua la tête. "T'es pitoyable, A."
Now, on the day I was born
The nurses all gathered 'round
And they gazed in wide wonder
At the joy they had found
The head nurse spoke up
Said "leave this one alone"
She could tell right away
That I was bad to the bone
Bad to the bone
Bad to the bone
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-b-bad
Bad to the bone
I broke a thousand hearts
Before I met you
I'll break a thousand more, baby
Before I am through
I wanna be yours, pretty baby
Yours and yours alone
I'm here to tell ya honey
That I'm bad to the bone
Bad to the bone
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-b-bad
Bad to the bone
I make a rich woman beg, yeah
And I'll make a good woman steal
I'll make an old woman blush
And make a young girl squeal
I wanna be yours, pretty baby
Yours and yours alone
I'm here to tell ya honey
That I'm bad to the bone
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-bad
Bad to the bone
Now, when I walk the streets
Kings and queens step aside
Every woman I meet, heh heh
They all stay satisfied
I wanna tell ya, pretty baby
What I see I'll make my own
And I'm here to tell ya honey
That I'm bad to the bone
Bad to the bone
B-b-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-bad
B-b-b-b-b-b-bad
Whoo, bad to the bone
A. avait eu tort. Elle le savait. Au fond d'elle-même, elle le savait.
B. l'avait mise au pain sec et à l'eau immédiatement après leur altercation.
Ce qui rendait A. véritablement malade était que B. tournait autour de cette petite cloche que j'étais !...
Bon sang, que me trouvait-il, à la fin ?!
A. se tournait et se retournait sur son lit. "... je ne poserai plus jamais les yeux sur toi..." Les mots durs de B. avaient frappé A. de plein fouet.
A. s'assit au bord de son lit. Tenter une opération de reséduction ?... Non. Trop humiliant. Il fallait qu'ils souffrent, qu'ils souffrent tous les deux !...
"Petite pute... je vais te montrer, moi, ce qu'il en coûte de me piquer mon boyfriend."
B., lui, clairement, était en mode opération de séduction. Il se rapprochait, me parlait, me dominant de toute sa hauteur, doigts jouant avec mes hauts entre mes seins éclos, à l'abri des regards des instructeurs.
De mon côté, j'étais naïvement flattée que le bad boy du secteur s'intéresse ainsi à moi. Je ne mesurai guère les conséquences...
Et puis B. me plaisait. B. plaisait, c'était une certitude, déjà du haut de sa majorité.
Il en avait envie. J'en avais envie.
Il était évident que l'affaire allait se conclure au lit.
Il choisit la veille de Noël pour ce faire, s'invitant dans ma chambre en l'absence de ma voisine, se glissant, nu, dans mon lit.
Je me suis débrouillée comme un manche... cependant, aux sons que je laissais échapper, B. eut confirmation de mon potentiel.
Le lendemain nous trouva nus, dormant chacun d'un côté du lit étroit.
"C'était... comment pour toi ?..." avais-je questionné maladroitement.
"Pas mal, Girl. Pas mal. Même si... t'as encore des progrès à faire."
"Tu... me montreras ?..."
"J'suis pas très patient pour ça. Et pas pédagogue pour trois sous, Girl. Mais rien t'empêche de t'informer."
Je clignais.
"J'ai quelques bouquins." quittant le lit, récupérant ses effets sur le lit opposé, me présentant dos et fesses.
Je me recouvrais jusqu'au nez, incapable de regarder ailleurs que sur cette magnifique chute de reins masculine.
"Arrête de me mater comme ça, Girl, tu vas me refaire bander." sur un sourire audible, sans même se retourner.
"Alors ? Ça y est ? Vous l'avez fait ? J'espère qu'elle a été aussi active qu'un tronc, hein, B. ?"
B. soupira d'exaspération.
"J'en étais sûre ; c'est le plus mauvais coup que t'aies jamais eu !..." ricanant. "Oh, B. ! Toi alors !..." venant s'accrocher à lui comme si elle l'avait reconquis.
B. se détacha en la repoussant, la fixant avec un rictus. "Et alors ? Tu penses que ça va relancer le truc entre nous ? T'es décidément plus naïve qu'elle, ma pauvre A."
"B..." incrédule.
"T'as tout ruiné voilà une semaine, A." la fixant, froncé.
"Mais... B... tu l'as... eue maintenant et t'as bien vu qu'elle n'en valait pas la peine ! C'est moi que tu aimes, B. !" désespérée.
"J'aime personne, A. Fourre-toi bien ça dans ton crâne de bécasse !... J'aime personne d'autre que moi. Et Girl n'y fait pas exception."
"Espèce de... SALAUD !" renversant tout dans sa chambre, déchirant les poèmes qu'il lui avait écrit au début de leur relation - il sait se montrer remarquablement romantique lorsqu'il s'agit d'un calcul d'approche - cramant les photos de leur couple, pour terminer en larmes contre la commode dévastée.
"B. Résultats en hausse." distribuant les copies. "Tu pourras viser les félicitations ce trimestre."
B. envisageait la note avec satisfaction. Écraser les autres, il kiffait !...
"A. C'est la chute vertigineuse ce trimestre. Reprends-toi, A."
A. espérait que B. se retourne vers elle pour un regard d'encouragement mais B. demeurait statique.
Puis son regard bascula sur cette petite pute de H. J't'en foutrais moi, de l'espoir !...
Sur un cri de rage, A. se rua sur moi sans avis préalable, me tirant les cheveux. "SALE PUTE !"
L'attaque avait été si subite que je n'eus même pas le temps de riposter. Le prof vint attraper A. "A. ! TU ES FOLLE, MA PAROLE ?!"
Je demeurais au sol, cheveux emmêlés et tirés, en comprenant pas quel ouragan venait de me mettre à terre.
B. se profila devant moi. "C'aurait été mieux dans de la boue." ricana-t-il, sans proposer une main secourable, évidemment.
Elle avait envie de ses lèvres sur elle... ses lèvres... putain, elle était prête à se damner pour ce contact...
B. savait, lorsqu'il en était d'humeur, prodiguer des caresses incroyables de la langue. A l'évocation, son sexe se mit à palpiter, furieusement en manque lui aussi.
Elle quitta sa chambre, d'un pas titubant, passant la porte séparant les dortoirs, se rendant jusqu'à la chambre éclairée de B. Elle y trouva son voisin de chambre, penché sur quelques devoirs tardifs. Évidemment... B. devait être avec sa nouvelle pute...
Furieuse et frustrée, A. prit la direction de la 176, ouvrant la porte à la volée, regard balayant la chambre dans laquelle je me trouvais avec ma voisine.
"OU IL EST ?!" aboya-t-elle. "TU VAS LE RETROUVER OU ?!"
Je me tassais.
Un claquement de langue derrière elle. "T'as plus aucune tenue, A."
"B..." se retournant pour se glisser dans ses bras et chercher ses lèvres.
B. la repoussa. "Wow, tu te crois où, A. ?!" ricanant. "J'fais pas libre-service, désolé."
Il fallait qu'il rajoute l'humiliation publique à son palmarès.
"T'es... à moi, B." accrochée à sa veste fraîche puisqu'il venait de l'extérieur, à l'évidence.
"J'suis à personne, A. On en a déjà parlé." sec.
"Mais B... je t'aime, moi..." reniflé.
B. roula des yeux. "C'est ton problème, ça, A."
