Lune va perdre bien plus que la tête dans ce chapitre...


Chapitre 165 : Tournent les têtes !...

"J'kiffe ton cul, Girl." venant râper ses dents contre l'un des lobes de chair, m'en faisant gémir.

Nous n'attendions qu'une chose : que ma voisine quitte la chambre pour nous y enfermer et profiter l'un de l'autre.

"T'as lu les bouquins que je t'ai laissés ?"

"Je les ai... survolés."

CLAC ! sur ma fesse.

"Je veux que tu les lises attentivement, Girl. Que tu t'en nourrisses. T'as pigé, Girl ?"

Je le fixe, incrédule.

"Fais pas cette tête. Tu avales la théorie, je teste la pratique. Ça te va comme ça, Girl ?"

"Je préfèrerai que... tu m'apprennes."

Il roule des yeux. "J't'ai déjà dit... j'suis pas un bon prof."

"C'est pas ce qu'il me semble." affichant un sourire concupiscent.

Il remonte sur un sein, mordillant la pointe à m'en faire gémir. "J'serai capable de t'casser en deux dans le feu de l'action, Girl."

"J'ass... j'assumerai."

"Ton corps ne suivra pas. C'est une certitude. Et si j'veux encore m'amuser avec lui un moment, j'ai intérêt à faire gaffe."

"Tu... te retiens ?..."

"Ouais. Mais c'est pas déplaisant. Ma bite kiffe. T'as pas remarqué ?"

"C'est pour ça que... tu ne vas jamais au fond ?..."

"Ça et... vache, ouais, j'adore la frustration que ça génère chez toi. J'en bande rien que d'en parler, tiens." fixant son entrejambe éveillée.


"Haaaaaaan ! Giiiiirl !..." se tenant par la base pendant que je lèche sa queue comme s'il s'agissait d'un bâtonnet goût fraise.

Il vient écraser une main dans mes cheveux. "Vas-y, lèche, Girl. Lèèèche." au summum de l'excitation tant tactile que visuelle.

Elle est belle. D'une courbure impeccable. Prune saillante, outrancièrement triomphante. Tout l'ego de B.

"T'es bonne qu'à ça, p'tite pu... HAAAAAAH !..." se courbant en avant pendant qu'il se déverse en salves généreuses, débordant de ma petite bouche.

J'ai fini par m'habituer à son goût. Et avec le temps, ça m'a plu, cette façon dont il remplissait ma bouche jusqu'à la nausée tant il va loin dans la gorge.


Je viens le trouver. Ce sont les funérailles de A. aujourd'hui. Et il en est le grand absent.

Je m'installe à ses côtés tandis qu'il lit sur une banquette. "Tu n'as vraiment pas eu envie de lui rendre un dernier hommage ?"

Il rit à gorge déployée. "Tout ça c'est des conneries, Girl !... J'y serai allé, j'aurai craché sur son cercueil. Et ça aurait fait désordre."

"Mais B... tu l'aimais, n'est-ce pas ?..."

Naïve petite chose...

Il me fixe de son regard de demi-dieu, regard passant sur le dessus de ma tête à mon visage.

"T'as pas mieux à faire, Girl ? Genre me sucer ?"


"You're insane, B." serrant le poing avec l'envie évidente de le lui écraser en pleine face.

"Insane ? Oh no, I'm just creative, Wat'." provoquant, comme à son ordinaire, cherchant à monter ses pieds sur le bureau, vautré dans le siège.

Watari met immédiatement fin à la tentative, repoussant les pieds de B.

"Si je t'y reprends..."

"Tu vois..." se levant. "... t'en redemandes." sur un rictus narquois.

"Sors d'ici. Et tâche de te comporter convenablement." le dardant d'un index menaçant.

"OK, je ferai de mon mieux, Wat'." n'y pensant pas un mot.

Watari fixe la carcasse nue d'un chat lacéré par B. Il y a dessiné des arabesques, fait saillir les intestins dans des nœuds grossiers, placé le cœur dans la bouche de l'animal. Et offert le tout à Miss Henriett dans un joli paquet cadeau.


"B. Il serait de bon ton que tu te rendes avec moi sur la tombe de A."

Un éclat de rire fait face à la proposition de L. "Tu veux rire, mon pauvre L. ?"

"Tous savent ici à quel point tu lui étais proche."

B. s'approche, félin, se déplaçant en ligne droite jusqu'à L. "L., j'en avais plus rien à foutre de A. puisque je me suis dégoté un nouveau joujou." à l'oreille de L.

Ce dernier en frissonne jusqu'à la dernière vertèbre, yeux écarquillés. "Q... Qui ?..."

"C'est toi le grand détective, L."


B. venait de trouver son dossier, fouillant avidement dans les diverses feuilles le composant. Sa pratique de la lecture croisée, alliée à son esprit de synthèse, lui permettaient de gober une masse folle d'informations.

Un document, pourtant, attira son attention plus qu'aucun autre. Il était question de fortune léguée. Léguée, mon cul ! La Wammy's s'était permise non seulement de le recueillir mais également de le spoiler !... B. dut lire deux fois la somme en question. "Les fils de pute !"

Dès lors, il fit montre d'autant plus d'irrévérence, se contrefichant ouvertement de l'autorité. Quant à Watari, B. l'avait clairement dans le collimateur !...


B. reniflait son majeur encore imprégné de l'odeur intime de sa Girl, affichant le contentement d'un animal.

"Que fais-tu, B. ?" questionna L., de passage.

"Tu peux pas comprendre, L."

L. s'installa à ses côtés. "Ta dernière copie frôlait l'excellence. J'en ai fait moi-même la remarque à Watari."

"Trop aimable." cynique.

L. fixait le profil charmant de B., élan vif au corps qu'il manifesta dans un soupir bref.

"Quel dommage..."

"C'est fun ; en plus d'être la puce savante de Wat', tu te fais son perroquet, L."

"Si tu le voulais, B., nous pourrions t'accorder notre confiance..."

"Votre putain de confiance, L., vous pouvez vous la foutre au cul. J'serai jamais un clebs comme toi, à jouer inlassablement les tours appris."

"Est-ce ainsi que tu me vois, B. ?..."

"Ni plus, ni moins."

"C'est vraiment... dommage."

"Tu te répètes, L." fixant les yeux sur moi alors que je passe dans la couloir, me suivant de la tête, sexe réagissant à ma simple vue. "Elle, elle a du potentiel." matant mes fesses alors que j'atteins l'extrémité du couloir.

L. déglutit. "B... elle a... à peine quatorze ans..."

"Ah, le talent n'atteint pas le nombre d'années, L."

L. descendit du rebord de la fenêtre, fixant B. "C'est elle avec qui tu t'amuses à présent, B. ?"

"Quelle perspicacité stupéfiante, L."

"Elle... est mineure. C'est un crime, B." effaré.

"Ta morale je me la mets au cul, L."


B. regagne le canapé, mains dans les poches de son sweat, posant sa tête chevelue sur mon épaule - ce qui était plutôt inhabituel - sur un soupir appuyé.

Je l'interroge du menton.

"Ces enculés m'ont spoilé en plus de vouloir faire de moi leur pute."

Je le laisse s'exprimer, tâchant d'y voir clair.

"J'peux même pas récupérer ce qui me revient... sous peine de faire exploser ma couverture."

Il fixe le meuble de la cuisine, en face.

Rire bref. "Tu crois ça, Girl ? Mon daron a crevé en laissant une fortune colossale derrière lui... fortune récupérée en totalité par cette putain de Wammy's House."

Il serre les poings dans ses poches. "Putain... si Watari se tenait devant moi je serai capable de le démembrer à vif. Fils de chien..."

"N'y a-t-il vraiment aucun moyen pour récupérer ce qui te revient de droit ?"

"Pfff. Cherche pas, Girl. J'ai déjà fait dix fois le tour de la question." courte pause. "C'qui me console c'est qu'aujourd'hui mes placements valent trois fois la somme de jadis." sur un sourire audible.

"Savoure ta victoire, dans ce cas. Et emmerde la Wammy's."

"J'ai la rancune plutôt tenace, tu le sais ça, hein, Girl ?"

"Tu étais déjà une formidable épine dans le pied de la prétendue bienséance de la Wammy's, B. Tu trouveras un moyen de leur rendre la monnaie de leur pièce, j'en suis sûre." posant ma tête contre la sienne.

"J'te kiffe, Girl. Putain, qu'est-ce que j'te kiffe, petite pute." sur un sourire audible.

"J'ai toujours cru en tes talents et tes capacités, B."

"Je sais, Girl. T'as plus à le prouver."

"Je crevais de jalousie par rapport à A. à l'époque, B."

Petit rire allumé. "Surtout qu'on était démonstratifs. J'adorais comme on était prêts à se baiser sous le préau." (*)

"Oh punaise, oui... le préau. J'étais infoutue de détourner le regard de vos corps enlacés..."

"J'kiffais ton regard sur nous, Girl."

"Vrai ?"

"Ben ouais, ça en rajoutait vachement." cherchant ma main pour la poser sur son entrejambe éveillée, laissant sa nuque reposer contre le haut du dossier.

"Cette salope... se tapait le plus beau mec de toute la Wammy's... j'étais verte..." commençant à le presser sous ma paume.

Il en geint, ondes lui inondant le bassin.

"T'avais la trouille de moi... quand on se croisait dans les couloirs, tu baissais la tête, j'me souviens."

"J'étais impressionnée, tu veux dire !... On ne m'avait jamais regardée comme ça, B."

"J'adorais ça, te niquer du regard, Girl. Putain, ouais, c'était bandant."

"Tu me rendais si folle que je cherchais partout une chambre déserte pour me soulager, debout, dos à la porte."

"Hahahaha ! Girl !... Putain, tu m'as jamais dit !..." amusé.

"Si prête que le moindre attouchement m'arrachait une jouissance que je retenais d'une main sur la bouche..."

"On était véritablement faits pour baiser ensemble." sur un sourire presque doux.

"Te voir... te sentir lorsque tu quittais la bibliothèque... combien de nuits m'as-tu hanté, B. ?... T'imaginer avec A., les gestes surpris sous le préau... que je m'amusais à reproduire dans mon lit..."

"Petite pute..." tendre.

Il vient presser davantage ma paume contre son entrejambe durcie. "Tu me fais bander comme personne, petit pute..." sur un sourire qui se meurt dans un pincement érotique.

Mes yeux sont rendus parfaitement troubles par la manœuvre. Il caresse ma joue d'un revers, fier de l'effet dont il bénéficie sur moi. "T'es belle quand tu me veux, Girl."

"T'as déjà eu envie de me découper en morceaux, B. ?"

"Mmm..." faisant mine de réfléchir. "... Ça m'est arrivé de vouloir t'écharper, mais la plupart du temps, c'est ma bite que t'inspires."


Loki s'amusait à faire courir un petit serpent vert entre ses doigts puis autour de son poignet.

Lune le rejoignit sur le parterre de coussins.

"Tu t'entends bien avec mon maître de magie, je note, Lune."

"Oui. Il est... intriguant."

Loki vint caresser le visage de Lune. "Te plaît-il ?"

Lune rosit des joues jusqu'à s'empourprer franchement. "Il... est mature, c'est vrai..." bredouillé à en faire sourire Loki.

"Je pourrai le tolérer, Lune." venant caresser le visage brûlant de Lune.

Elle fixa Loki, incrédule. "N'est-ce pas... l'une de tes farces... Loki ?"

Loki se retourna sur le dos. "A toi de deviner, Lune." sur un sourire joueur, poursuivant ses jeux avec le serpent.

"Loki, réponds-moi. Ne joue pas ainsi avec mes sentiments."

"Ah, Lune... ton expression me rappelle lorsque je t'ai prise en faute avec... comment s'appelait-il déjà, ce valeureux soldat ?..."

"Smith. Tu le sais très bien."

"Ah oui. Smith."

"Ce n'était qu'un rêve auquel tu as donné corps, Loki."

Reniflement amusé du dieu de la Malice. "Si tu le dis, Lune."

"Tu es cruel, Loki."

"Pas tant, Lune." l'affrontant du regard avec le sourire.

Lune se redressa et observa la marche de Snape au bras de Fregga, le long d'une allée arborée. Elle soupira. "Visiblement, ton cher maître n'a d'yeux que pour ta mère."

Petit rire de Loki. "Un philtre d'amour efficace, ça se fabrique, Lune." se redressant, faisant disparaître le serpent d'un geste de la main. "Je me charge de le lui faire boire. C'est... un défi personnel que je me lance." regard habité par une belle perversité.


"Je n'avais pas connaissance de l'existence d'une telle boisson à Asgard. J'y suis pourtant coutumier. Elle est surprenante... et excessivement sucrée. L'idéale pour y camoufler un poison."

Lune déglutit face à la lucidité affichée par Snape. Ce dernier esquissa un petit sourire.

"Pour quelle matière êtes-vous douée, Mademoiselle ?... La philosophie, les langues, les mathématiques ?..."

Lune demeurait silencieuse, se triturant les mains.

"Eh bien, réponds, Lune. Dis-lui que tu es un enchantement à toi toute seule." lui souffla Loki.

C'était très étrange, à dire vrai, d'être ainsi installée sur les coussins entre Loki et son maître de magie. Rien que la situation faisait monter le chaud aux joues de Lune.

"Lune est... excessivement douée, mon cher." venant embrasser l'épaule nue qu'il venait de dégarnir, regard plongé dans celui de son maître. "Souhaites-tu qu'elle nous montre l'étendue de ses talents ?..."

Snape se redressa. "Je pourrai presque me laisser tenter." admit-il.

La tête de Lune tournait littéralement.

La situation était si... épicée !...

Lune agrippa une main possessive sur la cuisse de Snape. Ce dernier la dardait de son regard insondable d'intensité.

"A l'évidence, tu lui plais..."

"Quelle surprise !..." se moqua Snape.

Lune vint faire taire cette bouche amère par un baiser âpre.

Elle sentit Snape défaillir en quelques secondes.

Loki glissa une main le long des seins rebondis de Lune, caressant, s'acharnant sur son épaule nue, allant jusqu'à la morsure.

"Laissez de côté vos barrières... toutes vos barrières..." prononça Lune contre les lèvres de Snape, dans un murmure tentateur.

Ce dernier l'empoigna par la nuque pour venir approfondir le baiser, le rendant étourdissant à souhait.

Loki observait, sexe se dressant à mesure, léchant ses lèvres comme si c'était lui qu'embrassait Lune.

"En effet... voilà quelque chose de prometteur." lui adressa son hôte et maître.

"Lune... ma belle Lune... comme tu es brûlante pour nous..."

Lune attrapa la main de Loki pour la descendre sur son entrejambe, exerçant une pression là.

Loki échangea un bref regard avec Snape.

Snape souleva les jupons de Lune, descendant ce qu'elle portait des deux mains, donnant sur le sexe nu et suintant.

Snape y trempa un pouce, le ramenant jusqu'à la bouche de Loki. "Voilà un nectar qui vaut confession."

Loki prit le pouce en bouche, savourant la saveur intime de Lune.

"En effet..."

Lune geignit. Snape revint la fouiller de son seul pouce, se délectant des expressions qui se succédaient sur le visage de Lune.

Ainsi, de longues minutes, à savourer la bouche et le sexe de Lune.

Loki était en train de se mettre en condition derrière elle, érection laissant peu de place à l'imagination.

Lune défit Snape pour découvrir ce que camouflaient cette soutane ample. Et elle ne fut guère déçue !...

Le sexe était beau, fier, gorgé de veines saillantes, palpitant.

Elle ne put résister de le prendre en bouche, gourmande à souhait, tandis que Loki égarait une main folle dans sa chevelure, s'invitant derrière elle.

Lune étouffa un geignement fort contre la colonne rigide de chair, l'engloutissant de plus belle.

Les deux sorciers firent preuve d'une fougue exceptionnelle, se relayant pour combler le désir évident de Lune.


Le lendemain, Lune croisa Snape. Ses joues s'empourprèrent, pensées chaudes lui revenant à l'esprit. Snape, lui, souriait : "Je note que Loki a nettement progressé dans l'élaboration des philtres d'amour. Cependant, il lui reste encore du chemin à parcourir."


(*) Le préau vient de ma propre histoire : alors que j'étais entrée en sixième, j'étais complètement fascinée par un couple de dernière année, collés l'un à l'autre sous le préau, toujours au même endroit, devant une mosaïque du mur, à se rouler des pelles et ses tripoter à tout va XD j'adorais les mater et je pense avoir eu un faible pour le gars lol