Chapitre 167 : Such a powerful Shinigami

"Anubis..."

Ma voix file entre les rayons de la boutique et l'atteint en plein. Ses doigts tremblent un instant sur le manche du plumeau. Son coeur vient de pomper plus énergiquement. Une onde lui traverse le corps entier.

Ma présence. Ma seule présence lui fait perdre l'esprit et signe la déroute de son corps.

Il en sourit. "Oh, my Lady..." plaçant une main sur son cœur battant.

Undertaker est l'absolu mâle que j'attendais. Le seul qui ait pris ma frivolité comme partie intégrante de ma personne sans chercher à m'en dissuader ou faire montre de possessivité.

Le seul qui ait eu suffisamment de maturité à cet égard.


Si Undertaker est un as dans l'art de la disparition soudaine du devant de la scène qu'il se plaît à occuper temporairement, il n'en reste pas moins un maître dans l'art d'usurper des identités et de duper son monde. Il l'a fait en tant que principal du prestigieux établissement Weston High au Royaume Uni ; des mois sans être incommodé par le moindre soupçon.

Généralement, Undertaker agit dans l'ombre. Le choix de gérant de sa propre boutique de pompes funèbres n'est pas un élégant hasard, loin de là !... Ce genre d'activité lui a permis de mener des expériences sur les corps et l'âme, en toute légalité. De fait, Undertaker a beaucoup appris, non seulement sur l'anatomie humaine mais également sur les lanternes cinématique qu'il est capable de "bricoler" à loisir. Je sais qu'actuellement, il planche activement sur le transfert d'âme - sa dernière obsession en date.

Undertaker c'est un peu le Victor Frankenstein des lanternes cinématiques !...


Je me plaque dans son dos, m'y pressant, bras venant enserrer sa taille. "My powerful King."

Le frisson le gagne en totalité, lui faisant lever le menton sur un sifflement discret entre les dents serrées.

Mes mains partent sous le tablier pour chercher les anneaux ornant ses seins délicats.

Il en lâche définitivement le plumeau.

Je hume les vapeurs de formaldéhyde, teintées de fragrances artificielles, qui imprègnent, de manière tenace, les mèches argentées.

Il hésite entre ficher ses mains sur les miennes ou s'agripper au rayonnage.

Je glisse une main plus bas, sous l'attache, accédant au renflement qui commence à se prononcer.

Il en lâche un souffle vibrant.

"A l'évidence, tu es incapable de... poursuivre le ballet du dépoussiérage."

"On dirait bien que... cette idée te réjouit..."

Je l'empoigne à pleine paume, caressante, comprimant par moment.

"Oooooh... haaaaah... ouiiiii..." levant haut le menton.

"J'arrive pile pour la fermeture, pas vrai ?..."

"Oui, je... faisais... un brin de... nettoyaaaaaaah..." tête dodelinant de délice.

"Si nous allions au chaud ?..." retirant lentement la main.

Il se retourne, regard trouble au possible.

"Hmm... ce tablier camoufle à merveille le délit."

Un petit rire en face. "Je puis t'assurer qu'il n'y avait absolument rien de prémédité dans ce choix."

Je lui laisse néanmoins le temps de fermer le rideau de fer.

Le voici à ma merci !...


Je laisse filer les longues mèches argentées entre mes doigts tandis qu'il fait reposer sa belle tête sur mon ventre nu.

"Tu es... renversant, mon cher."

"Tu me flattes." sur un sourire audible.


"Tu... pars ?..."

"En effet, my Lady. Un... séminaire en Allemagne."

"Oh ! Parfait, alors je t'acc..."

"Non."

C'est... inhabituellement sec.

Je plisse les yeux. "Non ?"

Il boucle sa valise.

"OK. Stop." le retenant par les épaules, cherchant son regard phosphorescent pour le confronter.

Il esquisse un petit sourire. "Dois-je répéter ?..."

Je le libère lentement.

"Merci."

Je m'installe sur le lit, regard dans le vague.

"Allons... je ne serai pas long. Et Caro line te tiendra bien compagnie. A moins que... tu en profites pour faire un saut par-dessus l'Atlantique." faisant référence à B.

Je le fixe. "Tu... ne m'as jamais parlé ainsi, Undy..." dans l'incompréhension la plus totale. "Aurais-je... cessé de te séduire ?..." cœur battant de détresse à l'idée.

"Aurais-tu perdu l'esprit ? Pas un instant, pas un seul instant, my Lady !..."

"Alors... pourquoi me rejettes-tu ainsi ?..."

Il glisse les doigts le long de ma joue. "Business is business, my Lady. I'll be back soon."


"Tu sais où il se rend, Caro line ?"

"Un séminaire professionnel en Allemagne, il me semble."

Ouais... ça c'est le motif officiel.


Son absence a duré bien trois jours. Sans appel. Sans aucune manifestation.

Je suis froide et butée à son retour. Il compose.

"OK, bas les masques."

Il rit. "Tu as des expressions follement amusantes, my Lady !..."

"Ça ne me fait pas rire du tout, Undy."

Il se tourne vers moi.

"Qu'es-tu allé faire en Allemagne ?" croisant les bras, en attente d'une réponse probante. "A quel plan refuses-tu que je participe ?"

"Des affaires qui ne sont pas les tiennes."

Ah !... Nous progressons.

"Que trafiques-tu en Allemagne ? Et pourquoi l'Allemagne ?"

Il soupire. "Veux-tu bien cesser d'être aussi intrusive ?"

Je cligne. "Par... don ? Undy, je... partage ta vie."

Son expression, extrêmement dure, me ramène à l'époque où il s'était aventuré à faire revivre le corps de ma mère.

Là, je touche du doigt quelque chose que le Shinigami souhaite cacher ou conserver pour lui.

"Je te somme de me dire ce que tu fais en Allemagne !..."

"Ce qu'il y fait ? Je vais vous le dire, moi..." siffle la voix profonde de Spears.

"Spears." s'armant de sa sotoba déguisée.

"Il soulève des rangs entiers de Shinigamis, les poussant à la rébellion."

"Silence."

"N'avez-vous pas encore compris où votre grand... amour veut en venir, petite sotte ?" prononcé avec un dégoût évident.

Je recule, plaquant le dos contre le mur, poing ramené sur mon cœur battant.

Spears fait tourner sa faux télescopique entre les doigts, agile, en réponse à la façon dont Undy se masse avant une attaque imminente.

"Cet individu n'a de cesse de remuer les fondements pour voir l'édifice entier s'écrouler. Il demeure le plus actif de tous."

"J'ai de bonnes raisons de te voir disparaître, toi et les tiens." grogne Undy, faisant apparaître sa faux meurtrière.

"Pauvre fou !... Nous sommes aussi vieux que le monde, nous existerons toujours et vos efforts seront tous vains."

Le combat s'engage. Il est conduit de mains de maîtres ; exemplarité rigide vs employé modèle déchu.

Je me recroqueville dans un coin, attendant que cela passe.

Les coups de faux sont sans concession.

La force jetée dans l'affrontement demeure sans égale.

"Je vous ferai tomber." grogne Spears.

"Des promesses !... Toujours des promesses !..." se moque Undy.

Et comme à l'ordinaire, cela se solde par un match nul, les deux adversaires se jaugeant.

"Je vous interdis à l'avenir de quitter votre sordide boutique."

Undy affiche un petit rire. "Je suis curieux de voir comment tu comptes t'y prendre."

Spears rehausse sa monture de lunettes, reniflant, rengainant sa faux.

Undy se redresse, faux braquée devant lui.

Spears le toise de ce regard méprisant dont il possède le secret. "Nous nous reverrons."

Puis il disparaît.

Undy demeure un instant aux aguets avant de relâcher.

Je sors de mon trou.

Il pose la sotoba sur la table, mains à plat. "Je pense que... nous ne devons plus nous voir un certain temps." lâche-t-il.

Je hoquète.

"Il faut que les choses se tassent." serrant un poing sur le bois.

"Undy, je... ne comprends pas..." d'une voix aussi étranglée que tremblante.

"Je veux que tu t'éloignes un moment. Loin."

"Tu... ne peux pas me rejeter de cette façon, Undy..." tétanisée.

"Ne m'oblige pas à répéter ce qui me crève le cœur, my Lady."

Je renifle. "Je suis... ton alliée..."

"Cette bataille n'est pas la tienne." ferme et froid.

Je joue ma dernière carte. "Tu vas... le regretter, Undy."

"Je suis déjà pétri de regrets, my Lady."


Je regagne mon appartement, colère débordante. Je jure en me jetant sur le canapé. "Qu'il aille au diable !..." me mettant à fixer un coin de la pièce, reniflant. La tristesse me prend, m'étreignant et je verse là quelques larmes dans de longs sanglots qui, je le sais, lui transpercent l'âme, doigts tremblants sur le cercueil dont il peaufine les finitions.

Sa décision le ronge déjà.


C'est le silence radio total. Une semaine. Deux. Trois.

Jusqu'à ce soir où je regagne mon domicile, trouvant un imposant bouquet devant la porte palière, assorti d'une enveloppe. Les roses sont d'un rouge éclatant, témoins de la passion qu'il me voue. Quelques lys blancs.

Je dépose le bouquet dans un vase une fois rentrée. Puis je me pose pour ouvrir l'enveloppe.

Il s'agit d'une invitation à me rendre au parc Monceau. Il y a là un petit pont sur lequel les amoureux aiment s'embrasser et se vouer des serments. J'en souris. Idée désuète qui le caractérise totalement...

Je me change rapidement et enfile un petite robe qu'il affectionne particulièrement.

Je saute dans un taxi.

A mesure que j'approche du pont, j'aperçois sa silhouette, plongée dans un costume qui lui offre cette classe toute Undytienne.

Un nouveau bouquet, moins imposant, m'attend.

Je m'arrête à distance raisonnable.

Il en sourit, prétendument coupable de nous avoir infligé cela.

Il m'offre sa main et nous observons le jeu de l'eau en contrebas.

"Pourquoi me tiens-tu écartée de ce pan de ta vie, Undy ?..." revenant immédiatement au problème le plus épineux de notre relation.

"Par peur, vraisemblablement. Les forces que je secoue sont bien capables de nous broyer tous les deux, my Lady."

"J'en ai vu d'autres."

"Je ne prendrai aucun risque."

"Spears disait donc vrai..."

"Je ne veux en aucun cas que tu sois le dommage collatéral dans cette affaire."


Plus tard, nous soupons sur la Seine.

Nous nous faisons joliment du pied sous la table, nous arrachant des sourires.

"Si tu savais les idées qui me traversent la tête..."

"Il me plairait de les entendre." avoue-t-il, sur un pincement de lèvre. "Voire de les sentir courir sur ma peau, my Lady." soufflé, tentateur.


De retour chez moi, je lui bande les yeux. Et camoufle les miens, laissant à nos mains le loisir de remplacer la vue.

Les paumes et les doigts caressent à délice.

Je finis par le basculer sur le petit divan, le chevauchant, cherchant son sexe de la main et des lèvres, finissant par l'engloutir, lui arrachant un éclat de voix, poings crispé sur le plaid.

Puis je glisse sur cette peau diaphane, de tout le corps, cherchant à rendre aiguës les sensations déjà vives.

Je ris à son oreille en sentant ses seins ornés percer à travers l'étoffe de la chemise.

Nous nous cajolons à loisir une fois nus.

"Je vais t'enfermer ici durant les trois prochaines semaines." à son oreille percée.

"My Lady !... Mon commerce n'y survivra pas !..." amusé autant que taquin.


Undy a décidé de faire un geste pour la planète en investissant dans une Tesla Wagon modèle S. La forme a évidemment tout du corbillard élancé, noire. J'en souris lorsqu'il me présente le catalogue.

"C'est tellement toi, cette forme." caressant son bras, devant un thé chaud.

"Hihihihihi !"

Nous récupérons "la bête" au garage - j'en connais trois qui vont bisquer lorsque ce monstre sera garé à côté des leurs !...

Undy est tout excité, tordant ses longues mains dans tous les sens, sous les yeux quelque peu interloqués du commercial.

Il est vrai que les ongles portés longs font toujours leur petit effet... Par courtoisie professionnel, l'homme se tait.

Après avoir réglé le solde et signé le bon de livraison, nous faisons le tour de l'atelier et arrivons dans le hall de stockage.

Undy en fait le tour plusieurs fois, admirant la forme. "Aussi prometteuse que ma chère Audi... oui, brave petite..." parlant au véhicule.

Le commercial se racle la gorge, mal à l'aise en présence d'un tel personnage.

"Ne vous en faites pas, il ne mord pas en général." rajoutant à son malaise.

Puis Undy lui remet sa carte professionnelle. "N'hésitez pas." avec le sourire.

Le gars en costard-cravate se ratatine.

Nous embarquons dans le véhicule. "Je crois que la seule chose qu'il souhaite à présent est ne plus jamais te revoir !..." riant.

"My Lady !... Aurais-je laissé une telle mauvaise impression alors que je me suis tant appliqué ?" sur un air outré alors qu'il boucle sa ceinture.

"Disons que... tu es spécial, Undy. Très spécial."

Il desserre le frein à main et passe la vitesse, quittant le garage aussi discrètement que possible.

Je m'amuse des regards envieux lorsque nous sommes arrêtés à un feu.

Undertaker n'y prête guère attention, concentré sur les nouveaux joujoux électroniques.

Sa conduite est souple, coude et avant-bras appuyés sur le passant central, manipulant la boîte de vitesse d'une simple pression des doigts. Il chantonne, tout à son aise, appréciant le confort du véhicule et ce qu'il y a sous le capot - l'accélération accessoirement.


Undy est incontestablement un dieu. Un dieu qui a chuté, certes. Mais un dieu quand même.

Il pourrait aisément me mettre en difficulté lors d'un face-à-face.

J'ai fait un rêve troublant cette nuit...

Je me trouvais dans une rame de métro bondée avec Arthur lorsque soudain Anubis est apparu en son extrémité. Il a fait tomber tous les corps, se chevauchant les uns les autres dans des positions parfois bien étranges, jusqu'à nous, nous épargnant.

Il s'est approché, masque porté sur une crinière argentée interminable.

Arrivé au centre du wagon, il a levé le masque sur des yeux phosphorescents perçants.

Je me suis éveillée en sursaut avant l'aube, cœur battant, respiration vive.

"My... Lady ?..." parfaitement conscient de mon trouble.

"Un... dy... est-ce toi qui ?..."

"Je ne possède aucun don sur les songes, my Lady." se tournant lentement vers moi, ramenant ses doigts entre les miens, sur cette poitrine animée.

"Tu me caches tant de choses..."

La flèche l'atteint en plein.

"Tu te plais à y croire."

"Je devrai..."

"Hmm ?" oreilles prêtes à accueillir la confession.

J'esquisse un petit rire fou. "... te rayer de ma vie." n'y pensant pas une seule seconde, argument porté en guise de défense illusoire.

"Oooooh..." amusé. "Veux-tu dire que tu regrettes de m'y avoir laissé entré à Londres ?..." caressant ma poitrine avec délicatesse, pointes s'érigeant immédiatement au contact.

"J'ai pourtant sagement attendu à la porte et ce des siècles durant..."

"Est-ce que tu... m'as suivi alors que tu étais encore en service ?..."

Il pousse un petit soupir doux. "Je ne pouvais plus détacher mon regard de toi. J'en étais incapable. J'ai mené de front ma carrière et ma surveillance rapprochée à ton égard, enfreignant déjà, dans le plus grand secret, les règles fondamentales régissant la vie de tout Shinigami. Je pense que... ce fut durant ces années que ma faux se montra la plus efficiente. Personne ne devait savoir ce qui se tramait. Je prenais grand soin de préserver mon inavouable secret. J'ai même... arraché la vie à des collègues un peu trop curieux. Nous étions si nombreux à l'époque que leurs disparitions ont été mises sur le compte de la désertion."

J'entrouvre la bouche de surprise. OK. Je n'ai donc aucun intérêt à m'intéresser de trop près à ses affaires actuelles sous peine de lourdes sanctions. Oh, il ne me tuerait pas - ce n'est pas dans son intérêt - mais il saurait s'y prendre pour me détourner de tous mes objectifs le concernant.

Gasp ! Quel adversaire redoutable !... J'en feulerai presque !...


A la boutique :

"Qu'a-t-elle ?..." questionne discrètement Caroline à l'oreille percée de son patron, notant bien que je ne suis pas dans mon état normal.

"Hmm ? Oh, elle... doit digérer certaines choses. Rien de grave, mon enfant." se voulant rassurant.

"Vous... en êtes à l'origine ?..."

"Plus ou moins, oui." sans détour.

"Vous devriez aller la prendre dans vos bras avant qu'elle ne s'effondre."

"Oh, ce n'est pas si simple, Caro line. Mais je te remercie d'y avoir pensé."


Nous nous côtoyons dans une ambiance glaciale ces derniers jours, faisant cercueil à part - si je puis me permettre l'expression.

Je dors sur le canapé confortable. Et cette nuit je sens bien sa présence remonter le plaid jusqu'à mon épaule avant de se rendre en cuisine pour un thé chaud.


Le lendemain, nous nous installons à table pour un petit déjeuner pris dans le silence complet. Il lit le journal, apprêté, se permettant quelques fines tartines.

"Je vais... rentrer chez moi."

"Pour t'offrir le loisir de pleurer dans le surplis de tes Juges ?" tombe aussitôt, assassin.

"La messe est dite." me levant prestement, incapable de surmonter un conflit ouvert.

"Je te fais donc si peur que cela ?..." abaissant le journal, frange ramenée derrière les oreilles pour donner sur ses pupilles surnaturelles. "Souhaites-tu que je me répande en excuses ?"

"Je veux juste que... tu me fasses de la place dans ta vie, Undy !..."

"Hors de question que je t'implique davantage. Cette bataille n'est pas la tienne. Quant à la place..." faisant le tour de l'appartement des yeux. "... tu sembles déjà te l'être faite, n'est-ce pas ?..."

"Ne détourne pas ainsi le sujet !..."

"Bien. Dans ce cas parlons ouvertement." pliant le journal pour le mettre de côté sur la table. "Je tiens à toi plus qu'à ma propre vie. Je refuse de t'exposer. Tu as assez souffert pour que je t'évite de te charger de mes activités officieuses. C'est une guerre qui se joue là, my Lady. Et je compte bien la remporter. Mais je n'ai nulle envie de ramasser ton cadavre en bout de course. Je n'y survivrai probablement pas."

"Je suis forte, Undy."

Un petit rire. "Tu n'as aucune idée des forces en présence, my Lady."

"Si nous unissions nos forces..."

"Ce combat n'est pas le tien." glissant une main affectionnée sur le dos de la mienne.

"Tu n'as aucune envie de ramasser mon cadavre... je pourrai te retourner la requête."

Il approche ma main de ses lèvres pour y déposer un baiser doux.

"Je ne compte pas mourir, tu sais. Je connais le monde contre lequel je livre combat... je le connais pour y avoir passé des siècles au sein même de ses rouages. J'en était un maillon."

"Undy... je t'en conjure... sois prudent."

"My Lady... nous avons encore tant à vivre..." affichant ce sourire sincère qui illumine son visage entier. "Et je n'ai pas encore ri de toutes les blagues du monde !..."