Lune toujours aux prises avec un sorcier de renom. Et Lévi retrouve ses "réguliers" XD Cette fic est en fait un recueil érotique XD
Chapitre 169 : What hurts the most
Mes pas me mènent à nouveau du côté de la boutique du Lys.
Undy est en train de surveiller les travaux de changement d'enseigne. Plus tard, il proposera un café gourmand aux ouvriers.
"Vous savez recevoir, Monsieur." se félicitent-ils devant les gourmandises étalées sur la table.
"La profession, sans doute." amène Undy, touillant son thé, gants blancs recouvrant ses mains interminables.
Les deux hommes pouffent. "Ouais enfin... on n'a pas envie de franchir les portes de votre boutique dans un avenir proche !..."
"Oh, ne vous en souciez pas. Lorsque l'heure sera arrivée, je vous accueillerai par l'arrière-cour, dans mon atelier." d'un calme olympien, causant de mort comme du dernier film en date.
Les deux hommes rentrent la tête dans leurs épaules, se ratatinant.
Je dois me retenir pour ne pas pouffer de rire devant le tableau.
S'ils savaient tout du patron de cette boutique... je crois bien qu'ils prendraient leurs jambes à leur cou !...
Aujourd'hui, la dentelle est de sortie sous le costume et le tablier de rigueur ; un tulle fin et fleuri.
Undy ne porte plus que cela...
Son goût fortement appuyé pour la dentelle ne m'incommode guère et il s'accorde à merveille avec l'excentricité du personnage !...
J'ai parfois envie de lui rien que pour découvrir la lingerie du jour.
"Ce soir... tu ne porteras rien de plus que ta soutane victorienne et tes cuissardes." glissé à son oreille percée.
Sa belle tête bascule un instant légèrement en arrière, bouche s'entrouvrant sur un soupir discret.
"Il y avait ce carrousel, tu t'en rappelles ?..."
"Je me souviens surtout du temps que tu y passais, enfant." trempant ses lèvres dans le thé chaud.
"Je m'étais amusée à donner un nom à chaque cheval de bois."
"Jupiter, Uranus... je m'en souviens parfaitement. La façon dont tu montais ces belles bêtes de bois à l'envers, ta jolie tête appuyée contre la barre, jambes repliées, lecture entre les mains, ou sur le travers. Quelle époque..."
"Combien de temps as-tu passé à me regarder ainsi, Undy ?..."
"Oh, des heures !..." sans détour.
"Un adulte qui regarde ainsi une enfant... t-t-t-t." taquine.
"Je n'avais aucune vilaine pensée, si cela peut te rassurer. Jusqu'à ce que tu deviennes femme, évidemment." sur un sourire doux.
"Lorsque mes seins ont commence à pousser ?..."
"Du plus bel effet sous tes pulls, je puis te l'assurer." appréciateur. "Mon corps n'a pu s'empêcher de te désirer et j'ai rêvé de laisser mes mains courir sur tes hanches. C'était là... une torture bien agréable, au demeurant."
"T'en voulais-tu de l'éprouver ?..."
"Je..." petit rire. "... j'étais incapable de lutter."
"Tu te caressais en y pensant ?..."
"Cela m'est... arrivé plusieurs fois... et chaque fois ce fut un instant délicieux."
"Je t'imagine te répandre sur ton propre ventre..."
"Oh, my Lady." riant doucement. "Quelle conversation nous tenons là..." sur le point de rosir.
"Nous avons déjà évoqué bien pire..."
Sous la table, mon pied taquine les boucles de ses sangles de cuir.
"Tu ne portes rien sous ta soutane, n'est-ce pas ?..."
"Rien qu'une chemise et mes cuissardes. Rien de plus, my Lady, comme convenu."
"Et ?... Déjà haut ?..."
"Cela... commence à venir, oui." rassemblant ses mains sous son menton, se laissant monter davantage.
"Comment est-ce ?..."
"Délicieux dans le contexte, my Lady."
"Installe-toi dans le canapé, Undy."
C'est directif mais il ne s'en offusque point.
Il se lève, pli évident soulignant l'entrejambe dressée, riant comme un gosse.
Il s'installe avec cette prestance imparable. Je me présente debout devant lui, ployant les genoux, mains lui faisant ouvrir les jambes.
Il pose sa superbe tête argentée sur le dossier, prêt à affronter toute charge érotique.
Je remonte lentement le lourd tissu de la soutane, dévoilant les larges sangles qui font ses chausses.
Il sourit à mesure que mes yeux se régalent.
Quelques uns de ses doigts viennent glisser sous mon menton, m'enjoignant à lire le trouble à même son visage.
Je remonte à présent le tissu jusqu'à mi-cuisses alors que les sangles se prolongent.
Mes mains se rejoignent au centre et je caresse la belle colonne vibrante du désir que je lui inspire.
Il laisse échapper un soupir doux au contact, pupilles déviant sous des paupières désireuses de se fermer.
"Tu es magnifique, Undy... Je t'en voudrai énormément de ne pas partager mon amour."
Petit rire en face. "Oh mais je serai bien fou, my Lady !..."
Je le pétris lentement des pouces, me fiant à ce qu'il laisse échapper et qui ne manque absolument pas de charme.
C'est délicieux de le voir perdre ainsi la tête !...
Il agrippe mes avant-bras sur un sourire soupiré. "My Lady..." longs doigts fixés autour de mes poignets.
Je poursuis, sentant combien il grimpe à mesure que les sensations le font enfler.
"Haaaaa... my... La..." trépignant un instant des jambes pour évacuer la tension de son bassin.
Je vais chercher d'une main douce ce qu'il reste de lui, lente à souhait. Il en pousse un son exalté.
"Ooooooh... oh my..."
Sa tête bascule contre le dossier, dodelinant de délice.
"Anubis..." soufflé contre sa bouche entrouverte, hissée sur ses cuisses, bras tendus. "Revenir en arrière... et te dévoyer... par toute la force de mon être... toi, l'employé modèle..." faisant glisser mes lèvres contre les siennes.
La lueur qui vient de se loger dans sa pupille fantasmagorique exprime à quel point l'idée lui est suave.
"Une... faille de... plus... à un palmarès déjà... écrasant..." sur un sourire audible, happant ma bouche sur une note presque sauvage. "Ooooh... quelle belle... magnifique... chute..." remontant sa tunique, m'invitant à venir le chevaucher pour en terminer en quelques coups de reins.
Je repose contre son torse battant. "C'est là notre... petit secret, pas vrai ?..."
"Oui. Hihihihihi !... Oh my !..." régalé.
Dans le manège avec Na'ir. L'étalon tourne et rue comme pas permis, se défoulant tel un beau diable immaculé.
Je l'attends au centre, enfilant tranquillement mes gants tandis qu'il claque des sabots postérieurs contre le bardage bois du manège sur une ruade bien sentie.
"C'est ça. Défoule-toi, mon beau. Tu vas avoir besoin de ton stock de patience vu l'exercice qui t'attend."
Il s'approche au trot, énergique, venant me bousculer de la tête comme s'il comprenait mes mots. Je ris. "Chenapan !..."
Il repart dans un galop désordonné, ruant à nouveau tout ce qu'il peut.
J'attends patiemment qu'il se crève un minimum. Un pur-sang épuisé devient doux comme un agneau une fois sa fougue éteinte.
Je ne pratique qu'une forme de dressage libre.
La dernière fois où je me suis aventurée à lui passer la double-bride, il a gratté le sol sableux du sabot sur un hennissement contrarié. Il n'apprécie que très peu les séances de dressage.
"Je sais, mon tout beau. Je sais..." tapotant son épaule sensible.
J'ai oublié les éperons dont la piqûre le fait sursauter de rage chaque fois.
Aussi, pour la séance, je le monte en bride classique, à cru, me servant uniquement de mes jambes. Il a ses lois. Et grand mal m'en prendrait à venir lui imposer des règles contraignantes !...
A un moment de l'exercice je libère la bride et il est libre d'agir à sa guise, se pliant plus volontiers aux pressions de mes jambes. J'adore sentir son épaule battre en rythme sous mes impulsions.
"C'est bien, mon tout beau." ouvrant la main intérieure pour le faire incurver, le lançant sur une volte puis une serpentine qu'il exécute de bonne foi.
Nos corps trouvent leur symbiose. Ne jamais brusquer sous peine de voir le sang revenir.
J'apprécie le fait qu'il soit de plein, capable de s'envoler à n'importe quel moment.
Après un instant, je descends au centre du manège, venant le remercier longuement, lui offrant une friandise méritée et une cascade de caresses et de noms doux.
De fils, je n'en ai jamais véritablement possédé qu'un.
Nous voici sur les routes avec le manège familial.
J'adore ces moments où je retrouve papa en toute simplicité. Nous avons parfois besoin de nous couper de la vie effrénée que nous menons.
Ce manège, j'en connais chaque rouage. Nous n'avons plus besoin d'aucun plan pour le monter et savons détecter le moindre couac dans le montage.
L'orgue est la pièce centrale, la plus fragile. Il tourne, malgré son grand âge, comme une horloge.
Il possède sa belle rangée de muses. Il est fait dans le plus pur style baroque.
C'est un Hooghuys. Il est capable d'enchaîner les classiques de Strauss et fils durant des heures, sans faillir. Enfin je dis sans faillir... il lui arrive parfois de dérailler, rendant un son strident. Et c'est généralement là que papa se précipite !...
Papa appelle les boîtes renfermant le papier à trous que lit l'orgue les "viennoiseries" car il y a effectivement grand nombre de classiques viennois.
Lorsque l'orgue est installé on lui fait jouer une "viennoiserie" en medley pour tester sa capacité à changer de rythme et solliciter tous les instruments. C'est le moment de bravoure du système complet, lorsque tous les corps sont sollicités à la fois !...
"Il est au poil." me dit papa avec le geste qui va bien.
Il est magnifique. Je ne me lasse pas de le voir tourner, chevaux galopants. Et lorsqu'arrive le soir, il s'illumine, le rendant d'autant plus féerique.
C'est bel et bien notre bébé, à papa et moi. Quel dommage que maman ne l'eut jamais vu...
Il est des choses immuables. Comme le fait qu'un psychopathe tourné pilote soit assaillit, à sa sortie du lounge, par une nuée d'hôtesses !...
Je soupire, suivant le groupe à distance respectable. Il a noté ma présence. Oh oui, il l'a noté et sa main descend sur le derrière d'une des filles.
Mon poing se serre et je jure entre mes dents serrées, le vouant à tous les diables de l'enfer.
Le jeu de ses fesses lorsqu'il marche ne m'a pas échappé et il est... de toute beauté. Comment peut-on être un salaud pareil et être aussi bien foutu ?!
La fille glousse comme une dinde.
La vache, si elle savait quel grand malade elles courtisent !...
Devant la sortie de l'aéroport, il leur donne congé, s'inventant un prétexte quelconque.
Elles lâchent l'affaire, le saluant plus que chaleureusement.
Il s'avance dans l'allée extérieure jusqu'au parking. Au moment où il insère son badge, il se tourne enfin de moitié vers moi.
"Tiens, tiens... Girl. Qu'est-ce que tu fous par ici ?"
"A ton avis, connard ?"
Un petit rire - presque doux. "T'as été plus longue que les fois dernières. J'avais presque pensé que ça y est ; tu m'aurais enfin lâché la grappe." s'avançant dans le parking, récupérant ses clés dans sa veste.
Je marche derrière lui, rageuse. "Ta gueule."
Il fait biper son véhicule, commandant l'ouverture centralisée. "Allez, grimpe."
Il place sa mallette dans le coffre et monte côté conducteur, commandant le start.
Je retrouve l'odeur sauvage et entêtante de son eau de toilette Platinum Egoïste.
"Tu viens d'où ?"
"Hanoï."
"Ouch. Décalage ?"
"Onze heures."
"Et ?"
"T'inquiètes. J'suis toujours foutu de la lever pour toi, ma belle."
"Je t'ai manqué je vois."
"Te flatte pas comme ça, Girl." rieur, mettant la marche arrière.
"Tu bandes ?"
Il bascule le regard sur moi. "J'ai envie d'un milkshake depuis tout à l'heure. On va s'arrêter à un drive."
Je laisse mon regard parcourir cet avant-bras reposant nonchalamment sur l'accoudoir central, manipulant le levier automatique du bout des doigts, manche de chemise retroussée.
La classe.
Cet air sûr de lui, son petit sourire en coin.
"J'espère que c'est toujours la même nana qui encaisse. Elle est baisable à souhait." m'envisageant d'un regard taquin.
"C'est pas parce que je te l'ai permis une fois que t'as le droit de baiser devant moi à tout va maintenant."
"Oh ?... Hahaha !... J'adore quand tu fais ta tigresse jalouse, Girl." regard passant de la route à mon corps. "Note que... t'es baisable aussi. Elle est nouvelle, cette jupe ?"
"Hmm mmm. Elle te plaît ?"
"J'adore la fente sur le côté, Girl." regard passant de la route à cette partie de cuisse dévoilée. "Putain ouais, je kiffe." venant y aventurer une main pleine.
Je frémis à ce toucher brut.
"Tu kiffes, hein, Girl ?" se léchant rapidement les lèvres, excitation pointant.
"C'est... ce que je suis venue chercher, oui." abaissant les paupières à la confession.
"T'as frappé à la bonne bonne, Girl." quittant la voie rapide pour s'engager dans une avenue passante.
Il s'engage à présent dans la voie du drive, commandant via le smartphone puis s'avance en caisse.
"Sur place ou à emporter, je me tâte ?..." avisant la fille avec un air charmeur.
La fille sourit devant sa belle gueule puis me capte, se fermant soudain.
"Tu fais toujours tout capoter, Girl !..." glissant une main le long de ma cuisse. "C'est chiant à force." rieur, sur un clin d'oeil à la fille, avançant sa belle American Express.
Étrangement, le monstre d'égoïsme a également commandé pour moi.
"Trop aimable."
"J'veux pas que tu défailles, c'est pour ça."
"Je t'ai vraiment manqué."
"Ouais, on peut dire ça. Mais te fais pas d'illusion : j'ai pas foutu ma bite au repos entre temps."
Pendant ce temps, à Asgard, une jeune déesse passait du bon temps dans les bras de ses deux amants. Les réunions étaient tenues secrètes et chacun semblait y trouver son compte.
J'observe l'homme qui dort sur mon canapé, recroquevillé tel un gosse.
Je laisse mes doigts glisser dans les mèches ondulées. "Quel magnifique résultat tu fais, Arthur."
Il en sourit, tiré avec douceur d'un sommeil relatif. Il tend lentement le bras et vient caresser ma jambe dévoilée par la jupe, glissant de la paume le long du mollet, dans un toucher doux mais possessif.
Il lève sur moi des yeux encore voilés de sommeil.
"Come." m'invitant à faire couche commune.
Je m'installe, assise, tandis que sa main caresse mollement mon dos, encore à moitié ensommeillé.
Il hisse sa tête sur son poing, souriant, poursuivant de sa main libre.
"Quel agréable réveil..."
Je glisse les doigts dans les boucles amples. Il clôt les paupières au contact. Sur son visage demeurent quelques traces de maquillage de son personnage de scène.
"Pour une fois que j'ai droit au meilleur dans ma vie... je ne vais pas m'en priver."
Lune entra dans la pièce après y avoir frappé, immédiatement accueillie par la voix grave de Snape. "Vous ai-je invitée à entrer ?"
Bien. Toujours aussi aimable.
Lune ferma la porte derrière elle. Son cher professeur était aux prises avec une nouvelle formule.
"Que concoctez-vous ?"
"Rien qui soit susceptible de vous intéresser."
Lune soupira. "Bien. Je note que vous êtes toujours aussi agréable hors d'un lit."
Snape lui lança un regard meurtrier. "Je puis l'être. Mais je n'en ai aucune envie aujourd'hui."
"Vous seriez-vous levé du pied gauche, mon ami ?"
"Je ne suis pas votre ami." avec une moue dégoûtée à l'idée.
"Bien. Préférez-vous que j'use du terme amant ?"
"Par tous les reptiles de l'univers !..." sur une expression d'autant plus écœurée.
Lune s'avança, féline. "Vous n'avez pas répondu : que concoctez-vous, puissant sorcier ?"
"Je vous le répète : ceci ne sont point vos affaires."
Lune se glissa derrière Snape, remontant les mains le long de la tunique du magicien. "Allons... dites-le moi."
La main de Severus vint à en trembler.
"Un philtre d'amour pour séduire Frigga ?"
Rogue plissa les yeux. "Petite sotte."
Lune se hissa sur la pointe des pieds, soulevant les mèches du sorcier pour venir en mordiller la nuque.
"Elle est loin de se douter de l'infidélité flagrante de son beau prince demi-sang."
Rogue fit volte-face, dévisageant Lune avant de la saisir fermement par les bras, tel un étau menaçant. "Et je compte sur votre silence. Sans quoi je saurai transformer votre langue en chape de plomb !"
"Charmante perspective... ma langue ?... Oh, vous parlez de... celle-ci ?..." se laissant glisser le long du corps envoûtant du sorcier, ouvrant les boutons à mi-hauteur, dégageant un sexe déjà haut. "Mon pauvre Snape... que feriez-vous sans... les attentions qu'elle sait habilement prodiguer ?..." la faisant glisser agilement le long de la colonne palpitante.
Rogue venait de se tenir sur la table derrière lui, corps tremblant, menton levé à la sensation.
"Dites-moi, mon cher prince... à quel point cela vous est délicieux... dites-le moi, je vous en prie..."
Rogue vint glisser une main dans la chevelure de Lune, esquissant un sourire concupiscent.
Lune n'avait de cesse de s'amuser avec ce qu'elle tenait à proximité de la bouche, langue faisant la chasse à chaque veine saillante, l'encourageant à toujours plus d'attentions.
Lune ne se fit pas prier, prise d'un appétit pour cet homme qui faisait deux fois son âge.
Snape était tenu à sa merci et c'est avec une générosité rauque qu'il s'égara au fond de la bouche de Lune.
